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Ponedjeljak, 12. siječnja 2015. - Strasbourg

2. Izjave Predsjedništva
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  Le Président. - Chers collègues, Philippe Braham, Franck Brinsolaro, Frédéric Boisseau, Jean Cabut, Elsa Cayat, Stéphane Charbonnier, Yohan Cohen, Yohav Hattab, Philippe Honoré, Clarissa Jean-Philippe, Bernard Maris,

\*Dix-sept personnes sont mortes. Ces dessinateurs, ces journalistes, ces policiers, ces simples employés, ces simples citoyens de confession juive sont morts parce qu'ils ont défendu et parce qu'ils ont incarné ce que les fanatiques ne veulent pas voir: la critique, l'humour, la satire, la liberté d'expression, notre "vivre ensemble" au-delà des opinions et des confessions, notre droit à vivre ensemble et en sécurité, notre liberté tout simplement.

\*Aujourd'hui, nous devons craindre que les journalistes et les dessinateurs de presse se censurent, que l'irrévérence des crayons se taise devant la violence des armes. Nous devons craindre de nouveau que les juifs français se sentent menacés chez eux en France et en Europe. Nous devons craindre que tout musulman soit suspecté, par amalgame irresponsable. Nous devons craindre que la peur de l'autre soit agitée pour déstabiliser notre société. Nous devons le craindre car, si cela se produit, les terroristes auront gagné et nous, nous aurons perdu la liberté.

\*Chers collègues, nous, les représentants du Parlement, incarnons nous aussi tout ce que ces fanatiques haïssent: la collaboration pacifique entre des hommes et des femmes que parfois tout sépare. Ensemble, nous devons lutter pour ne jamais nous laisser contaminer par la haine des terroristes. Nous devons défendre la liberté de tous en Europe et dans le monde. C'est pour cela que nous rendrons également hommage aujourd'hui aux très nombreuses victimes des fanatiques de Boko Haram au Nigeria. C'est un moment de grande tristesse mais nous devons agir avec prudence.

\*Permettez-moi de citer l'ancien premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg, qui a dit après les attentats d'Oslo à Utoya: "Nous allons répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d'ouverture et de tolérance". Que ces mots guident notre travail dans cette Assemblée.

\*Je vous demande, chers collègues, de vous lever pour une minute de silence à la mémoire des victimes.

\*Merci beaucoup.

 
  
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  Alain Lamassoure, au nom du groupe PPE. – Monsieur le Président, je veux vous remercier, et remercier tous nos collègues qui ont participé avec nous, hier à Paris – boulevard Voltaire – à cette immense marche pacifique pour la liberté. Partout ailleurs, dans toute l'Europe, des millions de personnes en ont fait un formidable tsunami populaire.

C'est pourquoi ce 11 janvier restera la date de naissance de l'Europe des peuples unis dans la diversité, unis dans l'adversité, unis pour nos valeurs et contre la haine. Unis non pas dans les livres, non pas dans les traités et pas même dans les discours, mais dans la rue et dans les cœurs. Car les victimes de Paris sont les mêmes que celles qui sont tombées à Madrid, à Londres, à Oslo, à Bruxelles ou à Toulouse. Vous l'avez dit, Monsieur le Président: des journalistes tués parce qu'ils étaient journalistes, des policiers tués parce qu'ils étaient policiers, des juifs tués parce qu'ils étaient juifs, des musulmans tués parce qu'ils avaient lu dans le Coran que la paix est le plus beau des noms de Dieu et d'humoristes tués parce qu'ils osaient rire.

Les vraies cibles sont nos valeurs universelles que l'Europe a proclamées la première et autour desquelles est fondé tout le projet européen: la liberté d'expression, la liberté de croire, la tolérance, le droit à toutes les différences, la dignité de la personne humaine et, bien sûr, la valeur de la paix – la valeur suprême. La paix comme but, comme moyen de régler tous les différends en préservant toutes les différences. C'est le miracle qu'a réussi l'Europe. Ce miracle est menacé. Déjà la haine était revenue insidieusement dans les discours, elle revient maintenant dans les actes.

