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Úterý, 22. října 2019 - Štrasburk Revidované vydání

5. Hodnocení Junckerovy Komise (rozprava)
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  Presidente. – L'ordine del giorno reca la discussione sulla dichiarazione del Presidente della Commissione sul riesame della Commissione Juncker (2019/2831(RSP)).

Caro Presidente Juncker, oggi siamo qui per il bilancio della vostra Commissione. Ringrazio i Commissari che sono presenti in Aula.

Prima di lasciarle la parola, volevo ringraziarla per il Suo impegno al servizio dell'Europa. Un impegno che non è iniziato quando è stato eletto Presidente della Commissione europea come spitzenkandidat, ma che L’ha accompagnata nel corso di tutta la Sua vita politica.

Durante la Sua presidenza ha dimostrato che l'Europa non dovrebbe isolare, ma unire: nei negoziati sulla Brexit con il Regno Unito; attraverso la ricerca di una risposta europea nel contesto della politica migratoria e l'accoglienza di rifugiati; nella lotta contro il populismo; sul piano Juncker e sull'approfondimento dell'Unione economica e monetaria e il mantenimento della Grecia nell'area dell'euro.

Le sfide sono state grandi e, nonostante le nostre divergenze di opinione, le polemiche, i dibattiti, che sono anche il segno della vitalità della democrazia, ha sempre potuto contare sul Parlamento europeo per un'Europa più giusta, più unita, più sostenibile e più vicina ai cittadini.

Grazie anche per la collaborazione e l’attenzione che ha sempre dimostrato per il nostro Parlamento.

 
  
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  Jean-Claude Juncker, président de la Commission. – Monsieur le Président, Monsieur le Président du Conseil européen, Mesdames et Messieurs les députés, voilà exactement cinq années jour pour jour que votre Parlement a accordé sa confiance à ma Commission, et vous ne l'avez jamais démentie. Nous avons eu, il est vrai, des relations difficiles, parfois, mais toujours polies, tumultueuses mais ordonnées. Je voulais vous en remercier de tout cœur parce que disposer de la confiance de cet hémicycle, pouvoir s'appuyer sur la confiance des élus européens reflétant la démocratie européenne est pour tout un chacun un honneur qui dure.

Je vois ici beaucoup de visages connus, beaucoup sont devenus des amis, non seulement d’un point de vue interinstitutionnel, mais aussi pour la vie, et je voulais donc vous remercier de tout cœur, tout comme je voudrais remercier le Président Tusk. Nous étions des frères jumeaux. Même des frères jumeaux peuvent parfois être en désaccord, mais nous avions l'intelligence de le cacher. Et donc, pour vous, c'est probablement une surprise d’entendre qu’il nous est arrivé d'avoir des désaccords. Je voulais donc remercier Donald pour sa complicité sans faille, pour une amitié qui restera et qui m’honore. Les amitiés – on emploie ce mot à tort et à travers –sont rares en politique, et encore plus au sein d'une même famille politique. Sans Donald, je n'aurais pas pu faire ce que je suis parvenu à faire, et je voudrais aussi, puisque je m’adresse pour la dernière fois à cet hémicycle, souhaiter bonne chance à Mme von der Leyen. C'est la personne qu'il nous faut à la tête de la Commission et elle a besoin de nos encouragements et de nos souhaits. Bon vent, Ursula!

Et je voulais remercier aussi mes commissaires parce que, sans eux, je n'aurais rien pu faire. Ce sont des hommes et des femmes qui, individuellement et collectivement, ont bien servi l'Europe. Je tiens à les remercier pour cela. Muchas gracias, obrigado, merci, vielen dank!

Lorsque j'ai pris mes fonctions en 2014, l'Europe était en fait fragilisée. Les fissures et les ruptures de solidarité étaient nombreuses. L'Europe, en 2014, était mal aimé, ce qui m'a amené à parler de la Commission de la dernière chance. Mais je ne voulais pas parler de la Commission, mais d'une Commission au service de l'Europe qui était en panne, puisque nous abordions en 2014 un moment crucial dans l’avenir de l'Europe et donc, nous étions tous en charge de donner vie à la dernière chance qui se présentait aux portes de l'Europe.

J'avais choisi avec mes collègues de mettre en place une Commission politique. Je voulais que les commissaires soient des élus. À part le commissaire britannique – j'ai eu deux commissaires britanniques, l’un plus excellent que l'autre –, tous les commissaires étaient des élus, soit au plan national, soit au plan européen. Je voulais que les commissaires soient des visages connus, dans leur pays ou en Europe. Je les avais invités à ne pas s'enfermer à Bruxelles, à ne pas s’emmurer dans le Berlaymont, mais à circuler, à expliquer, à dialoguer avec d'autres élus et avec les opinions publiques et donc les citoyens.

Nous avons organisé au cours de ces cinq années, 1 815 dialogues citoyens. Et les commissaires ont assisté et ont visité 911 fois les parlements nationaux et les parlements régionaux. En début de mandat, je vous avais promis que la Commission se concentrerait sur l'essentiel, «to be big on big», et je voulais, nous voulions, mettre un terme à l'inflation législative qui, jusqu'à ce moment-là, a caractérisé l'action de la Commission. Nous l'avons fait puisque nous avons présenté 84 % d'initiatives législatives en moins par rapport aux Commissions précédentes. Nous avons retiré 142 propositions législatives et nous avons modernisé 162 lois existantes.

Qui fait mieux? Nous avons tout fait pour réaliser ce que nous avions promis, mais cela n'empêche pas les uns et les autres de poursuivre le jeu qui consiste à reprocher à la Commission d'être trop tentaculaire, de s'occuper de tout. Les préjugés ont la vie tenace en Europe. Tout a changé, mais on fait comme si rien n'avait changé.

Lorsque je me suis présenté devant vous, j'avais trois mots d'ordres dont je voulais qu'ils dictent la conduite de la Commission: croissance, emploi et investissement. Nous sommes en train de vivre le 25e trimestre consécutif de croissance. Nous avons connu sept années de croissance dans l’Union européenne. Nous avons créé 14 millions d'emplois. Le chômage est le moins élevé depuis l'an 2 000. 241 millions d'Européens sont au travail, soit un taux d'emploi de 73,9 %.

