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 Texte intégral 
Débats
Mardi 26 mars 2019 - Strasbourg Edition révisée

Instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (débat)
MPphoto
 

  Charles Goerens, rapporteur. – Madame la Présidente, je dois affirmer de nouveau qu’au sein des quatre corapporteurs, nous avons discuté franchement, ouvertement. Nous avons échangé des arguments et ce qui compte, c’est le compromis final. Aussi, reprocher à l’un ou à l’autre d’avoir avancé ses arguments ne compte pas. Finalement, ce qui compte, c’est le résultat et je trouve que nous l’avons fait dans un esprit constructif. C’est ce que je retiens de notre travail.

J’ai entendu certains propos qui ne peuvent émaner que de collègues qui ont à peine lu le rapport. J’ai lu le document de la Commission, j’ai contribué à la confection de ce rapport et certaines remarques ne sont pas du tout justifiées. D’aucuns disent que ce n’est pas faire la part belle au développement. Nous avons convenu de consacrer 95 % de cet instrument au développement et la partie voisinage consacre même l’essentiel des fonds à des fins de développement. Par conséquent, qu’on ne vienne pas nous dire que ceci n’est pas un instrument de développement. Les piliers géographiques sont sécurisés. Il n’y a pas de différence avec la politique précédente. La méthode a changé, on a une réserve commune pour tous ces instruments, qui sont désormais fusionnés, et cela permet à la Commission de faire un meilleur travail.

Nous avons essayé aussi d’accroître les prérogatives du Parlement européen. Quand on dit qu’on aurait pu faire plus en faveur du développement, je vais vous dire une chose: ici, au sein de cet instrument, nous n’avons pas seulement fait le maximum, mais nous avons même essayé d’aller au-delà. Si on veut consacrer davantage de fonds de développement en faveur de la politique extérieure de l’Union européenne, il faut s’adresser aux États membres qui ont fait des promesses, notamment de consacrer 0,7 % à l’aide publique au développement. Si les États membres tenaient leurs promesses et s’engageaient à coopérer étroitement avec la Commission, on pourrait, au bas mot, consacrer dans la période à venir au moins 200 milliards d’euros supplémentaires à la politique européenne de développement.

Par conséquent, ce n’est pas à Bruxelles ou à Strasbourg qu’on doit adresser ces reproches, il faut aller à Berlin, à Paris, à Rome, à Madrid, à Varsovie, à Prague, à Lisbonne. Il faut aller partout là où ces promesses ne sont pas tenues.

Si on veut faire de l’Union européenne un vrai facteur de développement, il faut se rendre à l’évidence que l’Union européenne, ce n’est pas seulement la Commission mais également les États membres. C’est ça, l’Union européenne. C’est triste de devoir rappeler ces évidences.

De ce point de vue, je crois que nous avons fait un travail qui nous permet d’aborder les discussions dans le cadre du trilogue avec une hauteur de vue avec le Conseil, pour être modeste, parce que le Conseil n’a pas encore fait ses devoirs. Nous espérons qu’il les fera partout et que nos points de vue ne seront pas trop divergents.

 
Dernière mise à jour: 26 juin 2019Avis juridique - Politique de confidentialité