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Eljárás : 2013/2980(RSP)
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Előterjesztett szövegek :

RC-B7-0561/2013

Viták :

PV 12/12/2013 - 17.1
CRE 12/12/2013 - 17.1

Szavazatok :

PV 12/12/2013 - 18.1

Elfogadott szövegek :

P7_TA(2013)0602

Viták
2013. december 12., Csütörtök - Strasbourg Lektorált változat

17.1. A Közép-afrikai Köztársaság helyzete (vita)
A felszólalásokról készült videofelvételek
PV
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  Der Präsident. − Als nächster Punkt folgt die Aussprache über sechs Entschließungsanträge zur Lage in der Zentralafrikanischen Republik(1).

 
  
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  Raül Romeva i Rueda, author. − Mr President, like many of my colleagues, I am extremely worried by the situation in the Central African Republic which is on the verge of an implosion, with severe consequences for the population, since the rebel alliance known as Seleka took power in March 2013.

Increased violence by armed groups and between communities and religious faiths has further deteriorated the political and security situation, marked by widespread insecurity, the violation of human rights, looting, sexual violence against women, arbitrary detentions and the recruitment of child soldiers. Despite religious leaders’ efforts to avoid inter-confessional war and have a traditional peaceful coexistence between religions and communities, there is a risk that the situation will become out of hand unless it is addressed properly.

It is for all these reasons that we, and several other groups, have requested that the Central African authorities and all stakeholders address the structural causes of the country’s recurrent crisis and work together to implement the Libreville Agreement with the objective of reaching long-lasting peace and democratic solutions.

We welcome the UN Security Council decision to increase military action by French and African troops, aiming at restoring security and protecting civilians in the Central African Republic. We call on all parties to respect human rights and international humanitarian law and guarantee that humanitarian agencies have immediate and unhindered access to all those in need, as well as to refrain from any acts of violence against the civilian population.

We also call for an investigation into human rights violations and violations of international humanitarian law committed in the Central African Republic. In this respect we welcome the UN Security Council decision on an arms embargo against the Central African Republic and the setting up of a UN Commission of Inquiry into the violence.

 
  
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  Adam Bielan, autor. − Panie Przewodniczący! Tylko w ostatnich dniach kilkaset osób zginęło podczas walk w Bangi. Wśród ofiar znaleźli się także dwaj francuscy spadochroniarze z międzynarodowych sił interwencyjnych, zastrzeleni przez nieznanych sprawców. Siedziby zagranicznych mediów zostały prawdopodobnie opanowane przez rebeliantów, a dziennikarze zmuszeni do ewakuacji. Koalicja muzułmańskich ugrupowań Seleka od wielu miesięcy dopuszcza się zbrodni na ludności chrześcijańskiej, której sytuacja staje się coraz poważniejsza. Dalsza eskalacja może doprowadzić do masowych mordów na tle religijnym.

Wzywam strony konfliktu do wyrzeczenia się przemocy i do rozpoczęcia dialogu. Winni zbrodni muszą zostać osądzeni. Aby móc zapobiec przede wszystkim katastrofie humanitarnej, niezbędne jest zaangażowanie organizacji międzynarodowych. Liczę na aktywność Organizacji Narodów Zjednoczonych w celu zapewnienia ochrony ludności cywilnej i zaspokojenia jej podstawowych potrzeb .

 
  
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  Véronique De Keyser, auteure. − Monsieur le Président, je voudrais d'abord rendre hommage aux deux soldats français qui sont morts en Centrafrique et vous dire à quel point je regrette, aujourd'hui, que, après plus d'un an d'avertissement que nous lançait Mme Georgieva et le Service pour l'action extérieure, il ait fallu autant de temps pour obtenir aux Nations unies une résolution – la résolution 2127 – qui est, certes, fondamentale pour, enfin, que quelque chose se mette en branle pour protéger la Centrafrique.

Nous savions et nous savons qu'il y avait une menace de génocide, avec tout le cortège d'atrocités que cela entraîne. Nous savions et, pourtant, il a fallu beaucoup de temps, aujourd'hui, pour que quelque chose se passe.

J'ai entendu des choses qui sont inacceptables pour mon groupe. J'ai entendu dire: "Oui, la Françafrique ressuscite, etc.", à propos de l'action française. Je dirais que je suis très mesurée par rapport à des actions et des interventions militaires mais que cette fois la France n'a fait qu'entendre ce que tant de gens nous ont dit pendant si longtemps.

