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Mittwoch, 25. Februar 2015 - Brüssel Überprüfte Ausgabe

14. Bericht über die informelle Zusammenkunft der Staats- und Regierungschefs (12. Februar 2015) (Aussprache)
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  Der Präsident. - Als nächster Punkt der Tagesordnung folgt die Aussprache über die Erklärungen des Europäischen Rates und der Kommission über den Bericht über die informelle Zusammenkunft der Staats- und Regierungschefs (12. Februar 2015) (2014/2942(RSP)).


  Donald Tusk, President-in-Office of the Council. - Mr President, it is a pleasure to be with you again after this month’s meeting of the European Council. The main purpose of informal summits is to discuss and consult, not to negotiate. Our meeting was short and the outcome quite concise. It took place against the background of rapidly-changing events.

Of the four great challenges on the table, the first was Ukraine. We had an exchange with Ukraine’s President, Petro Poroshenko. He joined us to present the Minsk ceasefire and to share his assessment of the situation on the ground. We thanked Chancellor Merkel and President Hollande for their indispensable efforts for peace as the initiators of the Normandy Four talks. We gave the fragile agreement our cautious support. The European Union still hopes for peace so that the independence, sovereignty and territorial integrity of Ukraine can be restored as soon as possible.

However, we remain very sceptical. The 2014 Minsk Agreement was not honoured. Debate among the leaders focused on how to support the implementation of the new peace deal. If this does not happen, we will not hesitate to take the necessary steps. The ceasefire, which was supposed to take effect at midnight on 15 February, has been violated more than 800 times according to the OSCE. I am in contact with Chancellor Merkel and President Hollande and in consultation with all leaders. The European Union stands united on this question and will stay the course. Additional sanctions remain on the table. We should be ready for any development, good or bad.

On 12 February, leaders recalled the terrible attacks in Paris which killed 17 people. We committed ourselves to a new counter-terrorism work plan. This is set out in the joint statement adopted at the summit. The new work plan mainly requires the European Union to do what it is already doing in the field of internal security, but we need to do specific things better and faster, such as making far better use of the security arrangements of Schengen or reviewing regulations for firearms.

The recent fatal attack in Copenhagen underlines the necessity. These attacks only strengthen our determination to fight all kinds of extremism and terrorism. I take this opportunity to express our deepest sympathy and support to Denmark, the Danish people and the families of the victims.

Although Libya was not on the agenda of the February informal European Council, the terrible and dangerous events in that country are the latest convincing reason to address this pressing issue. National security is a matter for national governments. Nevertheless, there are important areas where we can support each other and where common action is even vital. In that respect, I warmly welcome the recent progress towards restarting the negotiations on an EU agreement on passenger name records. I have no doubt that we can effectively protect the security of citizens without diminishing the right to privacy. Your help on this issue is absolutely crucial and invaluable. The European Council will come back to this matter in June, amongst other things. Meanwhile our countries will face this threat together, calmly and with determination.

As for Greece, our February meeting was clearly not the right moment for uncoordinated negotiations on the Greek assistance programme. We heard from the President of the Eurogroup, who outlined what the state of play was in discussions with Greece. We welcomed Prime Minister Tsipras as a new member of the European Council, who gave us his view of the situation. We agreed that the talks would go on, as they did, at ministerial level so that common ground could be found. I had no doubt that this would happen. Close contacts were maintained with all the relevant parties so that agreement could be reached in principle at the Eurogroup last Friday. I was glad to see Eurozone ministers give the green light to Greece’s reform plans yesterday.

Finally, we briefly considered the future of economic and monetary union itself. We need to improve economic policy-making in the Eurozone. All the principal authors of the so-called Four Presidents’ Report were in the room, so the setting was right to open this discussion. President Juncker presented background analysis and posed questions that need to be answered if we are to achieve better economic governance. However, one point is already perfectly clear. After the recent decision of the ECB, the priority is to make national economies more compatible with monetary union. This cannot be done from Brussels but through strong political ownership of economic reforms at national level.

We now look ahead to the March European Council. In the next three weeks we will follow the situation in Ukraine and in Libya day by day with great precision. The March summit will also be a time to consider the strategic outlook for the eastern and southern neighbourhoods. We will continue our discussion on the European economy and, of course, we will also focus on an issue that is as close to my own heart as it is to many in this Parliament, that is, the urgent need for a European Energy Union, as Vice-President Šefčovič has just outlined. The European Union can – and must – make progress in this area soon.



  Jean-Claude Juncker, Président de la Commission. - Monsieur le Président, Monsieur le Président du Conseil, chers collègues, le Conseil du 12 février fut un Conseil informel, sans prise de décision. Ce fut un Conseil utile et, en dépit des annonces qui avaient été faites, ce fut un Conseil sans drame. Il fut court et il fut efficace, comme le fut son président.

Nous avons évidemment, quelques semaines après les événements de Paris, discuté de la lutte contre le terrorisme et, sur ce point, nous sommes tombés d'accord pour dire que les accords de Schengen ne posent pas problème. Schengen est une réponse au problème et nous avons donc écarté, sur la base des propositions de la Commission, toute idée d'apporter des amendements massifs et de substance aux accords de Schengen.

Lorsqu'il s'agit de lutter contre le terrorisme, il ne faut pas agir dans la hâte. Les réponses au terrorisme ne se font pas à la va-vite. Rappelez-vous les erreurs que nos amis américains ont commises immédiatement après les attentats du 11 septembre à New York et à Washington. Il faut garder son calme, tout en restant sérieux. C'est ce que nous avons fait en matière de registre européen unique des données concernant les passagers.

Sur ce point, je voudrais, Monsieur le Président, rendre hommage à cette assemblée pour avoir consenti à revenir sur une décision qui fut prise par une de vos commissions. Je voudrais, Monsieur le Président, vous rendre personnellement hommage parce que vous avez tout fait pour que le Parlement, ses différentes commissions, ses instances et ses membres puissent se rapprocher du point de vue qui fut celui de la Commission qui a précédé la mienne.

Je ne critique pas le Parlement pour la décision qu'il semblait avoir prise il y a quelques mois, parce que l'aspect du respect des droits fondamentaux et des libertés publiques est une des considérations qui animent aussi l'action de la Commission. Mais sur ce point, il faudra agir et réagir avec sévérité.

Nous avons discuté, lors du Conseil du 11 février, de l'Union européenne de l'énergie. Ce matin, la Commission a pris une décision en ce sens. Personnellement, j'ai toujours considéré – sans l'avoir toujours fait – qu'il faut lancer les grands projets en début de législature. Si je l'avais fait dans ma vie antérieure, le résultat aurait été meilleur. Mais, en tant que président de la Commission, je voudrais que les grands projets, ceux qui reflètent les priorités de la Commission, soient entamés immédiatement. Ceci a eu pour conséquence que nous nous sommes mis d'accord sur un livre vert concernant l'Union des marchés des capitaux. Je sais que Guy n'aime pas le fait que la Commission présente un livre vert – il préférerait peut-être un livre bleu, mais cela aurait une connotation partisane. Philippe, lui, aime, bien sûr, les livres verts, mais il faudra que les réponses, elles aussi, soient ultravertes. On verra à l'autopsie, si j'ose m'exprimer ainsi.

Nous avons lancé, comme je le disais, une Union de l'énergie. Nous avons fait en sorte qu'en matière de transparence des travaux et des méthodes de travail de la Commission les choses soient clarifiées. Nous avons l'intention de prendre toutes les décisions nécessaires en matière de marché unique numérique, ce sera fait en mai. Tous les grands projets de la Commission ont donc été entamés et les initiatives y afférentes seront lancées sous peu et dans l'ordre.

Lors du Conseil présidé par le président Tusk, nous avons présenté une étude analytique sur les causes de la crise de l'Union économique et monétaire. Puisque ce fut la partie la plus facile, nous avons présenté à nos collègues du Conseil européen un questionnaire sur les points essentiels relatifs à l'avenir de l'Union économique et monétaire. J'ai lu que certains ont regretté que je me sois borné à poser des questions. Mais si vous ne posez pas de questions, vous n'obtenez pas de réponses. Si nous voulons des réponses – et je veux des réponses sur la dimension essentielle de l'Union économique et monétaire – il faut poser des questions. Nous les examinerons avec le président Tusk, le président Dijsselbloem et le président Draghi au cours des semaines à venir et nous associerons de la façon la plus étroite possible le président du Parlement européen à cet exercice.

Je voudrais préciser ici que c'est un rapport des quatre présidents. Nous y associerons donc Martin Schulz. Ce n'est pas un rapport des quatre institutions plus le Parlement européen. C'est un travail personnel et je voudrais donc, tout comme les autres présidents l'ont fait jusqu'à présent, que nous nous bornions à examiner nos idées personnelles. Pas celles de notre institution.

Personnellement, je n'ai jamais eu un débat au sein de la Commission. Donald n'a jamais eu un débat au sein du Conseil européen. Quant à M. Draghi, comme il est indépendant, je ne sais pas ce qu'il a fait mais nous, les autres, qui sommes dépendants, nous devons savoir que c'est un rapport qui reflète les vues personnelles des cinq présidents et je me félicite du fait que le président du Parlement soit associé à cet exercice.

En ce qui concerne le plan d'investissement, qui porte à tort mon nom – mais j'aime ça –, je voudrais rendre hommage ici au Parlement européen, à ses commissions et à ses deux rapporteurs, qui font un excellent travail. M. Bullmann et M. Fernández travaillent d'arrache-pied pour permettre au Parlement de prendre une décision sur ce plan et sur les textes législatifs qui l'accompagnent au plus tard au mois de juin. J'insiste sur la nécessité de prendre une décision parlementaire au mois de juin. Je voudrais rappeler devant vous, Monsieur le Président, que j'ai sciemment choisi la méthode communautaire pour adopter ces textes. Il eût été possible que seuls la Commission et le Conseil prennent les décisions mais j'ai voulu – parce que je l'avais promis devant vous – associer le Parlement européen dans le cadre de la méthode communautaire, dont je ne cesse de dire qu'il faudra que nous la réhabilitions, ce que nous avons fait sur ce point précis.

Nous avons pris aujourd'hui, en tant que collège des commissaires, une décision sur les aspects budgétaires qui concerne un certain nombre d'États membres – non pas un seul, mais plusieurs États membres. Étant donné que l'attention du grand public, y compris l'attention parlementaire, s'est braquée sur le cas de la France, je voulais vous dire que nous venons de décider, aujourd'hui, d'inviter la France à réduire son déficit structurel cette année, en 2015, de 0,5 %, ce qui aura pour conséquence que le gouvernement français devra amender le budget qu'il a voté pour 2015 de 0,2 %.

Nous voudrions que la France réduise son déficit structurel de 0,75 %, 0,8 % ou 0,9 % en 2016. Nous allons accorder à la France un délai supplémentaire de deux ans mais nous allons augmenter en intensité la procédure qui concerne les déséquilibres macroéconomiques. La France sera donc – vous m'excuserez de l'expression – sous une surveillance renforcée. J'aimerais dire qu'elle sera accompagnée d'une façon plus intense par la Commission en ce qui concerne ses ajustements budgétaires.

Nous travaillons donc, nous faisons ce que nous pouvons. Nous ne pouvons pas faire tout ce que vous souhaitez que nous fassions mais, pour notre action, nous attendons le soutien du Parlement européen. Sans le Parlement européen, la Commission est sourde et muette. Elle ne parle pas et ne peut pas agir. Permettez-nous donc d'agir.