Le plan Juncker a généré des investissements de l'ordre des 432 milliards d’euros. Au début, alors qu'on pensait que ce plan resterait un échec, des propos en l'air ont parlé du plan Juncker. Maintenant que c'est un succès, on parle du Fonds européen des investissements stratégiques. Ainsi va l'histoire! Un million d'emplois ont été créés grâce à ce plan. En outre, nous avons donné une autre grille de lecture au pacte de stabilité et de croissance en flexibilisant certaines de ses dispositions. Nous l'avons fait contre la volonté de beaucoup d'États membres, qui n'ont jamais formellement approuvé les lignes de flexibilité dont nous avons enrichi le pacte de stabilité. Il n’empêche que le résultat est là: les déficits sont passés de 6,6 % à 0,7 %. Cette flexibilisation sage, réfléchie, intelligente, du pacte stabilité nous a permis de répondre présents lorsque l'Espagne, le Portugal, l'Italie et la Grèce ont demandé que nous agissions en leur faveur.

J'ai connu, mes chers amis, dans mon mandat, des déceptions et des réussites. Déceptions parce qu'en dépit de nos efforts, nous n'avons pas réussi à faire avancer le dossier de la réunification chypriote. Là encore, du temps a été perdu.

Nous n'avons pas été à même de conclure un traité avec la Suisse, en dépit de nos efforts, qui furent nombreux et intenses. Nous n'avons pas réussi à parfaire l'union bancaire. Pas faute de propositions de la Commission, mais grâce ou à cause – grâce au non-effort – des États membres. Or, si nous ne complétons pas l'union bancaire comme il se doit, en faisant de l'Union économique et monétaire une union bancaire qui caractérise partout dans le monde les unions monétaires, nous ne serons pas prêts à réagir au prochain choc, qu'il soit interne ou qu'il vienne de l'extérieur.

Parmi ce qu'il faut faire, il y a l'ardente obligation qui devrait être la nôtre de mettre en place un système de garantie des dépôts. Sans garantie des dépôts, pas d'union bancaire et sans union bancaire parfaite, plus d'Union économique et monétaire. Il faut savoir réagir à ces défis.

Mais nous avons aussi connu, en dépit de la polycrise qui fut la nôtre au cours des cinq dernières années, des réussites. Je n'ose pas dire des succès parce que je ne voudrais pas verser dans l'autosatisfaction, bien que j'en aie envie. Mais nous avons connu des réussites.

Je veux d'abord mentionner la dimension sociale de l'Union européenne. Enfant mal aimé au cours des décennies écoulées, nous avons su adopter le Socle européen des droits sociaux. Je me rappelle que lors de ma première apparition devant ce Parlement, comme jeune ministre du travail, pendant une présidence luxembourgeoise du Conseil de l'Union, ce discours fut déjà le mien à l'époque.

Avant même d'avoir approuvé le Socle européen des droits sociaux, nous avions remis sur le métier la directive sur le détachement des travailleurs. Et contrairement aux attentes, nous avons réussi à amener Parlement et Conseil à un accord. C'est tout de même, me semble-t-il, un succès de cette Commission d'avoir érigé en principe le fait que, pour un même emploi et pour un même travail, il faudrait avoir le même salaire. La dignité des travailleurs était à ce prix. Et d'ailleurs, si on pense pouvoir construire l'Europe, la faire prospérer, sans avoir l'assentiment de ceux qui travaillent, on se trompe lourdement. L'Europe doit aussi être celle des travailleurs.

Autre réussite, me semble-t-il: la Grèce. J'en parle parce que cela m'a beaucoup occupé et préoccupé. Nous avons redonné à la Grèce la dignité qu'il convient de lui donner. Trop souvent et trop longtemps, on a piétiné la dignité du peuple grec et j'ai voulu rétablir l'ordre des choses en redonnant à ce peuple tous les titres de noblesse qu'il mérite. On a voulu empêcher la Commission d'agir en faveur de la Grèce. Je me rappelle les longues nuits avec les gouvernements Samaras, Tsipras et maintenant Mitsotakis – il n'était pas encore aux affaires –, où nous avons essayé de résoudre le problème grec. Nombreux étaient les gouvernements qui ne voulaient pas que la Commission s'en occupe. Je me rappellerai toujours les coups de téléphone de plusieurs premiers ministres qui m'ont dit: «Occupe-toi de tes affaires. C'est l'affaire des États de s'occuper du problème grec». Or, moi, j'avais cette conception naïve, mais juste, qu'il faudrait que nous respections le traité. Et le traité dit que la Commission est en charge de l'intérêt général de l'Europe. Il était de l'intérêt général d'éviter la décomposition de la zone euro et donc nous avions raison de faire ce que nous avons fait.

L'Afrique, oui. En tant qu'Européens, on ne peut pas oublier nos premiers voisins: ils sont africains. C'est un continent qui a besoin de notre solidarité. Mais non pas seulement de notre charité. La charité est un réflexe ancien des Européens, alors qu'aujourd'hui, il s'agit de mettre en place un véritable partenariat d’égal à égal entre l'Afrique et l'Europe. Investir en Afrique, créer de l'emploi en Afrique, tel doit être le «leitmotiv» de notre action, et il ne faut pas voir l'Afrique à travers le seul prisme de la crise de réfugiés. C'est blesser dans leur honneur les Africains que de n'envisager les relations avec l'Afrique qu'en ayant à l'esprit les réfugiés. Mais faisons sur place ce qu'il faut faire pour que les malheureux ne se jettent pas dans les océans.

Les réfugiés, oui – succès ou non? Le bilan est meilleur qu'on ne le penserait, mais il pourrait être meilleur encore si le Conseil, comme l'a fait le Parlement, avait suivi toutes les propositions que la Commission avait soumises à la méditation du colégislateur. Un premier volet sur la relocalisation en mars 2015 et un autre en avril 2016 sur la réforme du système de Dublin. Mais n'oublions pas que, grâce à l'Europe, nous avons pu sauver en Méditerranée 760 000 vies. 760 000 morts de moins grâce à l'action qui fut celle de l'Europe.

J'avais dit en mars 2015 ce que nous allions faire en matière de réfugiés. Et le Parlement m'a applaudi debout. J'avais dit alors: aujourd'hui vous m'applaudissez, est-ce que vous êtes sûrs que d'ici deux ans, vous m'applaudirez toujours? Les applaudissements furent plus minces les années après, parce que, dans beaucoup de pays, la politique intérieure a pris le dessus sur l'élémentaire solidarité qui aurait dû être la nôtre.

