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Débats
Mercredi 12 septembre 2018 - Strasbourg Edition révisée

3. État de l'Union (débat)
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  Presidente. – L'ordine del giorno reca la dichiarazione del Presidente della Commissione sullo stato dell'Unione (2018/2736(RSP)).

 
  
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  Jean-Claude Juncker, Président de la Commission. – Monsieur le Président, Madame la Présidente du Conseil, Mesdames et Messieurs les Députés, parfois l’histoire avance avec discrétion et à pas comptés et prend congé rapidement. Tel est le cas lorsqu’il s’agit de l’action d’une Commission, qui ne dispose que d’un mandat de cinq années pour changer définitivement les choses. Mais sur un laps de temps aussi court, on ne peut pas changer définitivement les choses. La Commission actuelle, comme ses prédécesseurs, est un épisode, un bref moment dans la longue histoire de l’Union européenne. L’heure du bilan définitif de la Commission que je préside n’est pas encore venue, donc je ne vous présenterai pas aujourd’hui un bilan de ce que nous avons pu faire au cours des quatre années écoulées. Au contraire, je vous dis que le travail continue pendant les mois à venir, pour faire de l’Union européenne imparfaite, une Union européenne chaque jour plus parfaite.

Il reste des choses à faire, et c’est de cela que je voudrais vous parler ce matin. Pas d’autosatisfaction, pas de torse bombé, modestie et travail, voilà l’attitude que la Commission fera sienne, voilà notre ordre du jour pour les mois à venir.

Parfois, l’histoire, – l’histoire au véritable sens du terme – s’invite dans la vie des nations sans préavis, et tarde à la quitter. Ce fut le cas au moment de la Grande Guerre, qui en 1914 a pris le continent par surprise, tellement fut ensoleillée, calme, paisible, optimiste l’année 1913. En 1913, les Européens s’attendaient à vivre durablement en paix, et pourtant, une guerre fratricide déferla sur l’Europe l’année suivante. Je fais référence à cette période, non que je croie que nous soyons au seuil d’une nouvelle catastrophe en Europe. L’Union européenne est garante de paix. Soyons heureux de vivre sur un continent de paix, un continent qui connaît la paix grâce à l’Union européenne.

(Applaudissements)

Respectons donc mieux l’Union européenne, ne salissons pas son image, défendons notre façon d’être et notre façon de vivre, disons oui au patriotisme qui n’est pas dirigé contre les autres, disons non au nationalisme surfait qui rejette et qui déteste les autres, qui détruit, qui cherche des coupables au lieu de chercher des solutions qui nous permettent de mieux vivre ensemble.

(Applaudissements)

Le pacte fondateur de l’Union européenne, «plus jamais la guerre», reste une ardente exigence, une ardente obligation de vigilance qui s’impose chez nous et autour de nous.

Mesdames et Messieurs les Députés, quel est l’état de l’Union européenne aujourd’hui, en 2018? Dix ans après Lehman Brothers, l’Europe a largement tourné la page de la crise économique et financière, qui nous est venue d’ailleurs et qui nous a frappés d’une façon très souvent brutale. L’Union européenne a connu une croissance ininterrompue depuis 21 trimestres. L’emploi reprend des couleurs avec près de 12 millions d’emplois créés depuis 2014. Douze millions d’emplois, c’est plus que la population de la Belgique. Jamais autant de personnes – 239 millions d’hommes et de femmes – n’ont été au travail en Europe. Le chômage des jeunes s’élève à 14,8 %: ce chiffre reste trop élevé mais il se situe à son plus bas niveau depuis 2000. L’investissement est de retour en Europe, grâce notamment à notre Fonds européen pour les investissements stratégiques que certains, de plus en plus rares, continuent à appeler le plan Juncker, plan qui a généré 335 milliards d’euros d’investissements publics et privés, et nous sommes en marche vers les 400 milliards.

Et puis il y a la Grèce. Après des années – il faut le dire – douloureuses, après de graves problèmes sociaux sans précédent, la Grèce a réussi à mener à bien son programme et à se remettre sur pied. Je salue, une fois de plus, les efforts herculéens du peuple grec, efforts que les autres Européens continuent à sous-estimer.

(Applaudissements)

J’ai toujours défendu – et vous le savez – la Grèce, sa dignité, son rôle en Europe, et notamment son maintien au sein de la zone euro. J’en reste fier.

L’Europe a aussi réaffirmé son statut de puissance commerciale. La puissance commerciale mondiale qui est la nôtre n’est rien d’autre que la preuve de la nécessité de partager nos souverainetés. L’Union européenne a aujourd’hui des accords commerciaux avec 70 pays. Ensemble, nous représentons 40 % du PIB mondial. Ces accords – je parle des accords commerciaux – très souvent, et souvent à tort, contestés, nous aident à exporter vers les autres parties du monde des normes européennes élevées en matière de sécurité alimentaire, en matière de droits des travailleurs, en matière environnementale et en matière de droits des consommateurs.

Lorsque, en juillet dernier, au cours d’une longue et dangereuse période de tensions internationales, je me suis rendu la même semaine à Pékin, Tokyo et Washington, j’ai pu parler, en tant que président de la Commission, au nom du plus grand marché unique au monde, au nom d’une Union qui compte pour un cinquième de l’économie mondiale, au nom d’une Union prête à défendre ses valeurs et à défendre ses intérêts. J’ai représenté l’Europe comme un continent ouvert, mais non pas comme un continent offert. Fort de l’unité européenne que j’ai pu exposer en principe et en détail, j’ai pu faire entendre la voix de l’Union européenne pour obtenir des résultats concrets pour nos citoyens et pour nos entreprises.

Unis, nous, Européens, sommes, en tant qu’Union, devenus une force incontournable. À Washington, j’ai parlé au nom de l’Europe. Certains décrivent l’accord, l’arrangement que j’ai pu obtenir à l’issue de mes négociations avec le président Trump, comme une surprise. Or, il n’y a pas eu de surprise parce que, à chaque fois que l’Europe parle d’une seule voix, la surprise n’existe pas. Elle peut, si elle veut et si elle parle d’une seule voix, s’imposer aux autres.

L’Europe, là où c’est nécessaire, doit agir comme un seul homme. Nous l’avons prouvé lorsque nous n’avons cessé de défendre l’accord de Paris sur le climat, parce que nous, Européens, nous voulons laisser aux prochaines générations une planète plus propre. Je partage les analyses de notre commissaire à l’énergie en ce qui concerne les objectifs de réduction d’émissions de CO2 pour 2030. Elles sont scientifiquement exactes et politiquement nécessaires. Les sécheresses de cet été ont rappelé avec brutalité, et pas uniquement aux agriculteurs, l’importance des efforts qui sont les nôtres pour assurer la sauvegarde et l’avenir des générations futures.

(Applaudissements)

On peut évidemment ne pas vouloir voir le défi climatique et regarder ailleurs. Nous, Commission, et vous, Parlement, nous nous devons de regarder vers l’avenir.

Mesdames et Messieurs, le monde, qui n’arrête pas de tourner, est devenu plus volatile que jamais. Les défis extérieurs auxquels notre continent doit faire face se multiplient jour après jour. Nous ne pouvons donc pas relâcher, ne serait-ce qu’une seconde, nos efforts pour bâtir une Europe plus unie et plus forte. L’Europe peut exporter sa stabilité, comme nous l’avons fait avec les élargissements successifs de notre Union. Élargissements qui, pour moi, sont et restent des succès, parce que nous avons réussi à réconcilier géographie et histoire européennes. Mais il reste des efforts à faire.

(Applaudissements)

Nous devons définir d’une façon irrévocable notre attitude à l’égard des pays des Balkans occidentaux en ce qui concerne leur adhésion. Autrement, d’autres se chargeront de façonner notre voisinage immédiat.

(Applaudissements)

Regardons autour de nous. Ce qui se passe, à l’heure où nous sommes, en Syrie, à Idlib, doit être pour nous tous une cause de préoccupation profonde et immédiate. Nous ne pouvons pas rester silencieux face à l’imminence d’un désastre humanitaire qui, en fait, est un désastre annoncé. Le conflit syrien illustre comment l’ordre international, dont les Européens ont su bénéficier depuis la Seconde Guerre mondiale, est de plus en plus remis en cause. Pour le reste, dans le monde d’aujourd’hui, l’Europe ne peut plus avoir l’assurance que les engagements qui furent pris hier seront encore tenus demain. Les alliances d’hier ne seront peut-être plus les alliances de demain.

Je le disais, le monde d’aujourd’hui a besoin d’une Europe forte et unie, d’une Europe qui travaille en faveur de la paix, d’accords commerciaux et de relations monétaires stables, même si d’autres ailleurs sont trop enclins à choisir les guerres commerciales, voire monétaires. En fait, je n’aime pas cet unilatéralisme irrespectueux des attentes et des espoirs des autres. Je resterai toujours un multilatéraliste convaincu.

(Applaudissements)

Si l’Europe se rendait mieux compte de sa puissance politique, de la puissance économique et parfois militaire de ses nations, nous pourrions abandonner le rôle exclusif de payeur mondial, chose que de toute façon nous voulons rester. Nous devons devenir davantage un acteur mondial.

Yes, we are global payers, but we have to be global players, too.

C’est la raison pour laquelle, en dépit d’une forte résistance à l’époque, j’ai relancé, dès 2014, l’Union européenne de la défense. C’est pourquoi, dans les prochains mois, la Commission continuera à travailler pour que le Fonds européen de défense et la coopération permanente structurée dans le domaine de la défense deviennent pleinement opérationnels.

(Applaudissements)

Une précision importante à mes yeux, à cet endroit: nous ne militariserons pas l’Union européenne. Ce que nous voulons, c’est devenir plus responsables et plus indépendants, parce que seule une Europe forte et unie peut protéger nos citoyens des menaces intérieures et extérieures, du terrorisme au changement climatique. Seule une Europe forte et unie peut préserver les emplois dans un monde ouvert et interconnecté. Seule une Europe forte et unie peut maîtriser les défis de la numérisation mondiale. Nous, Européens, parce que nous sommes le plus grand marché unique au monde, nous pouvons établir des normes pour les mégadonnées pour l’intelligence artificielle, pour l’automatisation, tout en défendant nos valeurs, les droits et l’individualité de nos citoyens. Nous pouvons le faire à condition que nous soyons unis.

Une Europe forte et unie permet à ses États membres de décrocher les étoiles. C’est grâce à notre programme Galileo que l’Europe reste dans la course à l’espace. Aucun État membre, aucun, n’aurait pu mettre en orbite 26 satellites dont bénéficient déjà aujourd’hui 400 millions d’utilisateurs dans le monde. Aucun État membre n’y serait parvenu seul. Galileo, oui, est un succès. Un succès d’abord, sinon exclusivement, européen. Sans l’Europe, pas de Galileo. Soyons-en fiers.

(Applaudissements)

Monsieur le Président, la géopolitique nous apprend que l’heure de la souveraineté européenne a définitivement sonné. L’heure pour l’Europe de prendre entre ses mains son destin. L’heure pour l’Europe de développer ce que j’ai appelé sa Weltpolitikfähigkeit. Cette capacité à jouer notre rôle pour prendre de l’influence sur le cours des affaires mondiales. L’Europe doit devenir davantage un acteur souverain dans les relations internationales.

La souveraineté européenne provient de la souveraineté nationale de nos États membres. Elle ne remplace pas ce qui est propre aux nations. Partager nos souverainetés, là où il le faut, rend chacun de nos États et de nos nations plus forts. Cette conviction qu’unis nous sommes plus grands est l’essence même de ce que veut dire faire partie de l’Union européenne. La souveraineté européenne ne sera jamais dirigée contre les autres. L’Europe doit rester un continent d’ouverture et de tolérance, et elle va le rester. L’Europe ne sera jamais une forteresse tournant le dos au monde, et notamment au monde qui souffre. L’Europe ne sera jamais une île, l’Europe doit et va rester multilatérale parce que la planète appartient à tous et non pas seulement à quelques-uns.

(Applaudissements)

Tel est aussi l’enjeu des élections au Parlement européen, qui auront lieu en mai 2019. Nous mettrons à profit les 250 jours qui nous séparent des élections européennes pour apporter à nos concitoyens la preuve que lorsque nous agissons ensemble, l’Union européenne peut obtenir des résultats et qu’elle respecte les engagements que nous avons pris au début de ce mandat. D’ici les élections européennes, nous devons démontrer que l’Europe peut surmonter les différences entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest. L’Union européenne, l’Europe, est trop petite pour se diviser un jour en deux, le lendemain en quatre. Nous devons démontrer qu’ensemble, Est, Ouest, Sud et Nord, nous pouvons semer les graines d’une Europe plus souveraine.

Herr Präsident, meine sehr geehrten Damen und Herren! Wenn wir im Mai 2019 zur Wahl schreiten, wird es die Bürger Europas nicht interessieren, was die Kommission vorgeschlagen hat. Aber es wird sie in hohem Maße interessieren, dass die Internetgiganten dort Steuern zahlen, wo sie ihre Gewinne erwirtschaften.

(Beifall)

Die Wähler wollen – viele von Ihnen auch, nicht alle, wie ich weiß –, dass der diesbezügliche Vorschlag der Kommission rasch zum Gesetz wird. Die, die das wollen, haben absolut recht.

(Beifall)

Wenn die Europäer 2019 wählen, wird sie weniger der gute Wille der Kommission begeistern, gegen Einwegplastik vorzugehen, um unsere Meere zu schützen. Wenn wir die Europäer von uns selbst und von der Richtigkeit unseres Tuns überzeugen wollen, dann brauchen wir ein europäisches Gesetz, das das Plastikverbot zementiert.

(Beifall)

Wir alle erklären, meistens in Sonntagsreden, dass wir in großen Fragen ehrgeiziger und in kleinen Fragen bescheidener sein sollten. Doch die Europäer werden im Mai 2019 nicht applaudieren, wenn wir weiterhin zweimal im Jahr aufgrund europäischer Regulierungen die Zeit umstellen müssen. Die Zeitumstellung gehört abgeschafft!

(Beifall)

Die Mitgliedstaaten – dies ist ein Gebot der Subsidiarität – sollten selbst entscheiden, ob ihre Bürger in der Sommer- oder in der Winterzeit leben sollen. Ich erwarte, dass Parlament und Rat dies ebenso sehen und dafür sorgen werden, dass regionale, binnenmarktkonforme Lösungen gefunden werden. Die Zeit drängt!

Überhaupt rufe ich uns alle dazu auf, in den kommenden Monaten eng zusammenzuarbeiten, damit wir das, was wir 2014 versprochen hatten, rechtzeitig vor der Europawahl einlösen können. Als wir angetreten sind, haben wir alle gemeinsam versprochen, einen innovativen digitalen Binnenmarkt, eine vertiefte Wirtschafts- und Währungsunion, eine Bankenunion, eine Kapitalmarktunion, einen fairen Binnenmarkt, eine Energieunion mit einer zukunftsorientieren Klimapolitik, eine umfassende Migrationsagenda, eine Sicherheitsunion zu verwirklichen. Und wir haben uns – jedenfalls die meisten von uns – vorgenommen, die soziale Dimension Europas nicht weiter stiefmütterlich zu behandeln, sondern in Richtung Zukunft aufzustellen.

Die Kommission hat alle Vorschläge und Initiativen, die wir 2014 angekündigt haben, auf den Tisch gelegt. Die Hälfte davon wurde schon von Rat und Parlament verabschiedet. Zwanzig Prozent sind auf einem guten Weg, und dreißig Prozent stecken in teilweise schwierigen Beratungen.

Meine Damen und Herren, ich akzeptiere nicht, dass die Kommission für alle Versäumnisse, die es selbstverständlich gab, allein haftbar gemacht wird. Unsere Vorschläge sind bekannt, vor allem in Sachen Flüchtlinge und Migration. Sie sollten angenommen und umgesetzt werden. Ich werde auch in Zukunft nicht zulassen, aber ich weiß, es wird so kommen, dass die Kommission zum alleinigen Sündenbock gemacht wird. Sündenböcke sitzen in allen Institutionen, die wenigsten davon in der Kommission und im Parlament.

(Beifall)

Führung auf breitester Front bleibt angesagt. Dies trifft auch in puncto Vollendung unserer Sicherheitsunion zu. Die Europäer erwarten zu Recht, dass die Europäische Union sie beschützt und schützt. Deshalb schlägt die Kommission heute neue Regeln vor, um terroristische Propaganda binnen einer Stunde aus dem Internet zu entfernen. Eine Stunde ist nämlich das entscheidende Zeitfenster, während dessen Öffnung größter Schaden entstehen kann.

Zudem schlagen wir vor, die Aufgaben der neu geschaffenen Europäischen Staatsanwaltschaft auf die Bekämpfung terroristischer Taten auszuweiten.

Wir müssen Terroristen unionsweit und grenzüberschreitend verfolgen können. Terroristen kennen keine Grenzen. Wir sollten uns nicht durch Nichtzusammenarbeit zu ihren Komplizen machen. Aus diesem Grund schlagen wir heute auch neue Maßnahmen vor, um effektiv und grenzüberschreitend gegen Geldwäsche vorgehen zu können.

Genauso entschlossen müssen wir vorgehen, um freie und faire Wahlen in Europa sicherzustellen. Deshalb schlägt die Kommission neue Regeln vor, um unsere demokratischen Prozesse gegen Manipulation durch Drittstaaten und auch – ja, das gibt es – gegen massiv gebündelte Privatinteressen abzusichern.

(Beifall)

Führung und Kompromisswillen sind natürlich ganz besonders in Migrationsfragen dringend geboten. Wir haben hier mehr Fortschritte gemacht, als oft behauptet wird. Fünf von sieben Kommissionsvorschlägen zur Neugestaltung unseres gemeinsamen europäischen Asylsystems wurden angenommen. Unsere Anstrengungen haben Erfolg gezeigt. Es gibt 97 % weniger Flüchtlinge im östlichen Mittelmeerraum und um 80 % weniger Flüchtlinge entlang der zentralen Mittelmeerroute. EU-Einsätze trugen seit 2015 zur Rettung von mehr als 690 000 Menschen auf hoher See bei. Allerdings haben die Mitgliedstaaten noch nicht das richtige Verhältnis zwischen Verantwortung eines jeden Landes für sein eigenes Hoheitsgebiet und der nötigen Solidarität untereinander gefunden. Diese Solidarität müssen die Mitgliedstaaten aber an den Tag legen, wenn sie den Schengen-Raum ohne Binnengrenzen erhalten wollen.

(Beifall)

Ich bin und bleibe gegen Binnengrenzen. Sie müssen dort, wo es sie inzwischen wieder gibt, abgeschafft werden. Blieben sie erhalten, wäre dies ein nicht akzeptabler Rückschritt europäischen Seins und Werdens.

(Beifall)

Die Kommission und mehrere Ratspräsidentschaften haben zahlreiche Vorschläge zur Migration vorgelegt. Ich fordere die österreichische Ratspräsidentschaft auf – und sie wird es auch tun –, jetzt entscheidende Schritte einzuleiten, um zukunftsfähige Lösungen für eine ausgewogene Migrationsreform zu erarbeiten. Wir können nicht bei der Ankunft jedes neuen Schiffes weiter über Ad-hoc-Lösungen für die Menschen an Bord streiten.

(Beifall)

Ad-hoc-Lösungen reichen nicht aus. Wir brauchen vielmehr mehr Gegenwarts- und Zukunftssolidarität. Solidarität muss von Dauer sein, und sie muss auch organisiert werden.

Wir brauchen auch mehr Solidarität, weil wir mehr Effizienz brauchen. Dies trifft auch zu, wenn es darum geht, einen verstärkten europäischen Katastrophenschutz in die Wege zu leiten. Wenn es in einem Land brennt, dann brennt es überall in Europa. Zu den eindrucksvollen Bildern des Sommers gehören nicht nur die Brände, sondern auch der Applaus, den vom Feuer bedrohte Schweden den solidarisch helfenden polnischen Feuerwehrleuten gespendet haben. Europe at its best!

(Beifall)

Zurück zur Migration. Wir legen heute einen Vorschlag zur Stärkung des europäischen Grenz- und Küstenschutzes vor. Außengrenzen müssen effizienter geschützt werden. Deshalb schlagen wir vor, die Zahl europäischer Grenzschutzbeamter, die aus dem europäischen Haushalt finanziert werden, bis zum Jahr 2020 auf 10 000 Grenzschützer zu erhöhen.

Wir legen zudem einen Vorschlag zum Ausbau der Asylagentur der Europäischen Union vor. Mitgliedstaaten brauchen stärkere europäische Unterstützung bei der Bearbeitung von Asylanträgen – eine Bearbeitung, die im Einklang mit der Genfer Konvention zu stehen hat. Und wir legen einen Vorschlag vor, um die Rückführung irregulär eingereister Migranten zu beschleunigen.

Ich wiederhole hier im Parlament meinen Wunsch, der einer Aufforderung gleichkommt, legale Einwanderungswege in die Europäische Union zu öffnen.

(Beifall)

Wir brauchen qualifizierte Migranten. Auch hierzu liegen die Kommissionsvorschläge seit Langem auf dem Tisch – bitte umsetzen!

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, je voudrais vous parler de l’avenir, et donc de notre continent cousin qu’est l’Afrique.

D’ici à 2050, l’Afrique comptera 2,5 milliards d’habitants. Une personne sur quatre sera africaine. Nous devons investir davantage dans nos relations avec ce grand et noble continent et ses nations individuelles. Et nous devons arrêter d’envisager cette relation africano-européenne dans la seule perspective d’un pourvoyeur d’aide au développement. Une telle approche serait insuffisante et, en fait, humiliante pour l’Afrique.

(Applaudissements)

L’Afrique n’a pas besoin de charité. Elle a besoin d’un partenariat équilibré, d’un vrai partenariat. Et nous, Européens, avons besoin, au même titre, de ce partenariat. En préparant ce discours, j’ai parlé avec mes amis africains, notamment avec le président Kagamé, président de l’Union africaine. Nous sommes tombés d’accord pour dire qu’à l’avenir, nos engagements respectifs doivent être réciproques. Nous voulons construire un nouveau partenariat avec l’Afrique.

(Applaudissements)

La Commission propose aujourd’hui une nouvelle alliance entre l’Afrique et l’Europe, une alliance pour des investissements et pour des emplois durables. Cette alliance, telle que nous l’envisageons, permettrait de créer jusqu’à 10 millions d’emplois en Afrique au cours des cinq prochaines années. Nous voulons créer un cadre permettant d’attirer davantage d’investissements privés vers l’Afrique. À vrai dire, nous ne partons pas de zéro: notre fonds d’investissement extérieur, lancé ici même il y a deux ans, mobilisera plus de 44 milliards d’euros d’investissements dans les secteurs public et privé en Afrique. Les projets prévus et les projets engagés mobiliseront 24 milliards d’euros. Nous concentrerons nos investissements dans les domaines où les investissements font une véritable différence.

D’ici à 2020, l’Union européenne aura soutenu 35 000 étudiants et chercheurs africains grâce à notre programme Erasmus remusclé. D’ici à 2027, ce chiffre doit être porté à 105 000. Le commerce entre l’Europe et l’Afrique n’est pas sans importance. 36 % du commerce de l’Afrique se fait d’ores et déjà avec l’Union européenne. Mais les échanges commerciaux entre nous ne sont pas suffisants. Je suis convaincu que nous devrions faire évoluer les nombreux accords commerciaux entre les pays africains et l’Union européenne vers un accord de libre-échange de continent à continent, un partenariat économique entre partenaires égaux.

Another issue where I see a strong need for the Union for leadership is Brexit. I will not enter into the details of the negotiations, which are being masterfully handled by my friend Michel Barnier. He works on the basis of a unanimous position confirmed time and again by the 27 Member States. However, allow me to recall three principles which should guide our work on Brexit in the months to come.