  Der Präsident. - Meine Damen und Herren! Wir kommen jetzt zur Aussprache. Bevor ich die Aussprache eröffne, zwei kurze Mitteilungen:

Bei dieser Aussprache werde ich strikt auf die Zeit achten, weil ich von den Fraktionen gebeten worden bin, möglichst – auch wegen der nachfolgenden Debatten – auf die Einhaltung der Redezeit zu achten. Sie wissen, ich bin sonst sehr generös, aber dieses Mal muss ich Sie bitten, sich strikt an die Zeiten zu halten. Im Übrigen werde ich dieses Mal keine Catch-the-eye-Verfahren und auch keine Blue Cards akzeptieren können.

Dann muss ich Ihnen eine zweite Mitteilung machen, die von besonderer Bedeutung ist: Wir haben in unseren Institutionen regelmäßig Praktikanten und Praktikantinnen von Parlament und Kommission. Die Praktikanten des Europäischen Parlaments haben gegen die Kommissions-Praktikanten Fußball gespielt. Ich geben Ihnen jetzt das Ergebnis bekannt: 10 : 1 für das Europäische Parlament. Ich glaube, man sollte das in Anwesenheit des Kommissionspräsidenten nicht verschweigen.

(Zwischenruf von Herrn Juncker: Je suis d’accord avec le resultat.)

Herr Tusk, Sie schauen schon. Ich weiß, Sie sind ein alter Fußballer wie ich. Stellen Sie im Rat mal eine Mannschaft zusammen, dann schauen wir mal, wie die Praktikanten des Rates gegen uns abschneiden.

Wir kommen jetzt zur Aussprache.


  Jacek Saryusz-Wolski, on behalf of the PPE Group. – Mr President, just two weeks have elapsed since the last informal Council and it seems that it was ages ago; the time has so much accelerated. The Council was meant to be initially on terrorism, but life added two more topics: the Greek crisis and Ukraine under attack. What do those three cases have in common? They are three tests for our European values. The first, on the Charlie incident: freedom of expression, terrorism and security of citizens. We did deliver a consistent plan of action, as was reported by President Tusk.

On the second, Greece: we stood up to the principle of binding commitments of Member States, pacta sunt servanda: the same rules for all on fiscal responsibility. But at the same time we have merged responsibility with solidarity with Greece – and we really did deliver on Greece, as it appears today, President Juncker.

On the third case, Ukraine: it also tests our values. It joins the features of the two previous cases: Charlie and terrorism, and Greece. It is about terrorism and it is about economic collapse. The Ukraine case is about changing borders by force and violating national law through state-sponsored terrorism by Russia and by waging war.

Will the EU stay the course, to quote President Tusk, of a value-based foreign policy? Shall we be faithful to our principle ‘more sanctions in response to more war’? We are giving a chance to diplomacy through the Minsk agreements, but we should support it with proper leverage and pressure, by imposing an economic cost on the aggressor, by allowing the victim to defend itself against the aggressor, and by supporting its defence capabilities according to two principles of international law: first, the right to defend; second: the responsibility to protect. For all that we need strength and unity.


  Gianni Pittella, a nome del gruppo S&D. – Signor Presidente, onorevoli colleghi, ringrazio molto il Presidente Juncker per aver annunciato che il documento sul futuro dell'Europa sarà sottoscritto da cinque presidenti. Un'esclusione del Parlamento europeo sarebbe stata incomprensibile, inspiegabile e ingiusta. Merita di essere coinvolto il Parlamento europeo per la persona del Presidente e per il valore delle istituzioni.

Dirò tre cose velocemente. La prima: sulla Grecia l'accordo raggiunto è positivo. Bisogna far capire a tutti che l'esito delle elezioni va rispettato e che è impensabile pensare a delle rivincite. C'è un governo in carica, può piacere o non piacere, a me non piace molto, ma esiste. Bisogna capire il senso di quel risultato elettorale, la reiezione dell'austerità e bisogna capire che il governo, oggi, deve operare e deve passare dalla fase della propaganda alla fase della scelta sui nodi concreti. Serve un processo riformatore serio che riguardi l'equità fiscale, l'equità sociale, la riforma della pubblica amministrazione, la lotta alla corruzione. Su tutto questo misureremo la capacità di dare delle risposte.

Secondo punto: politica estera, Ucraina. Ha detto il Presidente Tusk e lo ringrazio, "accordo fragile", però, menomale che c'è, bisogna renderlo più solido, tenendo alta la pressione sulla Russia e facendo tutto ciò che dobbiamo fare per un cessate il fuoco consolidato e possibilmente trasformato in una pace. Libia: grazie Presidente Tusk, perché Lei ha ricordato la Libia. La Libia rappresenta una drammatica emergenza e non gode di attenzione sufficiente e adeguata. Da lì arrivano pericoli inenarrabili per tutti noi. Bisogna assolutamente focalizzare, sono convinto che il nostro Alto rappresentante, Federica Mogherini, darà le risposte giuste.

Infine: immigrazione, Lampedusa. Giusto aver potenziato "Triton", ma penso che non basti, penso che dovremmo provare a fare Mare Nostrum europeo. Infine, lotta al terrorismo, concludo, nessuna pregiudiziale sul PNR, andiamo avanti, ma sappiamo che non basta fare il PNR per sconfiggere il terrorismo, bisogna fare molte altre cose e io mi auguro che riusciremo a farle.


  Krisztina Morvai (NI). - Mr President, as I wrote to you, you have no right to unilaterally change the agenda that was accepted by Parliament at the beginning of the session, and on this agenda there is a catch-the-eye procedure after this debate.


  Der Präsident. - Frau Morvai, Sie haben Recht. Ich habe nicht das Recht, einseitig die Tagesordnung zu ändern. Das habe ich auch nicht getan. Artikel 162 Absätze 6 und 7 regeln das Verfahren für Catch-the-eye und Blue Cards. Bei Catch-the-eye ist es so, dass verbleibende Debattenzeiten, die nicht genutzt werden, durch die aufgeteilten Zeiten für Catch-the-eye genutzt werden können. Ich habe am Anfang der Debatte aber gesagt, dass wir leider keine verbleibende Zeit haben. Wir sind jetzt schon im Verzug.

Zweitens: Blue Cards sind ausschließlich in das Ermessen des Präsidenten gestellt.

Sie können das gerne nochmal nachlesen: Artikel 162 Absätze 6 und 7.


  Anna Elżbieta Fotyga, on behalf of the ECR Group. – Mr President, I had a dream – actually it was a dream about the European Union of my hopes and expectations, the European Union of several years ago. It would probably have been, first, the exchange of views with the President of a victim country, then discussions among the EU leaders, adoption of the negotiating mandate and empowering by the Treaty authorities of the European Union to negotiate if it was decided to negotiate.

What do we have instead? The Normandy format, whatever that means. Lack of participation by both the High Representatives, the President of the Council and the President of the Commission. And we have the result, and our cautious support and the support without reservations during the G7 debate. Certainly we have a huge problem: not only conflict, we have a real war, breach of international law, annexation of a sovereign country and our lack of decision. We must know that the Russian Federation has not fulfilled any agreement reached in respect of Ukraine, yet, during the informal Council, we decided not to discuss further sanctions and it means that Minsk too is just freezing this conflict. We have to go further and we have to adopt further firm, decisive decisions that empower the EU.

I really appreciate the outcome of the informal Council in terms of anti-terrorist measures, including the prospects for the PNR Directive: it is very important. We have been engaged within my political group in discussing this matter.

On Greece, there are two sides to this problem. Certainly we have to be very clear in our discussions with the people of Europe about the consequences of monetary union. But we also have to remember that acceptance of Greece was a political decision, as is the monetary union itself, and we cannot pretend that it is only a question of economic considerations now.


  Guy Verhofstadt, au nom du groupe ALDE. – Monsieur le Président, je voulais d'abord réagir aux propos du président Juncker sur le PNR. Le Parlement n'a renoncé à rien et ne reverra rien. Nous avons, à une grande majorité, voté une résolution qui est claire. Nous voulons un PNR au niveau européen. Pour cela, nous demandons à la Commission des propositions sur la nécessité et la proportionnalité, qui sont les deux conditions de base pour avoir un tel système, et nous demandons également au Conseil d'agir, c'est-à-dire d'avancer dans l'approbation de la directive sur la protection des données. Cela signifie que ce n'est pas nous qui allons revoir notre position, mais que nous allons, tous les trois, faire en sorte – si le Conseil et la Commission font ce qu'ils ont à faire – d'avancer ensemble sur ce dossier, et non séparément ou indépendamment.

Deuxièmement, Monsieur Juncker, je pense que vous avez produit une note convaincante sur la gouvernance économique. Je pense qu'aujourd'hui enfin, nous en avons terminé avec ces contractual arrangements, cette idée complétement folle sur laquelle nous avons travaillé pendant deux ans et selon laquelle la Commission allait conclure un accord avec un État pour les réformes. Je crois qu'il faut aller dans une autre direction, c'est-à-dire celle d'une convergence globale dans l'Union européenne et dans la zone euro. Là, je crois que l'approche est bonne.

That gives me the third point that has been discussed in this informal Council on Greece. I think it was a wise decision, Mr Tusk, that four months’ more time has been given, because that is the outcome of the deal with Greece, so that they can describe the reforms that they want to make. I think that was a wise decision, but I hope they are going to be real reforms. I see that they want to take on tax evasion – I think that is very good – and they want to make proposals on corruption – but that is not sufficient.

I was not too impressed by the letter of the Greek government of a few days ago. There are other things to do: for example, opening closed professions to young people; downsizing and reforming the public sector is also an absolute need in Greece; and finally, transforming public banks into competitive private financial institutions – something that Greece does not have today. So I think that we have really to wait now for the additional proposals from the Greek Government before we can go further, but I think it was a good decision to take a period of four months, it was not going to be possible to do that job within a few days or a few weeks.

I come finally to the question of Ukraine. The issue is, as Mr Tusk said, that the Minsk II agreement has been breached 800 times, and I think that we have to reflect on this. We have to ask the question: is our strategy towards Russia the right strategy? What is our strategy toward Russia? It is: he moves into Crimea and we react; he moves into the eastern provinces of Ukraine and we react; he is breaching the Minsk II agreement and maybe we shall react.

I think that we have to do the opposite – that in a certain way we have to decide already now on additional economic sanctions, not to put them immediately in place but to say to the Russian leadership: if you breach this or that agreement, these are the new economic sanctions that we shall put in place. Not to wait – we always react to a move of Putin – but to do the opposite, deciding with the European Council, based on proposals by Mr Tusk and Mrs Mogherini, on a number of new economic sanctions, and saying to the leadership in Russia that these sanctions are going to be a reality if he continues his permanent aggression towards the agreements that have been made and to the Ukrainian State.


  Δημήτριος Παπαδημούλης, εξ ονόματος της ομάδας GUE/NGL. – Κύριε Πρόεδρε, η απάντηση που θα δώσει η Ευρωπαϊκή Ένωση, το Eurogroup, η Επιτροπή, η Ευρωπαϊκή Κεντρική Τράπεζα στα θέματα που έθεσε η ελληνική κυβέρνηση είναι και ένας καθρέφτης για το πώς θα αντιμετωπίσει τα ίδια τα δικά της προβλήματα η Ευρωζώνη, γιατί αυτά τα χρόνια έχουμε μείωση των επενδύσεων στην Ευρωζώνη, οικονομική στασιμότητα, αποπληθωρισμό, τον κίνδυνο μιας νέας ύφεσης, αύξηση της φτώχειας και της ανεργίας σε όλη την Ευρωζώνη.