 
  
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  Cristian Dan Preda, auteur. − Monsieur le Président, c'est la troisième fois cette année qu'on discute de la Centrafrique. Cette fois-ci, c'est pour réagir à la nouvelle dynamique de violence et aux affrontements religieux, qui sont maintenant monnaie courante.

J'aurais voulu également souligner le fait que, on le sait tous, la France est là – ce n'est pas l'Europe, comme certains le disent, mais c'est la France. L'Europe, c'est vrai, a quand même apporté son appui ces derniers jours, parce qu'on a débloqué 50 millions d'euros pour appuyer l'opération MISMA et que l'Union appuie également la création d'un pont aérien humanitaire entre Douala et Bangui.

Ma collègue, Véronique De Keyser, a raison de souligner le fait que la commissaire Georgieva a soulevé la question depuis longtemps. D'ailleurs, je crois que, maintenant, elle devra agir parce que, c'est clair, on se dirige vers une grave crise humanitaire, pire encore que ce qu'on imaginait il y a quelques semaines.

 
  
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  Marie-Christine Vergiat, auteure. − Monsieur le Président, le moins que l'on puisse dire, c'est que la situation a quelque peu changé en Centrafrique depuis que cette résolution d'urgence a été inscrite à notre ordre du jour. C'est la troisième fois, effectivement, que nous en parlons depuis le début de l'année.

Mais, dans les années qui ont précédé, les violations des droits de l'homme dans ce pays, qui est passé d'une dictature à l'autre depuis son indépendance, n'ont guère ému le Parlement européen. Dictatures toujours soutenues, voire installées avec la complicité plus ou moins active des gouvernements français, car la Centrafrique est l'une des plaques tournantes de ce que certains – oui, Madame De Keyser – appellent la Françafrique, une de ses bases militaires arrières, d'où sont parties bon nombre de la cinquantaine d'interventions militaires françaises qui ont eu lieu sur le continent africain depuis la fin des colonies.

Depuis plusieurs semaines, les forces militaires françaises se préparaient à intervenir et c'est, sans doute, l'imminence de cette intervention qui a précipité les choses à Bangui. Les anti-balaka sont intervenus de façon coordonnée en affirmant vouloir lutter contre les exactions de la Selaka. Et il apparaît clairement qu'au moins une partie d'entre eux se bat pour Bozizé, l'ex-président déchu.

Ils ont semé la mort sur leur passage, enclenchant une spirale d'une violence inouïe: plusieurs centaines de morts en quelques heures. Une fois encore, la question religieuse a été instrumentalisée. Ces violences ont permis de justifier l'intervention de l'armée française, avec ou sans résolution de l'ONU. Oui, la population a le droit à la sécurité, oui nous pouvons rendre hommage aux deux soldats français qui ont payé de leur vie l'incurie internationale.

Nous aurions voulu que la résolution rappelle explicitement au respect du mandat de l'ONU, nous aurions aimé, surtout, que l'on parle de l'avenir, de l'avenir pour les Centrafricains qui devraient, enfin, avoir droit à la parole.

(L'oratrice accepte de répondre à une question "carton bleu" (article 149, paragraphe 8, du règlement))

 
  
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  Cristian Dan Preda (PPE), question "carton bleu". – Madame Vergiat, je comprends que vous n'êtes pas d'accord avec l'intervention. Mais quelle est votre alternative? Si l'intervention n'est pas bonne, quelle est pour vous, très concrètement, l'alternative à cela? Qu'auriez-vous fait dans ces conditions-là?

 
  
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  Marie-Christine Vergiat (GUE/NGL), réponse "carton bleu". – Monsieur Preda, vous avez l'habitude de m'écouter avec attention. Je crois qu'à aucun moment je ne me suis prononcée contre l'intervention militaire, je regrette que l'on soit amené à des interventions de ce genre. Effectivement, face à l'incurie internationale, il est facile de dire: "La France doit intervenir".

Pendant un an, effectivement, une résolution de l'ONU a été demandée, ce n'est pas satisfaisant. La force de l'ONU sur place, ex-force africaine, d'ailleurs toujours pas en place réellement, n'est pas en état d'avancer. C'est l'incurie internationale, c'est la responsabilité collective qui est en cause.

Je n'ai rien dit au sujet de l'intervention militaire. J'ai regretté la mort de deux soldats français.

 
  
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  Anneli Jäätteenmäki, laatija. − Arvoisa puhemies, kuten täällä jo todettiin, nyt meneillään oleva interventio on Ranskan, ei EU:n, suorittama. Ranskan presidentti Francois Hollande totesi pari päivää sitten kahden siellä kuolleen sotilaan muistotilaisuudessa, että interventio on vaarallinen mutta tarpeellinen.