First of all, we respect, of course, the British decision to leave our Union, yes, but we regret it deeply that you are. But we also ask the British Government to understand that someone who leaves the Union cannot be in the same privileged position as a Member State. If you leave the Union, you are of course no longer part of our single market, and certainly not only in parts of it.

(Applause)

Secondly, the Commission, this Parliament and all other Member States will always show loyalty and solidarity with Ireland when it comes to the Irish border. This is why we want to find a creative solution that prevents a hard border in Northern Ireland.

(Applause)

And we will defend all the elements of the Good Friday Agreement. It is Brexit that is making the border more visible in Northern Ireland. It is not the European Union.

Thirdly, after 29 March 2019, the United Kingdom will never be an ordinary third country for us. The United Kingdom will always be a very close neighbour and partner, in political, economic and security terms.

In the past months, when we needed unity in the Union, Britain was at our side, driven by the same values and principles as all other Europeans. This is why I welcome Prime Minister May’s proposal to develop an ambitious new partnership for the future, after Brexit. We agree with the statement made at Chequers that the starting point for such a partnership should be a free trade area between the United Kingdom and the European Union.

On the basis of these principles, the Commission’s negotiators, mainly my good friend Michel Barnier, stand ready to work day and night to reach a deal. We owe it to our citizens and our businesses to ensure the United Kingdom’s withdrawal is orderly and that there is stability afterwards. It will not be the Commission that will stand in the way of this.

Mesdames et Messieurs les députés, d’ici les élections européennes et d’ici le sommet qui aura lieu le 9 mai de l’année prochaine en Roumanie, beaucoup de travail reste à faire. À Sibiu, il faudra convaincre nos concitoyens que sur l’essentiel, nous partageons la même conception de la finalité de notre Union. Les peuples n’aiment pas les incertitudes, ni les finalités diffuses. Ils aiment des indications claires. Ils détestent les à-peu-près et les demi-mesures. Alors, n’offrons pas de demi-mesures aux citoyens européens. Tout cela constitue l’agenda européen sur la route vers Sibiu.

D’ici Sibiu, nous devons ratifier l’accord de partenariat entre l’Union européenne et le Japon, pour des raisons économiques, mais aussi géopolitiques. D’ici le sommet de Sibiu, nous avons pour devoir de négocier un accord de principe sur le budget de l’Union européenne après 2020. Si nous voulons – il faudra que nous le fassions – donner aux jeunes Européens la chance d’exploiter au maximum les possibilités offertes par le programme Erasmus, qui mérite de disposer de plus de moyens de financement, il faudra que nous décidions de cette enveloppe, de cette enveloppe comme d’autres enveloppes. Si nous voulons donner plus d’opportunités à nos chercheurs, à nos start-ups pour éviter qu’un manque de ressources conduise à une réduction drastique du nombre de postes de chercheurs, il faudra prendre une décision sur le budget avant les élections européennes. Si nous voulons, sans nous militariser, multiplier par 20 les dépenses en matière de défense, nous devons le décider avant les élections européennes. Si nous voulons consacrer 23 % d’investissements de plus pour l’Afrique, il faudra le décider rapidement. On me dit toujours – chefs d’État, ministres, parlementaires européens et nationaux – qu’on ne peut pas décider avant les élections. Comme si les élections étaient une crise de démocratie. Non! Il est normal, en démocratie, d’avoir des élections, et il est normal, urgent, de décider avant les élections pour montrer la voie à ceux qui sont supposés nous élire.

(Applaudissements)

D’ici l’année prochaine, nous aurons aussi à développer davantage le rôle international de l’euro. Après seulement 20 années d’existence, et en dépit des voix déclinistes qui nous ont accompagnés sur ce trajet, l’euro a déjà un riche parcours derrière lui. L’euro est devenu la deuxième monnaie mondiale après le dollar. Soixante pays lient, d’une manière ou d’une autre, leur propre monnaie à l’euro. Mais nous devons faire plus pour permettre à notre monnaie unique de jouer pleinement son rôle sur la scène internationale.

Des événements récents ont mis en lumière la nécessité d’approfondir notre union économique et monétaire et de construire des marchés de capitaux liquides et profonds. De nombreuses propositions de la Commission dans ce domaine n’attendent que d’être adoptées. Nous devons et nous pouvons aller plus loin. Il est aberrant que l’Europe règle 80 % de sa facture d’importation d’énergie, qui s’élève à 300 milliards d’euros par an, en dollars américains alors que 2 % seulement de nos importations d’énergie nous proviennent des États-Unis. Il est aberrant, ridicule, que les compagnies aériennes européennes achètent des avions européens en dollars et non pas en euros. Il faut changer tout cela.

(Applaudissements)

C’est la raison pour laquelle la Commission présentera, avant la fin de l’année, des initiatives pour renforcer le rôle international de l’euro. L’euro doit devenir l’instrument actif de la nouvelle souveraineté européenne. Et pour cela, la première chose à faire est de mettre notre maison en ordre, en renforçant et en approfondissant l’union économique et monétaire, comme nous avons d’ailleurs commencé à le faire. Sans une union économique et monétaire approfondie, nous manquerons d’arguments crédibles pour renforcer le rôle international de l’euro. Nous devons parachever l’union économique et monétaire pour que l’Europe et l’euro puissent devenir plus forts. Et toujours sur la voie vers Sibiu (Hermannstadt), je voudrais que nous réalisions des progrès tangibles en ce qui concerne le renforcement de notre politique étrangère. Il faudra renforcer notre capacité à parler d’une seule voix en matière de politique étrangère. Il n’est pas normal que l’Europe se réduise elle-même au silence lorsqu’au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à Genève, nous ne pouvons pas parler haut et fort pour condamner les violations des droits de l’homme en Chine parce qu’un État membre s’y est opposé. Je cite cet exemple mais je pourrais en citer d’autres.

(Applaudissements)

C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, la Commission vous propose, à nouveau, de passer au vote à la majorité qualifiée dans certains domaines précis de nos relations extérieures. Je répète le message.

(Applaudissements)

Je répète le message que j’avais expliqué, détaillé, l’année dernière. Nous allons faire des propositions pour pouvoir procéder, dans certains domaines, pas dans tous les domaines, en matière de politique étrangère par majorité qualifiée. Le Traité, tel qu’il est, permet au Conseil européen de prendre une décision dans ce sens. J’estime que le temps est venu de donner vie à la clause passerelle du traité de Lisbonne permettant d’ouvrir la voie à la prise de décision à la majorité qualifiée, clause passerelle qui est la «beauté oubliée» du Traité.

(Applaudissements)

Je pense d’ailleurs, puisque nous y sommes, que pour certaines matières relevant de la fiscalité, nous devrions également pouvoir décider à la majorité qualifiée.

(Applaudissements)

Un mot, Monsieur le Président, pour dire que notre façon de discuter de nos désaccords m’interpelle de plus en plus. Les échanges polémiques entre gouvernements, parfois entre institutions, se font de plus en plus nombreux. Mais ce ne sont pas les propos polémiques et souvent blessants qui permettent à la construction européenne d’avancer. Ce qui m’inquiète, ce n’est pas seulement une tonalité regrettable lorsque les forces politiques discutent entre elles. C’est aussi vrai de la façon dont certains traitent, parce qu’ils veulent mettre fin à tout débat, les médias et les journalistes. L’Europe doit rester un endroit où la liberté de la presse n’est pas remise en cause. De trop nombreux journalistes sont intimidés, attaqués, assassinés.

(Applaudissements)

Il n’y a pas de démocratie sans une presse libre.

(Applaudissements)

Merci d’applaudir, comme cela je peux boire.

(Rires)

D’une façon générale, nous devons, Mesdames et Messieurs, retrouver les vertus du compromis. Rechercher le compromis n’est pas une faiblesse, n’implique pas le sacrifice de nos convictions et n’empêche pas le libre débat qui respecte le point de vue des uns et des autres. La Commission s’oppose à toutes les atteintes à l’état de droit. Nous restons préoccupés par l’évolution des débats dans certains de nos États membres. L’article 7 doit s’appliquer là où l’état de droit est en danger.

(Applaudissements)

À cet égard, le premier vice-président Timmermans effectue un travail, je dois dire, remarquable, mais très souvent, trop souvent, solitaire, pour défendre l’état de droit. Il bénéficie de mon ferme appui personnel et de celui de toute la Commission.

(Applaudissements)

Et puis, il y a un point sur lequel nous ne devons pas et nous ne pouvons pas déroger: les arrêts la cour justice de l’Union européenne doivent être respectés et exécutés.

(Applaudissements)

L’Union européenne est une communauté de droit. Le respect de la règle du droit et le respect des décisions de justice ne sont pas une option, mais une obligation.

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, et pour beaucoup d’entre vous, chers amis, en introduisant, non pas mon dernier discours, mais mon dernier discours sur l’état de l’Union européenne, je vous ai parlé de l’histoire, de la petite histoire, qui couvre le mandat de cette Commission et de la grande Histoire, qui est celle de l’Europe. Nous sommes tous, les uns et les autres, responsables de l’Europe telle qu’elle est, et nous serons tous responsables, les uns et les autres, de l’Europe qui sera. L’histoire est ainsi faite: les Parlements et les Commissions passent, l’Europe reste. Pour que l’Union européenne devienne ce qu’elle doit être, nous devons avoir à l’esprit plusieurs éléments. Je voudrais que l’Europe quitte les gradins du stade mondial. L’Europe ne doit pas être un spectateur, un commentateur des événements internationaux. Elle doit être un acteur constructif, un façonneur, un architecte du monde de demain. Il y a une forte demande d’Europe à travers le monde. Pour satisfaire cette demande pressante, il faudra que sur la scène internationale, l’Europe s’exprime d’une seule voix. Dans le concert des nations, la voix de l’Europe doit être intelligible, compréhensible, distinguable pour être écoutée et entendue. Federica Mogherini a fait avancer la cohérence diplomatique de l’Union européenne comme on ne l’a jamais fait avant. Mais ne retombons jamais plus dans l’incohérence des diplomaties nationales concurrentes et parallèles. La diplomatie européenne doit être une, et notre solidarité multilatérale doit être entière.

(Applaudissements)

Je voudrais que dorénavant nous fassions de plus grands efforts pour rapprocher l’est et l’ouest de l’Europe; mettons un terme à ce triste spectacle de la division intra-européenne. Notre continent et ceux qui ont mis fin à la guerre froide méritent mieux. Je voudrais que l’Union européenne prenne davantage soin de sa dimension sociale. Ceux qui ignorent les attentes justifiées des travailleurs et des petites entreprises font courir un grand risque à la cohésion de nos sociétés. Transformons les intentions du sommet de Göteborg en règle de droit.

(Applaudissements)

Je voudrais que les élections de l’année prochaine soient un grand moment pour la démocratie européenne. Je souhaite que l’expérience des Spitzenkandidaten (têtes de liste) – cette petite avancée dans la démocratie européenne – soit renouvelée. Pour moi, cette expérience sera d’autant plus crédible le jour où nous aurons de véritables listes transnationales. Je crois que pour 2024, il faudra le faire.

(Applaudissements)

Surtout et avant tout, je voudrais que nous disions non au nationalisme malsain, et que nous disions oui au patriotisme éclairé. Gardons à l’esprit que le patriotisme du XXIe siècle est à double dimension, l’une nationale, l’autre européenne, les deux ne s’excluant pas. J’aime, disait le philosophe français Blaise Pascal, les choses qui vont ensemble. Pour tenir sur leurs deux jambes, nations et Union européenne doivent marcher ensemble. Celui qui aime l’Europe doit aimer les nations qui la composent. Celui qui aime sa patrie doit aimer et peut aimer l’Europe. Le patriotisme est une vertu, le nationalisme borné est un mensonge accablant et un poison pernicieux.

(Applaudissements)

En un mot, restons fidèles à ce que nous sommes. Plantons aujourd’hui les arbres à l’ombre desquels nos arrière-petits-enfants, d’où qu’ils viennent, du nord, du sud, de l’ouest ou de l’est, puissent grandir et respirer en paix. Il y a quelques années, je vous ai dit, ici même, que l’Europe était la grande affaire de ma vie. Oui, j’aime l’Europe et je continuerai de le faire.

Merci de m’avoir écouté.

(L’Assemblée, debout, applaudit l’orateur)

 
  
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  Presidente. – Grazie signor Presidente, caro Jean-Claude, nel corso del Suo intervento ha offerto molti spunti, ha cercato di dare una prospettiva. La discussione che seguirà servirà a rafforzare alcune posizioni.

Io credo che il Parlamento potrà, nello scorcio finale di questa legislatura, dare un suo contributo per accelerare l'approvazione di norme che sono ancora in discussione. Il Parlamento, come Lei ha detto, non può e non vuole essere capro espiatorio, i capri espiatori forse stanno da altre parti. Il Parlamento vuole essere sempre più il cuore della democrazia, ecco perché Le chiedo di cominciare a riflettere, per esempio, sulla necessità di dare al Parlamento il potere di iniziativa legislativa. Siamo l'unico Parlamento al mondo che non ha potere di iniziativa legislativa.

(Applausi)

Lei ha giustamente sottolineato – è stato accolto con un applauso – il Suo riferimento alla necessità di votazioni a maggioranza. Quando parliamo di immigrazione, la proposta della Commissione e del Parlamento sulla riforma di Dublino può essere approvata a maggioranza, ma da parte del Consiglio c'è sempre una resistenza. Se fosse stata approvata quella riforma, non ci sarebbe stato il caso Diciotti in Italia. Quindi si può e si deve, secondo me, accelerare. Il Parlamento, avendo applaudito a stragrande maggioranza alla proposta di procedere con voti a maggioranza, vuol dire che sostiene questa azione.

Anche tutte le proposte sull'immigrazione e sull'Africa sono di grande interesse e vanno nella direzione sollecitata dal Parlamento. Abbiamo chiesto un fondo per l'Africa. L'Europa si è svegliata in grande ritardo sulla vicenda immigrazione. Se avesse ascoltato il grido che veniva da alcuni paesi e da alcuni parlamentari qualche anno prima, forse non saremmo a questo punto. Certamente per l'Africa servono investimenti, investimenti importanti. Sono d'accordo che non serve – e il Parlamento l'ha detto sempre in una maniera molto chiara – fare soltanto dei regali. Serve una politica di crescita, di condivisione, di diplomazia economica. Però serve decidere rapidamente e il Parlamento non farà mancare il suo contributo.

Come sulla Brexit, signor Presidente, il Parlamento vuole essere protagonista. Il voto finale sarà quello del Parlamento e i nostri rappresentanti si stanno impegnando innanzitutto, come hanno scritto nelle nostre risoluzioni, per tutelare i diritti di tre milioni e mezzo di cittadini europei che vivono nel Regno Unito.

Anche sul lavoro e sull'Unione economica e monetaria noi dovremmo impegnarci di più perché la disoccupazione, soprattutto la disoccupazione giovanile, deve essere la questione sociale principale che noi dobbiamo affrontare.

Quindi, il Parlamento europeo, signor Presidente, lavorerà intensamente in questi ultimi mesi cercando di dare risposte concrete ai cittadini. Il mio obiettivo come Presidente è quello di fare in modo che questa Istituzione sia sempre più vicina ai nostri cittadini europei.

 
  
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  Manfred Weber, on behalf of the PPE Group. – Mr President, Europe is much more robust than it was four years ago. You overcame tough times. I think everybody can underline this, but without you, Jean—Claude, without your leadership, it would have been impossible to manage the last few years. With your cool head, your determination and your sincere heart for Europe, you defended the unity of this continent. I want to thank you for this and I also want to thank you for the details of your love affair, which you shared with us in your final remarks. Thank you, Jean-Claude Juncker.

(Applause)

But there is still a lot to do and that is the main message of today’s State of the Union speech. We are still in a working session. We have to deliver and, from today’s announcements from Jean-Claude Juncker and the Commission, we can sum up that all the proposals that the Commission promised at the beginning of their mandate are now on Parliament’s and the Commission’s table. I would also add that these were not only the Commission’s proposals in the beginning, but were the promises of the PPE candidate, Jean—Claude Juncker, in his election campaign, to give a clear link between what you promised in the campaign last year and what you delivered under your leadership in the Commission.

Also, on the implementing front, we have to be aware that we delivered a lot: you already mentioned some of the figures which are on the table on the economy, a stable growth rate, all the eurozone countries below 3%, we have created millions of new jobs – our companies did so, Mario Draghi has now given a clear signal that he will stop the low interest rate policy by the end of this year. So, having this in mind, it is a big success story.

We have Brexit. I can remember, Jean—Claude, when we in your office after we got the messages from London about the outcome of the referendum and we were disappointed. We were looking for answers and we were a little scared about whether others could or would follow. Today, Europe is united and ready for a deal, but London cannot give us a clear answer, so the EU is united and London is in trouble. Finally, on migration, we reduced the numbers of arrivals, especially through the Mediterranean route, by more than 80% by 2015.

When you sum up all these things, some would probably say that listing success stories is a boring exercise and probably journalists are not very interested. I would say that this is not the case, but I would say that it is a precondition for the most important thing a politician can have, and that is trust from the people. We did it together: all the political families worked on this.

I want to pick up only one aspect because there is still a discussion going on about how we rescued the euro and yes, my party, the PPE party, is proud of what we did. It is about the policy of Enda Kenny, of Passos Coelho, of Mariano Rajoy, of Samaras, and of Anastasiades in Cyprus. They took the necessary steps and we rescued Europe and the euro with the policy that we invented and we established.

(Applause)

We created growth and a good future perspective for the people and I do not remember – let me say this in party political terms –Hollande, Renzi, Dijsselbloem or even Moscovici presenting any kind of alternative proposal about how we should answer the challenge which was on the table. Even Mr Bullmann, in the German Government, with your contribution and your party, I didn’t see any alternative proposal presenting other strategies to overcome the crisis. Stable budgets and an ambitious reform programme are necessary for a good economic future. That is what the PPE believes in.

(Applause)

But now let’s look to the future. A people’s Europe is, first of all, a Europe of security. That’s why we welcome the proposal to provide 10 000 Frontex officers to really contribute to a strong border control. Security also still means the fight against organised crime and criminals. Their data exchange is key for Europe and I also want to underline that the Schengen area brings more and not less security. That’s why we ask the Council to take further steps to include Bulgaria and Croatia inside the Schengen area. They have waited for such a long time. It’s now time to act. I ask the Romanian Government to stop the risks regarding the fight against corruption in Romania because they are harming the decision—making process towards Bulgaria and Croatia in the same way. All three countries must have the right to join the Schengen area immediately. I want to underline this again.

A second point for a people’s Europe is a Europe of democracy. That’s why I thank you for the initiatives to make our European elections safe. Neither Russia, nor China, nor any external power will decide. No trolls, fake news or Cambridge Analytica will decide. The people will decide. Europeans will decide the future of this continent.

A third point: a people’s Europe is a Europe of fairness. I wonder what a truck driver is thinking when he listens to the radio and they talk about self-driving trucks. I think he is asking himself, ‘what will happen to me?’ In such a world – we are facing a revolution in the labour market – we have to create a new fair deal for Europe. That means – and I think in this House we all share these general ideas – fair taxation, contributions by the digital business sector to the future of this fair approach, and a new social model. Today’s Europe cannot be united – and cannot be called united – as living conditions in the European Union are still not equal. That’s why I think we have to do more on common living conditions and living standards in the European Union.

Finally, a people’s Europe is a Europe which is strong at global level. You showed in the Oval Office that we are strong – economically, a giant – and we also have to become a giant politically. That’s why a change from the unanimous vote mechanism to the majority vote system is fully supported by the EPP. Let’s stand up, let’s make this century a European one again. The crisis times are over. Now it’s time for a more united Europe, for a more democratic Europe and for a more ambitious Europe.

(Applause)

 
  
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  Udo Bullmann, on behalf of the S&D Group. – Mr President, the President of the Commission started his term of office by promising that he would be a politician, a political leader of the College of Commissioners, and even those who tend, as I do, to criticise him on a daily basis – of course, only if it’s really necessary – have to admit he is a political leader of the Commission.

Chapeau, Mr Juncker! You are not the porte-parole of the national capitals, and you are a credit to the decency of this political role in Europe. By fulfilling it as you do you make a huge difference vis-à-vis the predecessor from your own political family, and I appreciate that.

But that is not the issue at stake today. The issue is not whether you are a dedicated European or whether the College of Commissioners consists of dedicated Europeans. We are convinced of that, otherwise we would not have voted for you. The question at stake is whether our institution and our policies are yet up to the task on which we have to deliver nowadays. Yes, we are in an era of huge crisis. Mr Weber, I do not think we have yet overcome the crisis: think of migration, which you mentioned; think of climate change; think of the deepening divides between north and south and between east and west.

No. We are in a transformational period and, as Pope Francis said at the beginning of your term of office, ‘This is not an era of change, this is a change of era.’ The real question, which we discuss in our political Group, is ‘Why can’t we be more radical?’ Why can’t we go for a clearer policy change to live up to the change of era.

You mentioned migration, Mr Juncker, and we wholeheartedly support what you were saying. Given that, as Manfred Weber reminded us, you were the PPE candidate for your post at the last election, why is it that, when you talk about migration you have the applause only of the left side of this House, while the rest are silent? I wonder why that is.

I cannot understand it, because migration is what he says is the task of today. Yes, we have to open legal ways for migration. What we witnessed again in the summer in the Mediterranean is a scandal. It is disgusting to see people drowning – although the official mission of the European Union no longer includes safe harbours because of the right-wing Italian Government. And this is the mission of the Commission President who was the PPE candidate last time for that office.

I urge the Council to take note of that when preparing for the summit on 19 September: to discuss his proposals and to take urgent action. This is what we expect from the Council.

(Applause)

We will be able to act in a broader picture only if we reach out to the societies of the east. Yes, they need a new compact. They have an interest beyond Bratislava, Mr Juncker. They have a clear interest in safe energy. They have an interest in cohesion, long-lasting cohesion, and in the re—industrialisation of their countries – and they deserve that. The workers in the eastern countries deserve a decent future, and we need to establish a new compact. I am deeply convinced that it will then be easier to resolve the migration question too.

Let us talk about the south. It is not bearable that 40—50% of the young people in the south are without any prospects. We need a new master plan for the south. And why not? This could be done by the Commission in the remaining months of its term of office.

Why not propose a new master plan, building on the investment plan of Jean—Claude Juncker, extending that to the south and restoring hope and a vision of the future to the southern countries? Why not make them again the marketplaces of new ideas, the bridge builders to the cultures in our neighbourhood? That would be a very important task, and we would encourage the Commission to undertake it.

But it is not only the societies in the east and the south that are falling apart. Look at the north. Look at Brexit. Of course, we fully back the position of the Commission and we stand united on that. But look at Brexit, look at the Swedish elections, and you see that ordinary working-class people, who have invested their hope in Europe, would like to see us delivering, at the top of our agenda, one specific proposal. Why does the Commission not come forward with the proposal that each and every child in the European Union have a child guarantee: that each child deserves free healthcare, deserves proper education, deserves decent housing?

That could be a proposal in the forthcoming months to unite the European Union around a new future for the next generation. And that is what we propose.

You are right, Mr Juncker, that we need to defend our institution. We need to fight against enemies who would like to undermine our democracy – Cambridge Analytica, for example, and all the enemies from the outside, as well as enemies from inside. And yes, we need to strengthen the Community method in the last months of your term of office.

Good luck.

