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Débats
Jeudi 13 décembre 2012 - Strasbourg Edition révisée

Situation en République démocratique du Congo
MPphoto
 

  Nicole Kiil-Nielsen, auteure. − Monsieur le Président, en République démocratique du Congo, un mot résume à lui seul les maux qui rongent depuis des décennies cette région: Makala!

Makala, c'est une mine d'or, dans le nord de la République démocratique du Congo, symbole du pillage des ressources naturelles qui déstabilise toute la région des Grands Lacs. Des multinationales européennes sont accusées de participer à la corruption de groupes rebelles sur place et de chasser les mineurs locaux pour étendre leur influence et accaparer les terres les plus lucratives.

Makala, c'est aussi le lieu, à Kinshasa, du principal centre pénitentiaire où, ici encore, l'impunité et la corruption règnent en maîtres. Le gouvernement congolais, comme dans les régions des minerais, est inexistant.

L'administration pénitentiaire fait totalement défaut. Des prisonniers militaires font la loi et exigent que les prisonniers civils leur versent des cautions. Des milliers de personnes, jamais jugées ou condamnées, s'entassent dans ce véritable mouroir: insalubrité, malnutrition, surpopulation, promiscuité et même tortures, pour certains, sont le quotidien des détenus.

Makala, mine d'or ou prison à l'abandon, est le symbole de ces zones de non-droit.

Une paix durable en République démocratique du Congo exige le rétablissement de l'état de droit, une lutte réelle contre l'impunité qui gangrène depuis trop longtemps toute la région. La paix ne doit pas se faire au prix de la justice. Nous devons être clairs. Tout accord de paix doit exclure immunité ou amnistie pour des criminels de guerre comme Bosco Ntaganda, surnommé terminator, qui ont mis à feu et à sang ce pays et ne sont toujours pas inquiétés.

Lutter contre l'impunité dans un pays où près d'un demi-million de femmes ont été tuées en seize ans, c'est ce que s'efforce de faire le docteur Mukwege, cet infatigable défenseur des femmes violées. C'est parce qu'il dénonce ces atrocités et fait un travail incroyable pour ces femmes, qu'on a tenté de l'assassiner.

Nous devons condamner fermement de tels actes, mais surtout faire pression sur le gouvernement congolais pour que cette tentative d'assassinat fasse l'objet d'une enquête impartiale le plus rapidement possible. La paix passe aussi et avant tout par plus de justice sociale, c'est-à-dire par un véritable partage des ressources naturelles.

 
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