President. − The next item is the report by Charles Goerens, on behalf of the Committee on Development, on the future of EU budget support to developing countries (2010/2300(INI)) (A7-0206/2011).
Charles Goerens, rapporteur. − Monsieur le Président, pour le dire d'emblée, il n'y a pas de solution miracle aux problèmes posés par la précarité et la pauvreté. Il suffit de passer en revue les diverses formes qu'ont prises nos relations avec les pays en développement du vingtième siècle:
Laissons définitivement derrière nous l'ère coloniale, marquée par l'inféodation de continents tout entiers aux anciennes puissances coloniales européennes.
L'étape suivante – le post-colonialisme – marquée par une approche plutôt paternaliste, a produit des résultats, sinon médiocres, du moins très insatisfaisants au regard des besoins considérables des pays du sud, plus particulièrement dans les domaines de la santé, de l'éducation et du développement économique de base.
Au cours des dernières décennies, une politique de coopération, basée sur un ensemble de valeurs comme les droits de l'homme, le respect des minorités, la promotion du principe démocratique et de l'état de droit, a fini par s'imposer.
Cette politique dont se réclame l'Union européenne tend à faire de nos pays partenaires les acteurs de leur propre développement. D'où les notions de partenariat, de dialogue politique et, avant tout, d'appropriation par les pays partenaires de leur développement.
La formule dite de "l'aide budgétaire" répond, de plus, au type de relations que je viens d'évoquer. L'appui budgétaire, en effet, désigne le transfert de ressources financières d'une agence de financement externe au Trésor du pays partenaire, pour autant que celui-ci respecte les conditions de paiement convenues. À première vue, l'aide budgétaire peut ressembler à une entreprise hasardeuse. Or, tel n'est pas le cas si l'on prend les précautions nécessaires à une utilisation judicieuse des fonds. Tout décaissement – et j'insiste sur ce point – présuppose une capacité de gestion appropriée de la part du pays récipiendaire. Aussi doit-il disposer, au préalable, d'une stratégie de lutte contre la pauvreté visant à satisfaire les besoins les plus élémentaires des populations concernées. Cela s'appelle aussi le développement endogène, la seule vraie forme de développement durable.
La Commission est d'ailleurs très consciente des conditions auxquelles doivent répondre les pays récipiendaires, et elle n'a pas manqué de mettre en place un ensemble de garde-fous susceptibles de prévenir un égarement des fonds dans les pays en développement. Quant à ces derniers, tout les invite à promouvoir leur capacité de dialogue avec leur société civile et, en premier lieu, bien entendu, avec leur parlement.
Autre avantage à ne pas négliger: une meilleure maîtrise des finances publiques par les bénéficiaires de l'aide budgétaire peut aussi avoir un effet salutaire sur la capacité de leur système d'imposition à faire entrer des recettes supplémentaires.
L'aide budgétaire n'est cependant pas une panacée, ni un instrument de financement à la portée de tous les pays; loin s'en faut. La conditionnalité exigeante a, notamment, pour effet d'écarter un nombre important de pays en développement.
Monsieur le Président, permettez-moi d'ajouter, à la fin de mon intervention, que j'insiste pour que l'amendement que j'ai proposé au paragraphe 1 soit adopté. S'il n'était pas adopté, je devrais voter contre mon propre rapport, parce qu'il fait un procès d'intention à la Commission qui représente une affirmation purement gratuite qui n'est en rien justifiée.
La Commission – j'ai eu l'occasion de le vérifier au cours de nos consultations avec elle – a tout fait pour veiller à ce que les décaissements répondent aux précautions auxquelles je viens de faire référence.
Pour terminer, je voudrais dire que l'article 11 va un peu trop loin. Il vise à promouvoir l'aide budgétaire comme la forme – pratiquement la seule forme – de coopération au développement. Cela va trop loin. Cela ne répond pas aux considérations réalistes qui ont été celles de la Commission tout au long de ces débats.