Υπάρχει μια μελέτη της McKinsey που λέει ότι στα τελευταία χρόνια υπάρχει αύξηση του δημόσιου χρέους σε όλη την Ευρωζώνη: 15 από τα 19 κράτη μέλη της Ευρωζώνης έχουν χρέος πολύ πάνω από το όριο που έθεσε η Συνθήκη του Μάαστριχτ, επτά από τα κράτη μέλη της Ευρωζώνης έχουν δημόσιο χρέος πάνω από 100% και τη μεγαλύτερη αύξηση του χρέους τα τελευταία χρόνια την έχουν οι τέσσερις χώρες που μπήκαν σε μνημόνιο: η Ιρλανδία, 172% αύξηση του δημόσιου χρέους, η Ελλάδα, 103% αύξηση του δημόσιου χρέους, η Πορτογαλία, 100% αύξηση του δημόσιου χρέους, και η Ισπανία, 72% αύξηση του δημόσιου χρέους.

Σημειώνω με ικανοποίηση ότι σήμερα η συζήτηση για την Ελλάδα δεν είναι στους πολεμικούς εκδικητικούς τόνους που υιοθέτησαν οι γερμανοί Χριστιανοδημοκράτες πριν λίγες ημέρες, όταν ήθελαν να εκδικηθούν τον ελληνικό λαό γιατί ψήφισε αντίθετα με τις δικές τους επιθυμίες.

Σημειώνω θετικά τη δήλωση που έκανε ο Πρόεδρος της Επιτροπής, ο κ. Juncker, πριν λίγες ημέρες, μιλώντας στην Οικονομική και Κοινωνική Επιτροπή, όπου είπατε, κύριε Πρόεδρε, ότι φερθήκατε απαράδεκτα ως ευρωπαϊκοί θεσμοί απέναντι στους Έλληνες, τους προσβάλλατε και ότι έγιναν και λάθη στην εφαρμογή του προγράμματος. Αυτό που δόθηκε με την απόφαση του Eurogroup δεν είναι μόνο μία χρονική ανάσα· είναι η δυνατότητα να συνδυαστούν δύο πράγματα: το πρώτο είναι η ανάγκη να τηρούνται οι κανόνες και το δεύτερο είναι η ανάγκη να σεβόμαστε όλοι τη δημοκρατία και το αποτέλεσμα των εκλογών, που λέει ότι κάτι πρέπει να δούμε, μήπως πρέπει να το αλλάξουμε και ότι κάναμε λάθος.

Αυτό ακριβώς επιδιώκουμε, αποδεχόμενοι της δεσμεύσεις μας και ζητάμε την ευρωπαϊκή αλληλεγγύη και στην καταπολέμηση της διαφθοράς και της φοροδιαφυγής, ζητώντας και τεχνική βοήθεια –κάτι που, όπως είπε ακόμη και ο Δρ Schäuble, αρνήθηκαν οι προηγούμενες κυβερνήσεις –, ζητάμε και την ενίσχυση του επενδυτικού πακέτου Juncker με κριτήρια τέτοια ώστε να κατευθυνθούν αυτές οι επενδύσεις στις χώρες που έχουν μεγαλύτερη ανάγκη, γιατί έχουν μεγαλύτερη ανεργία και μεγαλύτερη αποεπένδυση, και φυσικά να αξιοποιήσουμε και την ευελιξία στο σύμφωνο σταθερότητας, που ένας πρώην Επίτροπος αρμόδιος για το θέμα, ο κ. Prodi, είχε χαρακτηρίσει «ηλίθιο», και την ποσοτική χαλάρωση που αποφάσισε η Ευρωπαϊκή Κεντρική Τράπεζα.

Κλείνω με δύο λέξεις για το θέμα της Ουκρανίας. Η ειρηνευτική συμφωνία είναι ένα μικρό δενδράκι. Κινδυνεύει να ξεραθεί. Η δουλειά η δική μας είναι να ενισχύσουμε με ψυχραιμία αυτή την ειρηνευτική προσπάθεια.

Όσο για το θέμα της αντιμετώπισης των τρομοκρατικών επιθέσεων, εκτός από την αλληλεγγύη μας στους λαούς της Γαλλίας και της Δανίας, σημειώνω θετικά την ψύχραιμη τοποθέτηση του κ. Juncker, ότι δεν πρέπει να κάνουμε τα λάθη που έκαναν οι Αμερικανοί μετά το 2001.


  Philippe Lamberts, au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Président, je voudrais principalement parler de la Grèce, en commençant par poser la question suivante: avions-nous vraiment besoin d'un psychodrame qui a duré presque quatre semaines? Un psychodrame qui a vu le nouveau gouvernement grec faire comme si la campagne électorale avait continué au-delà du 25 janvier, en se fendant de déclarations incendiaires comme: "Notre pays est en faillite", ce qui allait évidemment entraîner des conséquences du côté de la BCE, ou en insistant sur le fait de revenir sur la question des réparations de guerre.

Mais tout aussi irresponsable était l'insistance quasi obsessionnelle d'un certain nombre de membres du Conseil à affirmer: "La Grèce paiera!" ou, sous-entendu, "la Grèce sortira!", comme, rappelez-vous, en France dans les années 1920: "L'Allemagne paiera!". Ces déclarations étaient d'autant plus irresponsables que le chef de file qui les faisait n'était autre que le ministre allemand des finances,

\*Deuxièmement, et j'insiste là-dessus, le nouveau gouvernement grec est bien plus fiable dans ses promesses que l'ancien gouvernement de la Néa Dimokratía – l'équivalent du PPE – ou du PASOK – le parti social-démocrate – en ce qui concerne la mise en place, tout simplement, d'un appareil fiscal en Grèce. À ce sujet en effet, si l'Union européenne pouvait apporter à la fois son expertise, mais aussi sa force de frappe pour obtenir – vis-à-vis, par exemple, de pays tiers comme la Suisse – des informations, et en fait le retour d'un certain nombre d'impôts non payés, je pense qu'elle rendrait ainsi un réel service à la Grèce.

\*Troisièmement, il faut mettre l'économie grecque sur le chemin d'un développement durable. Je dirais ici que nous rejoignons les priorités de la Commission: investissement et transition énergétique – nous en avons déjà parlé aujourd'hui. Imaginez-vous: la Grèce pourrait devenir un exportateur net d'énergie, notamment vers le reste de l'Union. Voilà donc une source, me semble-t-il, très utile de ressources financières pour l'État et pour l'économie grecque, et nous devons donc là aussi donner la priorité aux investissements, notamment européens, dans la transition énergétique en Grèce.

\*Je voudrais simplement terminer en disant que personne ici ne peut avoir intérêt à jouer sur l'échec du nouveau gouvernement grec, pour des raisons bassement politiciennes. Parce que l'échec du nouveau gouvernement grec signifierait inéluctablement la victoire des populistes anti-européens.


  Paul Nuttall, on behalf of the EFDD Group. – Mr President, I will also focus on Greece today. I want to start by quoting the Chairman of the Euro Group, Jeroen Dijsselbloem, who, only two days ago, said that you are mistaken if you think that democracy is where one election result can change the way we work in the Eurozone. Indeed, Mr Juncker, you are on record as saying that there can be no democratic choice against the European Union’s treaties. Now does that not tell us all we really need to know about what the Eurofanatics think of democracy?

Is it not ironic that you are destroying democracy in its very cradle, Greece? You have allowed Greece to enter a currency that it should never have been in. You have removed the democratically elected Prime Minister when he offered his country a way out through a referendum. You have imposed austerity that has taken the people of Greece to the brink, yet you still shackle this great country with economic chains.

To you I say that sovereignty and democracy in Greece are not yours to take. The Greeks have suffered enough. The battle lines are clear. It is the forces of democracy in Greece against the undemocratic forces of a European Union. To the Greek Parliament I ask: will the 300 stand firm? And to the Greek people I say: be courageous, protect your birthright, you are the creators of democracy and now you must save it. Invoke the courage and spirit of your forefathers. Do not buckle. Do not falter. Do not give in. You are the defenders of democracy now. You are the nation of Homer, Plato and Aristotle and, if you stand your ground, you will prevail and you will be a beacon of hope to us all.


  Marine Le Pen (NI). - Monsieur le Président, l'Eurogroupe a laissé un choix simple au gouvernement de M. Tsipras, fraîchement désigné par les électeurs grecs pour remettre en cause la désastreuse politique de la troïka. Soit rester dans le carcan de l'euro et trahir ainsi rapidement ses promesses anti-austérité, soit retrouver la liberté monétaire en quittant l'euro pour pouvoir réellement changer de politique.

L'accord obtenu à Bruxelles confirme que le gouvernement d'Alexis Tsipras a choisi l'euro et, par conséquent, la trahison de ses engagements de campagne. La capitulation face au chantage de l'Union européenne et de l'Allemagne est totale et on peut faire le pari que, très rapidement, ce gouvernement – hélas! – tombera dans les abîmes de l'impopularité.

À la lumière de l'épisode grec, tous les Européens auront pris conscience de l'incompatibilité, désormais radicale, entre l'euro et la démocratie, d'une part, et l'euro et la prospérité, d'autre part. Plus que jamais, le Front national veut extirper la France de l'eurodictature en lui redonnant la maîtrise de sa monnaie, de son budget et de ses frontières, pour lui permettre de rompre avec la sous-croissance, le chômage de masse, le surendettement et l'austérité.


  Alain Lamassoure (PPE). - Monsieur le Président, au nom de la délégation française du groupe PPE, je me réjouis que le Conseil européen ait consacré l'essentiel de ses travaux à la lutte contre le terrorisme. Nous l'avions suggéré au lendemain des attentats de Paris et la nouvelle tragédie survenue à Copenhague n'a fait que souligner l'urgence d'une action commune.

En effet, s'il est un sujet qu'il faut traiter ensemble, au niveau européen, c'est celui des menaces qui pèsent sur nous tous et, parmi elles, tout d'abord celle du terrorisme international.

Mme Le Pen s'est intéressée au cas de la Grèce, qui est important. En ce qui me concerne, je m'intéresserai au cas de la France, qui, à mes yeux, l'est plus encore. Je me réjouis, Monsieur le Président de la Commission, de la position que vous avez annoncée concernant la France. Pour la troisième fois, hélas, la France échoue à honorer ses engagements les plus solennels. Selon vos propres mots, Monsieur le Commissaire, elle est désormais placée sous surveillance renforcée.

C'est une position de méfiance, hélas justifiée. L'Union lui tiendra la bride courte. Plus courte qu'à la Grèce puisque, si j'ai bien compris, elle aura trois mois – là où le gouvernement grec a six mois – pour apporter 4 milliards d'économies supplémentaires cette année et pour préciser les réformes concrètes qui apporteront 16 milliards d'économies supplémentaires en 2016 puis en 2017. Merci l'Europe, quand elle oblige un gouvernement sans majorité et sans courage à faire les réformes dont dépend le salut du pays!


  Knut Fleckenstein (S&D). - Herr Präsident! Das letzte informelle Treffen der Staats- und Regierungschefs hat nur wenige Stunden nach Abschluss der Gespräche in Minsk stattgefunden. Die Situation im Osten der Ukraine hat sich leicht verbessert, aber von der Umsetzung der Vereinbarung von Minsk kann nicht gesprochen werden. Ich glaube Herr Verhofstadt hat Recht: Wir müssen aufhören zu reagieren, wenn etwas passiert, und viel klarer im Voraus sagen, was geschieht, wenn diese Lösungen von Minsk weiterhin nicht akzeptiert und umgesetzt werden, sowie umgekehrt auch, was geschehen könnte, wenn wir gemeinsam einen anderen Weg gehen könnten als den, den die russische Regierung bisher offensichtlich einschlägt.