 
  
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  Ryszard Antoni Legutko, on behalf of the ECR Group. – Mr President, it was a very interesting speech. I expect there will be more of a ‘summing-up speech’ and I was just wondering what the proportion will be between pluses and minuses. On the plus side, I would put the Juncker plan which you mentioned en passant, which I think has been a success, but there is also a minus sign and the first thing that comes to mind is immigration and the demographic crisis. Of course you did not cause it directly: it was Chancellor Merkel who opened the European borders, but you could have prevented her or at least tried to prevent her. I don’t know with what effect, but at least you could have. We can subscribe to the idea of strengthening European borders, but I think it is a somewhat belated proposal. We could have talked about it some time ago. Instead, we spent a couple of years imposing a solution that was absurd from the very beginning: mandatory relocation. A lot of energy was spent on it, a lot of bad blood was shed, and the typical share of bullying and invectives were thrown around, but the real question that you should ask yourself and we should ask ourselves is: ‘is the European Union in a better shape now than it was when you took office?’ And I think the answer is clear: no. With all due respect, President Juncker, and all the successes that you had, no. There has never been a time in the history of European integration where Europe was more disunited than it is now. You talked about unity; no, unity is no longer there. It doesn’t mean World War I or World War II. Until recently, integration was a one-way street; now it’s a two-way street. The number of people who are deeply dissatisfied with the European project is increasing. That’s why our colleagues– my colleagues, too – are somewhat nervous about the elections – because they do not know what will happen. They are afraid of a possible political earthquake and you cannot say that the European Commission has no share in it and no responsibility – there is at least political responsibility. I mean, come on, there is some relation between cause and effect. It’s not the fact that there are so many people who have been antagonised, made angry, irritated, marginalised, bullied and rejected. The number is so high that you cannot neglect it and you cannot decline any responsibility for that. ‘You’ not as a person, but ‘you’ as a chief of the important European institution. We have to roll back this process somehow.

When you mentioned that you wanted to have qualified majority votes in more areas of policy, public life in Europe, you are in for more trouble because that will petrify this system, in which some actors are equal and some are more equal than others and in which the decision-making process is extremely obscure. Nobody knows who makes the decisions, and the division between north and south, east and west are still there. If you want to have more trouble, go along this path. This will be an extremely interesting situation after the election. To what extent will you be responsive to the signals?

You are charming man, President Juncker, and I love listening to you, but when you were talking today, I thought, ‘my God, we are living in two different worlds’. I wonder which one is the true one.

 
  
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  Guy Verhofstadt, on behalf of the ALDE Group. – Mr President, I first want to react to Mr Legutko. What he is saying is terrifying. He is saying here that we were never so disunited as today. Has he forgotten what Europe was between the two world wars? Has he forgotten what Europe was in the Cold War? Has he never heard about the Berlin Wall and the Iron Curtain?

(Applause)

Europe is united now. Mr Legutko is not offering another vision. He says he is in another world from Mr Juncker: very well, for me that’s no problem. But please, Mr Legutko, don’t say things that are completely crazy in a continent that has seen 20 million dead and victims because of nationalism and populism like that which you defend today. That is the point.

(Applause)

I have to tell you, Mr Juncker, I did not want to start on this note but I find it so terrifying that somebody should give us lessons here about unity in Europe and then try, with his Government, to go against the rule of law and against a number of other things – against European values. Sorry, I wanted to start with the State of the Union of Jean-Claude Juncker, and especially a part that none of the speakers so far has mentioned, namely the part about Africa. I think you are right, Jean-Claude, you have made a clear proposal: they don’t need charity. What they need is a true partnership, between Africa and the EU. And I think it is possible to create what I would call the biggest economic and trade area in the world, because if Europe does that with Africa, it will become – it is already – the biggest trade area. It will also, in my opinion, be a true alternative for Africa, for African citizens, to the takeover by the Chinese, which is happening every day, every week, in every investment today in Africa. I think that Parliament must support you in pursuing this goal.

My question is a little different to the questions from other political group leaders. It is this: last year you gave us your legacy, and you repeated that this year, and so the question is whether we can translate that legacy into reality in the coming years? It is an existential year of elections with a number of threats, let’s be honest, with the rise of nationalism and populism everywhere in Europe. We have a number of authoritarian leaders.

(Interjection from the floor: ‘Hurray’)

Yes, thank you for supporting me!

We have leaders like Mr Kaczyński and like Mr Orbán, who is, in fact, hijacking our European parties. I think they’re doing a little of what Trump is doing in the US Republican Party.

(Heckling)

Let’s be honest, your voice is only an affirmation of this.

The inconvenient truth is that the alt-right in Europe is trying to undermine this European Union and is actually trying to take over European politics from within: to do the opposite of the agenda that Jean-Claude Juncker presented to us today. It is for that reason – and I think all of us, certainly including Manfred Weber, are aware of this – that in the vote we are going to have in a few moments it is so important that all pro-Europeans are united against this alt-right authoritarian tendency apparent in a number of our countries. Leading the European Union is not only a matter of mathematical strength: it’s also a question of moral authority. And it is moral authority which is at stake at the moment in the European Union.

In the same spirit, Mr Juncker, I want to ask the Commission about a specific issue: something that you mentioned very briefly, but which I want to go into in more detail. I want to ask the Commission to introduce in the coming months a package of specific proposals and measures to protect our elections against the foreign meddling that we have already seen in other continents and in other places in Europe. These would include, for example, measures identifying foreign agents who are active on European social media platforms, as well as the extremist politicians with whom they are colluding.

In the USA, as you all know, Special Counsel Robert Mueller has been appointed to investigate Russian interference in elections, and they have already issued dozens of indictments. I think we need to catch up as quickly as possible by establishing our own special prosecutor to investigate and to stop all disinformation in Europe too – and certainly before it is too late in the light of the European elections to be held next year. My special request to you, Mr Juncker, is to ask if the Commission could take an initiative on this and bring it to the table of the Council and the table of the European Parliament.

Finally, my last point: I want to support you in one thing. The most important point you made was about the end of unanimity and the use of what is called, using a French term, the passerelle clause. That was your most important proposal, and my proposal, Jean-Claude, is that you be ambitious. Include all fields, all possible articles of the Treaty, in your proposal on the passerelle clause, because I am pretty sure that, at the other side of the table, in the Council there will be a number of them who will not be in agreement with you. It is obvious that the best thing to do in politics is to ask for the maximum possible. Start with 100%. Say ‘I want the end of unanimity inside the European Union’ because that is the main problem at the moment in deciding on a number of things: for example, as you mentioned Mr Juncker, the migration package. With the Council not capable of deciding, even when it is with a qualified majority, my proposal is to be ambitious: include the whole package, all fields of foreign policy and, as far as I am concerned, all fields of taxation too. Include everything in it and we will see what the end game will be if we support you.

You said – and this will be my conclusion – that this would be the ‘last-chance Commission’. Do you remember that, four years ago? And I have been asking myself what can come after the ‘last-chance Commission’ in the coming years. I think that what will come is something different. The Commission that we need in the future, colleagues, will be more than that: it will be a type of new, renewed European government.

And it will have one task, which is to realise further the legacy of Jean-Claude Juncker, as well as the other visions that have been set out in recent months, for example by the French President in his Sorbonne speech. That will be the task of this new Commission. And that – furthering your legacy – is also the task that we, as our political group and movement, will offer to the electorate as a real European alternative to the nationalists and the populists inside and outside this House.

(Applause)

 
  
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  Ska Keller, on behalf of the Verts/ALE Group. – Mr President, you yourself and many colleagues have looked at the challenges that we have globally, and I totally agree with them. We have a lot of challenges. We have problems – to say the least – in our transatlantic partnership, we have China rising up – there are so many challenges out there. But I would argue that more threatening than anything that the world can throw at us are actually the enemies from the inside, and that they are the obvious ones: the nationalists that bring hatred, division; the racists that spread fear and hate. But there are also some less obvious: the decision-makers who actually don’t take decisions and want to keep the status quo, who just want to keep their own privileges and who are just closing their eyes at what is at stake. And then there are powers in governments – of which, unfortunately, we have more and more – who use the European Union as a scapegoat for all their own failures and that are cutting away democracy and civil liberties bit by bit and piece by piece.

But a Europe united, a Europe that knows what it stands for, can face all external problems and can be a front-runner and a shining example in the world. We can be strong if we don’t make ourselves weak. And Europe has promised its citizens to bring peace, prosperity and democracy, and those promises are still very relevant – but we need to renew them and we need to bring them to fulfilment. On peace, we have major achievements to show, but we cannot rest on laurels and Norwegian medals: there are new global challenges ahead that threaten our future and our security, and the biggest one of them is climate change. We have seen this summer that climate change is happening: it’s happening now and it’s happening everywhere, from disastrous harvests to forest fires. There is no way anyone could possibly deny that. And the good news about climate change is that we know what to do; and the bad news about climate change is that we don’t do it.

But with Trump leading the US into space rather than forwards, we cannot wait as Europeans for someone else to protect our planet. No, we have to do it ourselves, and there is no time to lose. And there the Commission has been way too timid in the past five years, I have to say. It is now that we need a very quick change to renewables and phasing-out of the climate-killer: coal. And if climate protection truly is a priority, then it should also be a priority in the multiannual budget. It should also be a priority in the agricultural reform. Agriculture is both a victim as well as a culprit in climate change, but farmers can also be part of the solution. And here is where the Commission should have been more ambitious with the agricultural reform.

The European Union has also always promised prosperity, but we are far away from the triple-A rating that we should have, I agree, on social policies. And the austerity imposed on Member States in the past without regard to consequences and also without regard to whether this would actually help anything: that has seriously undermined the European promise of increasing living standards. But increasing the quality of life is not just some minor thing that you can forget about. It’s an essence of policy-making, and we need to renew this promise and build a social Europe, and one not just of nice declarations like we’ve seen from Gothenburg. We need not just nice intentions – that’s all very nice, but we need a social Europe with real facts and real figures. We need common minimum social standards in Europe. All citizens must get full access to social protection, to housing and to medical care. A framework directive on adequate minimum income schemes can create such a safety net as well, and here it would be very interesting to see a proposal by the Commission, so that we can ensure that safety net for everyone and not just for a lucky few.

And Europe has promised democracy, rule of law and civil liberties to all its citizens, and that was a very strong call for all the countries that wanted to join, for all the people living under dictatorships who were being deprived of freedoms – like the country where I myself was born. Our continent has a long and bloody history of oppressions, of tanks rolling against protesters, of people suffering in prison camps, and it’s only thanks to those courageous people who were marching for freedom, who were marching for democracy and who did not give up, that today in the European Union we have that democracy, we have those civil liberties and we have freedom.

But those very big successes are under threat. We need to fight for them again every single day, because inside Europe today, judges are being dismissed, corruption is being legalised, newspapers are closed, universities harassed and civil society treated as criminals. And this is not a detail; this is a threat to all of us. And again, today as well, courageous people are standing up, marching for human rights – their own rights and the rights of their neighbours – and they are marching for freedom, be it in Sicily or Romania, be it in Chiemnitz or be it in Pirin. And they defend democracy, they defend humanity and they defend Europe, and we see as well that, if we stand up together, then we really have power and we are really strong together. And I think more now than ever, it is now the task and responsibility of all of us to take a stance and to take up all of our responsibilities.

We have responsibilities: you, as President of the Commission, we all, as Members of the European Parliament – and all Europeans from north to south, from east to west. Because if Europe loses on democracy, then it will lose itself. And this is about more than one country or another country: this is about the achievements on this continent that so many people have even died for. This is about our true self, the true self of Europe, and it is time to take a stance.

 
  
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  Gabriele Zimmer, im Namen der GUE/NGL-Fraktion. – Herr Präsident! Herr Juncker, Sie haben heute mit einer sehr intensiven Rede Ihre politischen Positionen, mit denen Sie das Amt als Kommissionspräsident übernommen haben und bis hierher geführt haben, zum Ausdruck gebracht. Dafür möchte ich Ihnen meinen Respekt zollen. Ich glaube, das macht es uns einfacher, auch darüber zu reden, was denn aus Sicht der verschiedenen politischen Gruppierungen in der Europäischen Union anders laufen muss.

Da möchte ich eigentlich als Erstes schon anfangen mit der Bewertung. Sind wir wirklich an dem Stand, dass wir sagen können: Wir haben die Krisen überstanden, wir sind so weit, dass wir zukunftsfest auf alle Gefährdungen, auf alle Herausforderungen schauen können, dass wir vorbereitet sind, dass die Menschen entsprechend das Gefühl auch von sozialer Sicherheit, von Solidarität, von einer Gemeinschaft hier in der Europäischen Union haben? Und da sage ich Ihnen klar und deutlich: Nein!

Für mich war gestern, als der griechische Ministerpräsident hier gewesen ist, ein Satz von ihm sehr offenbarend, als er sagte: „Wir sind heraus aus dem Memorandum“, und anschließend hinzufügte – und er hat das mehrfach gesagt: „Wir haben überlebt“. Wenn aber der Satz „Wir haben überlebt“ das Fazit einer Politik ist, die maßgeblich auch durch die Institutionen und auch durch die Kommission mitgetragen worden ist, von einer Art und Weise von Krisenbewältigung, die letztendlich auf den Rücken der Ärmsten der Armen durchgeführt worden ist und letztendlich dazu geführt hat, dass Ungleichheiten vertieft worden sind, und dass wir eben nicht die Sicherheit haben, dass wir in die Zukunft schauen können, sondern dass wir alle das Gefühl haben, mit der kommenden Wahl steht uns wirklich etwas bevor, wo wir uns heute sagen müssen, wir haben es abzuwenden, weil wir ein Europa der Solidarität, der Gemeinschaftlichkeit, des Friedens haben wollen, dann gibt es eine ganze Reihe von Ansatzpunkten, wo wir auf die heutige Politik schauen müssen und sagen müssen: So wird das nicht funktionieren.

Wir müssen doch feststellen, dass auch zehn Jahre nach Beginn der Finanzkrise das Wohlstandsniveau aus den Vorkrisenzeiten in vielen Ländern noch nicht wieder erreicht worden ist. Und wo das Wachstum zurück ist, kommt es auch bei vielen Menschen nicht an. Die Rechte von Arbeitnehmerinnen sind in vielen Mitgliedstaaten massiv gekürzt worden. Wir müssen ein Signal geben, dass wir diese Rechte und auch den Schutz der Arbeitnehmerinnen und vor allem auch derjenigen, die überhaupt nicht in einem Arbeitsprozess stehen wieder stärken, dass wir die zurückholen, dass wir sie akzeptieren, dass das für uns dazu gehört, zu der Europäischen Union, und dass wir eben nicht wollen, dass das versprochene Triple-A für Social-Triple-A letztendlich ein Triple-A für eine künftige militärische Stärke der Europäischen Union wird.

Das kann nicht sein, dass wir die Gelder aus dem EU-Haushalt für den Fonds nehmen, von dem Sie vorhin sprachen. Und ich sage Ihnen: Die Überschrift, die Sie gebraucht haben, Stärke zu zeigen, Gemeinsamkeit, Stärke nach außen zu demonstrieren und damit letztendlich die Bürger und Bürgerinnen zu schützen, erinnert mich zu sehr an die Losung der österreichischen Präsidentschaft, von der ich nämlich gar nichts halte, von dieser Losung, weil sie nämlich sagt: „Europe that protects“. Und Sie machen das ganz klar: Da geht es nicht um die soziale Union, da geht es überhaupt nicht darum. Da ist so gut wie kein konkretes Ziel in der Aufgabenbeschreibung für diese Präsidentschaft enthalten. Sondern es geht darum, die Außengrenzen zu schützen, die Flüchtlinge abzuwehren, und genau diesen Prozess, diese humanitären Katastrophen, die wir im Sommer erlebt haben, praktisch auch fortzusetzen.

Ich bin Ihnen sehr dankbar, dass Sie gesagt haben, wo eigentlich der Hemmschuh ist und wer hier blockiert. Und ich bin der Auffassung, dass wir als Parlament sehr deutlich machen sollten, dass wir Dublin endlich brauchen, dass wir es nicht hinnehmen werden, dass uns der Rat hier ständig blockiert und dass er einfach denkt, machen zu können, was er will, und einfach in Untätigkeit schweigt.

Und was wir von der Kommission erwarten, das ist meine dringende Bitte: Sagen Sie es jeweils laut. Es hilft den Menschen und vielen bewusst schauenden, auch auf die Entwicklung schauenden Akteuren, Aktivistinnen in Europa überhaupt nicht, wenn sie gar nicht wissen, wo die Ursachen liegen und an wen sie sich wenden müssen, mit wem sie gemeinsam kämpfen können, wenn nicht klar ist, wer wofür verantwortlich ist, welche Verantwortung die einzelnen Institutionen tragen.

Das müssen wir deutlich machen. Sonst werden wir nämlich auch kaum noch Wähler und Wählerinnen gewinnen, die bereit sind, diese Lethargie – nämlich um Europa zu kämpfen – zu überwinden. Da müssen wir gemeinsam antreten. Das muss unsere Mission werden. Und da unterscheiden wir uns – und das sage ich ganz klar – auch massiv als Linke von allen rechten Versuchen, Europa zu zerstören. Das möchte ich hier noch einmal deutlich betonen.

 
  
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  Nigel Farage, on behalf of the EFDD Group. – Mr President, I say to Mr Juncker, what a picture you paint. A European Union of peace, of prosperity, of contentedness and, as you said, you’re trying to make it a little more perfect every day. Well, it’s a very good advertising slogan, but I tell you what surprised me.

Since your last State of the Union speech there’s been a seismic political event in Europe, perhaps one even on a par with Brexit. Italy, a founding member of the Union, the third-biggest economy in the euro area, now has a coalition government between the 5—Stars and the Lega that is polling over 60% of the vote and is posing a direct challenge, both in terms of the management of the euro area and indeed, how the migration crisis is handled. You made no acknowledgment of that at all. No acknowledgment of the populist revolt that is sweeping through virtually every single Member State. Instead you’re to carry on regardless.

And I noted your continued use of the phrase ‘sovereign Europe’. What you’re talking about is a deeper centralisation of power: a centralisation of power in terms of Europe’s foreign policy; a centralisation of power, as you first laid out last year, in terms of building a European army; more power at the centre for taxation. All of this, of course, meaning less to be done at the nation-state level. And now another 10 000 European border guards paving the way for a federal border police in Europe. Well, I’ll tell you something – if you’ve got problems with the Italians now, you ain’t seen nothing yet when you put that proposal to them.

But it’s all about centralisation – power, power, power. But here’s the funny thing – you appealed to our sense of European patriotism. So why is it that patriotism at the nation-state level is considered to be insular, bad, nasty, xenophobic, probably racist into the bargain? And yet, patriotism at a European level is a good and a virtuous thing. I’m afraid this idea of European patriotism, this idea of putting that flag above their own nation-state flag is for the birds. People do not have a profound sense of European identity. They have a sense of national identity and in a way that is the great dividing line between your vision of Europe and that increasingly that is being said by the electors. We wish to live in nation states.

Now on Brexit, Mr Juncker. On the Irish border already there are huge differences between the north and the south. Differences of politics, of tax, of currency and of law and we manage. And if we can get to a free trade deal, well, of course, there’ll be no difficulties whatsoever. I thought you had some very positive things to say. You said our vote to leave was a vote to leave the single market and its associated parts. I agree with you. Quite why Ms May at Chequers wants to opt back into much of it, I don’t know.

But you said twice that we need to come to a free trade deal. It’s what European exporters want, and it is, absolutely, and it’s what we want. Surely now the time is right. The ground is prepared for a Canada—plus—style trade deal between you and between us. We leave political union but we carry on doing business on a tariff—free basis. We want it. Increasingly, I think that you want it. Let’s get Brexit sorted and, Mr Verhofstadt, you’ll be happy, you’ll see the back of us.

 
  
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  Nicolas Bay, au nom du groupe ENF. – Monsieur le Président, Monsieur Juncker, quatre ans après l’installation de votre Commission, et à quelques mois seulement des élections européennes, l’heure est évidemment au bilan, et force est de constater que votre Commission est finalement un condensé de toutes les dérives de l’Union européenne et de tout ce que les peuples ne supportent plus aujourd’hui.

L’action de votre Commission, elle est à la fois opaque, antidémocratique et punitive. Opaque, lorsque vous décidez, c’est le fait du prince, de nommer M. Selmayr comme secrétaire général de la Commission. Sa majesté Jean-Claude Juncker s’affranchit de toutes les règles en vigueur.

Antidémocratique, lorsque votre commissaire M. Oettinger déclare, dans un propos d’une arrogance incroyable, je cite, «que les marchés financiers vont apprendre aux italiens à bien voter». Et anti-démocratique aussi lorsque, pas plus tard que tout à l’heure, vous affirmez que le budget de l’Union européenne sera verrouillé jusqu’en 2027, sans que l’on attende que les citoyens de nos peuples se prononcent aux élections de mai 2019.

Punitive aussi, à l’égard de la Pologne ou de la Hongrie, et on a eu un bel exemple de procès stalinien, pas plus tard qu’hier, simplement parce que ces pays ont le courage de définir ce que sont nos valeurs de civilisation et parce qu’ils refusent les quotas obligatoires de migrants que vous avez voulu leur imposer.

Punitive aussi à l’égard des Britanniques, à qui vous voulez faire payer le prix de la liberté, en refusant le moindre accord commercial alors qu’on accorde à des pays qui ne sont pas dans l’Union européenne, comme la Norvège ou l’Islande, l’accès au marché unique. Alors que vous multipliez les traités de libre-échange avec le monde entier, vous refuseriez cela aux Britanniques?

Et puis, bien sûr, l’action de votre Commission a été marquée par l’accélération de la suppression de toutes les protections économiques. Vous organisez sciemment la concurrence déloyale, à l’intérieur de l’Union européenne avec le travail détaché, à l’extérieur de l’Union européenne avec des traités de libre-échange dont les conséquences sont gravement anti-écologiques et qui portent atteinte à nos industries et à notre agriculture. C’est vrai du CETA (AECG, Accord Économique et Commercial Global), c’est vrai des futurs traités avec les pays du Mercosur ou de l’Océanie. Et pas plus tard que cet été, vous vous êtes rendu à Tokyo, sans l’avis ni même la moindre décision, ni du Parlement européen, ni des parlements nationaux, pour signer un avant accord de libre-échange avec le Japon.

Enfin, bien sûr, votre Commission s’est caractérisée par une folle politique migratoire, et notre collègue Legutko l’a tout à l’heure souligné – avec pourtant beaucoup de modération – ce qui ne l’a pas empêché, d’ailleurs, de subir les foudres de M. Verhofstadt, qui passe son temps à critiquer et à attaquer les populistes ou les extrémistes, mais qui est dans cet hémicycle, avec beaucoup de constance, le visage de la haine, de l’agressivité, du rejet de toute idée qui serait différente de la sienne et il en a fait tout à l’heure encore la démonstration.

M. Avramopoulos, votre commissaire, avait parlé de l’immigration, en fixant le cadre de votre Commission, l’accueil des migrants, je cite, est un impératif économique et social pour notre continent vieillissant et vous-même tout à l’heure, avez affirmé vouloir augmenter encore les voies d’immigration légale.

C’est là, sans doute, incontestablement, votre plus grande faute politique: d’avoir permis d’encourager et d’organiser cette immigration de masse, qui affaiblit notre continent et qui fait souffrir nos peuples.

 
  
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  Kazimierz Michał Ujazdowski (NI). – Panie Przewodniczący! Chcę zacząć od podziękowań dla przewodniczącego Junckera za wygłoszone wystąpienie i powiedzieć, że doceniam ten pragmatyczny ton, tę zasadę, że lepiej być skutecznym w małych sprawach i ostrożnym w sprawach dużych. W przeciwieństwie do socjalistów, którzy domagają się bezpośredniego finansowania nowych miejsc pracy ze szczebla unijnego, doceniam ten pragmatyzm. Ale zabrakło mi tutaj wyraźnej stawki na budowę konkurencyjnego rynku, bez blokad, na usuwanie protekcjonizmu, który ma podstawę nie tylko w populizmie, ale znacznie szerszą, na wsparcie dla małych i średnich przedsiębiorstw – to byłoby bardzo pragmatyczne podejście.