Zuzana Roithová (PPE). - Pane předsedající, tato zpráva obsahuje podstatné argumenty pro prohloubení rozpočtové formy rozvojové podpory, namísto té starší projektové formy. Bylo by žádoucí, aby ale i Mezinárodní měnový fond a Světová banka spolupracovaly s Komisí na vytvoření nezávislých indikátorů v hodnocení efektivního využití finanční podpory z peněz evropských poplatníků. Vzhledem k tomu, že některé země jako Rwanda či Uganda prokazují schopnost řídit veřejné finance lépe než jiné země, by bylo žádoucí, aby tyto dobré zkušenosti sdílely mezi sebou vlády a parlamenty příjemců rozvojové pomoci a aby spolupracovaly i na tvorbě oněch indikátorů pro hodnocení. Závěrem chci vyzdvihnout vysokou kvalitu a široký záběr obou zpráv kolegů Goerense a i následně Kaczmarka. K této zprávě bych se ještě ráda vyjádřila později.
Ricardo Cortés Lastra (S&D). - Señor Presidente, el apoyo presupuestario es en la actualidad una de las modalidades de ayuda más importantes. Nos encontramos en un momento fundamental, ya que la Comisión tiene el compromiso de aumentar los fondos dedicados al apoyo presupuestario en los próximos años.
Considero que el apoyo presupuestario es compatible con otras modalidades de ayuda, siempre y cuando exista un compromiso a largo plazo y una mejor coordinación entre los donantes, a la vez que se simplifican los procedimientos.
La Comisión debería adoptar un enfoque dinámico en relación con los criterios de admisibilidad, y los indicadores de resultados deben establecerse en función del logro de objetivos de reducción de la pobreza.
Creo que el apoyo presupuestario debe priorizar aquellos programas que mayor incidencia tienen en la reducción de la pobreza y así consideramos fundamentales los ministerios de salud y educación. De la misma forma, la perspectiva de género también debería introducirse en el apoyo presupuestario.
Otra de las potencialidades que se destaca en el informe es que el apoyo presupuestario contribuye a reforzar los sistemas de gestión pública y la capacidad de auditoría y control de los países en desarrollo.
Finalmente, señor Presidente, considero que, tanto los Parlamentos nacionales de los países en desarrollo como las autoridades locales y no estatales, deben estar informados y poder realizar aportaciones en todas las fases del apoyo presupuestario.
Anneli Jäätteenmäki (ALDE). - Arvoisa puhemies, suhtaudun erittäin epäillen suoraan budjettitukeen, koska katson, että se voi edistää muun muassa asekauppaa. Asia, johon haluaisin kiinnittää huomiota on se, että koko EU:n budjetin, mutta myös kehitysavun ja tämän budjettituen, täytyisi olla paremman valvonnan alla ja avoimempaa, niin että kansalaiset tietävät mihin rahat käytetään.
Olisi mielenkiintoista tietää, onko komissiossa mietitty sitä, että Internetiin tulisi kuukausittain avoin tieto, mitä tuloksia tällä EU:n antamalla rahoitusavulla on saatu. Uskoisin sen auttavan niin, että kansalaiset olisivat valppaampia ja avuliaampia auttamaan, koska he tietävät, että rahat menevät perille. Nyt ne eivät valitettavasti kaikki mene ollenkaan perille, vaan siellä on väärinkäytöksiä, siellä on korruptiota, siellä on aseiden ostoa. Esittäisinkin, että EU ryhtyy laittamaan Internetiin kuukausittain tulokset siitä, mitä kehitysavulla on saatu aikaan.
João Ferreira (GUE/NGL). - Senhor Presidente, há neste debate um ponto de partida essencial que, por vezes, alguns esquecem ou se esforçam por ocultar. Desde há décadas, há séculos, que as relações entre os chamados países industrializados e os países ditos em desenvolvimento se fundam no comércio desigual, na dependência e no subdesenvolvimento destes últimos, encarados como pontos de abastecimento de matérias-primas e de mão-de-obra barata.
As relações centro-periferia, próprias do sistema capitalista vigente à escala global, são intrinsecamente injustas e desiguais. Estas relações são mantidas pelas políticas impostas por instituições como a OMC ou o FMI, com os seus programas de ajustamento estrutural, e através de instrumentos como a asfixiante dívida externa e o seu serviço. É tudo isto que deve ser questionado e profundamente alterado, é por tudo isto que a política de ajuda ao desenvolvimento não deve ser encarada como um acto de caridade dos mais ricos para com os mais pobres, mas sim como uma necessidade ditada por critérios de elementar justiça. O relatório, que contém aspectos positivos, mas que não está isento de contradições, passa, infelizmente, ao lado destas e de outras questões essenciais.
