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Débats
Mercredi 6 octobre 2010 - Bruxelles Edition JO

Journée mondiale contre la peine de mort
MPphoto
 

  Bruno Gollnisch (NI). - Madame la Présidente, chers collègues, pour la huitième édition de la Journée mondiale contre la peine de mort, j’aurai une pensée émue pour tous ceux à qui elle n’a pas été épargnée: pour les 200 000 enfants à naître, innocents, que l’on fait disparaître chaque année en France, pour Natacha Mougel, cette jeune femme de 29 ans assassinée il y a quelques semaines à coups de tournevis par un récidiviste, pour l’enfant de quatre ans égorgé il y a quelques jours près de chez moi, à Meyzieu, pour le vieil homme poignardé en janvier à Roquebrune par un homme qui avait déjà été poursuivi pour des agressions au couteau, pour les six à sept cents innocents assassinés chaque année en France et combien de milliers d’autres en Europe et dans le monde, pour Marie-Christine Hodeau, Nelly Cremel, Anne-Lorraine Schmitt et tant de leurs semblables, dont le seul tort a été de croiser un jour la route d’un criminel que, souvent, la loi avait permis de libérer après un premier crime odieux, pour les victimes de tous les Dutroux, les Evrard et les Fourniret, dont la vie – si elles ne l’ont pas perdue, a été définitivement saccagée, pour les morts de Londres, de Madrid et d’ailleurs, victimes du terrorisme aveugle.

Je pense à eux parce que, pour les victimes, on n’organise pas de journée mondiale, mais on en organise pour les bourreaux qui, eux, souvent, méritent en effet la mort.

Dans un État de droit, et seulement dans un État de droit, la peine de mort n’est pas un crime d’État. Elle permet de protéger définitivement la société et la population contre des criminels dont c’est aussi, parfois, la seule voie de rédemption.

 
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