Minä olen, kuten varmaan me kaikki olemme huolissamme Keski-Afrikan humanitäärisestä tilanteesta. Siellä on pulaa kaikesta, ruoasta ja ennen kaikkea tietysti turvallisuudesta. Keski-Afrikan tasavallan lapsista vain pieni murto-osa voi käydä koulua, ruokaa ei ole tarpeeksi ja on paljon ongelmia.

On hyvä, että EU on lisännyt humanitääristä apua, mutta nyt on varmistettava tämän avun perillemeno niille, jotka sitä tarvitsevat. Alueelle tarvitaan poliittinen ratkaisu, ja päävastuu rauhan turvaamisesta pitää olla Afrikan unionilla ja Yhdistyneillä kansakunnilla.

 
  
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  Bogusław Sonik, w imieniu grupy PPE. – Konflikt, jaki ma miejsce w Republice Środkowoafrykańskiej, wyraźnie się zaostrza. Oddziały koalicji Seleka dopuszczają się karygodnych naruszeń praw człowieka oraz aktów przemocy, które wymierzone są przeciwko ludności cywilnej. Co więcej ofiarami tej przemocy z zatrważającą częstotliwością padają kobiety i dzieci. Skalę przemocy, o której z wielkim niepokojem przychodzi mi mówić, potwierdza fakt, że tylko w dniu 5 grudnia w ciągu 72 godzin w Bangi zginęło 400 osób. Jeszcze bardziej niepokojącym staje się fakt, że wspomniane akty przemocy dokonywane są przez grupy zbrojne dysponujące nowoczesną bronią, łącznie z bronią ciężką.

Dobrze, że Rada Bezpieczeństwa ONZ zwróciła się o przygotowanie ewentualnej misji pokojowej. Z pełnym przekonaniem twierdzę, że Unia Europejska powinna wspierać te działania. Nie można pozostawiać Francji samej w jej wysiłkach na rzecz ustabilizowania sytuacji w Republice Środkowoafrykańskiej. Unia Europejska winna wziąć udział w przygotowaniu planu politycznego dla tego kraju, który doprowadziłby go do stworzenia rządów pokoju i prawa.

 
  
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  Harlem Désir, au nom du groupe S&D. – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, depuis la prise du pouvoir par les rebelles de la Seleka, le 24 mars 2013, les exactions contre les civils, les pillages, les viols ont fait basculer la Centrafrique dans un effroyable déchaînement de violences et d'affrontements confessionnels. Des centaines de milliers de Centrafricains ont fui leur foyer, d'autres le pays, la situation humanitaire est devenue dramatique.

Il était donc urgent d'agir. C'est la décision qu'a prise le Conseil de sécurité à l'unanimité. Et c'est sur la base du mandat des Nations unies que la France intervient, depuis le 5 décembre, aux côtés des forces africaines, avec le soutien de l'Union européenne, qui appuie et finance la MISCA, pour protéger les populations, désarmer les milices et préparer la transition démocratique.

Je salue le soutien du Parlement européen à l'intervention de la France et je veux rendre hommage, à mon tour, aux deux soldats français qui ont été tués dans l'exercice de cette mission de secours aux populations civiles.

Je voudrais ajouter que cette crise réclamait cette action d'urgence, mais il nous faut aussi, dès aujourd'hui, bâtir une réponse globale et durable, qui doit porter à la fois sur la sécurité, mais aussi sur l'action humanitaire, sur le développement, sur la transition politique et l'organisation d'élections libres. Nous avons besoin aujourd'hui de la mobilisation pleine et entière de l'Union européenne sur tous ces plans pour répondre à la crise en Centrafrique. C'est le message du Parlement européen. J'espère qu'il sera entendu.

 
  
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  Hannu Takkula, ALDE-ryhmän puolesta. – Arvoisa puhemies, Keski-Afrikan tasavallan tilanne on hyvin haastava ja vaikea. Euroopan unionissa meidän on mietittävä, millä tavalla me voisimme olla osaltamme tukemassa rauhan kehitystä ja millä tavalla väkivalta voidaan lopettaa. Tämä väkivalta on ollut julmaa naisia kohtaan, lapsisotilaita on käytetty, myös sotarikokset ovat siellä olleet hyvin yleisiä.