À nous d'être dignes de ce formidable cri de fraternité poussé hier dans un immense silence par toutes les foules d'Europe.

(Applaudissements)

 
  
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  Pervenche Berès, au nom du groupe S&D. – Monsieur le Président, au nom de ce qui nous unit, au nom de ce que nous défendons et continuerons de défendre, au nom des droits fondamentaux de toutes les femmes et de tous les hommes, au nom de leur liberté de penser, de dire, de croire ou de ne pas croire, d'aimer et de rire, au nom de mon pays, la France, au nom de tous les pays de l'Union européenne et du monde entier qui ont vu des êtres humains tomber parce qu'ils étaient au mauvais endroit, au mauvais moment, parce qu'ils croyaient en un autre au-delà ou pas, parce que leur métier était de nous protéger ou parce qu'ils étaient aux yeux de lâches assassins les porte-drapeaux de nos valeurs, j'affirme avec les millions de citoyens qui se sont levés à Paris, en France, dans les villes et les villages de la planète entière, hier et les jours précédents, que nous ne céderons jamais.

Parce que l'Europe s'est construite sur le refus d'horreurs commises en d'autres temps. Parce qu'à la terreur doit répondre plus de démocratie et plus d'état de droit. Parce que la diversité est féconde quand la tolérance et la solidarité sont ses étendards. Parce que comme ici, aujourd'hui, quand un malheur frappe un des leurs, les autres sont à l'unisson. Nous ne laisserons personne nous diviser, ni dans l'Union ni dans nos nations.

Oui, nous sommes tous Charlie. Ce Charlie si gaulois, satirique toujours, si libre. Ils sont tombés avec d'autres sous des balles qu'aucun dieu n'a jamais commanditées. Mais leurs idéaux resteront vivants parce qu'ils font notre raison d'être ensemble: le refus de la peur, de celle de l'autre, de la haine, de la barbarie.

L'idéal que les victimes des terroristes chérissaient est le nôtre: la démocratie. Soyons-en fiers, défendons-la et décernons un prix Sakharov exceptionnel à Charlie Hebdo.

(Applaudissements)

 
  
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  Helga Stevens, namens de ECR-Fractie. – De laatste dagen keken wij in Europa en de hele wereld met grote verbijstering en verdriet toe hoe onze Europese waarden van democratie, verscheidenheid, vrijheid en tolerantie bedreigd werden en hoe wij, burgers, en onze veiligheid aangevallen werden. Deze zinloze en weerzinwekkende daden van geweld en moord gaan ons bevattingsvermogen en ons verstand te boven.

Maar uit de duisternis die ons de voorbije week omringde, kwam wat ons verbindt sterker dan ooit naar voren: onze waarden. Europese burgers hebben massaal hun stem laten horen, een stem die zegt: “Wij staan voor vrijheid, wij staan voor tolerantie, wij staan samen.”

Deze week heeft aan Europa en de wereld getoond dat, wat er ook gebeurt, onze waarden onveranderd blijven. Wij geloven in de vrijheid om godsdienst te beleven, de vrijheid om te denken en te zeggen wat wij willen, maar vooral in een samenleving vrij van angst.

De tragedies en het lijden in Frankrijk moeten onze vastberadenheid nog sterker maken. Wij mogen niet onder elkaar vechten of elkaar met de vinger wijzen. De uitdaging bestaat er niet alleen in om onze veiligheid te verzekeren, maar ook om onze samenleving te verbinden. Alleen samen kunnen wij hier sterker uitkomen. Daarbij is niemand meer of minder omdat hij of zij een andere achtergrond heeft. Voor ons is het niet het verleden, maar de toekomst die van belang is. En dat zal een toekomst zijn, gebaseerd op de fundamentele Europese waarden en vrijheden.