Die Lage in der Ukraine ist so, dass wir eine klare Sprache brauchen, und Grundsatz unseres Handelns kann nicht nur Einigkeit, sondern muss auch Berechenbarkeit sein. Wenn man eine klare Sprache und klare Sanktionen fordert, wenn es nicht besser wird, dann gehört das auch zum Eingeständnis derjenigen, die eine militärische Lösung auf keinen Fall wollen und deshalb auch keine Waffenlieferung für sinnvoll halten. Ich bitte Sie um eines, wenn es um Sanktionen geht: zu überprüfen, ob die Abgeordneten des russischen Parlaments, die auf der Sanktionsliste stehen, dort stehen bleiben müssen. Denn das führt dazu, dass zwar auf unterschiedlichen Ebenen gesprochen werden kann, aber der interparlamentarische Dialog nicht mehr wirklich stattfindet.


  Bernd Lucke (ECR). - Herr Präsident! Griechenland hat in einem Schreiben um die Verlängerung der Kredithilfen nachgesucht. Die Interpretation ist, dass Griechenland nun zu Kreuze gekrochen sei. Aber meine Sichtweise ist eine andere, denn ich habe den Brief gelesen. Was ich in dem griechischen Brief vermisse, sind konkrete Zahlen. Was genau bietet Griechenland denn nun eigentlich an Einsparungen für die Ausgaben, die es tätigen möchte, an? Wir wissen, was die Versprechungen von Syriza kosten werden. Aber wir wissen nicht, was durch die neuen Absichtserklärungen in diesem Schreiben hereinkommen soll. Die Steuereintreibung soll verbessert werden. Aber wie viele Milliarden wird das in die griechischen Kassen einspülen, nachdem man das ja seit langer Zeit versucht? Die Zollverwaltung soll reformiert werden. Was bringt das konkret in Euro? Es sollen keine Privatisierungen rückabgewickelt werden. Wer könnte das denn schon? Wie sieht es mit der Rentenreform aus, die die Griechen anstreben? Was bringt das konkret?

Herr Präsident, auch Herr Präsident Juncker! Ich sehe, dass Griechenland keine Zahlen geliefert hat. Aber es erhält Zahlungen. Ich glaube, Griechenland hat sich durchgesetzt.


  Jan Philipp Albrecht (Verts/ALE). - Herr Präsident, sehr geehrte Präsidenten, sehr geehrte Kollegen! Bei der Fluggastdatenspeicherung, dem EU-PNR, ist klar: Das Europäische Parlament, der zuständige Ausschuss, der Ausschuss für Justiz und Inneres, hat im Herbst 2013 den Vorschlag komplett zurückgewiesen aufgrund der Tatsache, dass er ihn für unverhältnismäßig erachtet hat.

Nun hat der Berichterstatter, der den damaligen Vorschlag gemacht hat, den Vorschlag wieder eingebracht, er ist fast unverändert. Ich sehe nicht, dass das Europäische Parlament dem ohne Gesichtsverlust zustimmen kann – erst recht nicht vor dem Hintergrund der Tatsache, dass der Europäische Gerichtshof im vergangenen Jahr der Argumentation des Europäischen Parlaments Recht gegeben und deutlich gemacht hat, dass eine anlasslose Speicherung von personenbezogenen Daten mit den Grundrechten der Europäischen Union nicht vereinbar ist.

Ich würde Sie alle bitten, darauf hinzuwirken, dass jeder Vorschlag zur Datenspeicherung mit diesem Grundsatz vereinbar ist. Damit das so kommen kann, muss die EU-Kommission einen neuen Vorschlag machen. Ansonsten wird es hier nicht vorangehen.


  Tiziana Beghin (EFDD). - Signor Presidente, onorevoli colleghi, nel loro recente incontro i capi di governo hanno discusso del futuro della Grecia.

Possibile che nessuno veda il problema? Chi altro se non i greci devono decidere del futuro del loro paese? Eppure siamo qui a discutere di cosa si è stabilito a Berlino, di cosa pensa Bruxelles e di come reagisce Parigi. L'Europa si basa su cessioni di sovranità, questo è chiaro, ma quando l'intero destino di un popolo è nelle mani di altri, forse abbiamo sbagliato qualcosa. E intanto il premier greco Tsipras ha rinunciato a tutte le sue pretese, schiacciato da una Germania che ha voluto punirne uno per educarne cento. Gli altri paesi sono avvertiti. Ma chi sono la Merkel e Juncker per decidere per i greci? Con che diritto questi "ayatollah dell'austerità" mettono in ginocchio popoli interi? E com'è possibile pensare che un debito del 175 per cento del PIL possa essere ripagato tramite tagli e sacrifici?

È con queste domande che dobbiamo confrontarci, perché la crisi della Grecia non è greca ma europea e non è economica ma politica. È la crisi di un piccolo paese europeo che ha il PIL di una regione italiana o francese che si potrebbe salvare in un attimo. È una tempesta in un bicchiere d'acqua. È la crisi di un'Europa debole e vigliacca, dove i politici guardano solo al loro ristretto orizzonte nazionale. La crisi in Europa non è una mancanza di liquidità o di fiducia, ma una mancanza di statisti e per questo, colleghi, non vedo cura.


  Σωτήριος Ζαριανόπουλος (NI). - Η συμφωνία Eurogroup–κυβέρνησης ΣΥΡΙΖΑ-ΑΝΕΛ στην Ελλάδα επεκτείνει το μνημόνιο με την επιτήρηση της Τρόικας, με άλλο όνομα. Η Ευρωπαϊκή Ένωση δεν αλλάζει. Κάθε διαπραγμάτευση με αυτήν είναι απάτη και καταλήγει πάντα σε βαρβαρότητα. Ο λαός που μάτωσε, θα συνεχίσει να πληρώνει ένα χρέος που δεν οφείλει, με εθνικό στόχο τα κέρδη του κεφαλαίου, με ιδιωτικοποιήσεις, φόρους, τσακισμένους μισθούς, συντάξεις, κοινωνικές παροχές, νέα μέτρα για λιτό βίο.

Ακόμη και τα ψίχουλα στην ακραία φτώχεια και η αύξηση του βασικού μισθού αναβάλλονται, για να δοθούν αν και εφόσον το επιτρέψουν οι Συνθήκες και η Τρόικα.

Η κυβέρνηση παρουσιάζει τον λαό σαν χειροκροτητή αυτής της πολιτικής αλλά κανείς δεν ξεμπέρδεψε ακόμη με τον λαό. Καμιά ανοχή! Κατάργηση του μνημονίου, με ανάκτηση όλων των απωλειών, τη διαγραφή του χρέους και την αποδέσμευση από την Ευρωπαϊκή Ένωση! Αυτή είναι η πραγματικά αξιοπρεπής στάση του λαού μας, που θα ακουστεί δυνατά την Παρασκευή στην Αθήνα, στη μεγάλη συγκέντρωση του Κομμουνιστικού Κόμματος Ελλάδας.


  Esteban González Pons (PPE). - Señor Presidente, la Resolución sobre medidas de lucha contra el terrorismo aprobada por casi todas las fuerzas políticas en este Parlamento en su última sesión y la Declaración contra el terrorismo que salió de la última reunión del Consejo, son una muestra clara de que vamos en la buena dirección. En España también se ha llegado a un acuerdo contra el terrorismo entre el partido del Gobierno y el principal partido de la oposición, el Partido Socialista.

Ahora que vamos en la buena dirección no podemos quedarnos solo en palabras. Es el momento de que la unidad que hemos mostrado las tres instituciones y que se ha visto en este Parlamento, se traduzca en hechos. Empezando por aquello de lo que somos directamente responsables como es la aprobación de un PNR europeo que nos ayude a controlar los movimientos de los llamados combatientes extranjeros con un escrupuloso respeto a los derechos fundamentales. Poner en marcha esta herramienta no depende de nuestras palabras, depende de nuestras acciones y depende de nosotros. No quisiéramos además dejar de recordar que todo lo que se haga en la lucha contra el terrorismo debe tener siempre presentes a las víctimas.

Quiero terminar añadiendo que mi país, al que represento aquí, España, apuesta por una verdadera Unión de la Energía. España y Portugal siempre han reclamado incrementar las conexiones energéticas con Europa. Y ahora también a Europa le interesa incrementar las conexiones energéticas con España y Portugal. Nadie en Europa puede ser una isla energética, pero es que la propia idea de Europa dice que nadie en Europa puede ser una isla en ningún sentido. Grecia, señor Presidente en ejercicio del Consejo, tampoco es una isla.


  Elisa Ferreira (S&D). - O acordo provisório sobre a Grécia é bem-vindo, mas não é o fim do processo. É apenas o início de uma nova fase e esta fase tem de ser diferente.

A Grécia está estrangulada por políticas de ajustamento que se revelaram excessivas. O seu impacto na economia, no emprego, na sociedade e na confiança foi devastador, como sabiamente o senhor reconheceu, Senhor Jean-Claude Juncker. Obrigada por isso.

É óbvio que, na Grécia, há reformas a fazer e trajetórias a corrigir, mas só com tempo, gradualismo e espaço orçamental é que elas podem ter sucesso.

Hoje, não há dúvidas, as alternativas à tese absurda da austeridade criadora existem, e é nessas alternativas que se tem de construir a nova agenda. A tentação de utilizar o momento atual para extrair lições de moral ou fazer manifestações de poder é profundamente perigosa, não apenas para o povo grego mas para a sobrevivência do projeto europeu.

A única lição coletiva a retirar é que as agendas têm de ser ajustadas em função dos resultados e não da força dos interesses que as suportam.


  Helga Stevens (ECR). - Graag had ik enkele korte oproepen gedaan.

Mijn collega-Europarlementsleden roep ik op om het PNR-verslag van ECR-rapporteur Timothy Kirkhope, dat morgen wordt voorgesteld, constructief te benaderen, los van de dogma's aangaande privacy, en er bovendien vaart achter te zetten.

De Europese Commissie roep ik op om spoedig operationele richtsnoeren inzake gemeenschappelijke risico-indicatoren op te stellen voor meer gerichte controle op EU-onderdanen aan de buitengrenzen.

De lidstaten roep ik ten slotte op om meer vertrouwen in elkaar te stellen en intensiever informatie uit te wisselen en operationeel samen te werken via Europol.

Tot besluit kijk ik uit naar de herziene versie van de interneveiligheidsstrategie in april, want Europa kan wel degelijk meerwaarde bieden op het gebied van terrorismebestrijding.


  Peter Lundgren (EFDD). - Tack för ordet, herr talman! Jag vill rikta mig till herr Tusk och herr Juncker. Ni kommer nog att tröttna på mina frågor om era ersättningar, men jag kommer att fortsätta att upprepa dessa frågor.

Sedan den 1 december är ni, herr Tusk, ny ordförande för Europeiska rådet och arbetar nu för 507 miljoner européer som inte har en aning om vem ni är och inte heller har röstat på er. Ni kommer bestämma många saker som påverkar dem. De betalar för er lön, och de kommer också att få betala för er enorma bonus när ni lämnar ert uppdrag, precis som de fick göra för er idol, herr van Rompuy, som fick 730 000 euro när han slutade. Utöver detta får han en engångssumma plus en livslång pension. Vilken arbetare får dessa förmåner?

Min fråga, herr Tusk, är följande: Kommer ni att ha anständigheten att avstå för denna vansinniga bonus när ni slutar er tjänst?

Jag anser att skattebetalarna förtjänar ett ärligt svar på denna fråga, för det är deras plånböcker som drabbas.


