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Compte rendu in extenso des débats
Lundi 4 avril 2011 - Strasbourg Edition JO

20. Interventions d’une minute (article 150 du règlement)
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  La Présidente. – L’ordre du jour appelle les interventions d’une minute sur des questions politiques importantes.

 
  
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  Jim Higgins (PPE).(GA) Madame la Présidente, le Parlement européen se doit de réduire la fréquence des accidents graves et mortels et d’améliorer la sécurité routière.

Je refuse de devoir reporter à 2033 la mise en place du permis de conduire européen. Il n’existe pour le moment qu’un modèle européen de permis de conduire, mais que représente-t-il exactement?

Nous voulons protéger les usagers de la route, si tant est que la volonté politique existe, et j’ai la ferme conviction que la technologie moderne dont nous disposons actuellement permet d’écourter le délai d’entrée en vigueur de la directive 2006/126/CE. Nous ne pouvons pas temporiser davantage, c’est un sujet extrêmement important. La Commission doit arrêter des mesures concrètes dans ce sens.

 
  
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  Alajos Mészáros (PPE).(HU) Madame la Présidente, la démocratie, la liberté, la solidarité et les idéaux chrétiens constituent des valeurs européennes communes auxquelles je crois. Le comte János Eszterházy, un homme politique hongrois de Slovaquie qui les partageait aussi, a été condamné par les communistes en 1947 sur la base d’accusations fallacieuses et il est mort en martyr dans la prison de Mirov en 1957. Outre ses autres innombrables mérites, il a été le seul homme politique à condamner, en sa qualité de député, la déportation des juifs et à voter contre celle-ci dans le parlement national de la Slovaquie fasciste en 1942. Son seul crime a été d’apporter son soutien indéfectible aux Hongrois de Slovaquie qui, de même que les citoyens germanophones, étaient collectivement dénigrés, privés de nationalité et déplacés en vertu des infâmes décrets Beneš. Ces lois inhumaines qui légitimaient les pratiques terrifiantes de l’État sont toujours en vigueur et János Eszterházy, de même que des centaines de milliers de citoyens privés de toute dignité humaine, ne sont toujours pas réhabilités. L’UE devrait en avoir honte. J’exhorte mes collègues députés à se pencher de plus près sur la défense de nos valeurs européennes communes.

 
  
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  George Sabin Cutaş (S&D).(RO) Madame la Présidente, cette année, les manifestations séparatistes organisées par les extrémistes hongrois de Transylvanie à l’occasion de la fête nationale hongroise, ont été caractérisées par un radicalisme ostentatoire inquiétant, encouragé principalement par le soutien et les déclarations de hauts fonctionnaires hongrois et d’un vice-président du Parlement européen.

Les festivités hongroises du 15 mars entravent d’année en année la bonne entente entre les Roumains et les Hongrois. Dans ces conditions, des comportements provocateurs contribuent à menacer la coexistence pacifique, comme ce fut le cas récemment lorsqu’un extrémiste hongrois a symboliquement pendu le héros de la lutte des Roumains de Transylvanie pour leurs droits nationaux en 1848.

Je condamne irrévocablement ces comportements extrémistes. J’exhorte les autorités roumaines à poser des actes légaux plutôt qu’à se montrer politiquement complices. J’appelle en outre les instances européennes à prendre des mesures afin d’arrêter la montée de haine ethnique et de mettre fin au séparatisme territorial dans une région dont seules les valeurs européennes peuvent contribuer à panser les blessures.