Elena Băsescu (PPE). - Eu consider că sprijinul bugetar acordat ţărilor în curs de dezvoltare este mai eficient decât finanţarea pe bază de proiecte. Astfel, sunt reduse costurile adiacente şi fragmentarea acestora. În plus, contribuţiile pot fi adaptate cerinţelor specifice fiecărei ţări pe baza unui dialog continuu între donatori şi beneficiari. Insist asupra importanţei pe care o are transparenţa acestui proces. Implicarea activă a Comisiei Europene, a societăţii civile locale şi a parlamentelor naţionale este esenţială în acest sens. De asemenea, principiul proprietăţii comune asupra implementării fondurilor este un factor hotărâtor pentru eficienţa lor.
Consider că UE trebuie să menţină condiţionalitatea ca bază a sprijinului bugetar. În acest fel, se va garanta respectarea drepturilor omului în ţările în curs de dezvoltare.
Franziska Keller (Verts/ALE). - Mr President, I would also like to thank the rapporteur for his great report. I very much agree that budget support is a very important instrument. It does not help with everything, but it has the potential to increase country ownership and enhance parliamentary control and oversight by civil society, and it can contribute to accountability.
Of course it only works if, at the same time, you strengthen civil society organisations, parliaments and courts of auditors. In the end it does not mean that we should engage less if we just give money to a country, it actually means engaging more, in policy dialogue, etc. But we cannot expect a development which took Europe decades, if not millennia, to happen within a month. You cannot confuse defectiveness with something that you can see in a weekly update reporting that this or that has happened. Education or health sectors, for example, do not spring up within a week or two. For proper, sustainable growth and development we actually need more time; we need to take a longer view.
Jaroslav Paška (EFD). - Uvedomujem si, že poskytovanie rozpočtovej pomoci rozvojovým krajinám je dôležitým príspevkom umožňujúcim zlepšiť finančné kapacity verejných výdavkov rozvojových krajín. Na druhej strane, v mnohých krajinách vidíme nedostatočnú zodpovednosť vlád za nakladanie s poskytnutými prostriedkami, preto je veľmi dôležité citlivo zvažovať, či tá – ktorá krajina je skutočne schopná efektívne a zodpovedne nakladať s prostriedkami našej rozpočtovej podpory. Aj preto úsilie pána spravodajcu Charlesa Goerensa o spresnení pravidiel poskytovania európskej rozpočtovej podpory vnímam ako zmysluplné úsilie o efektívnejšie a racionálnejšie nakladanie s prostriedkami Európskej únie, čo je podľa môjho osobného názoru hodné aj našej širokej podpory.
Czesław Adam Siekierski (PPE). - Wsparcie budżetowe Unii dla krajów rozwijających się jest wyjątkowo ważne. Należy rozpatrywać nie tylko skutki pozytywne, ale też negatywne. Bez wątpienia wsparcie to ma bezpośredni wpływ na rozwój potencjału gospodarczego. Niemniej jednak nie możemy zapomnieć o ewentualnych zagrożeniach związanych ze wsparciem budżetowym. Do takich można zaliczyć trudności z przeprowadzeniem monitoringu w krajach spoza Unii Europejskiej i możliwe nieprawidłowości związane z rozdysponowaniem środków i ich wykorzystaniem.
Uważam jednak, że wsparcie to jest bardzo ważne i powinno być prowadzone nadal. Leży ono pośrednio również w interesie Unii Europejskiej. Skutkuje znacznie szybszym wzrostem gospodarczym w państwach wspieranych, a więc przyczynia się do polepszenia ich sytuacji gospodarczej, co, dzięki wymianie handlowej, pozytywnie wpłynie również na kraje członkowskie i ich rynki. Przeznaczone środki pozwolą na ustabilizowanie się sytuacji wewnętrznych w zapalnych regionach oraz na znaczne zmniejszenie wskaźnika ubóstwa. Pomoc ta jest ważna. Musimy jednak spróbować wprowadzić kontrolę wypływających ze wspólnoty środków i ich lepszy monitoring, by rzeczywiście wspierały one budowę gospodarek, a nie zostały przeznaczone na niepożądane cele.