  Harald Vilimsky (NI). - Herr Präsident! Wieder einmal steht hier eine Ratsdebatte zur Diskussion, und man gewinnt den Eindruck, von Ratssitzung zu Ratssitzung werden die Situationsbilder schlimmer und schlimmer. Und vor dem aktuellen Hintergrund hat man fast den Eindruck, man befände sich auf einer Art politischer Titanic, und von überall dringt Wasser in dieses Schiff, und die Mächtigen der EU-Nomenklatura werden gar nicht fertig damit, die einzelnen Löcher zu stopfen, und das Wasser steht ihnen schon bis über beide Ohren. Meine Damen und Herren, Massenarbeitslosigkeit, Rekordpleiten, der Euro ist ins Wanken geraten, und jetzt sind Sie dabei, demnächst zu beschließen, dass weitere Steuermilliarden in Richtung Peloponnes geschaufelt werden. Und Sie, die das beschließen werden, wissen in Wahrheit schon heute, dass auch das verlorenes Geld sein wird.

Die Europäische Union hat einen Konzeptfehler! Und der Konzeptfehler ist die Zentralisierung, ist der Regulierungswahn und auch der Überwachungswahn, wie wir ihn heute hier debattiert haben. Und wer ein guter, ein anständiger Europäer und ein Europäer ist, der Zukunft für seinen Kontinent möchte, der macht eine Rückwendung in Richtung einer Nation, in Richtung einer Gemeinschaft souveräner Nationen, die auf Augenhöhe miteinander kooperieren, und erteilt diesem Zentralisierungswahn eine Absage.


  Paulo Rangel (PPE). - Eu queria naturalmente saudar o Presidente do Conselho e o Presidente da Comissão e saudar, em particular, os resultados, mais no sentido do impulso que trouxeram, no sentido da dinâmica que trouxeram após este Conselho informal.

Em primeiro lugar, no caso de terrorismo, onde penso que se conseguiram progressos muito grandes e, ao mesmo tempo, garantindo, digamos, o legado de Schengen, que é absolutamente fundamental, e da liberdade de circulação. Segundo ponto, a questão da Ucrânia, onde eu julgo que, apesar de tudo, continuam muitas incertezas e ainda há muito a fazer, e, em terceiro lugar, naturalmente, a questão da União Económica e Monetária aqui muito marcada pela questão da Grécia. E o que eu queria deixar claro é o seguinte: nós consideramos que este é um bom acordo e é um acordo razoável, e é um acordo razoável porque o Governo da Grécia percebeu que é fundamental, para que haja solidariedade e abertura e para que possam ultrapassar os seus problemas, que esteja num tratamento equitativo com os restantes países e que faça parte das regras da zona Euro. E o facto de ter percebido isto e disto ser um caminho que ainda está, digamos, em processo de conclusão, porque ainda precisamos, enfim, agora de mais garantias ao longo destes dois ou três meses, mas é um processo que se abriu, eu julgo que é um sinal de grande esperança para toda a zona Euro e, portanto, neste sentido, queria dizer que acho que, apesar de tudo, o Conselho abriu caminho para esta solução e que esta solução nos deixa alguma esperança.


  Илияна Йотова (S&D). - И аз ще говоря за мерките за борба срещу тероризма. Липсва ни, г-н председател на Комисията, задълбочен анализ за средствата и инструментите, които до този момент използваме, особено в навечерието на приемането на новата стратегия за сигурност. Липсва ни анализ и за взаимодействието между държавите членки и взаимодействието на държавите членки с европейските агенции Европол и Евроюст. Но каквито и нови инструменти да предлагаме, те са обречени на провал, ако няма солидарност и разбиране за обща битка и съпротива срещу тероризма. Обединените усилия, а не всеки за себе си, е успешният път.

Шенгенската система не трябва да бъде анулирана, а укрепена и развита. В този контекст сухопътните граници на България и Гърция с Турция се нуждаят от особено внимание и европейска помощ. Не е изключено радикални елементи и чуждестранни бойци да опитват преминаването на турска територия и оттам – за Сирия именно през тези граници, след затягането на контрола по летищата. Ситуацията се усложнява от увеличаващия се миграционен натиск и каналджийството. Не е оправдано България да бъде буферна зона, гарантираща сигурността на останалите страни в Европейския съюз, и да бъде държана извън Шенген.


  Ελευθέριος Συναδινός (NI). - Κύριε Πρόεδρε, η εξέλιξη της διαπραγμάτευσης μεταξύ της νέας ελληνικής κυβέρνησης και των Θεσμών, όπως πλέον θα πρέπει να συνηθίσουμε να τους προσφωνούμε, κατέδειξε με σαφήνεια ότι η Ευρωπαϊκή Ένωση υποκύπτει στις επιθυμίες της Γερμανίας και των φίλων της. Ενώ της δόθηκε η ευκαιρία να δείξει ότι ενδιαφέρεται για την οικονομική ανάπτυξη των κρατών μελών και, κατ’ επέκταση, των πολιτών της, απέδειξε απερίφραστα την αγκύλωση στις διαθέσεις της Γερμανίας για εκμετάλλευση της κρίσης των χωρών του Νότου προς όφελός της.

Δεν είναι τυχαίο το γεγονός ότι, σύμφωνα με έρευνα του London School of Economics, τα χαμηλά επιτόκια δανεισμού της Γερμανίας την τελευταία πενταετία απέφεραν έσοδα στο Βερολίνο της τάξης των 80 δισ. ευρώ, ένα γεγονός το οποίο δεν γνωρίζουν οι λαοί της Ευρώπης.

Ας σταματήσει επιτέλους αυτή η εκμετάλλευση και η χειραγώγηση. Η Ευρωπαϊκή Ένωση δεν είναι ιδιοκτησία συγκεκριμένων χωρών. Ας προσπαθήσει πρώτα η γερμανική κυβέρνηση να είναι συνεπής με τις υποχρεώσεις της και μετά να κάνει μαθήματα σε άλλους. Η Ελλάδα βέβαια, δεν πρόκειται να παραιτηθεί από το δικαίωμά της να διεκδικεί και το κατοχικό δάνειο και τις γερμανικές αποζημιώσεις.


  Othmar Karas (PPE). - Herr Präsident, meine Herren Präsidenten, meine Damen und Herren! Es ist für niemanden von uns zufriedenstellend möglich, in anderthalb Minuten zu den Themen Ukraine, Russland, Griechenland, Terrorismus, Zuwanderung und Asyl eine befriedigende, mit Vorschlägen für die Zukunft verbundene Stellungnahme abzugeben. Ich möchte daher bei einem Grundsatz bleiben: Kein Thema ist isoliert zu betrachten, es geht immer um ganz Europa. Es sind unsere Probleme und nicht die Probleme anderer.

Die Ursache der Probleme bei all diesen Punkten ist die Verletzung von internationalem und europäischem Recht und die Verletzung gemeinsamer Werte. Unsere Antwort muss daher sein: Wie können wir auf dem Boden unserer Rechts- und Wertegemeinschaft die richtigen Antworten auf diese Rechtsverletzungen geben? Nicht die Rechtsverletzung darf unser Recht und unsere Werte verändern, sondern unsere Werte und unsere Rechtsgemeinschaft müssen Vertrauen, Glaubwürdigkeit und Sicherheit bei der Problemlösung schaffen.

Daher ist es ungeheuerlich, dass der griechische Ministerpräsident nach einer Einigung auf dem Boden unseres Rechts im griechischen Fernsehen sagt: „Wir haben nur eine Schlacht gewonnen, aber noch nicht den Krieg“. Es kann nicht vertrauensbildend sein, wenn in einer Zeitung einer Regierungspartei Herr Schäuble als Wehrmachtsoffizier dargestellt wird. Daher bitte ich darum, dass wir unsere Werte verteidigen und auf dem Boden ….

(Der Präsident entzieht dem Redner das Wort.)


  Kashetu Kyenge (S&D). - Signor Presidente, onorevoli colleghi, dobbiamo assistere e sostenere in modo coordinato l'impegno di tutti i paesi del mondo impegnati nella lotta al terrorismo, favorendo il processo di pacificazione. Lo facciamo per tutelare ogni persona: noi stessi, la nostra sicurezza, la nostra società e i suoi principi.

Un approccio globale appunto nella lotta contro il terrorismo, signor Presidente, non deve e non può limitarsi ad affrontare i conflitti più prossimi come quello in Libia, ma deve estendere la nostra azione in modo coordinato fino ad includere l'intera rete internazionale del terrore.

Troppi focolai dimenticati. Nell'Africa subsahariana appunto, il caos in cui è piombato il nord della Nigeria, sconvolta dalla sete islamista Boko Haram è una di queste crisi dimenticate. Una minaccia del tutto identica a quella rappresentata dal gruppo terroristico Daesh in Libia e in Medio Oriente. Non possiamo più assistere indifferenti e rimanere indifferenti di fronte alla barbarie ovunque si consumi.


  Dubravka Šuica (PPE). - Gospodine predsjedniče, veseli me što su danas sve tri institucije ovdje predstavljene sa svoja tri predsjednika i posebno veseli što smo uspjeli postići jedinstvo između ovih tri institucija kad je riječ o antiterorističkim mjerama.

Želim reći da je ljudski život u središtu naših politika i sve ovo o čemu govorimo i o čemu se govorilo na posljednjoj sjednici Vijeća upravo je bio ljudski život, i mi moramo čuvati dostojanstvo.

Podijelila bih ovih sedam tema u dvije grupe. Jedna je Ukrajina, Grčka, Libija, Pariz, Kopenhagen, a druga grupa je energetska unija, ekonomska i monetarna unija, i isto tako Plan ulaganja. Prva grupa su problemi, a druga grupa su rješenje za te probleme. Zato, inzistiram na tome da provodimo koherentno i jedinstveno i ekonomsku monetarnu uniju i energetsku uniju i plan ulaganja, i da ih sprovedemo u djelo. Znači, da bismo pomogli riješiti probleme koji su nam se dogodili diljem Europe i na samom sjeveroistoku u Ukrajini i na jugu u Grčkoj i na samom jugu u Sredozemlju gdje imamo problem s granicom, s imigracijama odnosno migrantima, lijepo je da smo postigli jedinstvo u svemu ovome o čemu pričamo. Međutim, potrebno je implementirati sve ove politike na terenu. Nije jednostavno, nećemo lako riješiti problem s Ukrajinom, ali je potrebno jedinstvo.

Zato, zahvaljujem što ste danas svi ovdje, i što smo u stanju bar u ovo kratko vrijeme prokomentirati sve ove teme.


  Emmanuel Maurel (S&D). - Monsieur le Président, je trouve très positif que nous soyons nombreux dans cet hémicycle à réaffirmer notre soutien et notre solidarité envers le nouveau gouvernement grec, et à travers lui envers le peuple grec, qui a été durement éprouvé ces dernières années. Je trouve cela positif parce que, lorsque j'entendais un certain nombre de dirigeants – et surtout les dirigeants conservateurs – à l'issue du Conseil, j'avais l'impression que certains considéraient que le peuple grec avait mal voté et qu'il fallait lui faire payer ce vote.

Je crois, au contraire, que notre devoir d'Européens est d'aider la Grèce, de l'aider bien entendu à restructurer une dette qui n'est pas soutenable – cela a été dit –, à réformer vraiment sa fiscalité et à relancer l'activité. C'est d'autant plus important pour moi parce que je suis passionnément Européen et je regrette les propos malheureux du président de la Commission, qui laissaient à penser que la démocratie devait s'arrêter là où commençaient les traités. Je crois que si l'on est passionnément Européen, on ne doit pas donner à l'Europe le visage d'une injonction disciplinaire et d'une obsession des carcans.

Je crois au contraire qu'il faut saisir cette nouvelle opportunité politique, cette nouvelle étape pour l'Europe.


  Milan Zver (PPE). - Spoštovani gospod predsednik, zadnji neformalni Svet je bil nadvse pomemben. Eden od njegovih posrednih rezultatov je tudi ta, da je evroskupina včeraj odobrila novi grški vladi reformni program.

