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 Texte intégral 
Débats
Mardi 26 mars 2019 - Strasbourg Edition révisée

Instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (débat)
MPphoto
 

  Charles Goerens, rapporteur. – Monsieur le Président, je voudrais d’abord remercier mes collègues rapporteurs. Nous avons fait un très bon travail au cours des six derniers mois. Le travail n’était pas facile, mais nous avons quand même réussi à vous présenter un document avant la fin de cette mandature.

J’aimerais remercier aussi les fonctionnaires de la commission du développement, de la commission des affaires étrangères et de la sous-commission «Droits de l’homme» pour leur professionnalisme, leurs compétences, leur loyauté et aussi l’endurance qu’ils ont manifestée tout au long de cette période. C’est le document le plus compliqué que la commission des affaires étrangères ait élaboré et puis, autre nouveauté, ce document était le fruit de trois commissions dont l’œuvre a trait aux relations extérieures. C’était un pari risqué.

C’était un pari risqué parce qu’on a confié cela à quatre rapporteurs et à trois commissions. C’était un pari risqué parce qu’on s’était promis de sortir des sentiers battus sans sacrifier les acquis du développement. C’était aussi un pari risqué parce que faire converger nos vues à propos de ce nouvel instrument n’était pas acquis d’avance.

Lors de la première présentation du document, Mme Mogherini avait dit que les politiques allaient rester dans leur essence, mais que les méthodes allaient changer. Nous avons fait un pari sur le changement et je crois que nous avons jusque-là plutôt bien réussi.

Sortir des sentiers battus, c’est rendre plus cohérente l’action extérieure de l’Union européenne. Sortir des sentiers battus, c’est budgétiser le FED. Combien d’années ne cessons-nous de renouveler cette requête qui consiste à budgétiser le Fonds européen de développement parce qu’on s’est donné l’habitude de faire la leçon au reste du monde en matière de démocratie alors que, nous-mêmes, n’avons pas été capables d’avoir un pouvoir ou un copouvoir de dernier mot en matière d’exécution du Fonds européen de développement. Sortir des sentiers battus, c’est aussi comprendre qu’il s’agit de relever des défis d’une autre ampleur pour la période 2020-2027, que celle qui est en voie d’exécution. Sortir des sentiers battus, ça veut dire aussi qu’il faut se rendre à l’évidence que les États et la Commission ne peuvent pas tout faire.

L’argent manque partout, alors quoi de plus normal que d’inviter le secteur privé à drainer une partie de son épargne et une partie de ses moyens en direction du développement. C’est cela l’instrument – le EFSD+ –qui, avec son effet de levier va finalement consacrer davantage de moyens à l’aide publique au développement.

Enfin, je voudrais dire que les prérogatives du Parlement vont aussi sortir renforcées si notre assemblée fait siennes nos recommandations. Nous avons réussi à faire respecter le consensus européen en matière développement, nous avons réussi à faire respecter les droits du Parlement européen en essayant d’inclure les différentes positions que nous avons prises au cours de dernières années à ce propos, et nous avons – et ce n’est pas une mince affaire –, une avance sur le Conseil: nous sommes prêts et notre pari, c’était de terminer avant la fin de cette législature. Nous vous présentons un rapport cohérent sur l’avenir des relations extérieures de voisinage et de coopération au développement et de coopération internationale.

 
Dernière mise à jour: 26 juin 2019Avis juridique - Politique de confidentialité