W przeciwieństwie do pana Farage’a, który przemawiał tutaj trzy minuty temu, ja jestem zwolennikiem tego, by Europa wzięła większą niż dotychczas odpowiedzialność za politykę obronną. Przyglądam się temu procesowi bardzo pozytywnie. Europa powinna dzielić ze Stanami Zjednoczonymi odpowiedzialność za tę sferę. Ale potrzebna jest praktyczna solidarność, potrzebne jest to, by towarzyszyło temu poczucie, że Europejczycy, że Unia Europejska będzie tak samo broniła bezpieczeństwa Europy Wschodniej, jak Europy Południowej i nie będzie tolerowała inicjatyw sprzecznych z bezpieczeństwem europejskim i z solidarnością europejską, jak Nord Stream 2. Potrzeba nam pragmatyzmu i praktycznej solidarności.

 
  
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  Presidente. – Signor Presidente della Commissione, nel corso del Suo intervento, Lei ha ricordato il ruolo dei giornalisti come garanti dello Stato di diritto. Ancora una volta voglio ricordare in quest'Aula, visto che ancora non si sono scoperti i mandanti e gli assassini di due giornalisti, Daphne Caruana Galizia, assassinata a Malta, e Jan Kuciak, assassinato in Slovacchia. Finché non sapremo chi sono i mandanti, continueremo a insistere e a denunciare ciò che è accaduto.

 
  
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  Jean-Claude Juncker, Président de la Commission. – Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, je me limiterai à quelques propos très brefs en réponse à des questions concrètes qui m’ont été posées.

Je commencerai par M. Bullmann, qui a attiré notre attention sur la nécessité de développer davantage les droits des enfants et les droits sociaux d’une façon générale. Je voudrais rappeler ici que la Commission a exactement proposé, dans le cadre du processus dit «de Göteborg», une action de ce type. Il s’agit du chapitre 3, point numéro 11. Je rappelle aussi – je le dis à Mme Keller – que j’ai plaidé, aujourd’hui comme hier, pour que la déclaration de Göteborg ne reste pas un poème, mais pour que nous transformions les intentions en actes, y compris en actes législatifs.

Je dirai à mon ami Verhofstadt – auquel d’ailleurs il convient de s’adresser avec un minimum de politesse – que la Commission a aujourd’hui adopté un texte sur la protection des électeurs européens, des candidats européens et des partis politiques dans le cadre des prochaines élections européennes. Donc tout cela est en bonne voie.

Je dirai à M. Farage qu’il faut écouter avant de parler. Je n’ai pas mis sur un même plan patriotisme national et patriotisme européen. J’ai dit «l’un n’exclut pas l’autre», et je continuerai à être patriote, mais un patriote éclairé. Mon petit patriotisme grand-ducal n’est dirigé contre personne.

(Applaudissements)

J’aime mon pays mais je ne déteste pas les autres, et si vous dites que nous vivons dans deux mondes différents – ce n’est pas M. Farage qui l’a dit, mais un orateur précédent – oui, je ne veux pas vivre dans ce monde fait de rejet, dans ce monde fait de haine, je ne veux pas vivre dans ce monde, je préfère le mien, qui est aussi le vôtre.

(Applaudissements)

 
  
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  Karoline Edtstadler, President-in-Office of the Council. – Mr President, on behalf of the Council, let me – first of all – thank President Juncker for his address and for his analyses regarding the challenges but also the opportunities facing our Union at this crucial juncture as we approach the end of the parliamentary term. I won’t be able to go into all the detailed elements of President Juncker’s speech but his considerations deserve careful examination. Obviously, he touched upon issues that are at the centre of our attention.

But let me turn to something else at the outset. I would like to stress that I fully second what President Juncker stated at the beginning of his speech. Our union is a union of peace. It is a union of prosperity and we should show respect towards this union, deal with it carefully and protect our common values.

Now let me turn to some of the issues touched upon, for instance, the idea of further strengthening Frontex. It is an important element of a functioning EU policy on migration. It was already discussed at the European Council in June and it will be a main topic for the discussions at the informal Heads of State or Government summit in Salzburg. Yes, the strengthening of Frontex is, in our view, a precondition to establishing a resilient and well—grounded European asylum system. We hope as far as possible to find common ground and to bring things forward.

The European Council in June also reconfirmed the need to bring our cooperation with Africa to a new level. A visible expression of this aim will be a high-level forum, which we are currently planning to hold in Vienna at the beginning of December. As far as the proposal on summertime is concerned, we are planning to put that on the Council’s agenda very soon.

Given the specific political context, before the end of the current parliamentary term, there is indeed a need to concentrate on the delivery of pending proposals and on the effective implementation of legislation. Be assured that the Austrian Presidency’s energy and determination is fully focused on this. In recent months, there have been developments which may on the surface seem contradictory. There is much talk about Euroscepticism and concerns in this respect ahead of next year’s European Parliament elections. Yet, at the same time, we have seen positive signs on renewed trust and higher levels of support for the Union. For our part, as the Presidency, we are confident that there is enough unity and determination in Europe to tackle these challenges ahead and to transfer them into opportunities. Our motto is ‘a Europe that protects’ and this is what we are trying to contribute. I think this motto could also apply to a series of elements of President Juncker’s speech today. Europe has emerged stronger in many ways from the crisis we have faced in recent years, but now we need to act swiftly and determinedly on the economy, migration, security and digital Europe, especially cybercrime. The increasing number of cyberattacks and the crucial questions on cybersecurity must be discussed diligently. We will strive to use the effects of digitalisation at its best on the one hand but, on the other hand, we have to deal carefully with the possible negative effects. The goal must be a secure, stable single digital market and the highest trust from the consumers of this service in Europe.

Addressing you in this Chamber in July, Chancellor Kurz presented to you the priorities of our Presidency, namely, security and the fight against illegal migration, securing prosperity and competitiveness through digitalisation and stability in the European neighbourhood. I will not go through these principles and priorities again. They focus on achieving tangible results through demonstrating to European citizens the EU’s indispensable added value for its citizens and Member States. This is particularly important in this period as we near the end of the parliamentary term.

As President Juncker mentioned, we have a lot of work to do in the coming months with regard to legislation, but there are also the informal meetings of the Heads of State or Government in Salzburg next week and the European Council meetings in October and December in which crucial decisions will have to be made. Beyond our Presidency are the European elections and the informal meeting in Sibiu in May 2019, when the implementation of the leaders’ agenda will be reviewed and a strategic agenda for the period 2019—2024 will be prepared.

Finally, speaking of delivering on priority policies, I would also note that today’s debate on the State of the Union is a key moment in a new annual cycle of programming. The General Affairs Council, at its meeting on 18 September, will have an exchange of views on the basis of the Commission’s letter of intent, which was issued only yesterday. We also look forward to continuing the fruitful dialogue among the three institutions on priorities, particularly on the implementation of the joint declaration on the EU’s legislative priorities for 2018 and 2019. Results can be delivered in a focused and targeted way through our joint programming. Let me reaffirm the Council’s commitment to this process and assure you that the Presidency will continue to be a determined partner.

 
  
  

IN THE CHAIR: MAIREAD McGUINNESS
Vice-President

 
  
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  Daniel Caspary (PPE). – Frau Präsidentin, sehr geehrter Herr Kommissionspräsident, geschätzte Kolleginnen und Kollegen! Präsident Juncker hat es treffend dargestellt: Die Europäische Union steht heute politisch, wirtschaftlich und sozial viel, viel besser da, als das von vielen Menschen wahrgenommen wird. Aber dennoch sehen viele Menschen große Herausforderungen, viele Menschen haben Sorgen oder sind unzufrieden. Mein Eindruck ist: Oft kommen diese Sorgen und diese Unzufriedenheit daher, dass die Menschen eine Erwartung an die Europäische Union haben, die wir nicht erfüllen können, Erwartungen haben, bei denen uns die Mitgliedstaaten gar nicht die Instrumente an die Hand geben, diese Erwartungen zu erfüllen, und die europäischen Institutionen nicht die nötige Kompetenz haben.

Wenn Kommissionspräsident Juncker anregt, dass wir das Thema Steuervergünstigungen beseitigen, Steuervergünstigungen für Unternehmen wie Apple oder Amazon, die auf dem Rücken von Handwerkern und Mittelstand gewährt werden, wenn wir eine stärkere gemeinsame Außenpolitik gestalten wollen oder wenn wir das Thema Migration und Schutz der Außengrenzen europäisch gemeinsam besser angehen wollen, dann haben wir doch ganz genau die Situation, dass die Mitgliedstaaten uns in ganz vielen dieser Dinge die Kompetenz bisher nicht abgegeben haben und wir die Dinge hier nicht regeln können. Deswegen von meiner Seite her große Unterstützung in Richtung der Europäischen Kommission.

Geschätzte Vertreterin des Rates! Ich wünsche mir, dass im Rat diese Vorschläge von Kommissionspräsident Juncker aufgegriffen werden, dass Sie im Rat darüber diskutieren, dass endlich die Europäische Union in die Lage versetzt wird, die Anforderungen und Wünsche der Bürgerinnen und Bürger zu erfüllen, damit die Zufriedenheit mit der Europäischen Union steigt und wir dieses Gesamtprojekt erfolgreich im Interesse der Bürgerinnen und Bürger weiter entwickeln können.

 
  
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  Maria João Rodrigues (S&D). – Senhora Presidente, o Presidente da Comissão Europeia acaba de nos apresentar uma agenda voltada para o futuro e uma agenda apresentada por um verdadeiro político europeu.

É, de facto, verdade que a hora da soberania europeia chegou, e chegou na frente da resposta à mudança climática, à revolução digital, ao comércio, à necessidade de gerir as migrações de outra maneira.

Mas porque é que esta agenda não avança? Esta agenda não avança porque temos forças do passado a argumentar que é melhor proteger os cidadãos apenas por detrás das fronteiras nacionais. Isto é uma completa ilusão porque não é hoje possível conseguir apenas proteger os cidadãos com base nas políticas nacionais, é preciso soluções à escala europeia. Mas a verdadeira razão pela qual esta agenda não avança é que temos forças do status quo, conservadoras, que resistem a que estas soluções de escala europeia sejam verdadeiramente aplicadas. Para estas forças do status quo, em matéria de migração chega apenas ter uma fronteira europeia organizada, mas as forças progressistas têm que vencer este bloqueio porque, de facto, não chega. É preciso uma verdadeira parceria com África, é preciso ter um sistema de asilo europeu e é preciso estar à altura quando recebemos aqui refugiados e temos que lhes dar proteção.

As forças do status quo acham que é positivo termos tido uma retoma do emprego na Europa e do investimento, mas as forças progressistas querem mais porque nós precisamos do investimento em muito maior escala para conduzir a transição energética e para conduzir a revolução digital no bom sentido. Ora, aqui temos um enorme bloqueio que tem a ver com a reforma da zona euro. O Sr. Weber dá-se por satisfeito no ponto em que nos encontramos mas, de facto, não é possível porque esta zona euro continua a produzir divergências enquanto não tiver uma capacidade orçamental a funcionar.

E depois as forças conservadoras acham que é suficiente ter empregos. Não chega. A qualidade dos empregos tem que contar com um verdadeiro pilar social que garanta um contrato de trabalho e proteção social para todos os cidadãos da Europa, em qualquer região em que se encontrem.

Portanto, este bloqueio só pode ser vencido no momento em que as forças progressistas conseguirem ultrapassar as forças do status quo que têm travado as verdadeiras soluções europeias.

 
  
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  Jordi Solé (Verts/ALE). – Madam President, Mr Juncker has enlightened us about the need to defend European values against chauvinist nationalism and I could not agree more, but I would like to make a suggestion to him. Please, go to Catalonia and visit our nine political prisoners, amongst them two former MEPs. Please go and have a chat with them about their core values and the founding principles of the European Union, and having spoken with them, ask yourself, ‘what are these democratic, peaceful, European people doing in jail?’ Ask yourself if having politicians and civil society leaders in jail for nearly a year without trial, on the basis of fake accusations, just for having organised a referendum, just for having implemented a democratic mandate, if all of this is in line with European values. Yesterday, over a million people were in Barcelona again, claiming our democratic rights, standing up for European values and against repression. People are convinced, despite feeling let down by European institutions, that Europe needs to be part of the solution.

 
  
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  Younous Omarjee (GUE/NGL). – Madame la Présidente, Monsieur Juncker, je ne veux pas être injuste avec vous, beaucoup se félicitent de votre action.

Les riches vous remercient, car votre Commission de la dernière chance aura été une chance pour les évadés fiscaux; elle aura été une chance pour les lobbies, pour Bayer—Monsanto, qui pourra continuer pendant des années encore à empoisonner les gens; elle aura été une chance pour les vautours qui ont fait main basse sur la Grèce et, partout dans l’Union européenne, pour toutes celles et tous ceux qui font aujourd’hui main basse sur les biens communs.

Je crois que le président Macron peut aussi vous remercier pour vos encouragements à la mise en œuvre de réformes structurelles: ouverture à la concurrence du ferroviaire, réforme des retraites maintenant et démantèlement des droits des travailleurs.

Monsieur le Président Juncker, Monsieur le Vice-président Timmermans, je suis au regret de vous dire que si les riches vous disent merci, les peuples européens, eux en revanche, ne vous disent pas merci.

 
  
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  Jörg Meuthen (EFDD). – Frau Präsidentin! Wir sprechen heute über die Lage der Union. Herr Kommissionspräsident Juncker hat uns dazu seine Sicht der Dinge dargelegt. Er hat dazu einen historischen Ansatz gewählt, der der heutigen Lage indessen wenig gerecht wird. Seine Analyse ist in den elementaren Punkten falsch. Erstens: Die Finanzkrise hält er für überwunden. Das ist ein fataler Irrtum, Herr Juncker. Es ist nichts gelöst, es ist alles nur zugedeckelt. Im Topf brodelt es weiter, und der Tag wird kommen, an dem sich der Deckel hebt und uns die ganzen Unterlassungen und Fehlurteile um die Ohren fliegen.

Zweitens: Der uns so wichtige Frieden ist heute nicht mehr wie im 20. Jahrhundert von außen gefährdet, sondern von innen, und zwar vor allem durch eine völlig verfehlte Migrationspolitik, die die Kommission und auch dieses Haus tüchtig mit begleiten.

Drittens: In seiner Politik der ever closer union geht es nicht mehr weiter. Heute geht es doch eher darum, wer als Nächstes austritt, und nicht mehr um die Frage, wer der Union als Nächstes beitritt. Das Menetekel des Brexit ist hier offensichtlich noch nicht richtig begriffen worden.

Die Zeit dieser Kommission und dieser Politik ist an ihrem Ende angekommen. Das war auch in der blutleeren Rede sehr spürbar, Herr Juncker. Wenn die EU stark sein soll, dann muss sie sich auf ihre wenigen wirklichen Kernaufgaben besinnen und die Souveränität ihrer Nationen respektieren. Hier geschieht, wie gestern im Umgang mit Ministerpräsident Orbán gezeigt wurde, genau das Gegenteil – leider immer noch. Das wird sich bald ändern.

 
  
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  Georg Mayer (ENF). – Frau Präsidentin! Ich finde das immer sehr amüsant, wie sich hier die erste Reihe gegenseitig lobt. Man merkt, Sie sind nach wie vor Opposition nicht gewohnt. Aber, geschätzte Kollegen, fürchtet euch nicht! Ich kann Ihnen eines sagen: Wir alle lieben Europa. Das stelle ich hier außer Streit. Aber was haben wir denn heute gehört? Wir haben nicht viel gehört von Jean-Claude Juncker. Er hat sechsmal insgesamt das Wort Solidarität erwähnt. Aber Solidarität kann keine Einbahnstraße sein. Das haben wir gestern aber hier im Haus erlebt, als es die Debatte mit Ungarn gab. Da hat eine linke Minderheit hier im Haus die größte Fraktion hier im Haus am Nasenring durch das Plenum gezogen.

Und was ist denn aus dem Weißbuch geworden? Im März 2017 vorgestellt, haben wir nichts mehr davon gehört. Ich kann doch nicht einen Weg gehen, bei dem ich noch nicht weiß, in welche Richtung der sich bewegen soll. Es ist schon besonders bemerkenswert, denn Juncker weiß: Diese Migrationskrise verändert Europa nachhaltig, und wir befinden uns erst in der ersten Phase. Daher ist er immerhin ganz schön spät mit seinen Vorschlägen. Dieses jahrelange Zögern hat die Krise keineswegs verbessert.

 
  
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  Diane Dodds (NI). – Madam President, today Mr Juncker wanted to establish his legacy, but sadly, that legacy will be the loss of a Member State and more importantly the loss of confidence in the European Union, as demonstrated by recent elections in Sweden, Italy and Germany, as well the migration crisis that continues to cost lives.

On Brexit, Mr Juncker reaffirms his view that there should be no hard border between Northern Ireland and the Republic of Ireland. I agree. But he also reaffirms support for the Belfast Agreement. However, the EU backstop proposal ignores one of the core principles of that agreement: the principle of consent. Let me make it clear once again in this House: there can be no borders – and certainly not those imposed by the European Union – within the internal market of the United Kingdom, or interference in its constitutional framework. Great Britain is Northern Ireland’s largest market place, where we sell more than in the Republic of Ireland, the rest of Europe and the rest of the world put together. Equally, 70% of everything that comes into Northern Ireland for consumers and the manufacturing process comes from Great Britain. Customs are regulatory barriers which put jobs and families at risk.

 
  
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  President. – If I give everyone that leeway I will be in trouble and you will be annoyed with me because votes will run late. So please be strict on your time.

 
  
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  Janusz Lewandowski (PPE). – Pani Przewodnicząca! Jaki jest stan Unii, to my się dowiemy w wyborach europejskich roku 2019. Powiedzą nam o tym ludzie, wyborcy przy urnie wyborczej, przez udział w wyborach albo przez odmowę udziału i przez wskazanie polityczne. Bo Unia Europejska to nie przede wszystkim instytucje, ale poczucie sensu bycia razem, oczekiwanie namacalnych korzyści i postrzeganie Unii jako szansy, a nie źródła problemów. Wydaje mi się, że możemy dużo jeszcze zrobić przez te pozostałe dziewięć miesięcy, by werdykt europejskiego suwerena 2019 był głosem zaufania, a nie wotum nieufności, by był zbieżny z optymistyczną diagnozą przewodniczącego Junckera, któremu – w imieniu polskiej delegacji – serdecznie dziękuję za służbę zjednoczonej Europie. Wiemy, czego nie robić – nie robić natrętnych regulacji, które uczą ludzi, jak mają żyć, które odnawiają podziały na Wschód–Zachód czy Południe–Północ. Dla wielu istotny jest wieloletni budżet – nie dla wszystkich, bo niektórzy wolą mały budżet europejski – ale dla wielu jest istotny jako potwierdzenie zdolności sprawczej Unii Europejskiej i przewidywalność finansowania. Ale zaufanie lub brak zaufania rozstrzyga się w sferze szeroko rozumianego bezpieczeństwa i to jest najważniejsza agenda najbliższych dziewięciu miesięcy.

 
  
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  Kathleen Van Brempt (S&D). – Madam President, as you know, you never get a second chance to make a first impression, and in that sense, you will never get a second chance to be the Commission of the last chance. And that’s what you promised us when you started this legislature, and that ship has sailed, I have to say. We know now that the successor of Mr Juncker will be the next Commission President of the last chance. And this time it might get really serious.

Yesterday, we saw the face of the anti-democrats, and we all know that sort of extremism in Europe is based on raising inequalities and the fact that our citizens fear for the future for themselves and their children. This Commission promised us a triple A on social issues. What we have is a lot of paper and nice words but not the concrete measures to fight inequalities. And you said you would tackle migration and make sure that we have good answers to that, and now everything is based on the fact that we need to defend our borders. And last but not least, you said we would be top for climate change. We did some things in the right direction but we lack the real ambition to have a sustainable future.

 
  
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  Yannick Jadot (Verts/ALE). – Madame la Présidente, Monsieur le Président Juncker, puisque certainement là où vous êtes, vous nous écoutez, vous avez évoqué avec raison les conséquences dramatiques du dérèglement climatique. Mais, le 26 juillet dernier, lorsque vous rencontrez Donald Trump, vous engagez l’Union européenne à importer plus de soja OGM «shooté» au Roundup et plus de gaz de schiste.

Vous vous engagez, au nom de plus de 500 millions de citoyens européens, sans mandat. Sans aucun mandat.

Vous n’avez pas entendu, M. Juncker, l’ardent désir de ces Européens de se libérer du glyphosate et leur ardent désir de lutter contre le dérèglement climatique. Dans le même temps, votre Commission a abandonné, a supprimé les droits anti-dumping sur les panneaux photovoltaïques chinois, livrant notre industrie, cette industrie du XXIe siècle, à la voracité industrielle chinoise.

Votre politique commerciale, la mondialisation que vous défendez avec le CETA (AECG, Accord économique et commercial global), le Mercosur et tant d’autres, c’est la mondialisation de la malbouffe, celle des pesticides, celle de la souffrance animale, c’est la déforestation, ce sont les énergies fossiles et c’est le chaos climatique.

Alors, notre responsabilité, et écoutez les citoyens européens, c’est de dépendre du soleil et du vent, pas de Poutine et de Trump.

 
  
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  Νικόλαος Χουντής (GUE/NGL). – Κυρία πρόεδρε, και από τη χθεσινή συζήτηση για την Ελλάδα θυμήθηκαν οι Ευρωπαίοι ότι στην Ευρωπαϊκή Ένωση δεν υπάρχει δημοκρατία και λαϊκή κυριαρχία. Θυμηθήκαμε ότι την οικονομική κρίση την πλήρωσαν τα λαϊκά στρώματα και οι χώρες του νότου· θυμηθήκαμε ή επιβεβαιώθηκε ότι προτεραιότητα στην Ευρώπη και στην ευρωζώνη είναι τα συμφέροντα των τραπεζών και των πολυεθνικών και όχι οι εργαζόμενοι και η νεολαία. Αυτή είναι η Ευρωπαϊκή Ένωση, αυτή είναι η κατάσταση της Ευρωπαϊκής Ένωσης, αυτός είναι ο χαρακτήρας της Ευρωπαϊκής Ένωσης. Από την ομιλία του κυρίου Juncker καταλάβαμε ότι το μέλλον της Ευρωπαϊκής Ένωσης τώρα θα είναι η εντατικοποίηση της πολιτικής της λιτότητας και των μεταρρυθμίσεων, δηλαδή αυτών που αφαιρούν περαιτέρω κοινωνικά και εργασιακά δικαιώματα, επιφέρουν επισφάλεια στην εργασία, ιδιωτικοποίηση παντού, φτώχεια και ανεργία των νέων, δημιουργούν δηλαδή το θερμοκήπιο της ακροδεξιάς και του φασισμού. Αλλά αγαπητοί συνάδελφοι, οι λαοί θα διεκδικήσουν λύσεις έξω από τις νεοφιλελεύθερες συνθήκες της Ευρωπαϊκής Ένωσης, έξω από τους σχεδιασμούς του ευρώ, διεκδικώντας ένα μέλλον συνεργασίας κυρίαρχων, ισότιμων κρατών στην Ευρωπαϊκή Ένωση με δημοκρατία, αλληλεγγύη και ειρήνη.

 
  
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  Angelo Ciocca (ENF). – Signor Presidente, onorevoli colleghi, Presidente Juncker, è finita la pacchia, game over. È finita la possibilità di raccontare ai cittadini la fiaba della vostra Europa. Il "c'era una volta l'Europa" che renderà le famiglie più ricche e più sicure si è rivelata in realtà una truffa, si è rivelato un progetto fallimentare, un progetto velenoso per i cittadini, per le imprese, per le famiglie, che sono state colpite da questo progetto europeo, rendendole più insicure e più povere.