Upam, da bo Cipras kmalu dal močnejše zaveze, da bo nadaljeval z reformami, s proračunsko konsolidacijo in da bo Grčija vrnila dolgove evropskim državljanom. Zakaj bi ti plačevali za Ciprasove predvolilne obljube?

Grčija je sicer v zadnjih letih v zameno za reforme dobila že veliko popustov. Za servisiranje svojega uradnega dolga plačuje manjši delež bruto domačega proizvoda kot Slovenija, Italija ali Irska. Plačujejo nižjo efektivno obrestno mero, dolg so jim že večkrat ostrigli, mislim, da je bilo popustov dovolj.

Strašenje z grexitom in razpadom evroskupine ni učinkovalo. Za razliko od Grčije bi ga Evropska unija preživela brez katastrofalnih pretresov. Ne pozabimo, evroskupina je danes močna. Od začetka svetovne krize ni izgubila nobene članice, pridobila je pa štiri.


  Monika Flašíková Beňová (S&D) - Európa sa nachádza v neľahkej situácii, musíme čeliť vonkajším aj vnútorným hrozbám. Nedávne tragické udalosti vo Francúzsku, Dánsku, ale i hrozba tu, v Belgicku, vedú k tomu, že si musíme lepšie stanoviť ciele aj cestu ako ich dosiahneme v boji proti terorizmu.

Nevidím ale dôvod na to, aby vznikal neprimeraný tlak na Parlament, aby sme v urýchlenom konaní prijali PNR. Práve naopak, Európsky parlament je tu na to, aby chránil práva občanov členských štátov Európskej únie.

Ak dovolíte, krátko by som sa ešte vyjadrila k situácii v Grécku. Kolegyne a kolegovia, nikto z nás by v tejto chvíli nechcel byť na mieste gréckej vlády a gréckych politikov. Tá situácia je naozaj ťažká, ale musím vyzvať gréckych politikov a grécku vládu k takej istej solidarite, k akej sme sa pripojili my napríklad u nás na Slovensku, kde vyše 60% obyvateľov zarába len 500 EUR, sme jednoducho túto solidaritu podporili a pomohli gréckej vláde. Teraz čakáme takúto istú solidaritu aj od súčasnej gréckej vlády.


  Jean-Claude Juncker, Président de la Commission. - Monsieur le Président, chers collègues, je serai bref, comme le fut le Conseil européen du 12 février. Je répondrai à deux ou trois remarques qui ont été faites, et qui concernent plus particulièrement la Commission.

Je voudrais tout d'abord féliciter M. Maurel – à ce qu'il paraît un socialiste français – d'avoir dit exactement le contraire de ce que le gouvernement socialiste français me dit jour après jour. C'est remarquable. Je voudrais ensuite le féliciter pour son sens de l'humour parce qu'il a commencé en disant que nous sommes nombreux à discuter. Nombreux? Vous avez le sens de l'humour, Monsieur. Trois?

Je lui répondrai, ainsi qu'à d'autres, que je n'ai jamais dit que les élections seraient un événement neutre. J'ai fait une remarque, exprimé une formule de bon sens élémentaire: les résultats électoraux ne changent pas les traités. La Grèce a pris une décision souveraine et je respecte l'expression du suffrage universel grec. Beaucoup plus que d'autres. Mais le vote grec n'a pas eu pour résultat que, par la simple expression du suffrage universel grec, les traités et les règles européennes auraient été annulés.

Dimanche prochain, l'Estonie va voter. En avril, la Finlande va voter. D'autres pays vont voter. Pensez-vous vraiment qu'après chaque élection nous devrions remettre en cause les traités et les règles? Vous tuez l'Europe avec ce genre de propos. Ne les répétez donc pas, parce que vous offensez le bon sens, alors qu'il vaudrait mieux le respecter. Mais j'admets que celui-ci est réparti, à ce qu'il paraît, d'une façon très inégale en Europe et parmi les groupes parlementaires.

Ces derniers jours, on a beaucoup critiqué la Commission, de façon détournée, en demandant aux journalistes d'écrire ce que les gouvernements pensaient. On a reproché à la Commission de s'être impliquée dans le débat sur la Grèce. C'est tout de même remarquable! La Commission précédente a été critiquée – très souvent à tort – parce qu'elle s'était insuffisamment impliquée dans la gestion des affaires de l'Union économique et monétaire. Maintenant on critique la Commission actuelle parce qu'elle s'intéresse de trop près à la gestion collective et solidaire de la monnaie unique!

Le président de la Commission, qui n'a pas agi au premier plan, n'a pas pour vocation de diviser l'Europe. Il a pour vocation d'unir l'Europe, là où l'unité est de mise. Mon objet social, c'est l'unité de l'Europe, la lutte contre les cassures gratuites, fortuites, de la cohésion européenne. Nous avons par conséquent fait ce que nous devions faire et – je vous le dis – si nous n'avions pas fait ce que nous avons fait, il n'y aurait pas eu d'accord sur la Grèce.

Ich mag einige Zungenschläge in der Debatte nicht so sehr. Wieso reden wir eigentlich immer darüber, dass jemand sich durchgesetzt hätte? Wenn sich jemand durchsetzt, setzt er sich immer gegen andere durch. Ist die Frage heute, ob sich Griechenland durchgesetzt hat, ob sich die Eurogruppe durchgesetzt hat? Was soll diese Debatte, die hat doch keinen Sinn!

In Europa setzt sich der durch, der europäische Lösungen möglich macht. Es setzt sich in Europa nie jemand gegen andere durch! Hören Sie doch auf mit diesem, ja ich sage das so: politischen Schwachsinn, der darin besteht nach, jeder Entscheidung zu prüfen, wer sich durchgesetzt hat. In Europa braucht sich niemand durchzusetzen, es soll sich das europäische Denken durchsetzen!


  Donald Tusk, President of European Council. - Mr President, honourable Members, just two short remarks. First about Ukraine. I fully agree with what Guy Verhofstadt has said, that we need a more proactive strategy and I fully agree that unity is not merely a substitute for strategy. I am sure that you know what my intention is when we are talking about a new strategy – I am sure that you have no doubt what I mean. But unity for sure is the first and main condition to do anything in this area. We need strategy, but without unity there is no strategy with any chance of success in this problem.

The first reason is a practical reason. All actions, for example sanctions, need consensus in the European Council. This is why unity is not my dream or something like an ideology; this is a practical condition for doing anything about this problem. We also have a second reason for talking about unity and how important unity is today. I deeply believe, and I do not think that it is a surprise for you, that one of the most important goals for President Putin today is to divide Europe and the whole Western community. This is the second reason why I am so obsessed about unity among Member States, and also in the wider perspective, meaning the whole Western community. For sure we have to discuss our strategy during the next European Council in March, but we have to remember that it will make sense only if we stay united.

The second remark is about Greece. This discussion is not about ideology; it is not about war against Greece. I do not feel that Greece wants to be a permanent troublemaker in Europe. In fact this is a discussion and these are negotiations about help. Greece needs help today; Greece needs money today; it is not being an obstruction – and we have no time. The negotiations are between Member States, between partners, between friends.

The first public declaration I heard from Prime Minister Tsipras after the Greek elections was that Greece wants to remain a member of the Eurozone. The second was that they need our help. I have not heard any realistic proposal of help for Greece from Russia or China. The only possibility to help Greece is cooperation between Member States of the Eurozone, the European Union, and also possibly international financial institutions. This is why we need to work together without these thoughts dividing us.

I am sure that it is also clear to Greek citizens. I have no doubt that the majority of them understand very well that we need good cooperation in Europe and that we should not fight against each other. This is why I ask, because of this problem, that we have more respect for each other during the discussion. If we feel offended, then this process will be much more difficult than today and I am sure that we are ready to have a decent and open discussion and not to offend each other. This is my request.


  Der Präsident. - Meine Damen und Herren! Ich darf mich herzlich bedanken, auch dafür, dass Sie akzeptiert haben, dass die Redezeiten strikt eingehalten werden mussten. Es ging heute nicht, ein Catch-the-eye-Verfahren zuzulassen, weil wir unter extremen zeitlichen Restriktionen stehen. Deshalb bitte ich noch einmal um Verständnis dafür, dass es kein Catch-the-eye und auch keine Blue Cards geben konnte.

Die Aussprache ist geschlossen.

Schriftliche Erklärungen (Artikel 162 GO)


  Guillaume Balas (S&D), par écrit. – 7 ans après la faillite de Lehmann Brothers, L'Europe reste profondément ébranlée par les conséquences économiques et sociales néfastes de la crise. Celle-ci a servi de révélateur des faiblesses de l'Union économique et monétaire: la zone euro ne marche que sur un pied – une politique monétaire intégrée mise en œuvre par la Banque centrale européenne – mais souffre de l'absence complète de coordination des politiques économiques des États membres. Alors que les niveaux de vie des Européens convergeaient vers le haut à travers un processus de rattrapage des pays les moins avancés, on observe depuis 2008 une divergence des performances économiques et sociales. Si cette tendance se poursuit, c'est la cohésion de la zone euro – et le soutien à la construction communautaire – qui pourraient être remis en cause. Cette situation ne peut plus durer, c'est pourquoi l'eurozone doit cesser d'être une maison de redressement imposant l'austérité et viser désormais l'excellence sociale, écologique et énergétique en engageant au plus vite l'harmonisation fiscale – et notamment de l'impôt sur les sociétés – la lutte contre les paradis fiscaux, l'introduction de salaires minimums dans tous les États, le financement des investissements indispensables à la transition vers une économie décarbonée.


  Hugues Bayet (S&D), par écrit. – La situation économique de la zone euro, mise en lumière ces derniers jours par la Grèce, est un sujet majeur pour l'avenir de l'UE. Le nombre de Grecs menacés par la pauvreté a plus que doubler en 5ans. En votant pour Syriza, le message est clair! Les Grecs veulent sortir leur pays de 5années d’austérité imposées par la Troïka qui ont amputé d’1/4 le PIB tout en continuant à creuser le taux d’endettement. La Grèce rejette donc les mesures européennes mises en place à savoir la consolidation budgétaire combinée à des coupes nettes des coûts du travail, conduisant à un chômage élevé et à la pauvreté. Il faut permettre au nouveau gouvernement grec de pouvoir mettre en œuvre des réformes qui sont nécessaires. Athènes, dans sa demande de prolongation de l’aide, a garanti à ses partenaires européens des réformes immédiates contre l'évasion fiscale et la corruption, ainsi que des mesures pour affronter la crise humanitaire et relancer l'économie. Cet exemple doit être un signal pour tous les pays européens. L'austérité ne doit pas être l'unique mesure! La relance de l’investissement public en Europe afin de faire redémarrer notre économie et de créer des emplois est également un des éléments clés.


  Nicola Caputo (S&D), per iscritto. – La discussione dei leader europei sulla lotta al terrorismo è stata proficua e mi auguro riuscirà ad indirizzare in maniera davvero decisa il rafforzamento delle misure antiterrorismo nell'Unione europea.

Trovo che i capi di Stato e di governo abbiano individuato in maniera chiara i tre pilastri sui quali dovranno concentrarsi i lavori nei mesi a venire, ovvero la sicurezza dei cittadini, la prevenzione della radicalizzazione e la tutela dei valori europei e la cooperazione con i partner internazionali. Si sta quindi creando un consenso generale sul fatto che una strategia antiterroristica coerente ed efficace deve basarsi su un approccio multidisciplinare.

Ben venga inoltre l'accento posto dai leader europei sulla necessità di adottare con urgenza una direttiva forte ed incisiva relativa ad un sistema europeo di codici di prenotazione (PNR) che contenga anche solide garanzie in materia di protezione dati. Credo che questo approccio al PNR dovrebbe rappresentare un esempio in scala ridotta di tutta la strategia antiterrorismo dell'Unione europea, che deve contemplare misure rapide e decise ma senza intaccare i diritti fondamentali dei cittadini europei. Non possiamo accettare che una minaccia esterna deteriori i valori sui cui l'Unione europea si fonda.


