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Débats
Jeudi 25 février 2010 - Bruxelles Edition JO

Sécurité ferroviaire, dont le système européen de signalisation (débat)
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  Ivo Belet (PPE).(NL) Le tragique accident de Buizingen nous oblige tous - Europe incluse - à ouvrir une enquête. Cette tragédie a coûté la vie à 18 personnes et nous leur devons de tirer à court terme les leçons de la catastrophe et de veiller à ce que la sécurité soit garantie sur les lignes de chemins de fer belges et européennes.

Comme nous le savons, et vous l’avez déjà dit, ce n’est pas la faute de l’Europe si le système automatique de freinage n’a pas encore été mis en place en Belgique. Cela ne veut pas dire pour autant que l’Europe n’est pas tenue d’agir maintenant, bien au contraire. Nous invitons expressément la Commission européenne à aussi procéder maintenant à une évaluation afin d’apporter des réponses à plusieurs questions bien précises. Comme vous le savez,, nous avons par exemple obligé les entreprises de chemins de fer - y compris les entreprises privées - à entièrement équiper leurs trains du nouveau système européen de contrôle des trains (ETCS) à compter de 2013; or, nous savons déjà que les lignes de chemins de fer européennes ne seront pas dotées de ce système à cette date.

Je voudrais citer deux chiffres. À l’heure actuelle, Monsieur le Commissaire, seulement 2 800 kilomètres de chemins de fer dans l’Europe entière sont dotés de ce nouveau système européen de sécurité. C’est un chiffre que le réseau ferroviaire belge, avec ses 3 400 kilomètres, dépasse à lui seul. Il est par conséquent clair que nous ne sommes pas prêts, en Europe, et que nos trains ne seront pas, ou pas suffisamment, en mesure de communiquer avec ces nouvelles installations de signalisation. Cela requiert une évolution en profondeur.

Monsieur le Commissaire, nous devons également oser examiner si la future concurrence entre les entreprises de chemins de fer augmentera la pression sur le personnel. Devrions-nous éventuellement envisager d’introduire des temps de conduite et de repos pour les conducteurs de trains au niveau européen, comme nous l’avons fait pour les camionneurs? En bref, cet accident oblige l’Union européenne à faire un examen de conscience et à procéder à une évaluation; il faut également qu’il y ait une envie et une volonté politique d’apporter des modifications si nécessaires.

 
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