Presidente Juncker, Lei stamattina ha affermato: "i popoli europei hanno bisogno di certezze". Lei non sa di cosa hanno bisogno i popoli europei, purtroppo. L'unica certezza che hanno i popoli europei è che odiano le Sue di certezze.

Presidente Juncker, in tutti i progetti servirebbe ogni tanto autovalutarsi, autovalutarsi agli occhi dei cittadini europei, che oggi La guardano con questi occhi e Lei stesso nell'autovalutarsi dovrebbe dimettersi. È finito il momento di prendere in giro gli italiani, e gli italiani le restituiscono quella fiaba che lei ha cercato di raccontare con questo cadeau che è "Junckerocchio", cioè quelle bugie che sono state raccontate.

 
  
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  Franck Proust (PPE). – Madame la Présidente, Monsieur le Président, beaucoup ont souhaité aujourd’hui, dresser le bilan de votre mandat, mais le travail ne s’arrête pas demain matin, surtout que le contexte mondial est de plus en plus difficile.

Les alliances évidentes dues à l’histoire ne sont plus forcément synonyme d’amitié, voire de solidarité. Vous-même êtes en train de recoller les morceaux de nos relations commerciales avec les États-Unis. Mais la question facile, qui est posée ici par de nombreux parlementaires, est: «Que fait l’Europe»? Que fait la Commission? Que faites—vous, Monsieur Juncker?

Moi, je préfère vous poser la question autrement: «Que font les États membres?» Il y a un an, lors du discours sur l’état de l’Union, vous avez fait entrer, ici même, dans le dictionnaire des Institutions européennes, un nouveau mot, celui de réciprocité. Auparavant tabou, il a été légitimé par vos propos, dans le cadre de cette Europe qui agit et qui protège. Que font les États de cette notion, qui est attendue par de nombreuses entreprises et citoyens?

Que font les États membres lorsqu’on demande de s’entendre sur l’immigration, et la question se pose: que faites-vous pour qu’ils s’entendent lorsqu’ils ne se parlent plus? Car certains États déterminent leur politique migratoire selon les arrivées des bateaux. Ce n’est pas la réponse sérieuse qu’attendent nos concitoyens. Ce qu’ils attendent, par contre, c’est qu’on leur dise enfin la vérité. Les États sont parfois incapables de trouver une solution quand on leur donne tous les moyens pour en trouver.

L’échec de l’Europe, c’est d’abord l’échec du dialogue entre les États, car comme vous l’avez dit tout à l’heure, la souveraineté européenne existe grâce à la souveraineté des États, elle ne remplace pas les nations.

 
  
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  Eric Andrieu (S&D). – Madame la Présidente, Monsieur Juncker, l’Europe, même si c’est important, mérite mieux qu’un changement d’heure. L’évasion fiscale, CETA, Selmayr, glyphosate, voilà ce qui restera de votre présidence conservatrice et libérale.

C’est une Europe qui voit progresser les populistes de toutes sortes, impuissante face au reste du monde, que vous nous laissez.

Nous étions en droit d’attendre une Commission européenne ambitieuse, celle de la dernière chance – aviez-vous dit –, engagée, protectrice, mettant en œuvre les 17 objectifs de développement durable de l’ONU, basée sur le triptyque: économie, social, environnemental.

Nous avons eu une Commission qui aura sacrifié nos agriculteurs et nos territoires sur l’autel du libre-échange, bafoué la question de l’égalité entre les femmes et les hommes et mis en danger la santé de millions de citoyens européens en n’appliquant pas le principe de précaution, que ce soit sur le glyphosate, les perturbateurs endocriniens ou encore les OGM. Et ce n’est pas le cadre financier pluriannuel, sans vision et sans ambition, que vous nous proposez, qui va modifier votre bilan. Nous avons besoin d’espérer.

 
  
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  Esteban González Pons (PPE). – Señora presidenta, señor Juncker, le agradezco la equivalencia entre patriotismo europeo y patriotismo inteligente; por eso le pido que incluya en su programa también la reforma de la euroorden. La lista de delitos incluidos en la euroorden no se ha modificado en quince años, pero el mundo ha cambiado mucho en quince años. Por ejemplo, no estamos protegidos por la euroorden contra el ciberterrorismo, ni siquiera contra la propaganda terrorista en internet —que usted ha mencionado— o la manipulación de resultados electorales —que usted también ha mencionado—.

No están protegidos los datos personales por la euroorden y tampoco está protegido ningún país contra los intentos de golpe de Estado. Mi país, España, ha sufrido un intento de golpe de Estado hace un año, pero el Tribunal Supremo español no tiene a su disposición, para juzgarlos, a todos los responsables porque un tribunal regional de otro Estado de la Unión le ha negado esa posibilidad.

No es España el único caso en el que la euroorden no funciona. ¿Qué mensaje estamos pasando a los españoles? ¿Que Europa no protege la Constitución española? Sin confianza mutua, no podemos vivir sin fronteras. Sin una euroorden que funcione, no podemos vivir en Schengen. Si queremos que Schengen exista, tenemos que conseguir que la euroorden exista también. No tiene sentido que Schengen sirva para que algunos países cierren las fronteras a los refugiados y para que otros países abran las fronteras a los delincuentes.

Ya no es tiempo de juzgarnos, ya no es tiempo de mirarnos, ya no es tiempo de acusarnos ni de atacarnos. Si queremos una Unión Europea de verdad unida, tiene que ser también una unión europea de la justicia.

 
  
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  Tanja Fajon (S&D). – V Evropski uniji so meje očitno odprte le še za kapital. Ljudem se namreč zapirajo.

Ksenofobni izpadi niso več samo slaboumno blebetanje, ampak postajajo del argumentacijske strategije. Zapira se prostor za kritiko ksenofobnega diskurza in povečuje pritisk, da bi tovrstno retoriko sprejeli kot običajno prakso.

Populistični voditelji širijo strah pred namišljeno množico ljudi, begunska kriza se izrablja kot sredstvo za zakrivanje krize evropskih institucij.

Temeljni spodrsljaj je neurejenost skupne azilne politike, ki bi morala sloneti na solidarnosti. Pred volitvami se Evropska unija sooča z izbiro: ali se bo zatekla v radikalno ksenofobijo ali pa v radikalne socialne spremembe.

Če hoče preživeti, si moramo tisti, ki verjamemo v njene pridobitve, prizadevati za ohranitev evropskih vrednot. Nasprotna pot vodi v zapiranje v nacionalne države.

 
  
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  Paulo Rangel (PPE). – Senhora Presidente, Senhor Vice-Presidente da Comissão, em primeiro lugar queria prestar aqui uma homenagem ao Presidente Juncker como um verdadeiro europeu e, de facto, um exemplo para todos nós na sua alma europeia.

E dito isto no seu último discurso da União eu queria pôr aqui uma questão em que fiquei bastante, diria, desiludido, com a visão que aqui foi apresentada e que tem a ver com o próximo quadro financeiro e com o MFF.

A Comissão apresentou uma proposta que aumenta a divergência, uma má proposta para os países da coesão. Como é que é explicável que a Estónia caia 24 % e a Finlândia suba 5 %? Como é que é explicável que a Croácia caia 6 % e a Itália aumente 6 %? O argumento de que alguns Estados cresceram é um argumento falso. Então eles crescem, promovem boas políticas, promovem a prosperidade e são castigados pelos fundos europeus, apesar de estarem muito abaixo, mas muito abaixo de Estados que estão a subir. Isto não é equidade, isto não é caminho para os próximos sete anos, isto não é discurso para o futuro e, portanto, é preciso rever profundamente o MFF e também estou preocupado porque o Governo português mostra—se conformista - como, aliás, se viu aqui com a Maria João Rodrigues -, que critica os empregos criados porque são baixos, é o que acontece em Portugal, há emprego criado, mas baixo, é essa a política socialista e é essa a política que nós queremos condenar.

E, já agora, uma última pergunta a respeito do Fundo de Solidariedade que foi aplicado a Portugal para os incêndios. É preciso dizer que o Governo português utilizou mais da metade do Fundo para estruturas burocráticas e não para repor a situação no terreno. Isto é muito lamentável e a Comissão devia criticar isto. O dinheiro era para vítimas e para as regiões, não era para o aparelho do Estado português.

(O orador aceita responder a uma pergunta "cartão azul" (n.º 8 do artigo 162.º)).

 
  
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  Maria João Rodrigues (S&D), pergunta segundo o procedimento "cartão azul". – Colega Rangel, realmente é notável, não resiste à tentação de transformar um debate europeu num debate nacional. Mas sobre aquilo que digo, eu acho que não tem absolutamente nenhuma autoridade para estar a dizer o que disse, porque o Senhor representa aqui um Governo que enterrou o emprego em Portugal em matéria de quantidade e qualidade. O Governo socialista português está a fazer exatamente o contrário. Portanto eu acho que devia retirar as suas palavras, lamento.

 
  
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  President. – Just before you start, Mr Rangel: it is usually a question on the debate, and this was more a point, but you have 30 seconds to respond.

 
  
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  Paulo Rangel (PPE), Resposta segundo o procedimento "cartão azul". – Eu só queria dizer o seguinte: eu falei sobre o quadro financeiro plurianual. Eu sei que para a deputada Maria João Rodrigues não lhe interessa, porque o Governo português negociou mal, mas eu falei da Itália, falei da Croácia, falei da Finlândia e falei da Estónia, não falei de Portugal.

E agora a respeito do emprego vou-lhe dizer o seguinte: quem o afundou foi o Governo de Sócrates que deixou Portugal na bancarrota. E a Senhora é responsável também por isso. E nós. O emprego começou a crescer ainda com o Governo português. Felizmente Mário Centeno, no vídeo que fez para a Grécia, já mostrou que reconhece que o Governo de Passos Coelho fez um grande serviço ao país. Foi isso que Mário Centeno veio reconhecer. É pena que ele tenha uma palavra em Bruxelas e tenha outra em Lisboa. Mas eu estou aqui para falar de Bruxelas e confio mais no Mário Centeno de Bruxelas que no Mário Centeno de Lisboa.

 
  
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  Jeppe Kofod (S&D). – Madam President, as co-rapporteur of the Special Committee on Financial Crimes, Tax Evasion and Tax Avoidance, I was pleased to hear you talk about the need for combating money laundering. What we see in Europe is a crisis, and we need a real, comprehensive reform of anti-money laundering systems, regulations and authorities. It’s not only a money-laundering crisis, it’s a tax evasion and tax avoidance crisis too. It’s corruption, it’s terrorist finance. It’s already too rich and too powerful, swindling the tax coffers of our countries, and this must be stopped now.

For some of Europe’s largest banks, the free movement of capital has become freedom from responsibility. It is because these banks are so-called ‘too big to fail’. Let me tell the Commission: these banks have already failed. They have failed their responsibility to society, and we need to hold them accountable. In the Danske Bank case alone, transactions worth more than the entire state budget of Denmark are now under suspicion of money laundering. So, President Juncker and Commission, we need not only to talk tough on holding banks accountable, we need to be tough on the banks.

 
  
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  Luděk Niedermayer (PPE). – Madam President, jobs and growth, this was the key slogan of the Commission a few years ago and I wonder if all of us still remember that. The world has changed and sometimes it has changed for the better actually. Despite, too, the unfortunate decision of the people of the United Kingdom, the position of the European Union in the world has strengthened significantly and now the European Union represents the hopes and visions of hundreds of millions of people all around the world.

But the successes of the past belong in the past; what counts is the future and the way that we will tackle the challenges and the problems of today will decide the future of our Union, of our continent, and the list of these problems is demanding – migration, security, economic problems, foreign policy, tax issues and environment are among those on the list – but we shouldn’t forget, and this is what Mr Juncker has said, that unity, cooperation and solidarity is what we are decided on to succeed and we shouldn’t forget it.

 
  
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  Mercedes Bresso (S&D). – Signora Presidente, onorevoli colleghi, signor Vicepresidente, la prego di ricordare al nostro Presidente Juncker che abbiamo molto apprezzato il suo plaidoyer per un'Europa sovrana, ma anche per un'Europa in cui l'Euro funzioni appieno, svolga tutte le proprie funzioni, e soprattutto la forza con cui ha proposto l'applicazione della clausola passerella. Avremmo apprezzato una risposta dal Consiglio.

Tuttavia, io vorrei ricordare anche la crisi economica che in questi anni ha piegato il nostro continente, che ha allungato le distanze fra ricchi e poveri, ed è per questo che la nostra prima priorità dovrebbe essere adoperarci per un'Europa più uguale.

Dobbiamo ricostruire il senso di comunità. Dobbiamo combattere il senso di solitudine nel quale vivono molti europei. Dobbiamo pensare a una misura per i bambini europei, una contro la disoccupazione, una contro le differenze salariali fra uomini e donne.

Insomma, il pilastro sociale europeo deve essere al centro delle politiche europee del futuro. Solo così potremmo contrastare le persone come Orbán e i tanti suoi epigoni che abbiamo ascoltato.

 
  
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  Othmar Karas (PPE). – Frau Präsidentin, meine Damen und Herren! Welch ein Unterschied! Vergleichen wir die gestrige Rede zu Rechtsstaatlichkeit, Demokratie und Grundwerten mit der Rede Jean-Claude Junckers: Die eine ignoriert die Idee Europas und spaltet. Die andere macht die Idee Europa zum Programm, zur Antwort auf die Herausforderungen – europäisch und global – unserer Zeit, und sie vereint. Danke, Jean-Claude Juncker!

Wir sehen aber auch im Vergleich, welche Blockaden, Einstellungen, Ignoranz wir noch überwinden müssen, um das Vermächtnis Juncker vollständig umsetzen zu können. Fangen wir bei den Abstimmungen heute damit an!

Die europäische Demokratie ist mehr als die Summe der nationalen Demokratien und eine Absage an die autoritäre Demokratie. Die EU muss eine europäische Souveränität begründen und zum handlungsfähigen, effizienten, glaubwürdigen Sprecher des Kontinents in der Welt werden.

Ich unterstütze daher die Analyse, jedes Ziel, jeden Vorschlag ohne Abstriche. Beseitigen wir die Einstimmigkeit im Gesetzgebungsverfahren! Parlamentarisieren wir alle Entscheidungen! Beschleunigen wir das Verfahren, damit wir noch vor der Wahl bei jedem Anliegen einen konkreten Schritt nach vorne setzen. Der politische Wille zur Gemeinsamkeit kann viel bewirken.

(Der Redner ist damit einverstanden, eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“ gemäß Artikel 162 Absatz 8 der Geschäftsordnung zu beantworten.)

 
  
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  Maria Grapini (S&D), întrebare adresată în conformitate cu procedura „cartonașului albastru”. – Domnule Karas, ați apreciat discursul domnului Juncker. L-am apreciat și eu.

Între altele, domnul Juncker spunea că vrem o Uniune a păcii și prosperității. Mă interesează părerea dumneavoastră, pentru că nu v-ați exprimat punctul de vedere acum. Ce părere aveți: putem noi să avem pace și prosperitate, fără coeziune? Sunteți de acord cu faptul că se taie din Fondul de coeziune? Cel puțin asta este propunerea Comisiei în exercițiul următor, să se diminueze fondurile de coeziune. Cum vom avea prosperitate și cum vom avea înțelegere în piața internă?

 
  
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  Othmar Karas (PPE), Antwort auf eine Frage nach dem Verfahren der „blauen Karte“. – Frau Kollegin! Man kann in einer Minute nicht auf alle Fragen eingehen. Aber Faktum ist, dass die Rechtsstaatlichkeit, dass die Einhaltung der Werte und die Erfüllung der Ziele uns auch mehr Frieden, Freiheit, Wohlstand und Sicherheit bringen können. Die Budgetverhandlungen werden hart, weil die Forderungen an die EU mehr Geld erfordern, mehr Solidarität erfordern, als der derzeitige Budgetvorschlag ausmacht. Und die Diskrepanz zwischen Kommission, Rat und Parlament ist groß. Jeder muss hier über seinen Schatten nach vorne springen, damit das Programm Juncker umgesetzt werden kann.

 
  
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  Josef Weidenholzer (S&D). – Frau Präsidentin! Ich spreche Herrn Präsident Juncker an. Wieder einmal haben Sie eine gute Rede gehalten – richtungweisend, proeuropäisch und voller guter Absichten – wie schon so oft. Aber leider klafft zwischen dem Versprechen und dem, was dann umgesetzt wird, oft eine große Lücke. 2015 haben Sie hier an diesem Ort ein funktionsfähiges europäisches Grenzschutzsystem in Aussicht gestellt. Drei Jahre später müssen wir feststellen, dass wir nicht weitergekommen sind, und auch die Umverteilung der Flüchtlinge ist nur mühsam in Gang gekommen – nicht nur, weil einzelne Mitgliedstaaten blockiert haben, sondern weil auch auf Kommissionsebene vieles nur halbherzig und zögerlich angegangen wurde.

In der letzten Zeit erreichen uns immer wieder Informationen, dass die Flüchtlingsprogramme der internationalen Gemeinschaft chronisch unterfinanziert sind, dass Schulen geschlossen werden müssen. Sie haben heute interessante Vorschläge unterbreitet, über die wir gerne diskutieren. Aber ich erinnere Sie daran: Es geht auch darum, die Hausaufgaben zu machen und für eine ausreichende Finanzierung der Kapazitäten in unserer Nachbarschaft zu sorgen. Sonst passiert das Gleiche wie 2015.

 
  
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  Esther de Lange (PPE). – Voorzitter, ik zal Nederlands spreken omdat ik weet dat de voorzitter van de Europese Commissie dat verstaat en omdat ik hem vandaag eigenlijk iets persoonlijks wil vertellen. Ik heb hier vier jaar lang in dit debat over de staat van de Unie gezegd wat ik niet goed vond en waar ik kritiek op had. Ik wil de Commissie en de voorzitter van de Commissie vandaag bedanken, want ik zie iemand die uit de grond van zijn hart – in het Nederlands zeggen we "vanuit zijn tenen" – altijd blijft pleiten voor een gemeenschappelijke Europese oplossing, ook als hij de tijdgeest niet mee heeft.

Neem het onderwerp migratie: heel Europa schreeuwt om het beter beschermen van onze buitengrenzen. De Europese Commissie komt met een voorstel voor tienduizend grenswachten en bijvoorbeeld ook een beter, sneller en effectiever uitzettings- en terugkeerbeleid. En je hoort de reacties op de flanken al. Wat gaat dat kosten? Wie gaat dat betalen? Neemt dat geen bevoegdheden van de lidstaten weg? En wie krijgt uiteindelijk de schuld als er niks gebeurt? Europa en de Europese Commissie voorop!

Het debat over de staat van de Unie is vooral een oproep tot verantwoordelijkheidszin en leiderschap. Ik hoop dat die getoond worden, en ik dank de Europese Commissie dat ze in elk geval het goede voorbeeld heeft gegeven.

 
  
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  Iratxe García Pérez (S&D). – Señora presidenta, agradezco el espacio de autocrítica que ha utilizado el señor Juncker en su discurso, reconociendo los problemas por los que pasa el proyecto europeo. En este tiempo ha faltado coraje y valentía, ha faltado liderazgo para agarrar fuerte el timón de la Unión Europea y no permitir la deriva. Pero a pesar de algunos populistas y de la extrema derecha, Europa sigue más viva que nunca y es más necesaria también para hacer frente a los desafíos.

Una Europa fuerte que asuma posiciones comunes y solidaridad para afrontar el reto de la inmigración y devolver la dignidad a nuestro proyecto. Una Europa capaz de traducir el crecimiento económico en justicia social y reparto, garantizando Estados de bienestar fuertes. Una Europa capaz de hacer frente a la lucha contra el cambio climático. Una Europa con rostro de mujer, que acabe con la violencia de género y sea capaz de avanzar hacia sociedades más igualitarias. En definitiva, una Europa que nos devuelva el orgullo de pertenecer a un espacio de encuentro de convivencia y de respeto. Una Europa fuerte, nos hace más unidos a todos y a todas.

 
  
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  Seán Kelly (PPE). – Madam President, Mr Juncker’s speech lasted 53 minutes and 14 seconds; it was well received, and rightly so. In it, you referred, Mr Juncker, to the Juncker Plan, which was so successful in helping us get over the economic recovery that they no longer call it the Juncker Plan, and as the Committee on Industry, Research and Energy rapporteur for its successor InvestEU, I hope that can be equally successful.

I think you also deserve great credit for negotiating with the wayward Donald Trump, helping to avoid a trade war, and that was much appreciated by businesses across Europe, especially in my own country, which relies so much on trade with the US. In mentioning my own country, Ireland, I thank you again for expressing total solidarity with Ireland, and especially the need to avoid a hard border.

I would appeal to you though to accompany that with a financial commitment to help businesses, farmers and SMEs, which are inevitably going to be affected one way or the other as a consequence of Brexit. You quoted the French philosopher, saying he liked things to go together. If that solidarity went together with financial commitment, I would be very pleased, especially before the elections, because we all see that it is easier and easier to win elections by bashing Brussels. This would help to prevent that.

 
  
 

Catch-the-eye procedure

 
  
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  Λευτέρης Χριστοφόρου (PPE). – Κυρία Πρόεδρε, εμείς πιστεύουμε και στηρίζουμε πραγματικά την Ευρωπαϊκή Ένωση και θεωρούμε ότι αυτή η Ευρωπαϊκή Ένωση έχει και μέλλον και προοπτική. Συμφωνούμε δε απόλυτα με τον Πρόεδρο της Ευρωπαϊκής Επιτροπής, τον κύριο Juncker, ότι χρειαζόμεθα μία ισχυρή Ευρωπαϊκή Ένωση. Για να υπάρχει όμως μία ισχυρή Ευρωπαϊκή Ένωση, απροϋπόθετη προϋπόθεση είναι αυτή να προασπίζεται, να υπερασπίζεται και να διαφυλάσσει τα κυριαρχικά δικαιώματα των χωρών μελών της και, ταυτόχρονα, να προασπίζεται αρχές και αξίες. Σε μία ισχυρή Ευρωπαϊκή Ένωση δεν νοείται να προβαίνουμε σε εκπτώσεις και δεν μπορεί η Ευρωπαϊκή Ένωση να συνεχίζει να προβαίνει σε εκπτώσεις σε υπό ένταξη χώρες, όπως είναι η Τουρκία που δεν σέβεται και δεν αναγνωρίζει κυριαρχικά δικαιώματα χωρών μελών. Αν πραγματικά είμαστε σε Ένωση Δικαίου, όπως πολύ ορθά είπε ο κύριος Πρόεδρος, οφείλει αυτή να υπερασπιστεί τα κυριαρχικά δικαιώματα χωρών μελών που αυτή τη στιγμή απειλούνται από την Τουρκία, λαμβάνοντας μέτρα απέναντι στην Τουρκία. Οι Ευρωπαίοι πολίτες αναμένουν από τον Πρόεδρο της Ευρωπαϊκής Επιτροπής να υψώσει τη φωνή του και να καλέσει την Τουρκία ή να σεβαστεί τα κυριαρχικά δικαιώματα της Κύπρου και της Ελλάδας ή να υποστεί, πραγματικά, τις επιπτώσεις όπως συμβαίνει και με άλλες χώρες. Κλείνοντας…

(Η Πρόεδρος διακόπτει τον ομιλητή)

 
  
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  José Blanco López (S&D). – Señora presidenta, señor presidente, se encienden las alarmas. El panorama europeo no es alentador cuando crece la extrema derecha, de la mano de un discurso xenófobo, nacionalista y populista que va en contra de los valores fundamentales de la Unión Europea. Y me preocupa la falta de un discurso para contrarrestarlo.