Je me suis beaucoup occupé, alors que je n'y pensais pas lorsque je suis arrivé à la tête de la Commission, du commerce international. Sujet difficile, hautement controversé dans tous nos pays, avec – souvent – de bons arguments plaidant contre des accords commerciaux faits à la va-vite. Mais nous avons changé cela. Nous avons conclu 15 accords commerciaux internationaux. Nous avons aujourd'hui des accords commerciaux avec 60 pays, ce qui reflète 40 % de la richesse globale. Les accords commerciaux nous aident à être présents sur la scène internationale à un moment où les États-Unis tournent le dos au multilatéralisme et donc à la solidarité organisée avec les autres.

Wir müssen auch über die Rolle Europas in der Welt reden. Der größte europäische Erfolg, die größte Leistung bleibt die Tatsache, dass wir den Frieden in Europa erhalten konnten. Das klingt alles so selbstverständlich, ist es aber nicht. Es gibt heute, während ich hier spreche, 60 Kriege weltweit. Kein einziger Konflikt kriegerischer Natur findet auf dem Territorium der Europäischen Union statt, dem Territorium, das der Schauplatz der blutigsten kriegerischen Auseinandersetzungen in den vergangenen Jahrhunderten, sogar noch im letzten Jahrhundert war. Frieden ist nicht selbstverständlich, und wir sollten stolz darauf sein!

(Beifall)

Nun ist mir bewusst, dass man junge Menschen nicht mit dem Thema begeistern kann, dass Europa den Frieden erhält – denken wir. Aber man muss, wenn man mit jungen Leuten redet, auch über dieses ewige europäische kontinentale Dilemma zwischen Krieg und Frieden reden. Man braucht nur in die direkte Nachbarschaft der Europäischen Union zu blicken, um zu sehen, wie gefährlich die internationale Lage ist, und damit auch, wie fragil die Lage der Europäischen Union ist. Jungen Menschen muss man von Krieg und Frieden erzählen. In 20 Jahren wird es keine Europäer mehr geben, deren Großväter oder Urgroßväter den Krieg gekannt haben. Also muss man darüber reden, sonst gerät in Vergessenheit, was Krieg bedeutet. Und deshalb rede ich auch mit jungen Menschen immer wieder über das Thema Krieg und Frieden. Aber es reicht nicht als Erklärung. Jungen Menschen muss man Europa auch perspektivisch, von der Zukunft her erklären. Was ist denn die Zukunft Europas? Wir sind der kleinste Kontinent. Die meisten Europäer wissen das überhaupt nicht. Wir sind sehr klein als europäischer Kontinent.

Politik – das ist der Stoff, mit dem Demografie und Geografie zusammengebracht werden müssen. Es gibt keine Politik, die Geografie und Demografie nicht in den Blick nimmt. Wir sterben aus, wir werden nicht verschwinden, aber wir werden immer weniger. Am Anfang des 20. Jahrhunderts waren 20 % der Weltbevölkerung Europäer, am Ende dieses Jahrhunderts wird es nur 4 % Europäer von zehn Milliarden Menschen geben. Wir werden wirtschaftlich an Kraft einbüßen, massiv an Kraft einbüßen. In einigen Jahren wird kein einziger EU-Mitgliedstaat noch Mitglied der G7-Gruppe sein, die sowieso verschwinden sollte, weil G20 wichtiger als G7 ist. Wer angesichts dieser nicht umkehrbaren Entwicklung noch denkt, jetzt wäre der Moment gekommen, um weniger Europa auf die Tagesordnung zu setzen, um uns wieder in nationale Einzelteile zurückzuverlegen, der irrt sich fundamental.

Europa bedeutet Frieden, Europa bedeutet aber auch Stärke angesichts des sinkenden Einflusses, den wir in der Welt haben. Deshalb müssen wir auch in Fragen der Außenpolitik zu belastbareren Regelungen und Entscheidungsfindungswegen kommen. Ich plädiere noch einmal dafür, dass wir auch in Fragen der Außenpolitik mit qualifizierter Mehrheit im Rat entscheiden – nicht in allen Fragen, aber doch dort, wo es darauf ankommt, dass Europa Farbe bekennt.

(Beifall)

Ich habe ein Erlebnis der besonderen Art in Washington gehabt. Ich war am 25. Juli letzten Jahres bei Präsident Trump, um über die Vermeidung des sich anbahnenden Handelskrieges zu reden, was uns auch gelungen ist. Wieso ist uns das gelungen? Trump hat mir in einer langen Einführung – das mag er – geschildert, wer alles schon in diesem Büro saß und was er denen gesagt hat: Kanzler – es gibt mehrere davon –, Premierminister, Präsidenten, und er hat gesagt, dass er denen doch schon alles erklärt habe. Ich sage, das reiche nicht, er müsse Europa das auch erklären. Und dann sagt er: Wieso? Ich sage: weil die Kommission allein zuständig ist für Handelsfragen. Alles, was die anderen sagen, so tüchtig sie auch sein mögen, zählt nicht. Es zählt hier, was der Präsident der Kommission im Namen der Europäischen Union vorbringt. Das hat ihn sehr beeindruckt und mich noch mehr. Denn wenn man als Luxemburger in Washington sitzt und sagt: „I am the man“ – c’est du jamais-vu.

Schlussfolgerung: Ich scheide aus dem Amt – nicht betrübt, auch nicht übermäßig glücklich, aber in dem Gefühl, mich redlich bemüht zu haben. Und wenn sich alle redlich bemühen würden, wäre einiges besser. Ich war stolz darauf, während langer Zeit, vor allem in den letzten fünf Jahren, ein kleines Teilchen eines größeren Ganzen zu sein, das wichtiger ist als wir.

Prenez soin de l’Europe et combattez de toutes vos forces les nationalismes stupides et bornés. Vive l’Europe!