 
  
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  Alexander Mirsky (S&D).(LV) Madame la Présidente, je voudrais vous poser une question. Est-il possible, selon vous, de fermer les écoles françaises en Belgique? Ou encore, les écoles allemandes en France? Vous avez raison: c’est inconcevable. Et pourtant, en Lettonie, où plus de 40 % des habitants sont russophones, c’est possible. En ce moment, au parlement national, les députés nationalistes et les membres du parti nazi veulent organiser un référendum sur la fermeture des écoles russes en Lettonie. Dans le même temps, le haut commissaire de l’OSCE pour les minorités nationales, Knut Vollebaek, est en visite en Lettonie et se déclare fier de l’intégration dans ce pays. Vous pensez que je plaisante? Détrompez-vous. En outre, que va-t-il se passer, selon vous, si les écoles russes sont fermées en Lettonie? Je vais vous répondre: le pays sera ravagé par une guerre civile. Si le Parlement européen ne réagit pas immédiatement à cette initiative manifestement radicale, toute intervention future viendra trop tard. Je vous remercie.

 
  
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  Izaskun Bilbao Barandica (ALDE).(ES) Madame la Présidente, il ne faut pas essayer de tirer parti de la crise nucléaire au Japon: le public s’attend à une décision et à une réaction de notre part. La première mesure consiste à effectuer rapidement et en toute transparence les essais de sécurité annoncés. Il faut en outre que les États ferment les centrales obsolètes ou à risques. Il faudrait procéder aux premiers essais dans les centrales de première génération qui utilisent la même technologie qu’à Fukushima. Ces dernières ne sont plus économiquement viables et sont techniquement obsolètes.

C’est pourquoi je vous exhorte à soutenir la demande des institutions basques de fermer une centrale du même genre dans les plus brefs délais: celle de Santa Maria de Garoña. Plus de deux millions de personnes vivent dans un rayon de quatre-vingts kilomètres de cette centrale. En outre, dans le cadre de la planification urbaine et de la protection civile, il convient de se pencher de plus près sur la prévention et sur la sécurité afin de déterminer la localisation de ce genre d’installations et d’élaborer un protocole européen qui nous permette d’arrêter des mesures conjointes effectives, réfléchies et rapides pour faire face à des catastrophes à grande échelle.

 
  
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  Marian Harkin (ALDE).(EN) Madame la Présidente, Catherine Day, secrétaire générale de la Commission, a récemment qualifié le plan de sauvetage du secteur bancaire irlandais de «dur mais viable». Il ne s’agit pas d’un sauvetage, mais d’un rachat: un rachat, préconisé par l’UE, aux détenteurs d’obligations - privilégiées, subordonnées, sécurisées et non sécurisées – aux obligataires de tout bord, toute catégorie et toute classe, alors que les contribuables irlandais supportent une dette intolérable.

Le coût du plan de sauvetage du secteur bancaire s’élève à soixante dix milliards d’euros, sans parler des deux cents milliards d’euros injectés en urgence par la BCE. Comment une petite île de quatre millions quatre cents habitants peut-elle réagir à une telle folie? Le fardeau de la dette supporté par chaque homme, chaque femme et chaque enfant irlandais s’élève grosso modo à cent soixante mille euros uniquement pour le sauvetage des banques, sans parler des intérêts. À titre de comparaison, si la France, avec ses soixante-deux millions d’habitants, était confrontée à une crise bancaire de cette ampleur, la dette des citoyens français s’élèverait à un billion d’euros. La Commission utiliserait-elle alors les adjectifs «dur mais viable»?

Enfin, Catherine Day se trompe aussi lorsqu’elle déclare qu’il ne s’agit pas d’une crise de l’euro. Si la Commission européenne nie l’évidence et qu’elle n’arrête pas les mesures appropriées, c’est le futur de la zone euro, et pas seulement celui de l’Irlande, qui sera des plus sombres.

 
  
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  Oriol Junqueras Vies (Verts/ALE).(IT) Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, dans la crise économique internationale que nous traversons en ce moment, la Catalogne présente un bilan positif, notamment un accroissement de 16 % de ses exportations de l’an dernier, mais aussi des résultats très négatifs, en particulier une augmentation de 40 % du chômage des jeunes.

Ces difficultés découlent principalement du déficit des recettes fiscales enregistré chaque année par notre pays et qui équivaut à plus de 10 % de notre produit intérieur brut, un chiffre qui dépasse de loin la contribution du Länder le plus riche à celui de toute la République fédérale d’Allemagne.

