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Procédure : 2010/2153(INI)
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Cycle relatif au document : A7-0035/2011

Textes déposés :

A7-0035/2011

Débats :

PV 07/03/2011 - 23
CRE 07/03/2011 - 23

Votes :

PV 08/03/2011 - 9.3
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Textes adoptés :

P7_TA(2011)0077

Compte rendu in extenso des débats
Lundi 7 mars 2011 - Strasbourg Edition JO

23. Gestion de la grippe H1N1 (brève présentation)
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Procès-verbal
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  Le Président. - L’ordre du jour appelle le rapport de Michèle Rivasi, au nom de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, sur l’évaluation de la gestion en 2009-2010 de la grippe H1N1 en Europe (2010/2153(INI)) (A7-0035/2011).

 
  
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  Michèle Rivasi, rapporteure. Monsieur le Président, je vous rappelle que cette grippe H1N1 avait fait la une de l’actualité en 2009. Les premiers cas étaient apparus il y a bientôt deux ans - c’était le 25 mars 2009 - et l’OMS avait déclaré l’alerte 6 le 11 juin 2009.

Le niveau d’alerte maximal initié par l’OMS a déclenché une série de mesures en Europe, activant en particulier dans de nombreux États membres des campagnes de vaccination très coûteuses et surtout surestimées au vu de la gravité connue du virus qui était modérée, ainsi que l’indiquait à l’époque l’OMS en mai 2009.

Sur la gravité, cette grippe a causé à peu près 2 900 morts en Europe jusqu’à la fin d’avril 2010 - donc des chiffres en fait très inférieurs à ceux de la mortalité liée à la grippe saisonnière, qui sont à peu près estimés de 40 000 à 220 000 morts par an selon les années.

En même temps, au niveau des coûts, les coûts estimés sont à peu près de 1,3 milliard d’euros au Royaume-Uni et de plus de 700 millions d’euros en France selon le dernier rapport de la Cour des comptes.

L’évaluation de la gestion de la grippe H1N1 montre qu’il y a eu une réponse disproportionnée de l’Union européenne et des États membres. On a donc essayé avec mes collègues - et je tiens à les remercier pour leurs amendements - de faire un rapport constructif qui cherche à restaurer la confiance des citoyens européens dans leur institution sanitaire.

Ce rapport s’articule autour de trois points majeurs: la coopération, la transparence et l’indépendance.

Au niveau de la coopération, on veut insister sur la cohérence, l’efficacité, l’autonomie, la flexibilité. Les futurs plans de prévention de la grippe, par exemple, doivent être revus pour plus de cohérence et d’efficacité et rendus suffisamment autonomes et flexibles afin de s’adapter en temps réel aux dernières données disponibles. Une telle souplesse aurait permis d’éviter aux caisses publiques beaucoup de dépenses superflues. En même temps, on doit clarifier le rôle et la responsabilité des acteurs clés chargés de la gestion des menaces sanitaires. La définition même de la pandémie doit être revue pour inclure la notion de gravité et pas seulement tenir compte de l’extension géographique. D’ailleurs, l’OMS nous a fait savoir qu’elle s’y était engagée. L’achat groupé de vaccins est envisageable mais à la condition que les fabricants restent responsables de la qualité, de la sécurité et de l’efficacité de leurs produits. Il n’est pas question que les États deviennent responsables des effets secondaires de vaccins considérés comme sûrs.

Concernant l’indépendance, la procédure accélérée d’autorisation a souligné le problème du manque de données scientifiques disponibles. Les études sur les vaccins et les traitements antiviraux doivent être menées en toute indépendance des compagnies pharmaceutiques.

S’agissant de la transparence, il faut une transparence intégrale sur l’évaluation des médicaments utilisés pour les urgences sanitaires avec un accès complet aux études cliniques disponibles. Toutes les déclarations d’intérêt des experts en charge de l’évaluation doivent être rendues publiques. J’ai un regret: j’aurais voulu qu’elles soient contrôlées par les agences qui embauchent ces experts mais cet amendement n’a pas été adopté.