  Matt Carthy (GUE/NGL), in writing. – Solidarity is most important in times of struggle. The European Union was meant to be as much about solidarity as about cooperation. But when countries like Ireland entered into an economic crisis, partially caused by European policies, solidarity was sorely lacking. We see this same attitude being displayed again towards the people of Greece. The antagonistic attitude shown towards Greece by both Germany and the Irish Government is indicative of the contemptuous attitude which is held towards those who have suffered the most. Instead of support, both the Irish and the European institutions foisted an austerity agenda on Greece and Ireland and other domestic countries across Europe. This includes the Fine Gael and Labour government in Dublin who themselves have been obedient agents of austerity in Ireland. This obedience was evident recently in the comments from the Euro Group President (Jeroen Dijsselbloem) when he said that Greece ‘should follow Ireland’ which he said, ‘is making strong progress on all fronts’. I wonder how the Euro Group president defines ‘progress on all fronts’. ‘All fronts’ apparently does not include the most vulnerable in society such as the homeless, the disabled or unemployed which are bearing the brunt of austerity in Ireland and Greece.


  Fabio Massimo Castaldo (EFDD), per iscritto. – L'incontro ai vertici tenutosi lo scorso 12 febbraio vedeva in agenda temi di grande rilevanza ed urgenza: dalla situazione in Ucraina, alla lotta contro il terrorismo, ed ancora la questione dell'evoluzione dell'Unione economica e monetaria.

Il summit non pare tuttavia aver sortito risultati importanti. Il più significativo concerne l'accordo per una dichiarazione in merito alla lotta al terrorismo, che indica aree ed un percorso di intervento, e richiede la rapida adozione di alcune misure già in discussione, tra cui il PNR europeo. Pur condividendo la necessità di far fronte all'emergenza costituita da terrorismo e criminalità internazionale, ogni eventuale limitazione delle libertà deve, a nostro avviso, rispettare strettamente il principio di proporzionalità e non eccedere in alcun modo quanto indispensabile e imprescindibilmente utile al contrasto di tali fenomeni.


  Jonás Fernández (S&D), por escrito. – La última reunión informal del Consejo Europeo ha tratado, entre otros asuntos, la crisis de la deuda pública griega, así como el seguimiento del nuevo informe sobre la Unión Económica y Monetaria, el cual pasa a ser el de los cinco Presidentes, al unirse el del Parlamento Europeo, lo cual es una buena noticia. Con respecto a Grecia, creo que, en efecto, es positiva la extensión de cuatro meses del programa de ayuda financiera, así como la lista de reformas presentada por el Gobierno heleno, y espero, por otro lado, que se introduzca mayor flexibilidad respecto de los objetivos del superávit presupuestario primario. Con todo, persisten serias dudas sobre la sostenibilidad a largo plazo del volumen total de la deuda pública griega. Por eso sugiero que la Comisión prepare un estudio de viabilidad sobre cómo establecer, sobre la base del Mecanismo Europeo de Estabilidad, un Fondo de Amortización de Deuda para la zona del euro. Asimismo, me parece urgente elaborar una lista de inversiones prioritarias para Grecia en el marco del propuesto Fondo Europeo para Inversiones Estratégicas, especialmente en el sector de las energías renovables, el cual puede convertirse en un motor del nuevo modelo de desarrollo del país heleno, creando de paso puestos de trabajo cualificados y de calidad.


  Luke Ming Flanagan (GUE/NGL), in writing. – Listening to all that has gone on in the past week as the new Greek government negotiated for its life and the lives of its citizens with the other members of the Eurogroup, I was struck by one thought: in all the barometers for ‘success’ used by Mr Dijsselbloem and the other austerity hawks, where is the measure for human suffering? In fact I’d go further – where is the humanity?

Questioning Mr Dijsselbloem in the ECON meeting yesterday, Dimitrios Papadimoulis MEP – who sees it all first-hand – outlined some of those human sufferings: ‘You know very well that the (existing) programme caused 25% recession in the Greek economy and a huge humanitarian crisis – over 25% unemployment, 2 500 000 Greeks living below the poverty line, nine out of 10 Greeks unemployed who don’t receive a cent of unemployment allowance…’

His words, however, fell on deaf ears. ‘Fiscal targets, 3%, 60%’, that’s all Mr Dijsselbloem understands; all the suffering and misery caused? Collateral damage.

It leads to the question – is the EU a community of peoples governed by elected politicians, or simply a company run by cold-blooded bureaucrats, technocrats, economists and accountants?


  Lidia Joanna Geringer de Oedenberg (S&D), na piśmie. – Analizując część sprawozdania poświęconą walce z terroryzmem i rolę, jaką w walce z tym zjawiskiem ma odegrać PNR, uważam, że jest to tylko jeden ze środków, a nie panaceum na plagę, z którą zmaga się Europa i świat. Naszym bezwzględnym priorytetem musi być zapewnienie bezpieczeństwa obywateli i ochrona wyznawanych przez nas wartości. Niedawne ataki terrorystyczne w Paryżu wymierzone były właśnie w podstawowe wartości i prawa człowieka leżące u podstaw Unii Europejskiej – w solidarność, wolność, również wolność słowa, pluralizm, demokrację, tolerancję i godność ludzką. W skutecznej walce z terroryzmem konieczna jest ścisła współpraca zarówno pomiędzy krajami członkowskimi, jak i z naszymi partnerami międzynarodowymi. Wszyscy obywatele mają prawo żyć wolni od strachu bez względu na swoje poglądy lub przekonania. Europa potrzebuje jednak nie tylko wspólnej strategii walki z terroryzmem, potrzebujemy polityki prewencji w zapobieganiu radykalizacji i wspólnotowej polityki imigracyjnej. Obecnie rezydenci spoza Unii stanowią ponad 4% całkowitej populacji Wspólnoty. Liczba ta stale wzrasta wraz z łączeniem imigranckich rodzin oraz kolejnymi narodzinami. Oznacza to, że imigranci będą stanowić coraz liczniejszy odsetek mieszkańców UE, czy tego chcemy, czy nie. Trzeba zdać sobie sprawę, że powstrzymanie imigracji nie jest możliwe, ale jej unormowanie – już tak. Temu musi służyć spójna unijna strategia wobec imigrantów.


  Beata Gosiewska (ECR), na piśmie. – Wynegocjowane w Mińsku zawieszenie broni i rozejm nie powinny cieszyć nikogo poza Władimirem Putinem, gdyż rozejm ten jest jego taktycznym zwycięstwem. Nie ma co do tego wątpliwości, że był on wynegocjowany pod jego dyktando, a władze Ukrainy zostały postawione pod ścianą. W rzeczywistości zawarte porozumienie niewiele zmienia, gdyż jest ono notorycznie łamane. Miejsce i format negocjacji, na które zgodziła się Unia, obnażają jej słabość i bezradność w obliczu wojny, która toczy się przy jej granicach. To nieprawdopodobne, że tak ważne rozmowy toczyły się bez udziału przewodniczącego Rady Europejskiej czy wysokiej przedstawiciel ds. spraw zagranicznych w kraju dyktatora, którego Parlament Europejski krytykuje w każdej swojej rezolucji. Pragnę przypomnieć, że Unia Europejska składa się z 28 państw, dlatego rozmowy w formacie normandzkim bez krajów Europy Środkowo-Wschodniej są niedopuszczalne. Przedstawiciele Unii na czele z przewodniczącym Tuskiem powinni się wstydzić, że tak łatwo ulegają naciskom Putina. W obliczu wojny konieczne są zdecydowane działania, a nie puste rozmowy.


  Ivan Jakovčić (ALDE), napisan. – Teme susreta bile su: europski odgovor na terorizam, pitanje Grčke i pitanje Ukrajine. Zadržati ću se na pitanju Ukrajine.

Ukrajina, kao glavna tema neformalnog susreta predsjednika država ili vlada Europske Unije, održanog 12.02.2015, i dalje ostaje glavni politički problem Europske unije u odnosima sa Rusijom. Najava primirja iz Minska 2 i, nadajmo se, skorašnjeg potpunog mira ohrabrujuće su naznake za budućnost. Neophodno je hitno političko rješenje koje će se bazirati na osnovnim principa postojanja Europske unije: poštivanje suverenosti svake europske države i potpuno poštivanje svih ljudskih i manjinskih prava.

U tom kontekstu podcrtavam iskaz Visoke povjerenice gospođe Mogherini koja je na zadnjoj sjednici govorila o potrebi decentralizacije Ukrajine što je jedno racionalno i pravo europsko rješenje za ukrajinsku situaciju na njenom istoku.

Europa treba ostati jedinstvena i snažna, ali istovremeno ostati partner s Rusijom. Pokidane poslovne veze i poslovni odnosi s Rusijom donose mnoge probleme europskom gospodarstvu i stoga je dodatno potrebno hitno rješenje cijele krizne situacije.


  Νότης Μαριάς (ECR), γραπτώς. – Σε σχέση με το ζήτημα της Οικονομικής και Νομισματικής Ένωσης που αποτέλεσε αντικείμενο συζήτησης στο άτυπο Ευρωπαϊκό Συμβούλιο, θα ήθελα να επισημάνω ότι, ενώ η Ευρωζώνη επιμένει στη μείωση των δημοσιονομικών ελλειμμάτων, εντούτοις δεν παίρνει σοβαρά μέτρα για τη μείωση του δημοκρατικού της ελλείμματος. Το περίφημο Eurogroup ενεργεί χωρίς κανένα δημοκρατικό έλεγχο από τους Ευρωπαϊκούς Λαούς μέσω του Ευρωπαϊκού Κοινοβουλίου. Οι αποφάσεις που λαμβάνει καθημερινά ενισχύουν τη λιτότητα και τη φτωχοποίηση των Ευρωπαϊκών Λαών και έχουν γεμίσει την Ευρωπαϊκή Ένωση με στρατιές ανέργων. Ταυτόχρονα, το Eurogroup έχει μετατραπεί σε πολιτικό όργανο εκπροσώπησης των δανειστών έναντι των χωρών που τέθηκαν σε μνημόνιο. Αυτό φάνηκε ξεκάθαρα και πρόσφατα με τις ασφυκτικές πιέσεις του Eurogroup απέναντι στην Ελλάδα προκειμένου να συνεχιστούν οι μνημονικές πολιτικές που οδήγησαν σε τεράστια Aνθρωπιστική Κρίση στην πατρίδα μου. Δόθηκαν 215 δις ευρώ ως δάνεια στην Ελλάδα και όμως έχουμε εκεί τώρα πάνω από 1,5 εκατ. ανέργους. Ο Ελληνικός λαός δεν πρόκειται να δεχτεί άλλο την εκμετάλλευση από τους δανειστές. Απαιτεί λογιστικό έλεγχο και διαγραφή του επονείδιστου χρέους. Δεν αποδέχεται κηδεμονία των δανειστών και περιορισμό της Εθνικής του Κυριαρχίας και γι αυτό θα πετάξει την τρόικα και τους δανειστές έξω από την Ελλάδα.


  Csaba Molnár (S&D), írásban. – A magyar miniszterelnöktől igenis kell félteni az európai szolidaritást. Az orosz elnök budapesti látogatása során nem ítélte el az Ukrajna elleni orosz agressziót, néhány köbméter földgáz ígéretéért eladta az uniós egységet Putyinnak. A DK EP-képviselői Orbán Viktor helyett kérnek bocsánatot az orosz agresszió áldozatául esett ukrán néptől. Az orosz elnök fogadásával Orbán hallgatólagosan elfogadta a Krím-félsziget erőszakos elcsatolását, aláásta az uniós szankciók hitelességét Oroszországgal szemben, teljes nemzetközi elszigeteltségbe taszította Magyarországot. A magyar kormány teljes csődjét mutatja, hogy Magyarország szándékos kihagyásával alakult meg nemrégiben a „slavkovi hármak” elnevezésű regionális együttműködés.