L’étranglement économique de la Catalogne frappe l’un des principaux moteurs économiques de l’Europe méridionale et constitue, par conséquent, un problème pour l’ensemble de l’Union européenne.

 
  
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  Janusz Wojciechowski (ECR).(PL) Madame la Présidente, la Lituanie a récemment adopté une loi sur l’enseignement qui, au regard des changements apportés dans le système d’éducation, laisse craindre qu’un grand nombre d’écoles polonaises – la moitié au moins, sinon davantage – soient fermées en Lituanie. Cette décision constitue un nouvel exemple de discrimination à l’égard de la minorité nationale polonaise installée dans ce pays depuis de nombreuses années, au fil des générations. Après l’interdiction d’orthographier les noms polonais dans cette langue et la défense de donner à certains endroits des noms polonais, après que des Polonais ont été sanctionnés pour avoir parlé leur langue, nous assistons à une autre forme de discrimination qui touche, en l’occurrence, l’enseignement.

Cette situation est d’autant plus lamentable qu’il n’existe aucun conflit entre les peuples des deux pays et pourtant, de façon irresponsable, les autorités lituaniennes créent et alimentent cet antagonisme qui risque d’entraîner des conséquences très négatives. Les violations des droits de l’homme dénoncées dans de nombreux endroits du monde nous interpellent et pourtant ces exactions déplorables sont perpétrées ici même, au sein de l’Union européenne. Il est grand temps que cette dernière se penche sur cette question. C’est une honte, non seulement pour la Lituanie, mais pour l’ensemble de l’Union européenne. Je vous remercie.

 
  
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  Kyriacos Triantaphyllides (GUE/NGL).(EL) Madame la Présidente, le Premier ministre turc a qualifié de déséquilibré le rapport de Mme Oomen-Ruijten sur les progrès de la Turquie vers l’adhésion et il a déclaré que, selon lui, les auteurs de ce rapport manquaient de pondération.

Quelques jours plus tard, des responsables syndicaux chypriotes turcs se sont rassemblés devant le Parlement européen à Bruxelles, où ils ont clamé que non seulement les dirigeants politiques turcs offensaient les députés européens qui avaient voté en faveur du rapport de Mme Oomen-Ruijten, mais qu’ils insultaient en outre les Chypriotes turcs qui s’étaient rendus massivement dans la partie occupée de Chypre pour protester contre la répression exercée à leur encontre par les quarante mille soldats turcs et les innombrables colons turcs. Dans son allocution lors du rassemblement de Bruxelles, Izzet Izcan, un homme politique chypriote turc, a déclaré qu’Ankara violait la loi internationale en expulsant des personnes de Turquie, ce qui contribue à modifier l’ensemble de la structure démographique et met en danger l’existence même de la communauté chypriote turque. Il a en outre insisté sur le fait que quiconque respecte les droits de l’homme, en particulier l’Union européenne, ne peut cautionner de telles violations.

En notre qualité de parlementaires européens, allons-nous, Madame la Présidente, rester passifs face à cette violation? Je vous exhorte à faire part des protestations des Chypriotes turcs au Conseil et à la Commission afin que ces institutions puissent arrêter les mesures nécessaires avant qu’il ne soit trop tard.

 
  
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  Nikolaos Salavrakos (EFD).(EL) Madame la Présidente, les événements politiques d’Égypte, de Tunisie et de Libye ont enflammé l’Afrique du Nord. Cette crise contamine d’autres pays du Proche-Orient sur lesquels elle a des répercussions regrettables, aléatoires et ambiguës du point de vue politique. Dans le même temps, les décideurs occidentaux accordent une autonomie considérable à la Turquie alors qu’Ankara est en désaccord avec Israël et que le pays intensifie ses relations avec l’Iran et le Brésil. La Turquie s’affranchit en outre des politiques des États-Unis au Proche-Orient et de ses engagements vis-à-vis de l’Europe concernant son adhésion future à l’Union européenne. L’instabilité persiste dans les pays de l’ex-Yougoslavie et les groupes nationalistes y prennent leur essor. Enfin, d’après des statistiques internationales dignes de foi, les populations musulmanes, dont le nombre s’élève actuellement à un milliard six cents millions de personnes, atteindront les deux milliards deux cents millions d’individus en 2030, alors que la population européenne diminuera de cinquante millions.