Enfin, je voudrais souligner ces cas de narcolepsie, observés en Finlande et en Suède chez des enfants suite à l’injection de vaccins anti-grippe H1N1 de GSK, qui nous interpellent.

Tout d’abord, cela nous montre bien qu’il y a toujours des zones d’ombre, qu’il s’agisse de la toxicité réelle des vaccins et des adjuvants ou de l’apparition d’un risque ignoré du fabricant lui-même. La Finlande a suspendu l’usage de ce vaccin en attendant d’en savoir plus. Ce n’est pas la position de l’EMEA - l’Agence européenne des médicaments -, qui préfère attendre d’en savoir plus avant d’émettre un éventuel avis limitant l’usage de ce vaccin. J’aimerais que la Commission reprenne la position de la Finlande. Il est temps que le principe de précaution bénéficie aux patients et pas toujours aux entreprises.

 
  
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  Anne Delvaux (PPE). - Monsieur le Président, sommes-nous prêts en Europe à faire face à une pandémie? La réponse est oui mais il y a un «MAIS». L’épisode de grippe H1N1 de 2009-2010 nous a montré que chaque État membre a réagi pour son propre compte, sans grande cohérence ni même solidarité.

En tant que rapporteure fictive sur ce dossier, je pense qu’il fallait poser ces constats mais surtout aller plus loin, être constructif et concret pour nos citoyens qui, il faut le dire, et c’est bien ce qui me semble le plus dommageable, ont sans doute perdu un peu confiance dans les messages de santé publique.

Le rapport de Mme Rivasi qui sera voté demain prend en considération ces priorités fondamentales qui sont entre autres le renforcement systématique de la coopération entre États membres, une meilleure coordination avec les institutions européennes de santé, une clarification des rôles des structures européennes de gestion du risque sanitaire, et une évaluation des stratégies vaccinales et de communication mises en œuvre dans les États membres.

C’est donc un bon rapport, je félicite la rapporteure, mais encore faut-il évidemment qu’il ne reste pas lettre morte. C’est de la responsabilité de nos États membres, qui gardent l’essentiel des compétences en la matière, et c’est donc une vraie responsabilité à prendre à l’égard de nos citoyens.

 
  
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  Csaba Sándor Tabajdi (S&D).(HU) Monsieur le Président, les États membres de l’UE étaient extrêmement bien préparés lors de la pandémie de grippe de 2009. En même temps, je rejoins totalement l’oratrice précédente: la coordination entre les États membres a fait intégralement défaut. C’est cela, peut-être, qui a provoqué la crise des affaires intérieures qui a touché mon pays, bien que l’ancien gouvernement socialiste aux affaires à l’époque ait pris des mesures efficaces pour contrer l’épidémie. Il n’existe cependant pas de virus H1N1 de gauche ou de droite, c’est par un effort conjoint qu’il faut le combattre. Je suis pleinement d’accord avec le rapport lorsqu’il affirme que les États membres doivent coordonner l’achat de vaccins, l’échange d’informations et créer une meilleure transparence. Nous devons échanger des informations non seulement en ce qui concerne l’extension géographique de l’épidémie, mais également sur sa gravité et sa mortalité Si nous y parvenons, à l’avenir, nous pourrons prendre des mesures d’importance dans ce domaine afin…

(Le Président retire la parole à l’orateur)

 
  
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  Marina Yannakoudakis (ECR).(EN) Monsieur le Président, il y a environ un an, un groupe de députés, la rapporteure et moi-même nous sommes réunis informellement à Bruxelles dans un but commun: lutter contre le virus H1N1.

Alors que les réunions se succédaient, j’ai pris conscience que nos objectifs étaient identiques, mais que nous adoptions des démarches différentes. Le rapport d’initiative devait être l’occasion pour le Parlement d’initier une action positive en vue d’une épidémie. J’ai bien peur que cette chance ait été gâchée.