Me preocupa más cuando las palabras no van acompañadas de los hechos, o cuando avanzamos a paso de tortuga. Defendemos la cohesión, pero dotamos de escasos recursos o recortamos la PAC y la política de cohesión. Defendemos liderar la lucha contra el cambio climático, pero este año han aumentado las emisiones, y los recursos de que vamos a dotar la lucha contra el cambio climático son cicateros.

Señor presidente, si queremos enganchar con la ciudadanía europea, tenemos que hacer que las palabras se correspondan con los hechos, que avance la igualdad y que avance también el pilar social.

 
  
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  Νότης Μαριάς (ECR). – Κυρία Πρόεδρε, εμείς πιστεύουμε στην Ευρώπη των εθνών και των πατρίδων, στην Ευρώπη των λαών και όχι των τραπεζών, στην Ευρώπη που σέβεται την εθνική ταυτότητα και στηρίζεται στην επικουρικότητα. Στο πλαίσιο αυτό, το δικαίωμα βέτο των κρατών μελών είναι εγγύηση για την προστασία των εθνικών συμφερόντων. Σε επίπεδο ευρωζώνης, πρέπει να καταργηθεί το Σύμφωνο Σταθερότητας που επιτρέπει στη Γερμανία να έχει τεράστια εμπορικά πλεονάσματα. Η Ευρωπαϊκή Κεντρική Τράπεζα πρέπει να μετατραπεί σε ύστατο δανειστή των κρατών μελών και, ταυτόχρονα, να υπάρξει αποκεντρωμένο Σύστημα Κεντρικών Τραπεζών, προκειμένου να υπάρξει η ανάκτηση της νομισματικής κυριαρχίας των εθνικών κρατών, τα οποία θα μπορούν θα ασκούν αυτή την κυριαρχία τους με βάση το ποσοστό που έχουν στο μετοχικό κεφάλαιο της ΕΚΤ. Για την Ελλάδα πιστεύω ότι πρέπει να υπάρξει ειδική σχέση, ειδικές ρυθμίσεις, μόνιμες αλλά και μεταβατικές, προκειμένου η Ελλάδα να μπορέσει να ανασάνει, ειδικές ρυθμίσεις στον τομέα της ενέργειας, των κρατικών ενισχύσεων, της ναυπηγικής βιομηχανίας, του τουρισμού, των μεταφορών, της γεωργίας και της κτηνοτροφίας.

 
  
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  Hilde Vautmans (ALDE). – Voorzitter, ik ben heel blij dat u Europese oplossingen aanbiedt voor de uitdagingen waar we voor staan. Uw voorstellen vandaag waren ambitieus, maar soms mogen we nóg ambitieuzer en nóg concreter zijn. Ik geef u graag enkele aanbevelingen mee.

Wat de gekwalificeerde meerderheid betreft, denk ik dat we breder moeten gaan dan alleen het buitenlands beleid. Wat het veiligheids- en defensiebeleid betreft, zou ik hier nogmaals ons pleidooi willen herhalen voor een echte Europese inlichtingendienst in de strijd tegen terreur. En wat asiel en migratie betreft, wil ik graag van u horen dat u de strijd tegen mensensmokkelaars opvoert en dat u niet-begeleide minderjarige asielzoekers beschermt en ervoor zorgt dat zij niet langer verdwijnen in Europa.

Wat uw persoonlijk strijdpunt betreft, het afschaffen van de zomer- en wintertijd, daar volg ik u. Laten we die omschakeling afschaffen, laten we luisteren naar de stem van de burger en kiezen voor de zomertijd, en laten we dat snel doen.

Tot slot: wij steunen u! Draag de realisaties uit, blijf strijden voor vrede en zorg dat Europa sneller handelt om de populisten de mond te snoeren.

 
  
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  Ana Miranda (Verts/ALE). – Senhora Presidente, 11h50: hora de Estrasburgo, 10h45: em Portugal, na Irlanda ou nas Ilhas Canárias. Também devia ser esta a hora do fuso horário na Galiza.

A proposta de mudança da hora apresentada hoje pelo Sr. Juncker é uma oportunidade para países que têm um fuso horário que não está adaptado ao meridiano de Greenwich. Este horário foi proposto pelo franquismo para adaptar a hora à Alemanha nazi. É tempo de mudar. Na Galiza, o desfasamento entre a hora oficial e a hora solar é de duas horas e meia. Este desfasamento provoca consequências na saúde e na qualidade de vida e também no meu trabalho.

Enviei a carta ao Comissário Juncker para explicar esta situação e para que ajude a racionalizar os horários na Europa.

 
  
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  Δημήτριος Παπαδημούλης (GUE/NGL). – Κυρία Πρόεδρε, ο Πρόεδρος Juncker, που ανήκει στο Ευρωπαϊκό Λαϊκό Κόμμα, μίλησε ως Ευρωπαίος δημοκράτης για το μέλλον. Χθες, ο κύριος Orbán, που επίσης ανήκει στο Ευρωπαϊκό Λαϊκό Κόμμα, μας μίλησε για μια Ευρώπη που επιστρέφει ολοταχώς στο παρελθόν. Εμείς διαλέγουμε το πρώτο. Ευχαριστώ τον Πρόεδρο Juncker για όσα θετικά είπε για τη χώρα μου, την Ελλάδα. Ελπίζω να τα ακούσουν όλοι στην Αθήνα - και τα κόμματα της αντιπολίτευσης που επιδίδονται σε μία μίζερη καταστροφολογία. Πιστεύω ότι χρειάζεται να κάνουμε ό,τι είναι δυνατόν για να φτιάξουμε την ευρύτερη δυνατή συμμαχία φιλοευρωπαϊκών προοδευτικών δυνάμεων, για να αποφύγουμε τους κινδύνους οπισθοδρόμησης που εκφράζει ο ακροδεξιός, αντιευρωπαϊκός, αντιδημοκρατικός λαϊκισμός.

 
  
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  Fabio Massimo Castaldo (EFDD). – Signora Presidente, onorevoli colleghi, Presidente Juncker, ho ascoltato il suo discorso anche quest'anno con attenzione, e il primo commento che mi è venuto in mente è una citazione del Gattopardo: "bisogna che tutto cambi se vogliamo che tutto resti com'è".

Sì, perché ancora oggi gli errori si ripetono: il suo sguardo e i suoi sforzi vanno decisamente agli strumenti e non alle politiche che li governano. Dispiegare 10 000 agenti di frontiera europea come soluzione alla tragica crisi migratoria, senza prima rivedere e superare l'attuale regolamento di Dublino, senza una ridistribuzione obbligatoria preventiva e permanente dei richiedenti asilo, ma anche della gestione dei migranti economici, trasformerà questo dispiegamento nel mero strumento di esecuzione forzata di regole anacronistiche, inadeguate e soprattutto profondamente inique.

Non si può modificare Dublino a 27? Ne prenda atto. Sostenga invece l'idea di una cooperazione rafforzata, e la Commissione premi con grandissimo supporto finanziario e materiale gli Stati che dimostreranno di essere solidali nei fatti e non solo a parole.

Se solo avesse lo stesso coraggio che ha con l'ora legale... Il tempo corre veloce e non può essere recuperato. A Lei decidere come vuole essere ricordato: se come la Commissione del coraggio o quella dal rimpianto.

 
  
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  Γεώργιος Επιτήδειος (NI). – Κυρία Πρόεδρε, ο κύριος Juncker στην ομιλία του προσπάθησε να ωραιοποιήσει αυτό το οποίο συμβαίνει πραγματικά σήμερα στην Ευρώπη. Μίλησε, παραδείγματος χάριν, για ενωμένη Ευρώπη. Εμείς πιστεύουμε και αγωνιζόμαστε για την Ευρώπη των λαών και των εθνών που θα συνεργάζονται μεταξύ τους. Πώς όμως είναι δυνατόν να υπάρξει αυτή η Ένωση όταν επιδιώκεται η μείωση της εθνικής κυριαρχίας; Όταν, αντί συμβιβασμού και συναλλαγής, διώκεται κάποιο κράτος επειδή θέλει να υπερασπίσει τα συμφέροντα του λαού του; Πώς είναι δυνατόν να υπάρχει ενωμένη Ευρώπη όταν καταργείται η αρχή της ομοφωνίας και δημιουργείται μια Ευρώπη πολλών ταχυτήτων; Έχει επιτυχία η μεταναστευτική πολιτική όταν ορισμένα κράτη κλείνουν τα σύνορά τους και έχει μεταβληθεί η Ελλάδα σε ένα απέραντο στρατόπεδο συγκεντρώσεως δυστυχισμένων λαθρομεταναστών; Υπάρχει επιτυχία στην κοινωνική πολιτική όταν υπάρχει ανεργία και εξαθλίωση των λαών; Τέλος, υπάρχει προοπτική στην Ευρώπη όταν αυτή θέλει να γίνει ένας παγκόσμιος χωροφύλακας για να κυνηγήσει, δήθεν, παντού τους τρομοκράτες;

 
  
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  Michaela Šojdrová (PPE). – Paní předsedající, vážený pane předsedo Komise, jsem velmi ráda, že jste nakonec dokázal srovnat priority pro práci Komise tak, jak ji vnímáme i my, občané ze střední a východní Evropy, že vidíte bezpečnost jako skutečnou prioritu. Souhlasím také s Vaším důrazem na spolupráci s Afrikou, která je klíčová. S posílením Frontexu: sama jsem se přesvědčila, jak je nutné, aby tyto složky ochrany pobřežní a pohraniční stráže byly posíleny, těch 10 tisíc pracovníků může pomoci.

Také oceňuji to, že jste vyzdvihl potřebu ochrany lidských práv v Číně, bylo to poprvé, kdy jsem toto od Vás slyšela. Já si přeji, aby nový předseda Evropské komise neoslavoval Marxe a méně důvěřoval Putinovi. Komise, kterou jste vedl, pane předsedo, udělala velký kus práce a chci Vám za to poděkovat. Ale je také třeba připomenout, že tato Komise má určité resty, které bude třeba napravit.

 
  
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  Juan Fernando López Aguilar (S&D). – Señora presidenta, el presidente Juncker ha expresado amor por la historia de Europa. Lo comparto, pero me hubiera gustado que hubiese mayor resonancia de la Novena Sinfonía en su discurso y menos de la Sonata Patética de Beethoven, porque no se puede proponer nueva legislación cuando no se ha sido capaz de hacer cumplir el Derecho en vigor, ni de asegurar tampoco que la legislación ya puesta en marcha vea finalmente la luz del día.

Porque el derrumbamiento, en el espacio de libertad, justicia y seguridad, de la confianza mutua es lo que explica el fracaso de la euroorden. Pero el presidente Juncker se ha dolido, además, de la ausencia de vías legales para hacer frente a los flujos migratorios. Y somos muchos los que en este Parlamento venimos trabajando por la apertura de vías legales, visados humanitarios. En el Código sobre visados, en el informe parlamentario y en nuestras resoluciones venimos insistiendo en la necesidad de esas vías legales sin el apoyo ni el compromiso de la Comisión ante la resistencia del Consejo.

Por eso, ante la «Comisión de la última oportunidad», las elecciones del 2019 son un test existencial para que no pueda ganar ni el nacionalismo ni la eurofobia por incomparecencia de quienes debemos evitarlo. La responsabilidad de la Comisión es inapelable.

 
  
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  Νεοκλής Συλικιώτης (GUE/NGL). – Κυρία Πρόεδρε, όσο και αν προσπαθεί ο κύριος Juncker να ωραιοποιήσει την κατάσταση στην Ένωση, η κατάσταση συνεχώς οξύνεται και καθημερινά βαθαίνει η οικονομική, η πολιτική και η θεσμική κρίση. Η εμβάθυνση και θεσμοθέτηση των ίδιων νεοφιλελεύθερων πολιτικών οδήγησαν τους λαούς στην ανεργία και στη φτωχοποίηση, διέλυσαν το κοινωνικό κράτος, απορρύθμισαν τις εργασιακές σχέσεις και έκαναν πιο έντονες τις κλιματικές αλλαγές. Ως αποτέλεσμα, έχουμε σήμερα τη συνεχή διεύρυνση των οικονομικών, κοινωνικών και περιφερειακών ανισοτήτων. Αυτές οι νεοφιλελεύθερες πολιτικές είναι που λιπαίνουν το έδαφος για την άνοδο της Ακροδεξιάς και είναι ένα γεγονός που οδηγεί, δυστυχώς, τις δυνάμεις της Δεξιάς στην υιοθέτηση μιας ρατσιστικής και ξενοφοβικής ρητορικής και πολιτικής. Η κατάσταση θα γίνεται ακόμα πιο επικίνδυνη όσο προωθείται η στρατιωτικοποίηση και η επένδυση στους πολέμους, που είναι και η κύρια αιτία της προσφυγικής ροής, μια Ευρώπη φρούριο με μόνιμες στρατιωτικές δομές και νέους φράχτες στα εσωτερικά και εξωτερικά σύνορα. Για να υπάρξει ελπίδα, πρέπει να ανατρέψουμε αυτές τις πολιτικές και να εργαστούμε για μια Ευρώπη των λαών, της κοινωνικής δικαιοσύνης, της αλληλεγγύης και της ειρήνης.

 
  
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  Andor Deli (PPE). – Elnök Asszony! Sajnálatra ad okot, hogy az óraátállítással ellentétben a nyugat-balkáni régió már nem kapott kiemelt helyet Juncker elnök úr idei beszédében. Újra figyelmen kívül marad, hogy következetes üzenetekre, és politizálásra van szükség a térséggel kapcsolatban. Sajnos egyes tagállamok és pártszövetségek hozzáállása a Belgrád–Pristina folyó párbeszéd tekintetében is következetlen. Az EU évek óta megoldást követel a felektől az integrációs folyamatok gyorsítására. Cserébe viszont egyes uniós tagállamok hozzáállása inkább csak a status quót erősíti.

A tagállamoknak segíteniük kell a feleket, nem pedig saját politikai kényelmüket félteni, és a közelmúlt eseményeivel riogatni magukat és másokat. Nem szabad elutasítani az érintett felek javaslatait anélkül, hogy figyelmesen meghallgatnánk érvelésüket. A napokban tanúi lehettünk annak, hogy az egységes támogatás hiánya miatt a felek újból megrekedtek az egyezséghez vezető úton. A balkáni rendeződés nem lehet néhány tétova uniós tagállam túsza, hiszen az veszélyeztetheti az egész régió és egész Európa biztonságát is.

 
  
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  Maria Gabriela Zoană (S&D). – Domnule președinte Juncker, domnule comisar Timmermans, sunt de acord cu ceea ce ați spus: ne trebuie o Europă unită, o unitate monetară, patriotism. Ceea ce am făcut eu în Parlamentul European ar trebui să facă fiecare europarlamentar. Parlamentul European, zilele acestea, a vibrat de cântece și dansuri populare românești.

Ne trebuie o Europă a solidarității. Sunt de acord că trebuie să apărăm granițele externe ale Europei, dar cum le putem apăra, dacă România, care este la granița externă a Europei, nu este membră Schengen? Dumneavoastră, domnilor europarlamentari și dumneavoastră, domnule președinte, trebuie să ajutați România, pentru că a îndeplinit toate condițiile să devină membru Schengen.

Pe de altă parte, România va prelua anul viitor președinția Consiliului Uniunii Europene. Pentru acest lucru, România trebuie să fie membru Schengen și pentru acest lucru trebuie respectată fiecare țară în parte.

O problemă a unei țări, domnule președinte, este, de fapt, o problemă a întregii Europe.

 
  
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  Henna Virkkunen (PPE). – Arvoisa puhemies, olen komission puheenjohtajan kanssa samaa mieltä siitä, että Euroopan unionin on vahvistettava omaa globaalia rooliaan. Meillä on vaikutusvaltaa kansainvälisesti kauppapolitiikassa, kansainvälisten sopimusten, kehitysyhteistyön ja investointien kautta. Eurooppa voi merkittävästi vaikuttaa globaaliin kehitykseen, jos olemme yhtenäisiä.

Tällä hetkellä Euroopan unionin yhtenäisyyttä rapauttaa se, että osa jäsenmaista on huolestuttavasti kääntymässä poispäin Euroopan unionin perusarvoista. Se, että näitä perusarvoja eli kansanvaltaa, ihmisoikeuksia ja oikeusvaltioperiaatetta loukataan, ei kosketa pelkästään kyseistä jäsenmaata ja sen kansalaisia vaan se koskettaa kaikkia jäsenmaita, se koskettaa jäsenmaiden välisiä suhteita, meidän luottamustamme ja ylipäätään koko Euroopan unionin luonnetta. Siksi tähän on vakavasti puututtava.

Euroopan parlamentti kävi tästä eilen keskustelun. On tärkeää, että saamme toimivia välineitä siihen, että voimme puuttua tähän huolestuttavaan oikeusvaltiokehitykseen, mikä valitettavasti osassa EU:n jäsenmaista on tällä hetkellä meneillään. Euroopan unioni voi toimia vain silloin kun kaikki noudattavat yhteisiä arvoja, sitoumuksia, jotka on tehty.

 
  
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  Răzvan Popa (S&D). – Doamna președintă, stimați colegi, apreciez discursul domnului Juncker, echilibrat și responsabil. Nevoia de solidaritate se simte acum mai mult ca oricând, în această perioadă de provocări. Însă mi-a lăsat un gust amar atitudinea domnului Weber, care, prin discursul său, nu face decât să slăbească proiectul european și să îngroașe rândurile euroscepticilor. Un discurs al dezbinării. Este exact opusul a ceea ce ne dorim cu toții și exact lucrul subliniat și de președintele Juncker.

Domnule Weber, România merită să intre în spațiul Schengen, pentru că România și-a îndeplinit toate obligațiile față de Europa, iar cetățenii români au drepturi egale cu ceilalți cetățeni europeni. Felul în care dumneavoastră și alți colegi atacați România nu face decât să slăbească încrederea cetățenilor români în proiectul european. Din păcate, domnule Weber, ați transformat popularii europeni în populiștii europeni.

 
  
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  Μαρία Σπυράκη (PPE). – Κυρία Πρόεδρε, θα ήθελα πρώτα από όλα να ευχαριστήσω τον Πρόεδρο Juncker για τα καλά λόγια και τους επαίνους που είχε να πει για τις θυσίες των Ελλήνων προκειμένου να παραμείνουν στο ευρώ. Όμως η ουσιαστική αναγνώριση των κόπων όλων των πολιτών γίνεται όταν η Ευρώπη κάνει βήματα για τη βελτίωση της καθημερινότητας. Στις 250 ημέρες που μας απομένουν μέχρι τις ευρωεκλογές, είναι ανάγκη να ψηφίσουμε τον προϋπολογισμό 2020-2027 γιατί η καθυστέρηση θα αφήσει τα προγράμματα συνοχής αλλά και ανταγωνιστικά προγράμματα, όπως το Erasmus και το «Horizon Europe», χωρίς χρηματοδότηση. Είναι ανάγκη να προχωρήσουμε στο ενιαίο σύστημα ασύλου. Με τους 10 000 επιπλέον συνοριοφύλακες, βεβαίως, που ανακοινώνουμε σήμερα ενισχύουμε τη φύλαξη των ευρωπαϊκών συνόρων. Χρειαζόμαστε, όμως, επικαιροποιημένες και ενοποιημένες διαδικασίες για τη μετανάστευση. Τέλος, είναι ανάγκη να αξιοποιήσουμε εμβληματικές πολιτικές της Ευρωπαϊκής Ένωσης, όπως είναι η άμυνα και η αντιμετώπιση της κλιματικής αλλαγής. Χρειαζόμαστε άμεσα αποτελέσματα που θα μπορούν άμεσα να επηρεάσουν τους πολίτες.

 
  
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  Maria Grapini (S&D). – Doamna președintă, domnule comisar, vreau și eu să apreciez prezentarea făcută de domnul președinte Juncker. Este una de care avem nevoie: unitate, prosperitate. Așa cum au spus și colegii, avem nevoie și de o transpunere în practică. Însă nu pot să nu adaug că, din păcate, în etapa care s-a parcurs până acum, nu am reușit să facem acea coeziune.

Vreau să-i mulțumesc domnului Bullmann, care a spus foarte clar că trebuie să ținem cont de țările din Est. Țările din Est trebuie integrate și nu stigmatizate, așa cum face domnul Weber, care a intrat demult în campanie.

Problema noastră este de a avea această coeziune socială, creștere, prosperitate, pentru a putea să avem și pace în Uniunea Europeană și echitate. Și de aceea sper, domnule comisar, că dumneavoastră – care cunoașteți bine țara mea – veți ține cont de ceea ce au spus și colegii mei, și anume: România să intre în spațiul Schengen și România să fie bine tratată, pentru că, până la urmă, avem același carnet de intrare în acest club foarte frumos, Uniunea Europeană.

 
  
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  João Ferreira (GUE/NGL). – Senhora Presidente, este debate redundou num exercício de cinismo, de propaganda e de mistificação. Elogiou-se a lógica do compromisso para defender a seguir o fim da regra da unanimidade, reforçando assim, ainda mais, o poder decisório das principais potências.

A soberania europeia de que falam é a soberania destas potências, o poder de porem e disporem e de imporem os seus interesses e os interesses dos seus grupos económicos e financeiros. As despesas militares associadas ao Fundo de Defesa aumentaram mais de vinte vezes, mas o Sr. Juncker tem a desfaçatez de dizer que não há aqui nenhuma militarização.

Aos jovens que a União Europeia empurra para o desemprego, para o subemprego ou para a precariedade na vida e no trabalho, servem doses de propaganda reforçada. É caso para dizer, dão-lhes a honra de manequim para dar corda à sua ausência e assim caminha um processo de integração esgotado sem soluções para os problemas que ele próprio cria, um processo cuja derrota é condição de construção de uma outra Europa, uma Europa dos trabalhadores e dos povos, uma Europa de paz e de cooperação.

 
  
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  Κωνσταντίνος Παπαδάκης (NI). – Κυρία Πρόεδρε, η ομιλία και το σύνθημα του κυρίου Juncker για «Ευρωπαϊκή Ένωση παγκόσμιο πρωταγωνιστή» έχει στόχο να θωρακίσει τα συμφέροντα των ευρωπαϊκών μονοπωλίων απέναντι στα άλλα ισχυρά καπιταλιστικά κέντρα, όπως οι Ηνωμένες Πολιτείες, η Κίνα, η Ρωσία, στα πλαίσια του ανταγωνισμού για τον έλεγχο των αγορών, των ενεργειακών πηγών, με ειδικό βάρος στην Αφρική. Οι ανάγκες της επέκτασης των συμφερόντων της Ευρωπαϊκής Ένωσης οδηγούν και στην παραπέρα στρατιωτικοποίηση, ό,τι και αν λέει ο κύριος Juncker, και την προώθηση πολυμερών διακρατικών συνεργασιών, μάλιστα, μέσω ειδικών πλειοψηφιών. Δεν είναι μόνο αυτά! Χαρακτηριστικό στοιχείο της Ευρωπαϊκής Ένωσης και των κυβερνήσεών της είναι οι αντεργατικοί μηχανισμοί εποπτείας, τα αντεργατικά μέτρα διαρκείας για πάμφθηνους, ανακυκλούμενους εργαζόμενους, ο εγκλωβισμός μεταναστών και η διείσδυση ευρω-ενωσιακών κεφαλαίων στις πατρίδες τους για ακόμα μεγαλύτερα κέρδη. Σε αυτή τη γραμμή συμπλέουν στρατηγικά φιλελεύθεροι σοσιαλδημοκράτες «νέας και παλιάς κοπής». Στην ίδια όχθη βρίσκονται και οι εθνικιστικές δυνάμεις. Η Ευρωπαϊκή Ένωση ούτε ήταν δεν είναι και ούτε θα γίνει ποτέ Ευρώπη των λαών. Οι λαοί με την πάλη τους να διεκδικήσουν τη δική τους εξουσία και πάλη για αποδέσμευση!