Wij delen allen in de pijn van Frankrijk en bieden onze diepste blijk van medeleven aan. Woorden kunnen helaas het verdriet niet helpen minderen, maar wij kunnen vandaag wel beloven dat, wanneer haar waarden worden bedreigd, Europa sterk, vrij en verenigd zal blijven en daadkracht zal tonen.

 
  
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  Guy Verhofstadt, au nom du groupe ALDE. – Monsieur le Président, chers collègues, ce n'est pas la première fois que le terrorisme tue en Europe, mais jamais un attentat n'a provoqué un tel choc, comme l'a démontré la manifestation d'hier à Paris où l'on a pu voir côte à côte Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu.

Un symbole de la liberté d'expression, valeur première de notre démocratie, a été visé, et si nous sommes tous Charlie, ici dans cet hémicycle, c'est d'abord parce que nous sommes tous Européens et attachés au système séculier d'état de droit que nous avons bâti. N'oublions pas que parmi les trois policiers assassinés, il y avait une femme noire, un musulman et un français de souche. Cela prouve que nos sociétés sont multiculturelles et que notre état de droit a la vocation de donner une chance à tous.

Pourtant, de Madrid à Londres, et aujourd'hui à Paris, nous devons également reconnaître un échec. Ces terroristes sont nos enfants, nés, élevés et morts sur notre sol. Certes, l'enfermement sectaire qui frappe une partie de la jeunesse et l'endoctrinement djihadiste de certains est un phénomène qui touche tout le monde musulman, mais il pose aussi la question de notre rôle et de notre responsabilité européenne.

Pendant beaucoup trop longtemps, l'Europe a cru pouvoir se détourner des problèmes du monde. L'entrée en Iraq et l'indifférence envers la Syrie sont des sources de terrorisme. Elles ont un impact énorme sur nos vies quotidiennes et nous devons, ensemble, créer une capacité d'agir dans notre voisinage au lieu, Monsieur le Président, de confondre l'islam et l'islamisme, cette idéologie théocratique. L'islam a autant sa place dans nos sociétés que le christianisme, le judaïsme ou toute religion ou philosophie, et l'immensité des foules de toutes origines qui ont manifesté ces derniers jours en est la preuve vivante et vibrante.

Enfin, il nous faudra prendre des mesures supplémentaires contre le terrorisme à l'échelle européenne. Cette réponse ne peut pas prendre la forme d'une limitation des libertés civiles, mais doit justement servir à les préserver. La restriction de ces libertés est précisément le but visé par les terroristes.

Il y a peut-être quelque chose de positif, chers collègues, dans toute cette tragédie. La semaine dernière, pour moi, est née pour la première fois une autre Europe: l'Europe des peuples, l'Europe des citoyens et surtout l'Europe des valeurs.

(Applaudissements)

 
  
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  Patrick Le Hyaric, au nom du groupe GUE/NGL. – Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, nous saluons le puissant élan de solidarité des peuples européens et du monde entier avec le peuple français en deuil, mais debout et déterminé face aux exécutions dont ont été victimes des journalistes – beaucoup de mes amis personnels –, des policiers et des citoyens de confession juive. Hier, dans chaque ville et dans chaque village, le peuple de France, uni, s'est rassemblé pour dresser un front, un barrage solide contre le fondamentalisme intégriste, contre la barbarie. Et il l'a fait en étant bien conscient qu'ailleurs dans le monde, de Bagdad à Kaboul, d'Alep à Kobané, la même terreur inonde de sang les rues. Celles et ceux qui ont été assassinés l'ont été pour ce qu'ils représentaient. Certains la religion juive, les policiers le service public de la République française, et nos amis journalistes parce qu'ils représentaient l'esprit libre et frondeur, le refus de l'esprit de caserne.