De nombreux points de ce rapport revêtent une pertinence discutable. Il propose un rôle pour l’ECDC qui n’est pas réaliste et qui pourrait conduire à un faux sentiment de sécurité. Il aurait fallu se placer dans une démarche orientée vers les «enseignements tirés» et construire une base à partir de là. Au final, nous avons abouti en partie à un rapport qui donne dans la stigmatisation et qui, je le crains, aliénera de nombreuses parties prenantes. Nous avons abouti à un rapport plus politique que pratique.

 
  
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  João Ferreira (GUE/NGL).(PT) Monsieur le Président, parmi les leçons à tirer des problèmes relatifs à la gestion de la grippe H1N1 figure l’indispensable reconnaissance de la nécessité pour les pays de disposer de systèmes de santé publique ainsi que de services d’extension dans le domaine de la santé publique, qui soient capables d’intervenir dans un large éventail de domaines. Parmi ces domaines, citons par exemple l’évaluation des informations sur la médication recommandée en cas d’urgence sanitaire, en particulier dans les situations pandémiques, et la préparation et l’évaluation d’études scientifiques - indépendantes de l’industrie pharmaceutique - sur des groupes cibles recommandés en ce qui concerne l’efficacité, la sécurité et le rapport risque-avantage de vaccins et de médications antivirales. Il importe également de renforcer la capacité de gestion et d’anticipation des risques, et la capacité de recherche et développement dans ces domaines, ainsi que dans celui des mesures préventives de santé publique. Enfin, il faut aussi améliorer la coopération entre les différents services nationaux, et entre ces services et les institutions et organisations concernées, aux niveaux international et régional.

 
  
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  Jaroslav Paška (EFD). (SK) Monsieur le Président, c’est en avril 2009, au Mexique, qu’a été signalé le premier cas de grippe porcine chez un humain. Deux mois plus tard, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclarait la pandémie de grippe.

Le scénario catastrophique présenté par les autorités sanitaires, y compris par l’OMS et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), a conduit à une situation où les pays ont commencé à rivaliser les uns avec les autres pour obtenir le plus de vaccins possibles le plus rapidement possible, pour protéger leurs citoyens.

Conformément aux recommandations de l’OMS et de l’ECDC, la Slovaquie a également acheté plus d’un million de vaccins qui lui ont été livrés au début de 2010. Pourtant, lorsque le directeur général de la santé de la République slovaque a invité le public à se faire vacciner, cette requête a tourné à la plaisanterie et personne ne l’a cru. La population ne l’a pas cru, pas plus qu’elle n’a cru notre célèbre organisation sanitaire, l’ECDC. Dès ce moment, tout le monde savait que le virus H1N1 ne représentait pas un risque aussi grave qu’on ne l’avait pensé initialement. Cela n’a pas empêché l’OMC et l’ECDC de se murer dans un silence obstiné.

Pas de réexamen de la situation, pas de recommandations complémentaires, rien, tout simplement…

(Le Président retire la parole à l’orateur)

 
  
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  Anna Záborská (PPE). (SK) Monsieur le Président, je voudrais adresser mes remerciements à Mme Rivasi pour ce rapport complet. Elle a dévoilé les points faibles des systèmes de soins de santé, non seulement à l’échelon européen, mais aussi au niveau mondial.

Le rapport formule aussi une longue liste de mesures à adopter pour ne pas répéter la situation de 2009-2010. Les événements liés à la déclaration de la pandémie grippale H1N1 sont un scandale.

Les États membres de l’UE, y compris la Slovaquie, ont gaspillé des centaines de millions d’euros pour prouver qu’ils protégeaient leurs citoyens d’une menace inexistante. Il serait intéressant de découvrir qui en a tiré profit, sans même parler de qui assumera la responsabilité de la situation consécutive.