Miten todellakin voitaisiin rauha saada aikaan ja yhteiskuntarauha palauttaa? Uskon itse niin, että Euroopan unionin pitää olla osaltaan aktiivinen yhdessä YK:n ja Afrikan unionin kanssa. Eurooppalaisena arvoyhteisönä meidän pitää pyrkiä kaikin mahdollisin keinoin humanitäärisen avun kautta vahvistamaan tuon alueen vakautta ja sitä, että ennen muuta ihmisoikeuksia kunnioitettaisiin, että eri uskontokunnat pääsisivät dialogiin keskenään ja että keskinäinen kunnioitus voisi syntyä. Sitä kautta voitaisiin saada edellytykset tuon alueen rauhalle ja vakaudelle.

 
  
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  Jaroslav Paška, za skupinu EFD Situácia v Stredoafrickej republike, kde už rok medzi sebou bojujú rozličné ozbrojené skupiny a zločinecké lúpežné bandy terorizujú miestne obyvateľstvo, je neudržateľná. Vnútroštátne orgány nie sú schopné zaručiť bezpečnosť civilného obyvateľstva a ani rozmiestnenie spoločných jednotiek Spoločenstva stredoafrických štátov nepomohlo nastoliť poriadok v tejto krajine.

Preto sa dnes jediným vhodným spôsobom na ochranu verejného poriadku a bezpečia miestneho obyvateľstva javí plnenie rezolúcie Bezpečnostnej rady OSN a urýchlené posilnenie medzinárodnej misie v Stredoafrickej republike pod záštitou Africkej únie. Som však presvedčený, že súčasne je potrebné posilniť kapacity humanitárnej pomoci krajine, aby súčasne s nastoľovaním poriadku prebiehalo aj nevyhnutné zásobovanie potravinami pre bojovými konfliktami zbedačené miestne obyvateľstvo.

 
  
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  Corina Creţu (S&D). - În sfârșit, după o inexplicabilă tergiversare timp de opt luni, Consiliul de Securitate al ONU a adoptat în unanimitate rezoluția care legitimează implicarea internațională pentru prevenirea distrugerii statului centrafrican și a acutizării crizei umanitare.

Peste 1,3 milioane de persoane, între care și sute de mii de refugiați suferă din cauza insecurității și a foametei. De aceea, prioritățile absolute sunt protecția civililor și ajutorul alimentar de urgență.

Regretăm pierderea de vieți omenești și cred că Uniunea Europeană trebuie să își aducă contribuția pentru asigurarea protecției și securității populației.

Pentru ca intervenția internațională să aibă efectul scontat, e nevoie de o consolidare a mandatului operațiunii de pacificare cu o componentă politică, pentru a putea asigura o tranziție pașnică și organizarea de alegeri libere. De asemenea, se impune demararea unui proces de reconciliere națională în această țară sfâșiată de conflicte interminabile de la dobândirea independenței și târâtă de bandele Séléka în pragul războiului religios.

Există posibilitatea repetării ...

(Președintele a întrerupt oratorul.)

 
  
 

Catch-the-eye-Verfahren

 
  
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  Jolanta Emilia Hibner (PPE). - Panie Przewodniczący! Republika Środkowej Afryki to klasyczny przykład państwa, które mimo potencjału gospodarczego ze względu na fatalne położenie geograficzne uwikłane jest w konflikty regionalne, etniczne i religijne oraz stało się jedną z najbiedniejszych części Afryki. Państwo to od dłuższego czasu pogrąża się w kryzysie politycznym i humanitarnym. Coraz częściej dochodzi do sporów chrześcijan i muzułmanów oraz przelewającej się przez cały kraj fali przemocy seksualnej, tortur, egzekucji i starć na tle religijnym. Różne organizacje, w tym ONZ, od dawna ostrzegały, że dalsza eskalacja sporu może doprowadzić do masowych mordów i otwartej wojny religijnej. Wszelkie dotychczasowe próby złagodzenia sytuacji spełzają na niczym. Wszyscy musimy mieć świadomość, że bez interwencji zewnętrznej kryzys w Republice Środkowej Afryki będzie się pogłębiał.

 
  
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  Catherine Stihler (S&D). - Mr President, the escalating situation in the Central African Republic continues to be a source of concern for this House and indeed the entire international community. Since the coup d’état organised by the Seleka rebels in early 2013, there has been a widespread breakdown of law and order in the country and human rights violations have become a daily occurrence. In this last week alone, 400 people have been killed in the fighting between the predominately Muslim Seleka and the Christian militia groups, with incidences of torture, rape and summary execution being reported daily. The rising sectarian violence poses a real risk of genocide and threatens to destabilise the whole region.