Je pose par conséquent la question suivante: les dirigeants européens comprennent-ils que la déstabilisation du Sud entraînera des conséquences néfastes pour l’euro et pour la stabilité géopolitique du système de sécurité occidental?

 
  
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  Diane Dodds (NI).(EN) Madame la Présidente, j’avais l’intention de vous entretenir des répercussions de la crise financière en République d’Irlande sur l’économie de ce pays. J’ai cependant le profond regret de vous informer du meurtre honteux et brutal d’un membre des services de police d’Irlande du Nord. Dimanche après-midi, des terroristes républicains ont assassiné l’agent de police Ronan Kerr, âgé de vingt-cinq ans.

L’agent Kerr, officier de police catholique, a été tué lorsqu’un engin piégé dissimulé sous sa voiture a explosé dimanche alors qu’il se rendait à son travail. Il est décédé sur place. J’exhorte cette Assemblée à condamner une telle atrocité et à encourager la cessation des actes de violence perpétrés par les terroristes républicains irlandais qui cherchent à replonger l’Irlande du Nord dans les ténèbres du passé et à compromettre le processus politique.

Depuis 2007, les terroristes républicains dissidents ont posé des dizaines d’engins piégés sous les voitures privées des officiers de police. Heureusement, la plupart de ces bombes n’ont pas explosé. Je suis persuadée que vous me soutiendrez dans ma demande de communiquer à la police tous les renseignements relatifs à ce meurtre. Certains membres de la communauté locale détiennent des informations sur l’assassinat brutal de l’agent Kerr. Ces personnes doivent se faire connaître et livrer les meurtriers à la justice plutôt que de les en protéger. C’est leur devoir pour l’avenir de notre pays et par respect pour un officier de police courageux et pour sa mère et sa famille éplorées. Je suis choquée de surcroît par la réaction irrespectueuse de plusieurs membres de cette Assemblée à mon intervention.

 
  
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  Konstantinos Poupakis (PPE).(EL) Madame la Présidente, lorsqu’ils ont ratifié la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, les vingt-sept États membres sont convenus de la reconnaissance des droits égaux, de l’élimination de toute forme de discrimination et de l’égalité des chances des personnes handicapées, et ils ont ainsi assuré la pleine et effective participation à la société de ces citoyens. Toutefois, comme nous l’avons constaté, ces principes ne sont pas universellement appliqués. Il y a environ trente millions de personnes aveugles en Europe, et ces dernières se heurtent à d’énormes difficultés dans leurs activités quotidiennes, notamment lorsqu’elles font leurs courses, parce qu’elles doivent demander à d’autres personnes de leur préciser le contenu des emballages.

Aussi voudrais-je demander à la Commission de lancer, avec les organismes concernés, un vaste débat sur l’adoption d’un système d’étiquetage volontaire en braille sur l’emballage des produits industriels. Je voudrais, dans le même temps, exhorter mes collègues députés à soutenir et à signer la déclaration écrite 0014/2011.

 
  
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  Georgios Papanikolaou (PPE).(EL) Madame la Présidente, les conclusions du dernier sommet sont loin de nous avoir rassurés. La stratégie précise pour la restructuration de la dette d’un État membre pour l’après-2013 constitue une facilité qui se démarque clairement de la position initiale de l’Union européenne en début de crise, à savoir qu’il fallait à tout prix éviter une restructuration de la dette. En Grèce, d’éminents économistes de renommée internationale et des acteurs du marché ont déjà relancé le débat.

