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Débats
Jeudi 13 décembre 2012 - Strasbourg Edition révisée

Situation en République démocratique du Congo
MPphoto
 

  Mariya Gabriel, auteure. − Monsieur le Président, la crise au Kivu fait remonter à la surface de vieux démons qui hantent la région des Grands Lacs, mais surtout de vieux problèmes, graves, auxquels l'État congolais ne s'est pas attaqué avec le sérieux qu'il se doit.

L'impunité, l'absence d'une force militaire réellement professionnelle, la concurrence acharnée pour le contrôle des ressources naturelles, le manque total de volonté politique de l'État congolais de procéder à des réformes de gouvernance font qu'aujourd'hui, le fardeau de l'insécurité porté depuis des années par les populations civiles devient insupportable.

Il est grand temps de faire quelque chose pour résoudre ce conflit, au lieu de se contenter de le gérer. Pour cela, trois mots clés: dialogue, responsabilité, efficacité, et ce à trois niveaux.

Au premier niveau, la responsabilité est avant tout congolaise. C'est une responsabilité politique, économique et sociale. Un arrêt immédiat des violences, une coopération effective avec la Cour pénale internationale, un système de justice enfin fonctionnel et indépendant, un respect réel des droits de l'homme: ce sont là les conditions qui nous permettront d'espérer la résolution du conflit et non sa gestion.

Au niveau régional, il importe que le dialogue amorcé entre la RDC, le Rwanda et l'Ouganda continue. Les actions menées par la CIRGL et l'Union européenne peuvent aider à trouver des solutions durables. Il est important, d'une part, de procéder à la mise en place du mécanisme de vérification conjoint, en le dotant de moyens humains et financiers adéquats. D'autre part, je voudrais que les États concernés par le rapport de l'ONU apportent des réponses aux questions soulevées.

Au niveau international, la MONUSCO doit tout faire pour mieux remplir son mandat. C'est le vœu de la population. Pour ce qui est de l'Union européenne, nous apportons déjà beaucoup à travers notre aide dans le domaine humanitaire et à travers nos deux grandes missions, EUSEC et EUPOL. Nous allons poursuivre ces efforts.

Enfin, je voudrais appeler l'État congolais à tout faire pour assurer la protection du docteur Mukwege et faire toute la lumière sur la tentative d'assassinat qui l'a visé. En effet, il ne s'agit pas seulement de la vie du docteur Mukwege, mais de toutes les femmes victimes de violences sexuelles, que l'État congolais se doit de protéger. C'est un signal politique que nous attendons, et nous espérons que l'État congolais le donnera.

 
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