(Applaudissements)

 
  
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  Manfred Weber, im Namen der PPE-Fraktion. – Herr Präsident, lieber Jean-Claude Juncker! Politik lebt vom Wechsel, Demokratie lebt vom Wechsel. Heute ist Zeit zum Abschiednehmen. Ein großer Europäer verlässt in den kommenden Wochen die europäische Bühne. Es ist Jean-Claude Juncker. Wir als Christdemokraten verneigen uns. Wir wollen Dir, lieber Jean-Claude, für Deine Lebensleistung herzlich danken. Und wenn ich über Lebensleistung spreche, dann sind das nicht nur diese fünf Jahre. Als 36-jähriger Finanzminister hattest Du bereits die Grundlagen der Währungsunion mitdiskutiert. Du hattest den Kompromiss von Dublin zwischen Deutschland und Frankreich ausgehandelt. Ich weiß nicht, wie oft Du als Luxemburger zwischen Deutschland und Frankreich Kompromisse aushandeln musstest, und Du warst derjenige, der den Vertrag von Lissabon mit Leben erfüllt hat, vor allem die Demokratisierung Europas. Egal, wie es mit dem demokratischen Europa weitergeht: Gemeinsam mit Martin Schulz bleibst Du Begründer dieses demokratischen Europas. Darauf kannst Du auch stolz sein.

Dein zentrales Talent ist die Kompromissfindung. Du hast in Deiner politischen Laufbahn Abertausende von Streitigkeiten geschlichtet und unzählige Menschen miteinander versöhnt. Und Du hast es beschrieben: Selbst Donald Trump konnte sich Deiner Art und Weise der Kompromissbildung nicht entziehen.

Du hattest Deine Kommission „die Kommission der letzten Chance“ genannt. Vor fünf Jahren warst Du mit vielen Krisen konfrontiert, und während Deiner Amtszeit kamen leider Gottes weitere hinzu: Brexit, Migrationskrise – Du hast einige gestreift. Wir können uns die Aufgaben, die wir zu erfüllen haben, leider Gottes nicht selbst aussuchen, wir können sie nur beherzt anpacken. Und Du hast gemeinsam mit dem gesamten Kollegium die Chance ergriffen und genutzt. Deine Kommission war mit Aufgaben konfrontiert, die gut und gerne fünf Amtszeiten hätten ausfüllen können, und ihr habt sie gemeinsam beantwortet. Die „Kommission der letzten Chance“ hat diese Chance genutzt. Europa steht heute besser da als vor fünf Jahren: zwölf Millionen Arbeitslose, Handelsverträge, wir haben im Kampf gegen den Terror viel erreicht, in der Migrationskrise Wesentliches vorangebracht, Afrika die Hand ausgestreckt, den Brexit jetzt auf die Zielgerade gebracht. Dank Dir ist Europa ein sichererer, wohlhabenderer und fairerer Kontinent als vor fünf Jahren.

Ich darf persönlich noch drei Punkte herausgreifen, die mir im Kopf geblieben sind: Als Erstes: Texte, Gesetze sind das eine, und das Leben und die Realität der Menschen sind das andere. Wenn wir beispielsweise über die Anwendung des Stabilitätspaktes reden – Du hast auf Griechenland verwiesen, Du hast auf Italien und auf andere Staaten verwiesen: Hier durften wir in den letzten Jahren mit Deiner Art und Weise der Anwendung der Texte lernen, dass hinter jedem Text Menschen stehen, Lebensleistung steht. Das zu respektieren, das ernst zu nehmen, das aufzugreifen, hast Du auf den Weg gebracht.

(Beifall)

Das Zweite, was mir im Kopf bleibt, ist: Europa wird heute nach wie vor von vielen Menschen als das Europa des Geldes, des Euro, des Marktes und so weiter beschrieben. Du hast immer darauf hingewiesen, dass wir Europäer nicht für den Markt, sondern für die soziale Marktwirtschaft stehen. Du bist Kind eines Minenarbeiters. Du kannst wahrscheinlich das Steigerlied genauso gut fehlerfrei singen, wie Du in Davos mit Wirtschaftsbossen über die Zukunft reden kannst, und das zusammenzubringen, ist Dein Erfolg. Du hast das Soziale in den letzten fünf Jahren auf die Agenda gesetzt. Danke schön dafür.

Und drittens: Du hast keine Kompromisse bei den Grundwerten Europas gemacht. Europa, der Kontinent der Demokratie, des Rechtsstaats. Europa, der Kontinent der Gleichberechtigung von Mann und Frau, des Schutzes der Minderheiten – schlicht und einfach ein Europa der Freiheit. Für dieses Europa hast Du gekämpft, bist Du eingetreten, und Du hast auch im Inneren und im Äußeren keine Kompromisse gemacht. Danke auch für diesen Akzent.

Du hast die Europa-Idee mit neuem Leben ausgestattet, und den Populisten von links und rechts bist Du entschieden entgegengetreten. Die enorm gestiegene Wahlbeteiligung, die gewachsene Begeisterung für Europa in Europa ist auch Dein Verdienst. Die „Kommission der letzten Chance“ hat sie genutzt, das gesamte Kollegium hat sie genutzt, und dafür möchten wir als EVP Danke sagen.

Zu guter Letzt: Lieber Jean-Claude, Deine EVP-Fraktion ist stolz auf Deine Amtszeit. Du hast Europa in stürmischen Zeiten vor großem Schaden bewahrt und unseren Kontinent zu einem besseren Platz gemacht. Wir sind glücklich, Dich in unseren Reihen zu wissen. Die großen Christdemokraten wie Helmut Kohl und Wilfried Martens haben Dich enorm geschätzt. Sie wussten: Du stehst mit Alcide de Gasperi, Robert Schuman, Konrad Adenauer in der Reihe der ganz großen Christdemokraten, die Europa gestaltet haben. In vielen Deiner Reden hast du früher mal formuliert: Europa ist eine Liebesaffäre, so hattest Du es beschrieben. Ich möchte vielleicht einen Schritt weiter gehen: Es ist nicht nur eine Liebesaffäre, denn eine Affäre ist ja nur sehr kurz, mittlerweile ist zwischen Dir und Europa ein echter Bund fürs Leben gewachsen. Du hast wesentlichen Anteil am Erfolg der Europäischen Union, am Erfolg der Idee, für die Du kämpfst und für die Du brennst. Als Christdemokrat möchte ich im Namen Deiner Fraktion dafür herzlichen Dank sagen.