À mes yeux, le point qui faisait défaut dans le rapport, c’était une proposition sur les moyens d’introduire la responsabilité personnelle dans le système de soins de santé. Tout bien considéré, il n’est peut-être pas mortel de se rejeter la responsabilité, mais ce petit jeu se répand plus vite encore que la grippe.

 
  
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  Åsa Westlund (S&D).(SV) Monsieur le Président, je crois que nous nous accorderons tous à dire qu’il était déroutant d’observer différentes recommandations dans différents États membres. Par exemple, en commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, nous avons reçu la visite du ministre suédois - qui était président en exercice du Conseil de l’UE à l’époque - pour évoquer cette question et, le même jour, nous avons reçu le directeur du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, et ces deux personnes ont tenu des propos complètement différents. L’une a recommandé de vacciner les enfants et l’autre a affirmé que la vaccination des enfants constituait un danger.

Pour les parents à la recherche d’informations fiables, cette situation était extrêmement déroutante et très contradictoire. Pour autant, les États membres ont également réservé à cette question des traitements complètement différents sur le plan pratique. Dans mon pays, la demande de vaccins était très élevée, ce qui a donné lieu à des scènes de chaos total devant les centres de santé. Les centres de santé ouverts manquaient de vaccins et les centres de santé fermés en possédaient des stocks gigantesques. Nous devons examiner de plus près la mise en œuvre elle-même.

 
  
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  Zuzana Roithová (PPE).(CS) Monsieur le Président, nous pouvons constater aujourd’hui, avec le recul, que la dépense de milliers de milliards d’euros dans la bataille contre le virus H1N1 était excessive au regard de la gravité effective de l’épidémie grippale. En tant que médecin, je pense qu’il est particulièrement révélateur qu’en Pologne, où le gouvernement a résisté à la pression d’ordonner un programme de vaccination national, le taux de mortalité n’a pas été plus élevé que dans des pays où la couverture vaccinale était importante. Je remercie Mme Rivasi pour ce rapport utile et j’ose espérer que les États membres et toutes les organisations internationales ont pu en tirer des leçons, et notamment qu’il faut acheter les médicaments en commun. Plus important, j’espère qu’ils amélioreront les méthodes d’évaluation des statistiques épidémiologiques et qu’ils rétabliront la confiance de la population dans les recommandations formulées aux citoyens de l’Union européenne.

 
  
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  Edite Estrela (S&D).(PT) Monsieur le Président, d’autres orateurs ont déjà fait état des doutes sur le vaccin contre la grippe H1N1. Il est naturel que le public pose des questions et se montre quelque peu suspicieux. En effet, en 2009, une campagne de publicité a été menée dans tous les États membres, des investissements importants ont été consentis dans les vaccins et l’Organisation mondiale de la santé a déclaré la pandémie, en suite de quoi la situation a soudainement pris une tournure totalement différente. Je veux dire qu’en 2010, la grippe H1N1 n’a quasiment plus fait parler d’elle. Par conséquent, il est naturel que les gens se posent des questions - étions-nous alarmistes à l’époque ou prenons-nous la situation avec assez de sérieux aujourd’hui? La question est…

(Le Président retire la parole à l’oratrice)

 
  
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  Karin Kadenbach (S&D).(DE) Monsieur le Président, Madame la Commissaire, nous pouvons nous estimer heureux aujourd’hui que l’épidémie n’ait pas pris la tournure que nous craignions, c’est-à-dire qu’elle cause de nombreux décès. Chaque décès est suffisamment tragique.

Je voudrais adresser mes remerciements à tous ceux qui ont contribué à la discussion. Ce débat a très fidèlement reflété la situation dans l’Union: les expériences nationales ont grandement varié. Nos systèmes de santé sont différents. La structure et la fourniture des soins de santé relèvent du domaine national; en revanche, dans le cas d’une épidémie ou d’une pandémie, nous devons travailler ensemble au niveau européen. Nous avons constaté que nous devons encore tirer de nombreux enseignements et rattraper bien du retard dans nombre de domaines.