 
  
 

(End of catch—the—eye procedure)

 
  
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  Steven Woolfe (NI). – Madam President, may I congratulate President Juncker on his final State of the Union speech and whilst many people will be congratulating you, Mr Juncker, on that and your vision for the future, I just thought it might be pertinent to remind you of what actually happened in Europe during your tenure.

On the economy, we have seen the collapse of many European countries. Youth unemployment in Greece sits at 43.2%, in Spain 38.8%, in Croatia 23.6%. In Greece the children of today’s grandchildren will still be paying off the 100 billion in debt that has been left upon them. Poverty, misery and sadness covers Europe like a dark mist of perpetual pain, whilst in the Mediterranean 45 000 bodies will have been buried there. You will have seen millions swarm into Europe illegally and you have seen the deaths of 400 in the terrorist attacks.

Whilst you and your fellow unelected colleagues raise a glass or two to the State of the Union, the rest of Europe will be asking, what is the Union’s state?

 
  
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  Gerolf Annemans, namens de ENF-Fractie. – Voorzitter, Mijnheer Juncker, ik vond aan uw "State of the Union"-toespraak één iets bijzonder positief, namelijk dat we tenminste zeker kunnen zijn dat het uw laatste zal zijn. Een ambitieus en uitgebreid programma, lees ik overal bij uw bewonderaars, maar in feite is het gewoon een boodschappenlijstje van wat er van het oude Europa, de oude Europese Unie, overblijft.

Wat we dringend nodig hebben, is een nieuwe Europese Unie, want de huidige heeft een fout ontwerp, een fout grondplan en een foute blauwdruk. Als vooruitgang in uw ogen betekent dat er meer bevoegdheden naar de EU moeten gaan, dan zit u fout. Steeds meer Europese burgers willen een nieuwe Europese Unie, waarin de lidstaten en de volkeren niet verdwijnen, maar in ere worden hersteld.

In uw ivoren toren hebt u de wereld zo mooi ingedeeld in kosmopolitische, ruimdenkende, rondreizende, goede mensen aan de ene kant en populistische, bekrompen, xenofobe, nationalistische, slechte mensen aan de andere kant. U, fanatieke, extremistische aanhangers van de diversiteit, roep ik daarom op: aanvaard de diversiteit van meningen en visies, berg uw boodschappenlijstje op en maak plaats voor de nieuwe tijd!

 
  
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  Bernard Monot, au nom du groupe EFDD. – Madame la Présidente, Monsieur Juncker, Monsieur Timmermans, votre mandat va bientôt prendre fin, et c’est heureux pour les européens qui n’auront plus à subir cette présidence bicéphale Juncker-Selmayr.

Sans une transformation profonde de l’ultralibéralisme de l’Union européenne, votre Commission continuera à faire de gros dégâts. Partout, votre Union européenne fédéraliste est dans le déni de réalité et dans les mensonges institutionnels. Vous dites vouloir renforcer les garde-frontières européens, mais lorsque la France était la France, le douanier contrôlait et sécurisait efficacement nos frontières nationales.

Vous voulez aussi que l’Union européenne fasse main basse sur la politique extérieure des États membres. Or, les affaires étrangères sont le dernier pouvoir et bastion régalien des nations.

Vous vous gargarisez avec les solidarités européennes, mais depuis 15 ans, à cause des règles de l’Union, votre pays a commis les pires actes de piraterie fiscale contre ses partenaires. Dans le scandale de LuxLeaks, votre culpabilité est avérée.

Stop à la désunion européenne. Je suis contre un Frexit, mais aussi contre votre utopie des États-Unis d’Europe. Les Européens ne veulent plus subir l’africanisation programmée de l’Europe, le terrorisme islamiste, le mondialisme et le pillage de leurs impôts par les multinationales et les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft).

Il faut une alliance européenne des nations indépendantes, qui protège réellement les peuples. Nous la ferons!

 
  
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  Gabriele Zimmer, im Namen der GUE/NGL-Fraktion. – Frau Präsidentin! Herr Juncker hat ja vorhin in seiner ersten Antwort auf unsere Einlassungen als Fraktionsvorsitzende darauf verwiesen, dass es im Göteborger Prozess – und damit ja in der Säule sozialer Rechte – entsprechende Verweise gebe, insbesondere wenn es um die Einführung entsprechender Bedingungen und Garantien für Kinder in allen Mitgliedstaaten der Europäischen Union geht. Ich möchte darauf verweisen, dass der Vertrag ja sehr wohl die Möglichkeit bietet, auch die Frage des Mindesteinkommens EU-weit zu regeln, und dass wir das unbedingt tun sollten. Es gibt in allen Mitgliedstaaten Initiativen – gerade auch von Obdachlosen, von Armutsinitiativen, die europäisch vernetzt sind – dafür, das endlich auf die Tagesordnung zu setzen, und wir würden uns sehr über eine Initiative der Kommission zur Einführung von EU-weiten Mindesteinkommen freuen und würden es für wichtig halten, wenn das jetzt noch geschieht.

 
  
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  Nils Torvalds, on behalf of the ALDE Group. – Madam President, you can be a European patriot and a Finnish patriot. You can be a European patriot and a Hungarian patriot, but you can’t be a European patriot and a nationalist. That does not go together.

Jean-Claude Juncker has spoken very nicely about his love affair with Europe. We all know that love affairs are difficult; that goes for European love affairs, that goes for Finnish love affairs and that goes for Hungarian love affairs, but love affairs need possibilities and an ability to make decisions. If we can’t make the decisions about our love affairs, we are going to lose out and therefore, I am all for love affairs but I am all for decisions and I thank Jean—Claude for his nice words about his love affair with Europe.

 
  
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  Syed Kamall, on behalf of the ECR Group. – Madam President, at its heart, today’s State of the Union was actually an appraisal of the Commission, of us in this Parliament and of the whole European Union. Too often, when we are wrapped in our bubble of commentators’ blogs, news cycles and work programmes, we forget that it is the people, the taxpayers and the voters, that we serve and not the other way round. But we hear many in this Chamber tell voters that their concerns are unfounded, or that the way they have chosen to vote is nationalistic or populist. But by attempting to shut out parties that do not share their vision and do not believe in the project, they also shut up many voters and push them further away.

I know that Mr Juncker has worked very hard to regain the confidence of voters. But many people in many EU Member States feel that the EU has lost its way, that it has failed to deliver on issues such as jobs. It has failed to deliver on their concerns over migration; it has failed to deliver on them feeling safer in their home countries, and on the things that they care about. So when politicians here talk about winning back their confidence, it rings hollow to those that are still willing to listen, as they feel that they have heard it all before.

I remember only too well in 2014 as President Juncker addressed this Chamber full of freshly elected MEPs, he declared it to be a moment to be a new start for Europe and said that we should play as a team with common policies. Yet voters have seen attempts to push divisive migration policies that sadly, rather than helping people, have reduced sympathy in some quarters for refugees and those fleeing war and persecution, rather than going around the table and asking each country what they can do, rather than telling them what to do.

He spoke of greater transparency but the public read in the papers of the appointment of a Commission Secretary—General that was clouded in secrecy. He said that Europe cannot spend money that it does not have but they see a multiannual budget demanding more money at a time when one of the largest net contributors is leaving. He talked about considering giving the euro area its own budget capacity and powers but, as the people of Germany will tell you, there is no such thing as European money.

My Group agreed with Mr Juncker when he said: ‘we don’t need a European solution to everything’ and this is still the case. So European Conservatives and Reformists ask that this Commission President and future Commission Presidents listen to the people who have lost confidence in the EU.

I know at times that our Group can be the greatest critics, but real friends tell each other the hard truths and we work together where we agree. So the ECR calls on the Commission to start delivering the kind of European Union that people want and deserve. Not an EU which increasingly replaces national governments, not a European Union that is dismantled and destroyed, but a reformed European Union that Mr Juncker promised to deliver here in this Chamber five years ago. With vital elections next year, this is the eleventh hour for the EU. It is time to move on from the 1950s model of a federalised EU, an outdated vision of yesterday and it is time to deliver an EU shaped by the wishes of its peoples, those who want a better tomorrow.

 
  
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  Udo Bullmann, im Namen der S&D-Fraktion. – Frau Präsidentin! Diese Debatte hat gezeigt, dass wir das Vertrauen der Bürgerinnen und Bürger in die Europäische Union stärken müssen. Deswegen wende ich mich an die Kommission, die Herren Kommissare.

Ich bin der Auffassung, dass diese Diskussion Konsequenzen haben muss. Ja, wir haben gesagt: Wir brauchen eine Grundsicherung für jedes Kind in der Europäischen Union. Der Präsident der Kommission hat geantwortet und hat gesagt, er werde sich darum kümmern, dass eine Initiative gestartet wird. Ich erwarte das dann auch. Ja, wir haben gesagt: Die Arbeiter auf digitalen Plattformen dürfen nicht zum neuen Proletariat werden. Wir brauchen eine Sicherung ihres Status, ihrer Rechte. Wir erwarten Ihren Vorschlag.

Es ist aus unserer Sicht absolut inakzeptabel, dass in den meisten Ländern der Europäischen Union Frauen durchschnittlich für die gleiche Arbeit weniger verdienen als Männer. Wann kommt der Vorschlag der Europäischen Kommission? Und ja, Kollegin Zimmer hat völlig recht: Wir brauchen eine Rahmenrichtlinie für die Sicherung eines europäischen Mindestlohns. Das ist dringend geboten, um die Ungleichgewichte im Binnenmarktgefälle zu balancieren.

Wenn wir sagen, wir wollen die Transformation zu mehr Nachhaltigkeit, zu einem neuen ökonomischen Modell, dann muss man das ablesen können im Semester der Europäischen Union. Die Zahlen müssen die Wahrheit sagen über den Umweltverbrauch, über die sozialen Kosten, über die Beschäftigungseffekte. Reformieren Sie das Europäische Semester und geben Sie die Chance dafür, dass wir auch in der Wirtschafts- und Währungsunion endlich zu Fortschritten kommen. Das brauchen wir, um die Euro-Zone, um Europa handlungsfähig zu machen.

Wir haben die Kommission aufgefordert, gegen Cyberkriminalität aktiv zu werden. Ich höre das gerne, wenn Kommissionspräsident Juncker sagt, er will Initiativen ergreifen. Ich appelliere an die österreichische Ratspräsidentschaft. Sie haben einen Sondergipfel jetzt im September: Verpflichten sie alle Mitgliedstaaten darauf, die nötigen Schritte zu unternehmen, dass die nächste Europawahl sicher ist und nicht von dritten Seiten manipuliert werden kann. Das ist das Gebot der Stunde.

Und wir haben auch gesagt: Sie, österreichische Ratspräsidentschaft, tragen die Verantwortung dafür, dass bei diesem Sondergipfel wirksame Schritte zur Sicherung der Seenotrettung – das ist ein Skandal, was dort passiert – unternommen werden. Ich hoffe auf ihre Initiative!

 
  
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  Manfred Weber, im Namen der PPE-Fraktion. – Frau Präsidentin, liebe Kolleginnen, liebe Kollegen! Auch ich möchte mich zum Schluss bedanken für die konstruktive Diskussion, die wir hatten. Wir spüren, dass wir uns im Europäischen Parlament nach wie vor in einem Arbeitsmodus befinden, wo wir Antworten auf die Herausforderungen geben wollen. Und gerade als Europäisches Parlament können wir stolz sein auf das, was wir vorgelegt und bewegt haben. Ein Punkt ist uns dabei extrem wichtig: Wir müssen es schaffen, im Jahr 2018 in der Migrationsfrage Antworten zu geben. Sonst werden uns die Bürger die Frage stellen: Warum ist hier nichts passiert? Warum konntet ihr das Thema nicht auf den Weg bringen? Deswegen hat es für uns oberste Priorität.

Von den Zukunftsdebatten, die zur Rede der Lage der Union gehören, möchte ich noch mal zwei Punkte herausgreifen, die uns wichtig sind. Das Eine ist die Sicherheit, das Sicherheitsgefühl der Menschen. Das Zweite ist die Fairness in Europa. Ein neuer Ansatz für Fairness in einer digitalen Welt ist zentral.

Zu guter Letzt, Frau Präsidentin: Wir hatten in der ersten Runde der Reden eine Debatte, ob wir denn die Krisen schon überwunden haben oder nicht, ob wir sie denn schon gelöst haben oder nicht, ob wir noch viel zu tun haben oder nicht. Ich glaube, dass wir die Menschen von Europa nur dann überzeugen können, wenn wir auch mit Optimismus hinausgehen, wenn wir ihnen sagen, dass wir in der Lage sind, Aufgaben zu erledigen, Aufgaben zu lösen. Und deswegen bin ich auf die Erfolge, die wir haben, auch stolz.

 
  
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  President. – The debate is closed.

We will have a short recess and votes will begin at 12.30.

Written statements (Rule 162)

 
  
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  Clara Eugenia Aguilera García (S&D), por escrito. – Nadie pone en cuestión los problemas por los que pasa el proyecto europeo. Ha faltado coraje y valentía. Ha faltado liderazgo para agarrar fuerte el timón y no permitir que este barco navegue a la deriva. Pero la Unión Europea sigue viva y el proyecto europeo es hoy más necesario que nunca para enfrentarnos a los desafíos de la globalización. Una Unión Europea fuerte, que asuma posiciones comunes y solidarias para afrontar el reto de la inmigración y los refugiados y así devolver la dignidad a nuestro proyecto. Una Unión Europea capaz de traducir el crecimiento económico en justicia social y reparto para acabar con la pobreza y garantizar el Estado de bienestar. Una Unión Europea líder en la lucha contra el cambio climático y la modernización de nuestros sistemas productivos. Una Unión Europea con rostro de mujer, que acabe con la violencia de género y avance hacia una sociedad más igualitaria. En definitiva, una Unión Europea que nos devuelva el orgullo de pertenecer a un espacio de encuentro, respeto y convivencia. No renunciemos a intentarlo, porque unidos somos mejores, porque unidos somos más fuertes, porque unidos tendremos futuro.

 
  
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  Francisco Assis (S&D), por escrito. – Jean-Claude Juncker, no contexto de uma intervenção globalmente muito apreciável, salientou a necessidade de se prosseguir pela via da celebração de acordos comerciais com outras regiões do mundo. Essa afirmação merece a minha inteira concordância. O que já me causa profunda apreensão é a circunstância de se não avançar resolutamente no sentido da concretização do acordo político e comercial que há demasiados anos andamos a negociar com o Mercosul. Julgo que não haverá outro conjunto de países com maior proximidade cultural, política, económica e social à UE. Durante muito tempo a responsabilidade pelos atrasos observados no processo negocial recaíam sobre os países latino-americanos. Porém, no presente momento, creio que as responsabilidades maiores são de alguns Estados europeus e de algum modo da própria Comissão Europeia. O Comissário Europeu da Agricultura tem agido mais como cidadão irlandês e menos como Comissário Europeu. O Presidente da Comissão já deveria ter percebido isso mesmo e agido em consonância. Infelizmente ainda o não fez, embora mantenha a expectativa de que ainda o possa vir a fazer. Este Tratado Comercial reveste-se do maior interesse para as duas regiões e não há nenhuma razão válida para que não seja concluído num curto espaço de tempo.

 
  
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  Inés Ayala Sender (S&D), por escrito. – Nadie pone en cuestión los problemas por los que pasa el proyecto europeo. Ha faltado coraje y valentía. Ha faltado liderazgo para agarrar fuerte el timón y no permitir que este barco navegue a la deriva. Pero la Unión Europea sigue viva y el proyecto europeo es hoy más necesario que nunca para enfrentarnos a los desafíos de la globalización. Una Unión Europea fuerte, que asuma posiciones comunes y solidarias para afrontar el reto de la inmigración y los refugiados y así devolver la dignidad a nuestro proyecto. Una Unión Europea capaz de traducir el crecimiento económico en justicia social y reparto para acabar con la pobreza y garantizar el Estado de bienestar. Una Unión Europea líder en la lucha contra el cambio climático y la modernización de nuestros sistemas productivos. Una Unión Europea con rostro de mujer, que acabe con la violencia de género y avance hacia una sociedad más igualitaria. En definitiva, una Unión Europea que nos devuelva el orgullo de pertenecer a un espacio de encuentro, respeto y convivencia. No renunciemos a intentarlo, porque unidos somos mejores, porque unidos somos más fuertes, porque unidos tendremos futuro.

 
  
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  Monika Beňová (S&D), písomne. – Predseda Európskej komisie Juncker mal tentokrát na rozdiel od minulého roku len všeobecný prejav plný nekonkrétnych fráz. Pravdepodobne v súvislosti s blížiacim sa brexitom sa snažil zdôrazňovať potrebu jednoty Únie. Pritom je to práve rýchlejšie vyrovnávanie sa platových rozdielov medzi starými a novými členskými štátmi Európskej únie, ktoré by dokázalo zvýšiť dôveru v integračný projekt v mnohých krajinách. Výrazne rozdielna mzda za rovnakú prácu v jednotlivých štátoch totiž neprispieva k stabilite EÚ. Je oprávnené, že občania viacerých členských krajín vrátane Slovenska očakávajú, že Komisia v spolupráci s lídrami národných štátov pripraví legislatívu, ktorá podporí mzdový rast vo východnej časti Únie. Správa predsedu Komisie sa nedostatočne venovala aj otázkam ďalšieho posilňovania ekonomickej spolupráce a rastu či rozvoja spolupráce krajín v oblasti európskej bezpečnosti. V našom záujme je predovšetkým budovanie pevnejšej a konsolidovanejšej Únie, ktorá bude schopná lepšie sa prispôsobovať potrebám ľudí a dôsledne zohľadňovať ich požiadavky.

 
  
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  Soledad Cabezón Ruiz (S&D), por escrito. – Nadie pone en cuestión los problemas por los que pasa el proyecto europeo. Ha faltado coraje y valentía. Ha faltado liderazgo para agarrar fuerte el timón y no permitir que este barco navegue a la deriva. Pero la Unión Europea sigue viva y el proyecto europeo es hoy más necesario que nunca para enfrentarnos a los desafíos de la globalización. Una Unión Europea fuerte, que asuma posiciones comunes y solidarias para afrontar el reto de la inmigración y los refugiados y así devolver la dignidad a nuestro proyecto. Una Unión Europea capaz de traducir el crecimiento económico en justicia social y reparto para acabar con la pobreza y garantizar el Estado de bienestar. Una Unión Europea líder en la lucha contra el cambio climático y la modernización de nuestros sistemas productivos. Una Unión Europea con rostro de mujer, que acabe con la violencia de género y avance hacia una sociedad más igualitaria. En definitiva, una Unión Europea que nos devuelva el orgullo de pertenecer a un espacio de encuentro, respeto y convivencia. No renunciemos a intentarlo, porque unidos somos mejores, porque unidos somos más fuertes, porque unidos tendremos futuro.

 
  
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  Nicola Caputo (S&D), per iscritto. – Tra poco più di otto mesi milioni di cittadini europei si recheranno alle urne per esprimere un giudizio sull'Europa. Sarà un referendum, e se anche uno Stato come la Svezia ha visto crescere i sovranisti nelle recenti elezioni, vuol dire che, al di là delle responsabilità dell'Europa, il vento della paura e dell'incertezza potrebbe condizionare l'esito del prossimo appuntamento elettorale. L'Europa ha il fiato corto perché le sue politiche non hanno lungimiranza. In questa legislatura progressi si sono avuti solo in materia ambientale e forse in cooperazione militare, ma se, nel momento di crisi, si dà priorità ai rapporti di libero scambio con i paesi terzi piuttosto che alla costruzione di un welfare effettivo, vuol dire decidere intenzionalmente di creare un'Europa a più velocità. E non si è capito che nessuno deve rimanere indietro perché o camminiamo fianco a fianco o il sogno europeo non esiste perché si creano sacche di emarginazione in cui non è neanche lontanamente immaginabile. Non so se i risultati europei rifletteranno gli esiti delle elezioni nazionali, ma il vento non lo si può fermare a mani nude: occorrono proposte concrete per il lavoro, l'economia e per l'immigrazione.

 
  
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  Carlos Coelho (PPE), por escrito. – O discurso sobre o estado da União do Presidente Juncker apresentou uma extensa carta de intenções, com que concordo na generalidade. Lamento, porém, que surja a apenas seis meses do fim desta legislatura. É positivo o reforço da Guarda Costeira e de Fronteiras e o reavivar das propostas para a gestão integrada das fronteiras. Mas alerto para a necessidade de o fazer coerentemente com as mudanças necessárias no sistema de asilo e de retorno.

Concordo com as prioridades para o final das negociações para o Brexit, mas entendo que a salvaguarda dos direitos dos cidadãos europeus no Reino Unido deve ser o primeiro compromisso. Acompanho a ambição de reforçar a internacionalização do euro, mas entendo que temos de aprofundar as reformas da moeda única em ordem a concretizar a União Económica e Monetária, promover mais crescimento e emprego e reduzir a dívida pública.

Partilho a ambição de agilizar a política externa da União através de mudanças no processo de decisão, nomeadamente no sistema de maiorias. Espero que a efetivação da Cooperação Estruturada Permanente se cumpra. Saúdo a prioridade dada a África no futuro da ação externa da União.

 
  
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  Birgit Collin-Langen (PPE), schriftlich. – Die gegenwärtigen Krisen werden zunehmend zur Bewährungsprobe für die EU: Die Erschütterungen der Finanz- und Schuldenkrise sind noch nicht überwunden, die Flüchtlingsfrage stellt die EU vor enorme Schwierigkeiten, der Brexit sorgt für Bestürzung, der Populismus stellt das Konstrukt EU in Frage. Europa steht derzeit vor vielfältigen Herausforderungen, die den Zusammenhalt auf eine harte Probe stellen. Welche Wege führen langfristig aus der Krise? Und wie steht es um die Zukunft der EU insgesamt? Der Kommissionspräsident hat darauf die Antwort gegeben: Wir brauchen mehr europäische Souveränität. Dem kann ich nur zustimmen: Die Bevölkerung der EU entspricht 7 % der Weltbevölkerung. Und die weltweite Konkurrenz hat ein Interesse gemein: ein schwaches Europa. Dem müssen wir etwas entgegensetzen. Wir brauchen ein klares Verständnis unserer eigenen Rolle als Europäer in den globalen Entwicklungen aber auch in den Beziehungen innerhalb der EU.

 
  
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  Anna Elżbieta Fotyga (ECR), na piśmie. – Nie jestem pesymistką, ale obraz przedstawiony w State of the Union daleko odbiega od rzeczywistości. Przewodniczący Juncker mówił o solidarności, jednocześnie pomijając milczeniem projekt Nord Stream-2, który w perfidny sposób tę solidarność łamie. Delikatnie napomknął o Syrii, zupełnie pomijając kwestie odpowiedzialności za dokonane tam ludobójstwo, milcząc o rosyjskiej agresji na Ukrainę, okupacji Gruzji i Mołdowy, o atakach w Salisbury i nasilonej działalności szpiegowskiej, czy rosyjskiej propagandzie wymierzonej w społeczeństwa i instytucje Zachodu. Zamiast tego zaproponował głosowanie większością kwalifikowaną w niektórych obszarach polityki zewnętrznej. W jaki sposób możemy mówić o wspólnym postrzeganiu zagrożeń, gdy nawet w tak dobitnie wyrazistych czasach, kwestie realnych zagrożeń ze Wschodu w najważniejszym wystąpieniu pomijane są milczeniem? Jestem również przeciwna propozycji głosowania spraw podatkowych większością kwalifikowaną.