(Beifall)

 
  
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  Iratxe García Pérez, en nombre del Grupo S&D. – Señor presidente, señorías, para saber hacia dónde queremos ir es importante saber dónde estamos y cómo hemos llegado hasta aquí. No ha sido un camino fácil y usted lo sabe bien, señor Juncker. Hace cinco años, usted nos propuso una nueva agenda: se llamaba «Un nuevo comienzo para Europa», pero ese «nuevo comienzo» se quedó a mitad de camino. Somos conscientes de que usted lo ha intentado, usted intentó distanciarse de la política de austeridad y rigor que nos impuso el señor Barroso, y ese intento siempre ha tenido el apoyo de nuestra familia política.

Los efectos de la crisis han pesado mucho y hoy tenemos que reconocer que no hemos sabido tomar las decisiones radicales que necesitábamos para marcar un nuevo rumbo. Espero que ahora, ante la nueva legislatura, seamos capaces de hacerlo.

Cuando usted llegó a la Comisión, propuso una batería de medidas. Consiguió presentar más del 90 % de ellas, pero solo se han aprobado la mitad. Las demás se han quedado en el tintero y algunas eran fundamentales. En muchos casos, el fracaso no se debe a la Comisión, sino a la falta de colaboración y ambición de los gobiernos en el Consejo.

Nos prometió una nueva agenda para crear empleo, crecimiento, igualdad, justicia social. Es cierto que la tarea era ambiciosa y no era fácil. Usted heredó los efectos de la crisis económica más severa que ha vivido Europa desde la posguerra, y a eso sumamos una crisis migratoria sin precedentes, que los Estados miembros han gestionado con una profunda falta de solidaridad. Y la desagradable sorpresa del Brexit... No es poco.

Pero ahora lo importante es saber qué ha fallado para no cometer los mismos errores. Reconocerá que nos ha tenido siempre al lado para defender los valores y los intereses de la Unión. Los socialdemócratas hemos actuado con responsabilidad, defendiendo en todo momento el proyecto europeo, la democracia, el estado de Derecho y los derechos humanos. El trabajo infatigable de Frans Timmermans por los valores y los principios comunes, su lucha contra el populismo y los extremismos, sin duda han contribuido a la fortaleza de esta Comisión, y seguiremos exigiendo el mismo compromiso para la próxima.

También, nos ha tenido a su lado en la búsqueda de una solución ante la grave crisis migratoria. Le agradecemos sus esfuerzos para encontrar una propuesta basada en la solidaridad y en la responsabilidad de los Estados miembros. Es una pena que no hayamos logrado que el Consejo mueva ficha, pero continuaremos trabajando para conseguir desbloquear el Reglamento de Dublín.

Hemos estado a su lado para resistir los envites al multilateralismo, para la defensa de una mayor cooperación internacional, de un comercio más justo y para hacer que Europa hable con una sola voz. Usted ha contado también con una extraordinaria aliada en la escena internacional, con la alta representante Federica Mogherini. No solo ha cimentado una nueva alianza entre África y la Unión Europea, muy necesaria, sino que también ha profundizado en un histórico acuerdo con Irán.

En lo que no hemos conseguido avanzar lo suficiente es en la reforma de la zona del euro y la transformación económica de la Unión. Tal y como lo exigimos hace cinco años, usted puso en marcha el plan europeo de inversiones que ha sido la semilla del European Green Deal y del plan sostenible de inversiones que la próxima Comisión deberá sacar adelante. Y en ello nos empeñamos, si es posible, con más energía.

El trabajo de Pierre Moscovici ha sido fundamental para introducir flexibilidad en el Pacto de Estabilidad y Crecimiento, en respuesta a la austeridad irracional y la absoluta rigidez impuesta por la derecha. Señor Moscovici, gracias por sus esfuerzos para combatir la evasión fiscal y el blanqueo de capitales. Es inaceptable que el Consejo haya rechazado tantas propuestas para mejorar la justicia fiscal, para que las grandes empresas paguen sus impuestos, y no solo las familias, los trabajadores y las pequeñas empresas.

Su Comisión, señor Juncker, respondió a nuestras demandas para un pilar social europeo, pero este solo es un punto de partida: queremos que este pilar se traduzca en medidas concretas. Queremos el acceso universal a la protección social, reforzar la negociación colectiva, sueldos dignos, erradicar la pobreza infantil y conciliar la vida personal y laboral.

Es cierto que en materia de igualdad se han conseguido mejoras y hoy, tras el anuncio de que su Comisión ha conseguido el objetivo de llegar a un 40 % de mujeres en los puestos directivos dentro de la Comisión Europea, que es una excelente noticia, creo que su Comisión no se podría despedir de mejor manera, porque Europa no será si no lo es con sus mujeres, con una igualdad de oportunidades entre hombres y mujeres. Este es un tema muy importante para nuestro Grupo político, y para mí personalmente, y tenemos que reconocer y agradecer el trabajo que se ha hecho al respecto.

Desafortunadamente las fuerzas conservadoras del Parlamento y el Consejo han bloqueado más avances. No le culpamos a usted, señor Juncker; alabamos su entusiasmo europeo, le agradecemos su dedicación y su buen humor. Y me quedo con la última frase que ha pronunciado en este discurso: Europa debe luchar contra los nacionalismos, porque Europa es un proyecto de convivencia, Europa es un proyecto de paz. Y hoy tenemos que agradecerle su empeño; tiene usted nuestro total respeto y admiración.

 
  
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  Dacian Cioloş, au nom du groupe Renew. – Monsieur le Président de la Commission, cher Jean-Claude, je veux profiter de ce moment important pour vous remercier, non seulement pour votre action à la tête de la Commission, mais aussi pour votre carrière d’Européen convaincu. Vous avez donné beaucoup de leçons sur ce que signifie être un vrai Européen et je veux vous en remercier.

Sous votre mandat, il a fallu tourner la page de la crise financière, faire face au Brexit et à la crise des migrants. Vous avez su garder l’unité européenne et je crois que tout le monde ici, de façon unanime, vous remercie car cette unité est le bien commun le plus précieux.

Certains avaient qualifié votre Commission de la Commission de la dernière chance. Une autre Commission se met maintenant en place et les antieuropéens n’ont pas obtenu le score qu’ils espéraient. L’envie de construire une Europe utile à nos citoyens reste au cœur de ce Parlement.

J’espère que nous allons maintenant avoir une Commission de la nouvelle chance. Sans doute, tout n’a pas été réussi, mais beaucoup a été accompli au cours des années durant lesquelles vous avez été à la tête de la Commission. Je pourrais citer de nombreux exemples concrets, mais je vais m’arrêter, en particulier, sur le plan Juncker dont, selon moi, nous n’avons pas assez parlé.