Par fidélité aux idéaux de ces amis exécutés, il nous faudra éviter toute récupération politicienne et réfléchir à travailler plus aux moyens d'éviter cela, aux moyens efficaces d'éradiquer le terrorisme. À l'évidence, l'esprit de guerre ne le permet pas. Quel est le bilan de quinze années de guerre contre le terrorisme? Il faut s'y prendre autrement et porter un plan de codéveloppement, de dialogue avec les peuples du Proche et du Moyen-Orient. Le refus de faire droit au mouvement national palestinien depuis si longtemps n'a fait que jeter du sel sur des plaies de l'humiliation. Le débat va certainement naître aussi entre la dialectique de liberté et celle de la sécurité. On ne peut sacrifier la sécurité sur l'autel de la liberté. On ne peut sacrifier la liberté sur l'autel de la sécurité. Les deux doivent vivre et progresser de pair. Nous avons la responsabilité de jeter de nouveaux ponts avec la Méditerranée pour un nouveau type de dialogue et de coopération tout en asséchant le financement des réseaux terroristes.

Enfin, on ne peut laisser, comme c'est le cas aujourd'hui, tant de quartiers à l'abandon, d'enfants, d'adolescents en souffrance, de jeunes sans avenir. Voilà pourquoi il faut sortir des choix d'austérité pour donner des moyens financiers à l'école, à la culture, au sport, à la formation, à la petite enfance, à l'emploi et à l'aide aux villes.

Ceci doit nous faire réfléchir en même temps. Il faut absolument sortir des amalgames, des discours de division et de haine qui se répandent depuis des mois. Au contraire, c'est l'esprit de l'unité populaire qui doit primer, l'esprit du débat, le rejet de l'exclusion pour faire société commune, Europe commune.

La France a dit hier son esprit de fraternité, du vivre ensemble contre la barbarie, soyons-en dignes!

(Applaudissements)

 
  
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  Michèle Rivasi, au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Président, chers collègues, mes pensées – nos pensées – vont aux dix-sept victimes, artistes et journalistes défendant la liberté d'expression, policiers, juifs, chrétiens, athées et musulmans, ainsi qu'à leurs familles et à leurs proches. Mes pensées vont à ces millions de citoyens en France, en Europe et dans le monde qui ont exprimé leur chagrin et leur soutien, et qui nous ont encore rappelé hier que le camp de la peur et de la haine n'a pas gagné.

Pourtant, au lendemain de ces attentats, au réveil de cet immense choc en France et en Europe, nous devons encore veiller à ne pas tomber dans un double piège. Le piège des fanatiques à l'origine de ces terribles attentats, mais également le piège des démagogues de tous bords qui considèrent les événements de ces derniers jours comme une déclaration de guerre de l'islam au reste de la planète. Tout comme nous n'accepterons pas de guerre de civilisation, nous n'accepterons pas les amalgames nauséabonds pratiqués par les mouvements identitaires et nationalistes à travers l'Europe.

Un autre piège s'annonce également, celui de voir nos libertés publiques noyées sous un nouvel arsenal sécuritaire au prétexte de lutter contre le terrorisme. Rappelez-vous la réponse apportée par les États-Unis après le 11 septembre: le Patriotic Act a mené à de nombreuses dérives qui ont mis en danger les droits et libertés des citoyens jusqu'en Europe, à l'instar du scandale des prisons et des vols secrets de la CIA. Ne tombons pas dans ce piège. On ne protège pas les droits humains en les reniant, on ne protège pas la liberté avec moins de liberté, comme le déclarait M. Schulz.

Agissons contre la stigmatisation et la discrimination des enfants d'Europe en fonction de leur religion, de leur nom, de leur origine ou du quartier où ils vivent. Stoppons cette spirale où l'échec annoncé de notre jeunesse se transforme pour tous en désespoir et pour quelques-uns en haine et en barbarie. Puisque nous préparons un plan d'investissement européen, profitons-en pour donner une priorité à l'éducation, à la formation et au service public pour ces millions de jeunes, donnons aux enfants d'Europe plus d'amour et moins de haine comme l'illustrait encore, il y a peu, une couverture du magazine de Charlie Hebdo.