The international community has reacted. The EU has set aside EUR 50 million in aid and France has deployed 1 600 troops as part of a wider resolution by the UN Security Council. However, the security presence has thus far been insufficient to control the crisis and urgent intervention is needed to restore peace and order in the country. Amnesty International has said that this is of an unprecedented scale. I hope that we will see a quick resolution and that peace will be brought to this terrible crisis.

 
  
 

(Ende des Catch-the-eye-Verfahrens)

 
  
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  Dacian Cioloş, membre de la Commission. − Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, nous saluons le suivi effectué par votre Assemblée de la situation en République centrafricaine et l'adoption d'une résolution relative aux violations des droits de l'homme et de l'état de droit dans le pays. La situation en République centrafricaine, qui traverse la pire crise de son histoire, est en effet alarmante.

À plusieurs reprises, et pour la dernière fois le 5 décembre, la haute représentante a exprimé ses vives préoccupations quant à l'escalade de la violence en cours et aux graves violations des droits de l'homme qui sont commises en toute impunité.

Nous partageons les inquiétudes exprimées dans votre résolution. Face à la gravité de la crise, il est urgent pour la communauté internationale d'agir rapidement pour éviter que la situation ne dégénère.

L'Union européenne participe activement aux efforts de la communauté internationale pour apporter une réponse à la dimension politique, sécuritaire et humanitaire, ainsi qu'en matière de droits de l'homme, de la crise actuelle et pour contribuer à sa résolution.

L'Union européenne joue un rôle de premier plan dans la facilitation de la coordination internationale entre les principaux partenaires (les Nations unies, l'Union africaine, les États-Unis, la France, la Communauté économique des États d'Afrique centrale).

Le rétablissement de l'ordre public et la protection des populations restent les priorités absolues. Nous saluons l'intervention de la force africaine, appuyée par la France, elle-même soutenue par d'autres États membres, pour mettre fin aux violences et restaurer la sécurité.

La Commission européenne a déjà pris l'engagement de mobiliser, comme certains d'entre vous l'ont mentionné, 50 millions d'euros à travers la facilité de paix en Afrique pour la force africaine MISCA.

À cet égard, je salue également l'adoption de la résolution 2127 de 2013, par le Conseil de sécurité des Nations unies sur la République centrafricaine, qui prévoit notamment la création d'une commission d'enquête internationale.

L'Union européenne œuvre également en faveur d'un suivi étroit de la République centrafricaine par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève.

La réponse européenne à la crise en République centrafricaine est substantielle et multiforme. Elle comprend aussi bien une aide d'urgence en faveur des populations les plus démunies, dont le nombre ne cesse de croître, que des actions relevant du moyen terme. Ainsi, une mesure d'aide exceptionnelle a été adoptée par la Commission pour financer un programme de stabilisation à travers l'instrument de stabilité à concurrence de 10 millions d'euros.

Ces différentes composantes visent notamment à favoriser la réconciliation nationale et le dialogue interconfessionnel et intercommunautaire, à soutenir le déploiement d'observateurs des droits l'homme, en étroite coopération avec le haut commissariat des droits de l'homme des Nations unies, et à restaurer les médias indépendants pour permettre un accès à l'information neutre et objective.

La Commission, en liaison avec le Service européen pour l'action extérieure, travaille également à une approche Linking Relief, Rehabilitation

and development (LRRD) pour rétablir les services et les moyens de subsistance sociaux de base en République centrafricaine.

Par ailleurs, notre coopération au développement n'a jamais été suspendue, même si, pour des raisons de sécurité, certains projets ont dû être mis en attente. En parallèle, l'Union européenne se prépare à accompagner le processus de transition en vue de restaurer des institutions démocratiques.

Ce sera un long processus, qui nécessite des efforts partagés.

Vu l'ampleur et la complexité des défis auxquels la République centrafricaine est confrontée, il serait déterminant que la communauté internationale maintienne son engagement dans la durée.

Les ministres des affaires étrangères discuteront également de la situation en République centrafricaine lors du prochain Conseil "Affaires générales" le 16 décembre, à Bruxelles.

L'Union européenne restera activement engagée pour soutenir, en coordination étroite avec ses partenaires, une stabilisation de la République centrafricaine et une sortie de crise durable.

 
  
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  Der Präsident. − Die Aussprache ist geschlossen.

Die Abstimmung findet heute im Anschluss an die Aussprachen statt.

 
  

(1)Siehe Protokoll.

Jogi nyilatkozat - Adatvédelmi szabályzat