Ausztria, Csehország és Szlovákia az ukrajnai válság, valamint a kelet-közép-európai régió energiaellátásának kérdéseit készül megoldani a magyarok kihagyásával. A jelenlegi magyar kormány elidegenítette magától korábbi régiós barátainkat, Orbán az európai tornasor legvégére került. Orbán a lengyel miniszterelnök asszonynak sem tudta elmagyarázni, miért ölelgeti Putyint. Varsóban a magyar miniszterelnököt még legnagyobb szövetségese, Jarosław Kaczyński, a Jog és Igazságosság Párt elnöke sem volt hajlandó fogadni. A magyar kormány zsákutcás politikáját a magyar választók is látják már. Tudják, hogy nemzeti szuverenitásunkat nem az Európai Unió, nem a Fidesz által megbélyegzett menekültek, hanem a keleti önkény, Putyin Oroszországa veszélyezteti. A magyar választók vasárnap egyértelmű üzenetet küldtek a kormánynak. Veszprémben megdőlt a Fidesz kétharmados kormányzása!


  Sophie Montel (NI), par écrit. – Le bras de fer n’aura finalement pas duré très longtemps. Le nouveau gouvernement grec vient déjà de céder aux exigences et autres injonctions de la Troïka. Ainsi, l’accord obtenu par la Grèce n’ira certainement pas dans l’intérêt du peuple grec, ni dans le sens de la relance économique. M. Tsipras aura choisi de plier devant Bruxelles. Il a fait le choix de l’euro contre la démocratie, le choix de l’euro contre la croissance. Nul doute que son gouvernement sera très vite rattrapé par une impopularité, pour le coup justifiée. La situation en Grèce est pourtant le fruit direct de la désastreuse politique monétaire, financière et économique conduite par la Troïka. Aujourd’hui, il est plus que temps de rompre avec ce système supranational et eurocratique, qui ruine nos économies et nos peuples. Il faut rompre avec les mesures d’austérité. La France doit recouvrer sa pleine et entière souveraineté nationale avec notamment la maîtrise de son budget, de sa monnaie et bien sûr de ses frontières.


  József Nagy (PPE), írásban. – Minden polgárnak joga van ahhoz, hogy félelem nélkül élhessen, függetlenül attól, hogy milyen nézeteket vall, miben hisz, milyen a bőrszíne, vagy épp milyen kisebbséghez tartozik. Sajnos ma ez így nem valósul meg. A félelem begyűrűzött a hétköznapjainkba, s alattomos kígyóként tekereg közöttünk. Itt az idő, hogy határozottan eltapossuk ennek a kígyónak a fejét. Meg kell védenünk európaiságunkat, demokráciánkat, közös értékeinket – mindenáron. Úgy gondolom, a közösségek közötti párbeszéd kulcsfontosságú ebben a harcban. Meg kell találnunk egymással a közös hangot, erősíteni a megértést és a megismerést, a toleranciát és a szolidaritást. Ilyen programokra kell összpontosítanunk most a figyelmünket. Csak ez vezethet az integrációhoz.

Ugyanakkor rendkívül határozottan kell cselekednünk a pénzmosás, a korrupció megakadályozásában. Ezek a melegágyai a terrorizmus finanszírozásának. Sürgetem tehát az egységes fellépést, a konkrét, kemény cselekvési terv kidolgozását e témában, s a zéró tolerancia életbe léptetését a gyakorlatban. Be kell zárnunk a kiskapukat ahhoz, hogy megvédhessük magunkat. A cselekvést pedig nem szabad halogatni, itt és most kell tennünk!


  Péter Niedermüller (S&D), írásban. – Az Európai Tanács február 12-i ülése előremutató válaszokat adott az Európát mostanában érő kihívásokra. Az európai polgárok joggal várják, hogy az Unió többet tegyen közös biztonságunk érdekében. Ugyanakkor el kell kerülnünk azt, hogy a biztonsági kihívásokra pánikszerű és átgondolatlan válaszokat adjunk. Nem engedhetjük meg, hogy a szélsőséges politikai pártok idegenellenes, a belső szolidaritást megkérdőjelező politikája határozza meg gondolkodásunkat. Nem feledhetjük el, hogy Párizsban, Belgiumban, vagy Koppenhágában nem valamilyen külső, idegen erő támadott az európai polgárokra és értékekre, hanem saját polgártársaink. Ez a mi saját belső terrorizmusunk, amit elsősorban Európában belül kell kezelnünk.

Éppen ezért üdvözlöm azokat a javaslatokat, amelyek a vallások közötti párbeszédre, a tolerancia erősítésére, az oktatás és a társadalmi integráció támogatására, az igazságszolgáltatás területén pedig a rehabilitációra vonatkoznak. Ugyanakkor nagy elővigyázatossággal kell bánni azokkal a javaslatokkal, amelyek a külső határellenőrzés megerősítésére, a személyes adatok gyűjtésére és cseréjére, és a schengeni rendszer reformjára vonatkoznak. Hasonlóképpen rendkívül kényes kérdés az internet ellenőrzése, amelynek eredményessége kétséges, miközben éppen azokat a szabadságjogokat veszélyezteti, amelyeket a terroristák is támadnak. Ezeken a terülteken csak olyan mértékig szabad új intézkedéseket bevezetni, amennyire ez biztonsági szempontból valóban hatásos lehet, és nem jár az európai polgárok jogainak korlátozásával.


  Ева Паунова (PPE), в писмена форма. – Преди две седмици лидерите на ЕС насърчиха членовете на Европейския парламент да приемат Директивата за резервационните данни на пътниците в ЕС (PNR данни). Такъв документ би представлявал сериозна крачка към осигуряването на по-добра защита за свободите и осигуряването на сигурността на европейските граждани и аз приветствам неговото съставяне.

Дискусиите на Съвета от 12 април доказаха нуждата от вземането на конкретни мерки в тази насока, с което за пореден път демонстрираме, че институциите от новия мандат залагат на целенасочен и практичен подход.

Като външна граница на ЕС България приема защитата на сигурността на Европа и нейните граждани като своя важна задача. Ето защо партия ГЕРБ направи предложение за поправка на резолюцията за защита на свободите и осигуряване на сигурността, която беше приветствана от групата на ЕНП. Според това предложение системата ЕВРОДАК следва да бъде използвана за полицейски нужди. Това би дало възможност на властите на определена страна да работят с база данни, която може да подпомогне разследванията и да предотврати бъдещи престъпления.

Призовавам европейските лидери и колегите ми в ЕП да застанат зад прилагането на тази и други решителни реформи, които ще повишат нивото на защита в Европа в момент, когато заплахите за сигурността на нашите граждани нарастват.


  Csaba Sógor (PPE), in writing. – I find that the resolute response of the Council in the wake of the Paris shootings is commendable, it is really imperative that we address security concerns and fill in the gaps in our security strategy as fast as possible. Nevertheless, the counterterrorism responses offered by the Council raise a few fundamental challenges regarding some of the EU’s most important achievements in the field of freedom of movement and the Schengen free travel area. Before proposing the fundamental revision of the Schengen rules we should firstly consider whether we have used the current rules to the best extent possible. Instead of giving in to political populism and reimposing internal border controls, we should insist on more and better cooperation and information sharing among member states and among EU agencies, such as Europol and Eurojust.


  Miguel Viegas (GUE/NGL), por escrito. – Como sabemos, existe neste momento uma situação da Ucrânia que decorre de um golpe de Estado ilegítimo apoiado pelos Estados Unidos, pela NATO e pela União Europeia. O atual governo ilegítimo é apoiado por partidos assumidamente fascistas que detêm pastas fundamentais como a segurança interna. Este governo é responsável por ações repressivas que atentam contra a democracia e os direitos humanos. Neste momento, decorre uma ação judicial que pretende ilegalizar o Partido Comunista da Ucrânia. Isto é intolerável. O advogado que defende o PCU neste processo esteve hoje, no Parlamento, numa reunião do nosso grupo, onde testemunhou um conjunto de atropelos que deveriam ser divulgados, mas que infelizmente não chegam aos grandes meios de comunicação social. Pergunto à Comissão Europeia e ao Conselho que avaliações fazem desta situação.


  Indrek Tarand (Verts/ALE), in writing. – So far the EU has not been very successful in helping Ukraine either financially or practically. Recent events have illustrated the immaturity of the CFSP, which unfortunately is currently mostly theoretical and unsubstantial. The CFSP has to be ready preventively, because otherwise it cannot be effectively and timely deployed once it is needed. Although in most cases the EU rightfully seeks political or diplomatic solutions to crises, there is a need for a ‘backup’ system such as the CFSP in cases where diplomatic solutions fail.

This is not to say that the CFSP is an instrument to wage war; however, an adequate CFSP would act as a deterrent against violations of political and diplomatic agreements. Repeated violations of the Minsk II ceasefire have shown that soft powers alone, without even the theoretical possibility of a practical reaction, are not enough to guarantee that the conditions set in diplomatic agreements are respected. Underfunding and underequipping the CFSP in the hope that it will not be needed is not a sustainable solution. Procrastination is the enemy of effectiveness. The purchase of the Mistral ships by the EU would be a helpful contribution towards enabling the CSDP to reach its full potential.


  Θεόδωρος Ζαγοράκης (PPE), γραπτώς. – Η συζήτηση για πιθανή έξοδο της Ελλάδος από την Ευρωζώνη, που επανέρχεται για ακόμη μια φορά στο προσκήνιο, πρέπει να σταματήσει τώρα! Η Ελλάδα ήταν, είναι και θα παραμείνει μέλος της ευρωζώνης. Ο ελληνικός λαός έχει κάνει τεράστιες θυσίες τα τελευταία χρόνια για να διασφαλίσει αυτήν την κατάκτηση. Κανείς δεν μπορεί να το αμφισβητήσει αυτό. Κληθήκαμε να διορθώσουμε, σε ελάχιστο χρόνο, σφάλματα και στρεβλώσεις δεκαετιών. Σε μεγάλο βαθμό, οι μεταρρυθμίσεις που επί χρόνια καθυστερούσαν, τελικά προχώρησαν. Αλλά όλα αυτά έγιναν με τεράστιο κοινωνικό κόστος και η EE εμφανίζεται πολλές φορές ως τιμωρός, αντί ως αρωγός. Εάν είχε δοθεί ο απαραίτητος χώρος και χρόνος στην Ελλάδα το προηγούμενο διάστημα, η κατάσταση σήμερα θα ήταν πολύ καλύτερη για όλους μας. Η Ευρώπη σε συνεργασία με την ελληνική κυβέρνηση οφείλει να επαναφέρει την ηρεμία και την εμπιστοσύνη στις αγορές. Αυτό που προέχει είναι η παραγωγική ανασυγκρότηση της χώρας. Χρειαζόμαστε άμεσα ένα αναπτυξιακό σοκ στην πραγματική οικονομία. Μόνο έτσι θα καταφέρουμε να βγούμε από την κρίση, να ξεπληρώσουμε το υψηλό δημόσιο χρέος, αλλά κυρίως να αντιμετωπίσουμε την μάστιγα της ανεργίας, η οποία αποτελεί την πραγματική ωρολογιακή βόμβα στα θεμέλια της κοινωνίας μας. Δεν έχουμε την πολυτέλεια για μια ακόμη χαμένη ευκαιρία.



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