(Applaudissements)

 
  
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  Nigel Farage, on behalf of the EFDD Group. – Mr President, I join with you and others in utterly condemning what has happened and in sympathising with the families and friends of those affected. It was quite something to see millions of people on the streets of Paris and elsewhere – sincere, worried, and, in some cases, very frightened people.

However, there were also 40 significant, important political leaders, and they too were using the language of unity and solidarity; but I am afraid, for them, ‘Je suis Charlie’ is simply not enough, because we need now to have an honest admission that, actually, our political decisions have led to much of what has happened.

Just think about foreign policy: from Afghanistan, through Iraq to Libya, and even the attempt to seek to arm the rebels in Syria. We were told that all of this was done to make our streets safer. In fact, what we have done is to stir up very deep resentment within much of the Muslim community, and it has had the very opposite of the desired effect. We have pursued policies of mass immigration at a rate that has made it frankly impossible for many new communities to integrate. For that, I think, we have to hold our hands up.

Perhaps worst of all, we have been guilty of weakness, of lack of courage and of a lack of assertion in who we are as people, and we have turned a blind eye within many of our minority communities to practices that would not be tolerated in the rest of the population. Indeed, we have allowed preachers of hate to go around saying things that are totally unacceptable.

The result of all this is that we have, I am sad to say, a fifth column that is living within our own countries and is utterly opposed to our values. How we deal with that problem is vital for the future. We must embrace the vast majority of Muslims, who themselves are horrified at the civil war that is going on within Islam. But unless we are prepared to admit our own culpability in much of what has happened, we are not going to be able to find solutions. I would suggest for the future, however, that we are going to have to be a lot braver and a lot more courageous in standing up for our Judeo-Christian culture.

(Applause from the right)

 
  
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  Marine Le Pen (NI). - Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, permettez-moi d'abord de remercier les peuples frères d'Europe qui se sont sentis depuis cinq jours en communion avec le peuple français et ont rendu avec nous hommage à toutes ces vies détruites.

Je crois que le premier devoir que nous avons à l'égard des victimes, c'est de mettre un nom sur ce qui les a tuées. Ce n'est pas le terrorisme qui les a tuées. Le terrorisme, c'est un moyen. C'est le fondamentalisme islamiste qui les a tuées. C'est cette idéologie mortifère qui a fait tant de victimes et tant de malheurs depuis cinq jours mais qui en fait tant dans le monde par milliers aujourd'hui, au moment même où nous nous parlons.

Nos sociétés, nos pays sont attaqués parce que nos valeurs sont honnies par les fondamentalistes. Cela aussi, nous nous devons de le regarder en face. Nos valeurs, au premier rang desquelles est évidemment la liberté.

M. Mezri Haddad, ancien ambassadeur de Tunisie auprès de l'Unesco, dénonçait dans une tribune, il y a quelques jours, trente ans de laxisme, d'angélisme, de conformisme, écrits par les concessions aux tenants de l'islam identitaire, holistique et totalitaire, au nom de la démocratie et de la tolérance républicaines. Il appelait à l'autocritique. C'est cela que nous devons faire, l'autocritique. L'Europe est-elle capable de nous protéger nous, peuples européens, de la menace du fondamentalisme islamiste? Est-ce que l'ouverture totale de nos frontières nationales peut être un moyen pour contrôler les fondamentalistes qui passent les frontières dans un sens ou dans l'autre? Est-ce que les politiques économiques d'austérité ne sont pas celles qui ont effondré nos capacités de réponse et ont désarmé notre police, nos moyens de renseignement et notre armée? Voilà toutes les questions que nous devrons nous poser.

Moi, en ce qui me concerne, ma religion est faite: laissez les nations se défendre!

(Applaudissements à droite)

 
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