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 Texte intégral 
Débats
Jeudi 30 avril 2015 - Strasbourg Edition révisée

Propagation de la Xylella fastidiosa affectant les oliviers (débat)
MPphoto
 

  José Bové, au nom du groupe Verts/ALE. Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, ce à quoi nous devons faire face aujourd'hui n'est pas une simple maladie: c'est une peste végétale qui arrive en Europe! À l'heure actuelle, aucun traitement n'est possible, ni contre les insectes, ni pour soigner les arbres. Nous nous trouvons dans une situation absolument dramatique.

Aujourd'hui, en Europe, nous n'avons affaire qu'à une souche: Xylella pauca. Il en existe trois autres qui, si elles arrivent sur notre continent, provoqueront une catastrophe encore plus grande. Elles toucheront les agrumes, la vigne et énormément d'autres espèces: plus de 309 en tout seront concernées.

La première mesure à prendre est d'étendre les interdictions d'entrée aux produits en provenance de toutes les zones où des souches du genre Xylella sont présentes. Je pense non seulement à l'Amérique centrale, mais aussi à la Floride, à la Californie et au Mexique. Il faut imposer une mise en quarantaine à tous les produits en provenance de ces régions.

Deuxièmement: dans les mesures adoptées aujourd'hui, rien n'est prévu pour le soutien aux petits producteurs. Dans les Pouilles, par exemple, la moyenne des surfaces est de 1,5 hectare. Je demande la mobilisation immédiate de la réserve de crise pour venir en aide aux petits producteurs.

Nous demandons aussi l'interdiction totale, sans possibilité de contournement, de toute exportation des végétaux à risque qui viennent de la zone infestée. Il faut que les territoires – que ce soit l'Espagne, la Grèce ou la France et les îles comme la Corse, la Sicile et la Sardaigne – soient protégés. S'ils ne sont pas protégés, c'est terminé. Le Maroc vient déjà d'interdire les importations, sur son territoire, de tous les végétaux en provenance d'Italie.

Enfin, il faut prévoir l'avenir dès aujourd'hui, c'est-à-dire permettre la construction de serres à double fermeture, pour que les plants soient élevés à l'intérieur, sans possibilité d'attaques d'insectes.

Ces mesures ne sont pas dans le texte. Il faut aller plus loin. C'est une urgence sanitaire européenne!

 
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