Comme plusieurs orateurs l’ont déjà mentionné aujourd’hui, il nous incombe, en tout état de cause, de regagner la confiance de la population. La gestion de la situation liée à H1N1 a mis en évidence certaines lacunes. Nous devrons mieux nous coordonner dans le futur.

 
  
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  Maria Damanaki, membre de la Commission.(EN) Monsieur le Président, je souhaite remercier la rapporteure, Mme Rivasi, pour ce rapport qui apporte vraiment une précieuse contribution à nos efforts visant à tirer les enseignements de la pandémie de 2009. J’abonde en votre sens; nous devons tirer les leçons de cette pandémie, mais nous devons aussi procéder à un examen critique de notre réaction. Afin de garantir la protection des citoyens européens contre de telles menaces pour la santé, nous devons améliorer notre préparation et nos plans de gestion de menaces transfrontalières similaires sur la santé.

L’Union disposait déjà d’une capacité et d’une expertise indépendantes en matière de grippe pandémique. Dans le seul domaine de la recherche, la Commission européenne a financé plus de 50 projets sur la grippe depuis 2000, un investissement de 150 millions d’euros. Nos agences, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et l’Agence européenne des médicaments, ont prodigué des conseils scientifiques pendant la pandémie pour venir en aide à l’Union et à ses États membres.

Qui plus est, les services de la Commission ont activement aidé les États membres à gérer la menace à travers le comité de sécurité sanitaire de l’UE. En revanche, je dois admettre, à l’instar du rapport du Parlement, que diverses évaluations de notre réaction ont mis en lumière une série de lacunes et de défis qu’il convient d’aborder.

Parmi ceux-ci figurent l’achat de vaccins pandémiques, la nécessité d’améliorer la coordination des stratégies de vaccination, la nécessité d’une plus grande flexibilité dans nos plans de préparation et d’une meilleure communication avec le public. La Commission, avec l’appui des agences scientifiques et avec les États membres, parce qu’il s’agit d’une compétence partagée avec les États membres, est déterminée à avancer sur ces questions.

Nous relèverons ces défis dans le cadre de deux initiatives. Premièrement, la Commission présentera une initiative en matière de sécurité sanitaire avant la fin de cette année renforçant nos capacités de coordination et, en second lieu, la Commission mettra également en œuvre un mécanisme d’achat en commun de vaccins pandémiques et antiviraux destiné aux États membres qui souhaitent y participer. Ces initiatives devraient renforcer la solidarité au sein de l’Union en garantissant un niveau minimum d’accès égal aux vaccins. Elles devraient aussi améliorer notre pouvoir d’achat par l’obtention de meilleures conditions contractuelles.

La Commission se réjouit du soutien exprimé par la rapporteure en faveur de ces initiatives. La Commission a également l’intention de financer des recherches complémentaires concernant les aspects comportementaux et les stratégies de communication, notamment pour améliorer l’actualisation des vaccins.

Enfin, en ce qui concerne les questions de transparence et d’indépendance qui ont été soulevées, nous estimons qu’elles sont capitales et je crois vraiment que nous devons prendre des mesures à cet égard. La Commission et les agences concernées collaboreront en vue d’améliorer nos procédures relatives aux déclarations d’intérêts et aux conflits d’intérêts potentiels.

Nous pensons qu’il faut continuer à nous regrouper autour de notre objectif commun, qui consiste à nous assurer que nous sommes mieux préparés pour protéger nos concitoyens contre de futures menaces pour la santé.

 
  
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  Le Président. – Le débat est clos.

Le vote aura lieu demain, mardi 8 mars à 12 heures.