Seán Kelly (PPE). - A Uachtaráin, tríd is tríd, tá mé i bhfabhar na tacaíochta buiséid seo do na tíortha atá ag forbairt, ach chun a bheith macánta táim beagáinín amhrasach faoi chomh héifeachtach is atá sé.
The idea of budgetary support for developing countries goes back to the Marshall Plan and is seen as perhaps the most effective way of implementing the Paris Declaration and the Accra Agenda. Indeed, the European Union spent EUR 13 billion on this from 2003 to 2009.
Obviously, some good has come of it. But I am just wondering how effective it really is and, particularly, how we can justify that type of expenditure, because it is difficult to assess the effect in terms of the twin objectives of poverty reduction and the strengthening of democracy in the countries that are recipients of this aid. I would like an objective view. There are different views but certainly an objective view would be welcome.
Charles Goerens, rapporteur. − Monsieur le Président, si je demande une fois de plus la parole, c'est parce que certains intervenants ont dit que le rapport n'était pas assez précis. Je les invite à relire le rapport écrit où toutes les conditions, d'un caractère plus strict, même, que ce qui avait été revendiqué, s'inscrivent.
Je fais, notamment, référence au paragraphe 32, qui parle de la Commission, qui applique systématiquement une approche axée sur les résultats fondés sur des indicateurs de performance, ou au paragraphe 33, qui parle d'une décision stratégique, ou encore au paragraphe 34, qui rappelle que d'importantes lacunes et incapacités et, notamment, la faible gouvernance, sont de nature à priver nombre de pays en développement de l'aide budgétaire.
Vous tous qui avez formulé des critiques, sachez que l'appui budgétaire n'est pas à la portée de tout le monde. Des conditions extrêmement strictes doivent être respectées et très peu de pannes sont constatées, comme le confirme le rapport de la Cour des comptes. J'insiste aussi sur le fait que le Fonds monétaire international est impliqué dans chaque décision et que, d'ailleurs, la Commission fait précéder de l'aval du FMI toute décision de décaissement en la matière.
Je crois qu'on ne saurait pas être plus strict. Malgré tout ce qui est fait dans ce domaine, on n'est jamais à l'abri d'une surprise, je tiens à le préciser. Mais ne soyons pas hypocrites, Monsieur le Président, cela se passe aussi dans nos pays et au sein de l'Union européenne. Avons–nous des leçons à donner au reste du monde? Pouvons–nous dire que nous sommes à l'abri ...
(Le Président interrompt l'orateur)
de tout décaissement non conforme?
Monsieur le Président, je tenais tout de même à faire ces quelques mises au point.
Cecilia Malmström, Member of the Commission. − Mr President, I would like to thank Mr Goerens for this very valuable contribution to the important debate on budget support. We welcome it because it invites the Commission to continue our efforts to improve the design and the approach of budget support.
Mr Goerens, the proposals that you raise come at a time when we are busy preparing the new communication on EU budget support. It is scheduled for adoption by mid-October. In this regard it is becoming apparent that your report – Parliament’s report – and the emerging ideas of the new communication are moving in similar directions.
As part of the new budget support policy, the Commission will develop a closer link between general budget support and the fundamental values of the European Union. This is particularly important when it comes to political governance. Issues like human rights, democracy, the rule of law and the eligibility criteria covering macroeconomic public financial management and the national or sector strategy in the partner country will be assessed in a much more structured and rigorous way, as you also pointed out in your speech just now and in your report.
Ms Jäätteenmäki, the Commission will strengthen accountability and transparency in order to make development processes much more inclusive. The role of parliaments, civil society organisations and audit institutions in partner countries will be further strengthened as part of a budget support operation. The external oversight of national budgets is crucial for domestic accountability and international acceptance. In addition the Commission will strengthen its risk assessment and management framework with regard to budget support in line with the recommendations of the recent Court of Auditors report.
Finally, we would also like to make a reference to the Court of Auditors report on budget support operations from 2010. The Court there acknowledged that the Commission has made considerable progress but noted that there are still weaknesses in the methodology and the management that can prevent budget support from reaching its full potential. With this statement and backed by Council conclusions, I would like to contest the statement in paragraph 1 of the report that there have been numerous types of undesirable development and wastage of money. However, it is precisely because there are still improvements to be made that the Commission will come with a communication in mid-October. Mr Goerens, your report will be very helpful in that regard.