Au départ, il avait été décrié et critiqué et pourtant il a permis d’avoir un impact concret et il a montré à de nombreuses petites et moyennes entreprises le visage de l’Europe utile et de l’Europe efficace, qui permet de rendre possibles des projets innovants. Vous voulez aussi une Commission plus politique, comme vous l’avez dit dans votre intervention. Je crois que vous avez tracé la voie aux suivantes, qui devront être encore plus politiques, car c’est par la politique que nous trouverons des solutions européennes aux problèmes concrets des Européens.

Nous devons poursuivre sur cette voie d’un dialogue renforcé entre les institutions et entre les forces proeuropéennes pour construire pas à pas cette Europe qui est au cœur de votre engagement.

Merci à vous, cher Jean-Claude Juncker, merci à l’ensemble de votre Commission pour avoir montré et prouvé ce que veut dire l’Europe et le fait de travailler pour l’Europe.

 
  
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  Philippe Lamberts, au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Président, cher Jean-Claude, il me revient, au nom du groupe des Verts/Alliance Libre européenne de vous rendre ici justice après cinq ans de mandat.

Voici cinq ans, comme un certain nombre de mes collègues, j’ai voté pour vous, comme président de la Commission européenne. Je l’ai fait alors que vous étiez celui sous l’égide duquel votre pays, le Grand-Duché de Luxembourg, était devenu une place financière pour le moins opaque et un paradis fiscal. Peut-être, me disais-je, qu’en fait, c’est des braconniers qu’on fait les meilleurs gardes-chasses.

Entre le travail acharné de Margrethe Vestager et de Pierre Moscovici – et n’oublions pas le travail acharné et la pression de notre Parlement –, on peut reconnaître que, pendant votre législature, la cause de la justice fiscale a avancé, mais elle est restée confrontée à un obstacle majeur: l’obstination des États membres à refuser toute harmonisation fiscale. Cet obstacle, vous auriez pu le contourner en recourant à l’article 116 du traité, mais vous n’avez pas eu cette audace.

Pour être franc, votre souci de justice sociale m’a souvent amené à vous considérer comme un social-démocrate égaré dans le groupe du PPE. Sur ce plan, entre la révision de la directive sur les travailleurs détachés, la mise en place d’une autorité européenne du travail ou l’adoption – quoique, à ce stade, essentiellement déclaratoire – d’un socle européen de droits sociaux –, tout cela a constitué d’incontestables succès à mettre à votre compte et à celui de votre Commission.

De même, vous avez adopté, les collègues l’ont dit, une application moins idéologiquement bornée de règles européennes de gouvernance économique atténuant de la sorte, un petit peu, une austérité devenue sourde et aveugle à l’exigence de dignité humaine.

C’est sans doute cette même exigence de dignité humaine qui a conduit votre Commission à ne ménager aucun effort pour que les Européens apportent une réponse collective et solidaire aux défis de l’asile et des migrations mais, sur ce plan encore, le Conseil a bloqué toute avancée – et je regrette l’absence de M. Tusk –, arc-bouté sur son parti pris obsessionnel d’une Europe forteresse.

Mais si votre fibre sociale est indéniable, votre conscience environnementale me semble encore largement à construire. Notre maison commune brûle. Elle brûle d’un climat qui se détraque, d’une biodiversité qui s’effondre et de ressources qui s’épuisent. Au cœur de cet incendie, une mondialisation dont les traités de libre-échange, dans leur forme actuelle, sont le moteur, traités qui privilégient les détenteurs de capitaux, souvent improprement appelés investisseurs, et ramènent les normes sociales, environnementales, fiscales démocratiques au rang d’accessoires décoratifs, bien évidemment non contraignants. Vous auriez aimé conclure un pareil traité avec les États-Unis, et vous l’avez dit vous-même, vous en avez conclu une quinzaine avec d’autres. De même, vous avez défendu une politique agricole commune essentiellement productiviste, à rebours de toute ambition climatique ou pour la biodiversité.

Contrairement à vos promesses, et là nous le regrettons vraiment profondément, parce que vous aviez fait cette promesse en venant devant notre groupe, il y a cinq ans, vous avez bloqué tout progrès en vue de l’interdiction des perturbateurs endocriniens et vous n’avez pas démocratisé l’autorisation des OGM.

Trop souvent, votre Commission a refusé de s’opposer de front aux intérêts du Big Business. En témoigne, par exemple, votre empressement à faire protéger les secrets d’affaires et, par comparaison, votre timidité à protéger les lanceurs d’alerte ou à confronter l’industrie automobile, non seulement à ses responsabilités mais à ses tricheries.

Nous gardons donc de vos cinq années un souvenir mélangé, celui d’une Commission européenne de transition qui, en dernière analyse, n’a sans doute pas su prendre la pleine mesure des défis existentiels auxquels nous sommes confrontés.

Vous nous disiez prendre la tête de la Commission de la dernière chance. Le résultat des élections européennes du mois de mai vous a heureusement démenti. Votre travail y a contribué, mais je pense aussi que les Verts/Alliance Libre européenne y ont apporté pleinement leur part. La logique de la préférence nationale n’a pas emporté la mise. Et, comme vous, nous la combattons. Ceci dit, le danger n’est pas écarté. Il appartiendra à celle qui va vous succéder, à la fois la présidente et la nouvelle Commission qui va succéder à la vôtre, de prendre un cap résolument différent si, comme vous le voulez et nous le voulons, nous voulons réconcilier tous les Européens et toutes les Européennes avec l’idée de l’intégration européenne, qui constitue, je le rappelle, la première expérience au monde d’une démocratie transnationale.

 
  
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  Marco Zanni, a nome del gruppo ID. – Signor Presidente, onorevoli colleghi, Presidente Juncker, cinque anni fa, quando Lei si presentò a quest'Aula, io avevo espresso forti perplessità sul fatto che Lei potesse essere la persona giusta per questo rinascimento europeo, ma Le lasciammo il beneficio del dubbio.