D’où vient ce changement de position? Aucun effort n’a été épargné, personne n’a lésiné; peut-être étions-nous simplement épuisés. Le fait est qu’il n’est procédé à aucune vérification des prévisions et des estimations. En Grèce la récession s’aggrave plutôt qu’elle s’atténue, les dépenses publiques accusent un déficit de 9 % alors que, en vertu du mémorandum pour 2011, ces dernières devraient enregistrer un excédent de 8,5 %. Enfin, pire encore, le taux de chômage dépasse déjà les 15 %.

Il n’existe qu’une seule solution: la croissance. Mais en voyons-nous des signes? Non, il n’y en a pas; il nous faut des politiques de croissance et pas des renversements de tendance ou des débats sur la restructuration.

 
  
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  András Gyürk (PPE). (HU) Madame la Présidente, la moitié du mandat de la Présidence hongroise s’est écoulée et il est dès lors intéressant de dresser le bilan à ce jour. L’un des principaux succès réside dans l’accord de principe obtenu par le Conseil sur le paquet des six propositions législatives destinées à renforcer la gouvernance économique. L’adoption rapide de la nouvelle législation par le Parlement peut renforcer considérablement la compétitivité de l’économie européenne. En outre, le sommet énergétique de février a permis une véritable avancée. Une politique énergétique européenne commune peut enfin être mise en œuvre grâce au renforcement du marché énergétique commun et au développement de l’infrastructure. Par ailleurs, des accords d’une importance capitale relatifs à la politique agricole commune et à la politique de cohésion ont été conclus.

Bien sûr, certaines questions restent en suspens, notamment la stratégie européenne à l’égard des Roms. Par l’adoption de cette politique, l’UE acceptera enfin de s’engager officiellement à juguler l’ostracisme dont sont frappés les Roms. Mesdames et Messieurs, la Présidence hongroise partage son succès avec l’ensemble de l’Europe. C’est précisément pourquoi je vous encourage à continuer à soutenir, par votre vote, la réalisation des objectifs communs. Je vous remercie, Madame la Présidente.

 
  
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  Mairead McGuinness (PPE).(EN) Madame la Présidente, tout comme Mme Dodds, j’avais l’intention de vous parler d’économie, mais le terrible, l’horrible meurtre d’un jeune officier de police catholique en Irlande du Nord a malheureusement modifié mes plans. Il est important, je pense, que cette Assemblée prenne conscience de l’ampleur de cette tragédie pour l’ensemble de l’Irlande insulaire ainsi que pour la famille touchée par ce drame.

M. Kerr a terminé sa formation initiale en décembre seulement, il n’avait que vingt-cinq ans, et une bombe a explosé sous sa voiture. La déclaration de sa mère m’a profondément émue hier à l’occasion de la fête des mères, lorsqu’elle a encouragé les catholiques à ne pas renoncer à intégrer les services de police d’Irlande du Nord au moment où, comme elle l’a souligné, nous aspirons à la neutralité de ces derniers dans l’intérêt de notre pays. Elle a exhorté les catholiques à ne pas se laisser décourager par ce meurtre. Elle a déclaré que nous devions tous faire front, être respectés et aspirer à l’égalité.

Je citerai à nouveau les mots que son chagrin lui a dictés: «Nous ne voulons pas revivre les jours sombres de terreur et de crainte. Nous sommes tellement fiers de Ronan et de ce qu’il symbolisait. Ne permettez pas qu’il soit mort en vain».

Ses assassins n’ont pas encore revendiqué leur crime. Les meurtriers en personne, ou ceux qui les connaissent, ont le devoir de se présenter et de fournir des preuves aux services de police d’Irlande du Nord. L’Europe a soutenu le processus de paix et il nous incombe de continuer dans cette voie.

 
  
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  Cătălin Sorin Ivan (S&D).(RO) Madame la Présidente, la Roumanie dispose d’une loi en vertu de laquelle les salaires des enseignants devraient être relevés parce qu’ils sont très bas. Le parlement roumain a approuvé et voté cette loi, mais celle-ci reste lettre morte. Les enseignants ont légalement conquis leurs droits fondés sur des jugements judiciaires définitifs mais le gouvernement rechigne à appliquer cette loi. Par conséquent, ce dernier prépare un nouveau texte législatif qui plafonne les salaires des enseignants. Non seulement un tel comportement constitue un danger pour la démocratie et une façon d’agir malsaine de la part des institutions d’un État démocratique, mais il est bien plus grave. Il compromet les objectifs de l’agenda «Europe 2020».