Déclarations écrites (article 149)

 
  
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  János Áder (PPE), par écrit. – (HU) La leçon principale à tirer du célèbre scandale H1N1, c’est qu’il a ébranlé la confiance de la population. L’Organisation mondiale de la santé a crié au loup et, avec ses prévisions alimentant l’hystérie, elle a contraint les États membres à prendre des mesures disproportionnées par rapport à la gravité connue et constatée de l’épidémie de grippe H1N1. Au bout du compte, beaucoup moins de gens ont contracté et sont décédés de la souche grippale H1N1 dans le monde que de la grippe saisonnière habituelle, tandis que les pays ont dépensé des sommes incroyables d’argent public pour acheter des vaccins dont le prix était jusqu’à deux ou trois fois plus élevé que celui du vaccin moyen. Le cas de la Pologne mérite d’être mentionné: le gouvernement n’a pas fait vacciner la population contre H1N1 et le taux de mortalité n’a pas été plus élevé que dans des pays dont la population avait été vaccinée. Tout cela s’est déroulé dans un contexte où le fabricant du vaccin, malgré de juteux bénéfices, a eu l’audace de refuser d’assumer la responsabilité des effets secondaires du vaccin. Exploiter les peurs des gens et leur sens des responsabilités vis-à-vis de leur famille et des êtres qui leur sont chers uniquement par avidité abjecte du profit est un acte absolument indigne. Dans la mesure où, par ses avertissements infondés d’une pandémie, l’OMS a même facilité toute cette affaire, l’Union européenne doit absolument agir avec la dernière énergie. Des leçons doivent être tirées et l’Union doit se voir octroyer un niveau plus élevé d’indépendance lorsqu’elle doit évaluer des cas qui soulèvent la possibilité d’une épidémie semblable à H1N1. On ne sait jamais, le loup pourrait bien se montrer un jour.

 
  
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  Sergio Berlato (PPE), par écrit. (IT) Les États membres et les institutions européennes ont appliqué une série de mesures coûteuses qui, dans de nombreux cas, étaient sans aucune proportion avec la gravité réelle de la grippe H1N1. En Europe, selon les estimations du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, la grippe H1N1 a causé environ 2 900 décès en 2009. Ces chiffres sont largement inférieurs aux estimations officielles relatives au nombre de décès causés par la seule grippe saisonnière et témoignent de la gravité modérée de ce virus grippal.

Par conséquent, j’appelle à ce que soit accordée la plus grande attention à cette question afin que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) puisse mener à bien un examen en vue d’élaborer une nouvelle définition des critères utilisés pour proclamer une alerte pandémique mondiale, de manière à ce que ces critères prennent en considération non seulement l’extension géographique de la maladie, mais aussi sa virulence. En outre, l’analyse de la gestion de la crise H1N1 par l’Union, à mes yeux, fait clairement apparaître la nécessité émergente de renforcer la coopération entre les autorités sanitaires des États membres et des institutions européennes.

Enfin, étant donné que je pense qu’il est essentiel, pour garantir la réussite ou l’échec d’un test, de conduire des études sur les vaccins et les médicaments antiviraux qui soient indépendantes des compagnies pharmaceutiques, je me rallie sans réserve à la requête de la rapporteure, qui demande que les noms de tous les experts qui sont consultés par les autorités européennes en matière de santé publique soient publiés.

 
  
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  Jolanta Emilia Hibner (PPE), par écrit.(PL) En ce qui concerne l’évaluation des risques épidémiologiques, il convient de recourir aux connaissances d’experts indépendants qui ne soient pas liés à des compagnies pharmaceutiques. L’indépendance de l’Union européenne dans l’évaluation de la gravité de la grippe A/H1N1 et du risque qui en découle est cruciale. Nous ne devons pas nous fier uniquement aux études d’experts financées par des compagnies pharmaceutiques.