 
  
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  Eider Gardiazabal Rubial (S&D), por escrito. – Nadie pone en cuestión los problemas por los que pasa el proyecto europeo. Ha faltado coraje y valentía. Ha faltado liderazgo para agarrar fuerte el timón y no permitir que este barco navegue a la deriva. Pero la Unión Europea sigue viva y el proyecto europeo es hoy más necesario que nunca para enfrentarnos a los desafíos de la globalización. Una Unión Europea fuerte, que asuma posiciones comunes y solidarias para afrontar el reto de la inmigración y los refugiados y así devolver la dignidad a nuestro proyecto. Una Unión Europea capaz de traducir el crecimiento económico en justicia social y reparto para acabar con la pobreza y garantizar el Estado de bienestar. Una Unión Europea líder en la lucha contra el cambio climático y la modernización de nuestros sistemas productivos. Una Unión Europea con rostro de mujer, que acabe con la violencia de género y avance hacia una sociedad más igualitaria. En definitiva, una Unión Europea que nos devuelva el orgullo de pertenecer a un espacio de encuentro, respeto y convivencia. No renunciemos a intentarlo, porque unidos somos mejores, porque unidos somos más fuertes, porque unidos tendremos futuro.

 
  
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  Enrique Guerrero Salom (S&D), por escrito. – Nadie pone en cuestión los problemas por los que pasa el proyecto europeo. Ha faltado coraje y valentía. Ha faltado liderazgo para agarrar fuerte el timón y no permitir que este barco navegue a la deriva. Pero la Unión Europea sigue viva y el proyecto europeo es hoy más necesario que nunca para enfrentarnos a los desafíos de la globalización. Una Unión Europea fuerte, que asuma posiciones comunes y solidarias para afrontar el reto de la inmigración y los refugiados y así devolver la dignidad a nuestro proyecto. Una Unión Europea capaz de traducir el crecimiento económico en justicia social y reparto para acabar con la pobreza y garantizar el Estado de bienestar. Una Unión Europea líder en la lucha contra el cambio climático y la modernización de nuestros sistemas productivos. Una Unión Europea con rostro de mujer, que acabe con la violencia de género y avance hacia una sociedad más igualitaria. En definitiva, una Unión Europea que nos devuelva el orgullo de pertenecer a un espacio de encuentro, respeto y convivencia. No renunciemos a intentarlo, porque unidos somos mejores, porque unidos somos más fuertes, porque unidos tendremos futuro.

 
  
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  Sergio Gutiérrez Prieto (S&D), por escrito. – Nadie pone en cuestión los problemas por los que pasa el proyecto europeo. Ha faltado coraje y valentía. Ha faltado liderazgo para agarrar fuerte el timón y no permitir que este barco navegue a la deriva. Pero la Unión Europea sigue viva y el proyecto europeo es hoy más necesario que nunca para enfrentarnos a los desafíos de la globalización. Una Unión Europea fuerte, que asuma posiciones comunes y solidarias para afrontar el reto de la inmigración y los refugiados y así devolver la dignidad a nuestro proyecto. Una Unión Europea capaz de traducir el crecimiento económico en justicia social y reparto para acabar con la pobreza y garantizar el Estado de bienestar. Una Unión Europea líder en la lucha contra el cambio climático y la modernización de nuestros sistemas productivos. Una Unión Europea con rostro de mujer, que acabe con la violencia de género y avance hacia una sociedad más igualitaria. En definitiva, una Unión Europea que nos devuelva el orgullo de pertenecer a un espacio de encuentro, respeto y convivencia. No renunciemos a intentarlo, porque unidos somos mejores, porque unidos somos más fuertes, porque unidos tendremos futuro.

 
  
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  Czesław Hoc (ECR), na piśmie. – Rozmawiając dzisiaj w debacie o stanie Unii Europejskiej chciałbym przypomnieć to tak ważne motto, które miało przyświecać tej wspólnocie: „Zjednoczeni w różnorodności”. W dzisiejszej debacie w Strasburgu przewodniczący KE J.C. Juncker także podkreślił „Europa musi mówić jednym głosem”! Tymczasem, rzeczywistość europejska jest zgoła odmienna! Zewsząd - podwójne standardy! „Europejski” Matrix! Zatem, eurokraci nawołują do centralizacji Europy, tworzenia superpaństwa, a nie do Europy Ojczyzn i Europy Państw Narodowych. Gdy nie przyniosło skutku zmuszanie do obowiązkowej relokacji uchodźców, obecnie chce się karać finansowo za nieprzyjęcie uchodźców, pomimo zapewniania o suwerenności poszczególnych państw UE. Padają propozycje, by w sprawach polityki zagranicznej głosować większością kwalifikowaną, co tylko zwiększy podział Europy. Gdy z jednej strony podkreśla się jak ważna jest dywersyfikacja pozyskiwania źródeł energii, tak potrzebną solidarność europejską zakopuje się „na dnie Bałtyku” godząc się na gazociąg północny Nord-Stream I i II. Niestety, te przykłady można by jeszcze mnożyć, zakończę więc tylko pytaniem: Quo Vadis, Europo?

 
  
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  Benedek Jávor (Verts/ALE), írásban. – Európa ma rosszabb állapotban van, mint az évezred elején. A gazdasági válságot az Unió lehet, hogy maga mögött hagyta, és a migrációs válság is enyhült, de eközben egy olyan repedés keletkezett, amely mára szakadékká mélyülve megosztja Európát. Növekedett a különbség a szegények és gazdagok között, melynek következményei érezhetők a nemzeti és az európai politikában is: felütötte fejét a populizmus, és saját hazám mintájára több ország kezdte el felváltani demokratikus értékeit napi politikai hasznok aprópénzére. Sajnos az orbáni minta ragadós, mellyel szemben sem a Barroso-, sem a Juncker-bizottság nem lépett fel határozottan. Mára Orbán Viktor politikája számos országban követendő példává lett: a szemünk láttára nőtte ki magát egy európai mozgalommá: Lengyelország, Szlovénia, Olaszország jár azon az úton, melyet Orbán Viktor kikövezett. Miközben az európai politikai harc egyre elkeseredettebbé válik, a lényeges kérdések megválaszoltalanul maradnak: a Bizottság nem lépett határozottan a leszakadó társadalmi csoportok segítése érdekében, nem tett eleget a sajtószabadságért, nem mozdult az átláthatóság irányába és a korrupció leküzdéséért. És nem sikerült közös megoldást találni a menekültügyi helyzetre sem. Ez a folyamat nem biztos, hogy visszafordítható, de az egyetlen út, amely sikeres lehet, ha az az Unió az európai értékek figyelembevételével az európai polgárok jogainak középpontba helyezésével apró léptekkel elindul egy átláthatóbb, tisztább, szabadabb és egységesebb Európa irányába.

 
  
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  Javi López (S&D), por escrito. – Nadie pone en cuestión los problemas por los que pasa el proyecto europeo. Ha faltado coraje y valentía. Ha faltado liderazgo para agarrar fuerte el timón y no permitir que este barco navegue a la deriva. Pero la Unión Europea sigue viva y el proyecto europeo es hoy más necesario que nunca para enfrentarnos a los desafíos de la globalización. Una Unión Europea fuerte, que asuma posiciones comunes y solidarias para afrontar el reto de la inmigración y los refugiados y así devolver la dignidad a nuestro proyecto. Una Unión Europea capaz de traducir el crecimiento económico en justicia social y reparto para acabar con la pobreza y garantizar el Estado de bienestar. Una Unión Europea líder en la lucha contra el cambio climático y la modernización de nuestros sistemas productivos. Una Unión Europea con rostro de mujer, que acabe con la violencia de género y avance hacia una sociedad más igualitaria. En definitiva, una Unión Europea que nos devuelva el orgullo de pertenecer a un espacio de encuentro, respeto y convivencia. No renunciemos a intentarlo, porque unidos somos mejores, porque unidos somos más fuertes, porque unidos tendremos futuro.

 
  
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  Krystyna Łybacka (S&D), na piśmie. – W debacie na temat stanu i przyszłości Unii kluczową rolę pełni kwestia modernizacji edukacji. Edukacja musi zająć należne jej miejsce w agendzie politycznej na poziomie unijnym i krajowym. Chociaż edukacja należy do kompetencji państw członkowskich, to my wszyscy ponosimy odpowiedzialność za przyszłość Europejczyków, a przyszłość ta będzie zależała od posiadanej przez nich wiedzy, kompetencji i umiejętności.

Ponadto osiągnięcie gospodarczych i społecznych celów Unii, a także jej konkurencyjność i zrównoważony rozwój są ściśle związane z wysokiej jakości edukacją. Za kluczowy cel powinniśmy przyjąć zapewnienie równego dostępu do wysokiej jakości edukacji dla wszystkich. Następnie koniecznie jest wykorzystanie potencjału nowych technologii informacyjnych i komunikacyjnych oraz innowacji do unowocześnienia procesu nauczania i uczenia się. Kolejno, personalizacja edukacji i poprawa statusu nauczyciela powinny stanowić główne założenia polityki edukacyjnej.

Na koniec, Panie Przewodniczący, nawiążę do kwestii budżetowych. Apeluję do państw członkowskich o wywiązanie się ze zobowiązań dotyczących inwestowania w szkolnictwo, badania i rozwój. Uważam także, iż środki te należy odliczyć przy obliczaniu deficytu krajowego, żeby zachęcać do większych inwestycji w najważniejszy dla przyszłości Europejczyków sektor, czyli edukację.

 
  
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  Κώστας Μαυρίδης (S&D), γραπτώς. – Ο κ. Juncker μίλησε για ισχυρή Ευρώπη που λειτουργεί ως εγγυητής της ειρήνης, κάτι που θεωρείται σημαντικό επίτευγμα. Ωστόσο, το ζητούμενο στις σημερινές συνθήκες είναι μια ισχυρή Ευρωπαϊκή Ένωση που θα λειτουργεί ως πραγματικός εγγυητής του κράτους δικαίου και της ευημερίας των ευρωπαίων πολιτών σε όλο της το έδαφος και θα διασφαλίζει την εφαρμογή των αποφάσεων των Ευρωπαϊκών Δικαστηρίων στην πράξη. Για να γίνουν αυτά, απαιτείται η ετοιμότητα της ΕΕ να χρησιμοποιήσει αμερόληπτα τα εργαλεία της για άσκηση πίεσης. Για παράδειγμα, α) επιβλήθηκαν κυρώσεις εναντίον της Ρωσίας για την εισβολή στην Κριμαία, αλλά παραγκωνίζεται η κατάλυση του κράτους δικαίου εντός Τουρκίας και η συνεχιζόμενη παράνομη κατοχή εδάφους της Κύπρου και επιπλέον προτείνεται αναβάθμιση των εμπορικών σχέσεων Τουρκίας-ΕΕ. β) Η Ευρωπαϊκή Τραπεζική Ένωση παραμένει χωρίς πανευρωπαϊκή εγγύηση καταθέσεων που θα παρέχει ίδια προστασία στους ευρωπαίους πολίτες. γ) Τέλος, η άποψη των ευρωπαίων πολιτών πρέπει να αποκτήσει μεγαλύτερη βαρύτητα για να έχουμε μέλλον.

 
  
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  Artis Pabriks (PPE), rakstiski. – Manuprāt, Eiropas Komisijas prezidenta Žana Kloda Junkera runā mazliet trūka enerģijas un savu kļūdu izvērtēšanas, savukārt mazliet par daudz bija optimisma. Frāze "Eiropa, kura aizsargā" ir kļuvusi par Junkera kunga moto, un tam vajadzētu būt mūsu kopīgajam mērķim. Tādēļ pozitīvi vērtēju Junkera kunga ierosinājumu turpināt Eiropas ārējo robežu un krasta apsardzes aģentūras stiprināšanu, līdz 2020. gadam papildus nodrošinot 10 000 robežsargu. Tomēr neatbildēts ir jautājums par to, vai un kā tik īsā laikā šis solījums ir īstenojams, jo vēl nav pilnībā ieviests iepriekšējais aģentūras mandāts un šis priekšlikums prasītu nopietnus ieguldījumus un atbalstu no ES dalībvalstīm. Drošības stiprināšanā būtiska ir arī ātra nelegālo migrantu atpakaļatgriešana, kas līdz šim ir bijis dalībvalstu klupšanas akmens. Šie ir priekšlikumi, kurus gan būtu gribējies dzirdēt ātrāk, jo tie būtu aiztaupījuši daudzas sāpīgas atziņas migrācijas un integrācijas problēmu risināšanas procesā.

 
  
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  Tonino Picula (S&D), napisan. – Želim reći da me je Junckerov govor danas pomalo razočarao. Ako bih mogao sublimirati svoje impresije, onda bih ga usporedio s prošlogodišnjim, kad je sve prštalo od optimizma. Nasuprot prošlogodišnjem govoru, ovaj je bio dosta mlak i nije iskoristio da u svojevrsnom političkom testamentu na pravi način zaokruži što se događalo za vrijeme njegova mandata. Kad bismo podvlačili crtu pod Junckerov mandat možemo vidjeti jasno dvije stvari. Zatekao je Europsku uniju koja se oporavljala od gospodarske, financijske, ali i socijalne krize. Može kazati da je EU nakon njegovog mandata potpuno gospodarski oporavljen. Više od 20 tromjesečja europsko gospodarstvo raste, otvoreno je 12,5 milijuna radnih mjesta od 2012., nezaposlenost mladih je na rekordno niskoj razini. No treba kazati da ostavlja Uniju u političkoj krizi. Od Junckera sam očekivao da će se odrješitije odrediti prema korijenima političke krize, no nije to učinio. Raspravu o budućnosti EU-a morat će prepustiti onima koji dolaze.

 
  
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  Pavel Poc (S&D), písemně. – V řeči předsedy Evropské komise, Jeana-Clauda Junckera, o stavu Unie zaznělo několik věcí, které bych chtěl ocenit. Jsou jimi například zdůraznění nutnosti zachovat zdravější planetu pro další generace, potřeby hlubšího budování vztahů se zeměmi západního Balkánu, ochrana při manipulaci občanů na internetu, integrace na obranném poli, spolupráce s Afrikou či dlouhodobé řešení migrační otázky. S čím však můžu souhlasit daleko méně je skutečnost, že ani další předseda Komise ke konci své kariéry nebyl schopný předložit návrh na zvýšení transparentnosti svého úřadu. Konkrétně pak změnit postup komitologie, která postrádá demokratickou legitimitu. Pravděpodobně bychom ale očekávali příliš mnoho od předsedy, jehož úřad je spojen s kontroverzním profesním růstem jeho pravé ruky. Velmi mě zklamalo, že právě pan Juncker, který každoročně obhajuje potřeby boje se změnou klimatu, nebyl schopen za celou délku svého úřadu dostát svému závazku, a to této oblasti zajistit dostatečné množství finančních prostředků. Pokud chce předseda Juncker mluvit o ochraně další generace, považuji za klíčové, aby Komise zajistila, že na evropském trhu nebudou udržovány látky, o jejichž nezávadnosti nemáme dostatek informací, nebude porušován princip předběžné opatrnosti a nadužíváno nouzové povolení pesticidů. Jsem přesvědčen o tom, že pokud chce Komise zaručit ochranu Evropanů, měla by začít tím, že ochrání jejich zdraví.

 
  
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  Evelyn Regner (S&D), schriftlich. – Es ist Zeit, Zeit um die verbleibenden Monate zu nutzen, um die Versprechen an die EuropäerInnen einzulösen! Wir müssen die kommenden Monate nutzen, und alle EU-Institutionen müssen den Turbogang einlegen. Die BürgerInnen erwarten von der EU mehr als eine Diskussion darüber, wie die Uhren ticken sollen. Es sind noch 250 Tage Zeit, um dringende Gesetze fertig zu verhandeln. Bei der Digitalsteuer muss jetzt der Durchbruch gelingen. Große Internetkonzerne, wie Facebook, Google & Co. müssen endliche ihre Steuern zahlen! Der Ball liegt bei den Mitgliedstaaten. Den Vorschlag, die Einstimmigkeit im Rat bei Steuerfragen abzuschaffen, unterstütze ich zu hundert Prozent. Wir sehen nämlich, dass sonst nichts in Richtung Steuergerechtigkeit weitergeht, auch unter dem österreichischen Ratsvorsitz nicht. Es wird lieber Politik für die Konzerne gemacht.

Leider wurde in der heutigen Rede auf das soziale Europa vergessen. Europa wird sozial sein, oder es wird nicht sein. Mit der Kindergarantie soll jedes Kind in Europa Zugang zu kostenloser Gesundheitsversorgung, Bildung und Betreuung, menschenwürdiger Unterkunft und angemessener Ernährung haben. Das ist ein klarer Handlungsauftrag für die Europäische Union! Juncker liebt Europa. Aber wir SozialdemokratInnen kämpfen für ein Europa zum Verlieben!

 
  
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  Alfred Sant (S&D), in writing. – The Commission must be big on the big things, and act only where it can achieve better results than Member States acting alone”. So said President Juncker at the beginning of his Commission’s term in 2014. While agreeing with this approach, I believe that as of today, it has not happened. If there were attempts in that direction, they were insufficient to correct the weaknesses of the Union. On big things like addressing the migration crisis, social cohesion, economic and social imbalances, the Union was not decisive in the last 5 years. Most targets set in the Europe-2020-Strategy remain only on paper. We were told that “more Europe” is the solution. This has increased citizens’ expectations. One year before the European elections, citizens still find themselves distant from what happens in Brussels. In a world where globalisation is valued, perhaps, only for economic purposes, citizens are not finding their request for better representation in the European institutions, but in national political fora. Which is why populism in many EU countries has progressed so much. It will not be countered by establishing new layers of institutions or policies. What we should work for is a genuine, shared political consolidation of a few key priorities.

 
  
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  Ivan Štefanec (PPE), písomne. – Predseda Európskej komisie vo svojom prejave zdôraznil význam európskej jednoty pre zachovanie mieru a ďalší hospodársky rast. Jednota však znamená aj zodpovednosť a vzájomnú solidaritu. Je na škodu, keď je narúšaná z jednej strany populistami a zo strany druhej niektorými škodlivými návrhmi samotnej Európskej komisie.

 
  
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  Theodor Dumitru Stolojan (PPE), în scris. – Potrivit declarației Președintelui Comisiei Europene, Consiliul European, care va avea loc la Sibiu, în luna Mai 2019, trebuie să ofere o viziune clară cu privire la viitorul Uniunii Europene. În acest cadru, dl Juncker a făcut o precizare esențială: pâna la acest Consiliu European de la Sibiu, ar trebui ca Statele Membre să ajungă la un consens cu privire la mărimea bugetului Uniunii pentru perioada 2021-2027. Dânsul respinge ideile unor șefi de state care afirmă că numai după alegerile pentru Parlamentul European (din mai 2019) se poate ajunge la acest consens. Președintele Juncker are dreptate, deoarece nicio reglementare europeană cu privire la politicile europene (fie că vorbim de politica de coeziune, fie de cea agricolă ș.a.) nu va putea fi negociată fără a se fi realizat consensul asupra mărimii bugetului multianual al Uniunii Europene.

 
  
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  Tibor Szanyi (S&D), írásban. – Négy évvel ezelőtt magam is azok közé a képviselők közé tartoztam, akik az EU egységét, nemzetközi súlyát, versenyképességét erősítő, polgárainak pedig nagyobb szociális biztonságot, társadalmi igazságosságot ígérő politikai programja miatt szavazatukkal támogatták a Juncker-Bizottság programját. Ám ma éppen ezeken a pontokon tapasztalom az EU egységét veszélyeztető legnagyobb hiányosságokat, amit egyes tagállamok nacionalista populistái (sajnos élükön saját országom jelenlegi vezetésével) kihasználnak.

Ezért a Bizottság, egyben az EP mandátumának hátralévő idejében - a közös migrációs politika reformja mellett - főleg két kérdésben várnék kezdeményezést és eredményt az Európai Bizottságtól:

- A Göteborgi Nyilatkozatban elfogadott fontos elvek és célok előmozdítása érdekében a Bizottságnak immár proaktív, célzott tervekkel kell kikényszeríteni a tagállamok cselekvését az európai polgárok számára leginkább kézzelfogható, konkrét európai érték és vívmány, a Szociális Európa megvalósítása érdekében.

- Az Unió környezetében súlyosbodó biztonsági kihívások, valamint a megváltozott euro-atlanti viszony sürgeti az erős és önálló európai biztonsági identitást és képességek kiépítését, ami a Bizottság és az EKSZ gyors és hatékony előkészítő és szervező munkáját feltételezi. A maradék néhány hónapban is több konkrét eredmény, megújulás kell az EU egységének újraépítéséhez, ezen belül az egységes Európa esélyét megkérdőjelező, destruktív törekvések ellensúlyozásához, amelyek az EP választási kampányát a migráció-idegenellenesség-terrorizmus félelem-szülte korlátai közé szorítanák.

 
  
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  Miguel Viegas (GUE/NGL), por escrito. – Neste debate, elogiou-se a lógica do compromisso, para defender a seguir o fim da regra da unanimidade, reforçando assim ainda mais o poder decisório das grandes potências. A “soberania Europeia” de que falam é a soberania destas potências, o poder de porem e disporem, e de imporem os seus interesses e os interesses dos seus grupos económicos e financeiros.

As despesas militares associadas ao Fundo de Defesa aumentam mais de 20 vezes, mas o Sr. Juncker tem a desfaçatez de afirmar que não há aqui nenhuma militarização. Aos jovens - que as políticas da União Europeia empurram para o desemprego, para o subemprego e para a precariedade no trabalho e na vida - servem propaganda em doses reforçadas. “Dão-lhes a honra de manequim, para dar corda à sua ausência”.

Assim caminha um processo de integração esgotado, sem soluções para os problemas que cria. Um processo cuja derrota é condição da construção de uma outra Europa, dos trabalhadores e dos povos, de paz e de cooperação.

 
  
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  Kristina Winberg (ECR), in writing. – A word of advice is needed for those who advocate an ever-expanding EU in terms of both territory and competencies. The EU that most citizens had the chance to vote for is not that which has emerged over the past 15 years: therefore, this expansion must cease.

Furthermore, the EU has an obligation to ensure the integrity of its external border in order for Member States to be able to uphold law and order, which is a prerequisite for the contract between citizens and the EU itself. Should that contract be broken – and it has been broken – then trust in the Union will decrease. The cultural absorption level has already been exceeded in all the Member States that had unchecked mass migration during recent decades.

Mass migration to the EU must cease, and support must be provided so that the vast majority of migrants who have arrived are supported to return in a dignified manner, integrate effectively in their home countries and be enabled to become vehicles of democratic change. If European notions, values and ideals are not to be changed irrevocably, or indeed lost, in the near future a migration moratorium is needed.

 
  
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  Carlos Zorrinho (S&D), por escrito. – O último ano do mandato da atual Comissão Europeia não pode ser um ano de transição ou de fim de ciclo. Tem que ser um ano de ação e forte motivação para reforçar e apoiar todos os que pugnam por uma União Europeia mais solidária, mais ambiciosa e mais próxima dos cidadãos, e para enfraquecer todos os que promovem o populismo antidemocrático para enfraquecer o projeto europeu.

Essa ação implica a criação de condições para a aprovação de um Quadro Financeiro Plurianual que promova a competitividade, a convergência e a coesão. Implica também ações ousadas para enfrentar os desafios globais que se colocam à União Europeia como a guerra comercial, a segurança e a defesa, e a proteção contra os novos riscos tecnológicos.

Implica finalmente a capacidade de responder aos anseios dos cidadãos europeus, definindo uma política solidária e transparente de gestão das migrações, fomentando as qualificações necessárias para gerar mais e melhores empregos na sociedade emergente e finalizando a União Económica e Monetária para precaver novas crises financeiras como a que se seguiu à crise do subprime nos Estados Unidos da América.

 
  
  

(The sitting was suspended at 12.20 until voting time)

 
  
  

PRESIDENZA DELL'ON. ANTONIO TAJANI
Presidente

 
Dernière mise à jour: 13 novembre 2018Avis juridique - Politique de confidentialité