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 Texte intégral 
Débats
Mercredi 29 avril 2015 - Strasbourg Edition révisée

Rapport de la réunion extraordinaire du Conseil européen (23 avril 2015) - Récentes tragédies dans la Méditerranée et politiques de migration et d'asile de l'UE (débat)
MPphoto
 

  Michèle Alliot-Marie (PPE). Monsieur le Président, chers collègues, le problème migratoire n'est certainement pas un problème d'aujourd'hui, ni des prochains mois. Ce n'est certainement pas un problème conjoncturel, mais un vrai problème structurel des années à venir.

Les crises politiques, les guerres, la désertification du monde rural, les crises économiques, la mauvaise gouvernance, tout ceci poussera de plus en plus d'hommes et de femmes à quitter leur pays et à risquer leur vie pour essayer de trouver de meilleures conditions de vie.

Mettre en place des systèmes de sauvetage et d'accueil humanitaire ou renforcer Frontex, c'est bien, mais c'est notoirement insuffisant. Ce qu'il faut, c'est prendre le problème à sa source, là où il existe, comme nous y a d'ailleurs exhortés le pape François, dans cet hémicycle même, où son discours a été unanimement applaudi.

Comment agir concrètement? D'abord, il faut partir de la réalité. Nous aidons un certain nombre de ces pays d'origine. En contrepartie de cette aide, nous devons exiger d'eux, aussi, une meilleure gouvernance. Nous devons exiger d'eux qu'ils participent à un réel développement qui bénéficie à l'ensemble de leur population. C'est ce que nous devons faire.

Dans le même temps, il est indispensable aussi de nous adresser aux candidats à l'immigration, notamment en leur faisant savoir – la communication fonctionne très bien dans ces domaines – qu'ils risquent leur vie et celle de l'ensemble de leurs proches et que les réseaux qu'ils utilisent sont, en réalité, de véritables réseaux mafieux.

L'action de l'Union européenne peut, là, devenir concrète, et pas simplement protectrice vis-à-vis d'elle-même.

 
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