La procédure accélérée qui a été utilisée pour commercialiser les vaccins contre H1N1, qui n’avaient pas été suffisamment testés ni examinés, constitue un autre aspect troublant de cette affaire. En 2009, les compagnies pharmaceutiques ont estimé que le risque associé au virus était très élevé, alors qu’il s’est avéré moins dangereux que la grippe ordinaire. En mai 2009, l’OMS a annoncé que le virus n’était pas si dangereux. À cause du caractère contradictoire des informations, de nombreux pays ont néanmoins cédé à la pression et acheté des millions de vaccins coûteux qui n’ont pas été utilisés et qui pourraient désormais devenir inutilisables. Il est nécessaire d’améliorer la transparence des institutions européennes dans le domaine de la gestion des maladies et de procéder à un réexamen des procédures en vigueur. L’élargissement et l’approfondissement de la coopération entre les pays sont également essentiels pour améliorer notre position de négociation en ce qui concerne les achats de vaccins.

Je voudrais signaler que mon pays, la Pologne, a montré l’exemple dès le début en ne cédant pas à la panique et en demandant une garantie concernant la sécurité des vaccins.

 
  
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  Bogusław Sonik (PPE), par écrit.(PL) Les travaux consacrés au rapport sur la pandémie du virus A/H1N1 en 2009-2010 ont duré près d’un an. La discussion engagée au sein du Parlement européen s’est clôturée par un rapport d’initiative de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire sur la grippe porcine, qui contenait des points soulignant les irrégularités éthiques et procédurales qui se sont produites pendant la lutte contre la maladie.

Nous étions préoccupés par la manière dont les compagnies pharmaceutiques avaient attiré l’attention sur la question de la grippe porcine, présentant le virus comme très dangereux et très virulent. Le virus s’est avéré beaucoup moins dangereux que la grippe ordinaire. Le nombre de décès s’est élevé à 2 900, alors que le nombre de cas attribuables à la grippe saisonnière s’élève à 40 000 par an.

Le rapport sur l’évaluation de la gestion en 2009-2010 de la grippe H1N1 en Europe appelle à l’indépendance de l’Union européenne en ce qui concerne le développement de sa propre évaluation de la gravité des menaces et des risques qui en découlent, et lui recommande de ne pas s’appuyer sur les recherches d’experts financés par des compagnies pharmaceutiques. Parallèlement, la procédure accélérée - et suspecte - utilisée pour introduire sur le marché les vaccins contre H1N1, en l’absence de tests et d’examens suffisants, suscite également des critiques.

Je souhaite attirer l’attention sur la nécessité d’améliorer la transparence concernant les activités des institutions de l’Union dans le domaine de la gestion des maladies, de procéder à un examen des procédures actuelles et à leur modification dans le sens d’une flexibilité accrue, et d’éviter des conflits d’intérêts dans le chef des évaluateurs et des décideurs. Je considère comme prioritaire l’appel à la coopération des pays en vue de renforcer leur position de négociation lorsqu’ils s’approvisionnent en médicaments. En revanche, je souhaiterais que les pays puissent continuer à acheter des vaccins sur une base volontaire.

 
  
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  Artur Zasada (PPE), par écrit. – (PL) J’adresse mes félicitations à Mme Rivasi pour son rapport bien préparé. Je pense effectivement qu’il y aurait lieu de créer un système qui permette de déterminer avec précision l’ampleur du risque et la gravité du virus pour éviter à l’avenir des dépenses disproportionnées par rapport à la menace. Je suis très heureux que le gouvernement polonais n’ait pas succombé à la panique dans cette affaire, ou plutôt au lobbying efficace des compagnies pharmaceutiques.

Je considère qu’il est particulièrement important que les experts et les chercheurs qui remettent des avis sur la nécessité d’acheter des médicaments ou des vaccins soient totalement indépendants des compagnies pharmaceutiques. Je soutiens la proposition de la rapporteure, qui demande que les spécialistes travaillant dans l’industrie pharmaceutique soient uniquement consultés et exclus du processus de prise de décision. Je dois constater avec regret que des dizaines de millions de doses de vaccins n’ont toujours pas été utilisées dans certains États membres à ce jour. Ces achats ont entraîné des pertes financières gigantesques, alors qu’il aurait été possible de mettre ces deniers à profit d’une façon plus réfléchie et plus efficace pour protéger la santé des citoyens européens.

 
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