Dopo cinque anni possiamo dire che questo dubbio è diventato una certezza. Lei ci riconsegna un'Europa peggiore di quella che ha preso in carico cinque anni fa. Un'Europa divisa, un'Europa debole, un'Europa malata che non è in grado di rispondere alle sfide moderne e ai tre problemi principali che i cittadini europei Le avevano chiesto di risolvere: il problema della gestione dei flussi migratori, il problema della crescita economica e il problema della sicurezza interna.

La Sua Commissione e il Suo mandato in questi cinque anni hanno fallito su tutti questi tre obiettivi e le cause non sono da ricercare al di fuori di queste istituzioni. Le cause sono interne. Le cause sono le politiche sbagliate che avete portato avanti, reiterando errori commessi anche dalla Commissione precedente.

Lei ha parlato dei presunti successi della Sua Commissione. Ha parlato di crescita ma la crescita è asfittica e l'Europa perde terreno verso le altre grandi potenze al di fuori dei nostri confini. Non ha parlato di deindustrializzazione. Oggi grandi imprese europee sono fallite, o non operano più, e ha parlato del suo piano di investimenti. Ha detto – ammesso che siano veri – che ha portato 140 miliardi in più di investimenti. Peccato che Lei ne abbia promessi a questa Istituzione 315. Io non so se il 50% di quello che aveva promesso può essere considerato un successo.

Ecco, io credo che ci siano milioni di cittadini europei che siano contenti che Lei possa godersi la Sua lauta pensione perché davvero la Sua Commissione è stata la Commissione peggiore di questi anni e della storia dell'Unione europea, però, Si consoli, perché credo che il Suo successore potrà evidentemente fare peggio.

Questa non è una buona notizia per i cittadini europei. E noi ci impegneremo affinché i gravi errori che avete fatto in questi anni non vengano ripetuti.

 
  
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  Ryszard Antoni Legutko, on behalf of the ECR Group. – Mr President, President Juncker, let me start by acknowledging your commitment to public service. There are a lot of good things that you should be commended for, and the work of your team, too, should be appreciated, like making efforts to strengthen the Single Market, increasing the security of our energy supplies, leveraging investment into our economies, and good plans to strengthen small and medium farms, and a couple more points. These initiatives should not go unnoticed.

However, your tenure has been marked by many disappointments, and losing one of our biggest Member States, one of the most influential states internally and externally – in the world – is a disappointment of historic proportions. And don’t tell us you won’t take any responsibility for it because you should. What worries me, also, is that the UK’s departure did not, as it should have done, trigger any period of reflection, of looking for the deep causes of what happened. Mr Barnier was talking about reflection earlier this morning, but I expected that to have happened before Brexit, not after Brexit. Instead, we had a politics that deepened the divisions and aggravated the problems. The outgoing Commission – your Commission, President Juncker – has embarked on the most sustained pursuit of democratically elected EU governments we have ever seen, and this was a policy of abysmal arrogance and arbitrariness which obviously must have resulted in shocking double standards. You were preaching the importance of rules to some countries, and you were turning a blind eye when others were breaking rule after rule. We had a country that was allowed to flout the established migration rules, and then there was a divisive policy that was imposed on Member States and voters, who never wanted any part of it.

The EU, as I see it, was always supposed to be about bringing peoples and countries closer together, not pushing them further apart. The outgoing Commission, I’m sorry to say, Mr Juncker, is the first that did more to push peoples and countries apart than to bring them together.

 
  
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  Manon Aubry, au nom du groupe GUE/NGL. – Monsieur le Président, Monsieur Juncker, comment ne pas commencer ce bilan sans lister l’interminable liste de scandales d’évasion fiscale qui ont émaillé ces dernières années: les Paradise Papers, les Panama Papers et, évidemment, les LuxLeaks, dont vous avez été un des artisans dans votre propre pays, le Luxembourg, qui n’est d’ailleurs toujours pas un paradis fiscal aux yeux de l’Union européenne.

Pour nous, lutter contre l’évasion fiscale avec vous à la tête de la Commission européenne et malgré les efforts de certains commissaires, qu’il faut saluer ici pour ce mandat, c’était un peu comme si on avait demandé à Monsanto de mettre fin aux pesticides.

Votre bilan en matière sociale, Monsieur Juncker, dont vous avez beaucoup parlé, il reste un raté. Où est passé le salaire minimum européen que vous nous aviez pourtant tant promis?

Votre bilan en matière climatique, Monsieur Juncker, c’est un réel déni. Vous n’aviez d’ailleurs pas pris d’engagement à ce sujet, il y a 5 ans et, depuis, les traités de libre-échange, dont vous vantez encore aujourd’hui, ont été initiés à la pelle.

Votre bilan, Monsieur Juncker, ce ne sont pas ces vies sauvées, je pense d’abord à ces 16 000 morts en mer Méditerranée qui font peser le sceau de la honte sur une Europe qui a été transformée en forteresse.

Votre bilan, Monsieur Juncker, c’est enfin un verrouillage démocratique de l’Europe, toujours pas de droit d’initiative pour le Parlement, que j’espère la prochaine Commission mènera à bout.

Votre adversaire, finalement, c’est un peu l’expression populaire, et vous l’avez dit vous-même, il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens. Nous pensons l’exact inverse. Il ne doit pas y avoir de traités européens sans choix démocratique.

Au terme de votre mandat, Monsieur Juncker, vous avez finalement servi les marchés et vous ne manquerez pas à nombre de nos peuples et concitoyens européens. Mais comme nous sommes attachés aux droits sociaux, nous vous souhaitons une excellente retraite et pour cela nous avons pour vous un petit cadeau. Pour retourner dans votre paradis fiscal, vos amies, les multinationales que vous avez aidées pendant le LuxLeaks, vous souhaitent une joyeuse retraite avec ce cadeau.

 
  
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  Eleonora Evi (NI). – Signor Presidente, onorevoli colleghi, Presidente Juncker, il Suo mandato e quello della Sua Commissione si avvia a conclusione ed è dunque tempo di bilanci e di pagelle. Il tempo a mia disposizione, purtroppo, non mi consente di assegnarle un voto per ogni materia perché sarebbero peraltro molte le insufficienze.

Mi soffermo quindi su una delle più importanti eredità: il piano di investimenti che porta il Suo nome: il piano Junker. Un piano che invece che puntare su rinnovabili ed efficienza energetica finanzia ancora oggi le fonti fossili. Basta guardare ai progetti di interesse comune nell'ambito energetico: dei 195 progetti approvati nel 2017, ben 77 riguardano il gas e 7 il petrolio. Stessa cosa per il 2019, la bozza dei nuovi progetti ne conta infatti ben 55 legati alle fonti fossili. È così che vogliamo avviare davvero una transizione energetica?