Nous réalisons tous que, si nous voulons sortir définitivement de cette crise, nous avons besoin d’éducation et de compétences. Pour que notre économie soit basée sur la connaissance et la recherche, il nous faut des jeunes gens très bien formés, des enseignants très bien rémunérés et un système d’éducation solide et efficace.

 
  
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  Claudiu Ciprian Tănăsescu (S&D).(RO) Madame la Présidente, étant donné l’administration incompétente et la politique désastreuse de vandalisme économique du régime Băsescu-Boc, le système des soins de santé, en particulier le secteur de l’assurance maladie, a atteint en Roumanie un niveau déplorable. Le personnel médical employé dans ce domaine, et les patients qui devraient bénéficier du système, en sont réduits à se laisser traiter sans aucune décence et dans le mépris le plus total de la dignité humaine.

Il existe des solutions pour améliorer cette situation et y remédier, mais le gouvernement actuel les ignore. Les bases d’une coopération entre les organisations syndicales des médecins de famille et la commission pour la santé publique de la Chambre des députés ont été établies dans l’espoir que les prochaines négociations entre le ministère de la santé et l’office national pour l’assurance maladie soient couronnées de succès.

Je voulais attirer l’attention du Parlement européen sur cette situation dans la mesure où, en cas d’échec de ces mesures appuyées par le parlement roumain, nous aurons une preuve supplémentaire de toute la série d’abus perpétrés par les autorités roumaines, dans un pays où le principe démocratique de la séparation des pouvoirs de l’État n’est plus de mise.

 
  
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  Antonio Masip Hidalgo (S&D).(ES) Madame la Présidente, je voudrais vous rapporter les préoccupations exprimées la semaine dernière par le prince héritier Felipe de Borbón, dont le titre historique rappelle ma région d’origine – la principauté des Asturies – lors de la visite du prince de Galles à Madrid.

Le prince Felipe a, très opportunément, exhorté les gouvernements espagnol et britannique à résoudre leur regrettable différend à propos de Gibraltar. C’est un rappel important dont je me félicite volontiers, ici, au Parlement européen.

L’Espagne et le Royaume-Uni sont des États membres dont le niveau de démocratie est exemplaire, et il est par conséquent intolérable que la Grande-Bretagne occupe toujours le rocher au XXIe siècle. Aucun État n’a légalement le droit d’occuper un autre État souverain.

L’occupation du Nord de Chypre – une région que j’ai récemment visitée – viole l’intégrité territoriale de ce pays et est incontestablement tout aussi inacceptable.

 
  
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  Katarína Neveďalová (S&D). (SK) Madame la Présidente, l’Union européenne aspire à devenir l’économie la plus puissante du monde. Pour ce faire, nous devons miser sur notre futur et, selon moi, notre avenir réside dans la jeunesse et dans son éducation. «Qui veut la fin, veut les moyens» dit-on, et quiconque rechigne à une tâche cherche les moyens d’éluder toute justification.

Il me semble que l’Union européenne s’efforce en ce moment de justifier notre incapacité à investir davantage dans l’éducation, et nous sommes souvent enclins à rappeler la crise actuelle et ses répercussions, que nous devons assumer. Nous planifions actuellement le prochain budget pluriannuel et le financement de l’UE pour les sept années à venir et, à mon avis, nous devrions nous poser une question claire et nette: quel montant allons-nous allouer à l’éducation, et combien allons-nous investir dans notre futur? En outre, il est évident que nous devons être informés des intentions du Conseil et de la Commission à ce propos.