In una fase storica di emergenza climatica, Lei ha quindi drammaticamente ritardato le azioni necessarie a contrastare il cambiamento climatico e questo dovrà spiegarlo ai giovani che protestano nelle strade di tutta Europa e alle generazioni future.

In questi giorni, discutiamo, come sa, di un nuovo piano di investimenti, questa volta sostenibili, si spera, proposto dalla Presidente von der Leyen: un trilione di euro per far fronte all'emergenza climatica. Spero, però, che questo Parlamento non si faccia ingannare ancora una volta dagli specchietti per le allodole e dai presunti effetti leva come quelli promossi dal Suo piano e per i quali, peraltro, anche la Corte dei conti ha sollevato e solleva dei dubbi e si unisca a me nel chiedere garanzie concrete alla Presidente von der Leyen perché in questo Green New Deal ci siano risorse vere.

Per salvare il pianeta abbiamo bisogno di un piano straordinario di investimenti verdi e non di finzioni ragionieristiche alla Juncker.

 
  
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  Jean-Claude Juncker, Président de la Commission. – Monsieur le Président, je voudrais remercier tous ceux qui ont participé à ce débat, surtout ceux qui se sont exprimés sur un mode laudatif, et inviter M. Zanni à mieux étudier ses dossiers. Cela lui évitera de citer des chiffres qui sont tout à fait faux.

 
  
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  Presidente. – Presidente Juncker, membri del Collegio, vi ringrazio ancora per essere qui, per il vostro impegno e per la difesa dell'ideale europeo e, a nome del Parlamento, vi presento il nostro rispetto e gratitudine per il lavoro che avete svolto e per la dedizione che avete dimostrato per l'Europa.

(Ovazione per Jean-Claude Juncker)

Dichiarazioni scritte (articolo 171)

 
  
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  Andrus Ansip (Renew), in writing. – Five years ago we didn’t have DSM in the EU. Instead to have DSM with more than 500 million healthy customers, we had 28 relatively small markets and cost of this fragmentation was huge – 415 billion euros in a year. To create DSM we launched 30 legislative proposals. We agreed in new telecom rules, we agreed in GDPR to protect privacy of our people. And we agreed in allowing free flow of data to support our industries. We abolished roaming surcharges and unjustified geoblocking. We agreed in allowing portability of digital content. We reached an agreement with 28 proposals out of 30 and we are now much closer to have DSM in the EU. Thank you, Jean Claude, for your great leadership.

 
  
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  Vilija Blinkevičiūtė (S&D), raštu. – Gerbiamas Komisijos pirmininke, kolegos, šiandien aptariame Komisijos darbą ir pasiekimus ir ši diskusija yra gera proga įvertinti, kiek apskritai Europos Sąjunga pasistūmėjo į priekį per pastaruosius penkerius metus. Iš tiesų, Komisija pradėjo darbą sudėtingu ir įtemptu laikotarpiu, kai Europa išgyveno pabėgėlių krizę, bei sudėtingą ir įtemptą ekonominį ir politinį laikotarpį. Reikėjo priimti daug ryžtingų sprendimų siekiant suvaldyti situaciją ir tai buvo padaryta. Iš tiesų, noriu padėkoti Komisijos pirmininkui už jo aktyvų vaidmenį prisidedant prie socialinės Europos kūrimo. Priimtas socialinių teisių ramstis buvo vienas iš labiausiai laukiamų ir svarbiausių nuveiktų darbų socialinėje srityje. Kalbant apie mano sritį, t. y. užimtumą ir socialinius reikalus bei lygių galimybių politiką, dar teks nuveikti labai daug, kol sukursime tikrai socialiai tvarią ir saugią Europą mūsų piliečiams. Europą, kurioje užtikrinamos vienodos galimybės visiems, kurioje vienodai atlyginama už tą patį darbą, Europą, kurioje nėra vietos diskriminacijai ir neapykantai. Labai tikiuosi, kad naujoji Komisija ryžtingai tęs pradėtus darbus, ir kad per ateinančius penkerius metus sukursime socialiai atsakingą ir tvarią Europą.

 
  
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  Alfred Sant (S&D), in writing. – In 2014, the Juncker Commission presented itself as a ‘political’ Commission, there to guide events and not to submit to them or simply function as an administrator. The irony has been that while trying to reach this goal, the Juncker Commission became a prisoner of the political emergencies it encountered without being able to resolve: the Greek crisis; the ongoing stand-off with Russia over Ukraine; the populist challenge; the immigration crisis; the Brexit referendum and its aftermath; the arrival of President Trump and the collapse of trade and investment negotiations with the US; stalemate in eurozone reform; plus more... Possibly, the Commission can claim that despite these setbacks, it scored politically by keeping the EU cohesive, rendering the Union economically stronger than when it assumed office. Even so, the claim that the Juncker Fund significantly contributed to this situation appears inflated, as shown by the European Court of Auditors in their assessment of the Fund. Where the Juncker Commission shone was in its efforts to nail climate change at the top of the international agenda and in its strategy to push a progressive social agenda for the EU as a whole. On the latter too, though, matters have hardly progressed beyond declaratory texts and rhetoric.

 
  
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  Christine Schneider (PPE), schriftlich. – Ich kann mich den Ausführungen unseres Fraktionsvorsitzenden nur anschließen: Mit dem Ende von Jean-Claude Juncker als Kommissionspräsident verlässt ein großer Christdemokrat und ein überzeugter Europäer das europäische Parkett. Ich habe großen Respekt für sein Eintreten für die Grundwerte der EU, seinen Einsatz für die EU als Wirtschaftsmacht weltweit, für seinen Kampf gegen die Populisten von rechts und links und sein unerschöpfliches Krisenmanagement in Sachen Brexit, Migrationskrise, Kampf gegen den Terror und gegen die Arbeitslosigkeit in der EU.

 
  
  

(La seduta è sospesa per alcuni istanti)

 
  
  

VORSITZ: NICOLA BEER
Vizepräsidentin

 
Poslední aktualizace: 27. ledna 2020Právní upozornění - Ochrana soukromí