De même, nous ne pouvons pas tolérer le comportement de plusieurs États membres – et c’est notamment celui de mon pays – qui transfèrent des fonds consacrés à l’éducation vers d’autres secteurs. J’estime cette façon d’agir inappropriée. Nous devons prendre conscience de ce que la seule façon de réaliser pleinement nos objectifs consiste à investir dans le futur.

 
  
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  Ramon Tremosa i Balcells (ALDE).(EN) Madame la Présidente, je voudrais dénoncer aujourd’hui un acte d’agression contre l’un des piliers de l’Union européenne: le marché intérieur et la libre circulation des biens et des personnes. Récemment, la fédération catalane des industries de la viande et plusieurs journaux catalans ont révélé qu’en France, des camions en provenance de Catalogne avaient été attaqués et pillés par des agriculteurs français. Des piquets de grève français ont complètement détruit la cargaison de viande de plusieurs camions.

Ces actes d’agression se sont produits à deux reprises depuis le début de 2011. Le dernier incident est survenu il y a quelques semaines à peine, lorsque des grévistes français ont arrêté un autre camion rempli de viande catalane, agressé le conducteur et aspergé de mazout vingt tonnes de viande fraîche.

Cette pression de plusieurs syndicats agricoles français qui détruisent des produits originaires de l’étranger, a provoqué des répercussions immédiates sur les clients de l’industrie de la viande catalane dont les ventes ont immanquablement chuté de 50 %. J’ai déposé une question parlementaire écrite à la Commission dans l’espoir que l’Union européenne mette fin à cette agression intolérable.

 
  
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  Csaba Sógor (PPE). (HU) Madame la Présidente, la diversité culturelle européenne constitue une valeur que nous devons tous nous efforcer de défendre. Cela n’a toutefois pas toujours été le cas. De nombreuses cultures isolées sont menacées d’extinction sur notre continent. Les Hongrois csangos de Moldavie représentent eux aussi l’une de ces communautés en danger. La recommandation 1521/2001 du Conseil de l’Europe encourage la préservation de cette minorité culturelle csango et définit des mesures spécifiques. Bien qu’en vertu de cette recommandation des progrès aient été réalisés en ce sens au cours des dix dernières années, la situation est loin d’être satisfaisante. Le Conseil de l’Europe ne dispose d’aucun texte législatif européen, ni d’aucun plan comptable, qui permette de réaliser ces objectifs et qui garantisse une démarche efficace de l’Union européenne. Le Conseil de l’Europe devance l’Union européenne à maints égards en ce qui concerne les dispositions relatives aux droits de l’homme à un haut niveau, mais sa recommandation et ses traités n’obtiennent pas les résultats escomptés. Dans la mesure où l’Union européenne adhère pleinement au principe du respect de la diversité culturelle et linguistique, que l’article 3 du traité sur l’UE souligne aussi, nous ne devons ménager aucun effort afin d’encourager l’application de ce principe dans des cas concrets. Commençons par la culture hongroise csango en Moldavie.

 
  
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  Rosa Estaràs Ferragut (PPE).(ES) Madame la Présidente, en janvier, la Commission européenne a approuvé la stratégie européenne de lutte contre le décrochage scolaire, une contribution essentielle à la stratégie Europe 2020, afin de lutter contre ledit décrochage sur le territoire de l’Union européenne et de réduire ce taux d’au moins 10 %.

Il est surprenant que cette stratégie ne mentionne pas les personnes handicapées, et c’est pourquoi je voudrais profiter de cette intervention d’une minute pour lancer un appel, étant donné que les ministres de l’éducation se réuniront à Bruxelles les 2 et 4 mai afin de se pencher sur les stratégies globales consacrées à ce problème.

Je voudrais demander en outre que la question des personnes handicapées soit intégrée à cette stratégie, parce qu’il est essentiel que ces personnes bénéficient d’un enseignement continu dans l’ensemble de l’Europe et qu’elles puissent par conséquent accéder au marché de l’emploi. L’article 24 de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées précise que ces dernières ne doivent pas être exclues du système d’enseignement général, quelles que soient les circonstances.

 
  
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  La Présidente. – Le débat est clos.

 
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