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 Texte intégral 
Débats
Mardi 17 décembre 2019 - Strasbourg Edition révisée

Conditions de bien-être animal lors du transport vers des pays tiers (débat)
MPphoto
 

  Julie Lechanteux, au nom du groupe ID. – Monsieur le Président, permettez-moi de dénoncer ici l’hypocrisie de cette institution quant à la question du bien-être animal lors du transport vers des pays tiers, une hypocrisie qui consiste à accorder une place à un débat aussi crucial à une heure aussi tardive, alors que l’hémicycle est vide, justement pour empêcher toute discussion publique sur le régime d’abattage halal.

L’abattage religieux, donc, est la raison pour laquelle les animaux sont transportés vivants pendant des milliers de kilomètres. Comme nous le savons, ces pays demandent des bêtes vivantes pour pouvoir les égorger selon un rituel religieux précis suivant lequel l’animal doit être conscient, et pas étourdi. Ces longs trajets de plusieurs jours, avec des files d’attente interminables aux postes-frontières hors de l’Union européenne, s’accompagnent inévitablement de nombreux manquements aux besoins les plus élémentaires de ces animaux: impossibilité pour les bêtes de s’abreuver, manque de nourriture, camions surchargés et aération défectueuse lors de grosses chaleurs, litières souillées d’excréments, animaux malades qui agonisent et qui meurent d’épuisement, de déshydratation et de stress, le tout sans aucun contrôle vétérinaire d’un État membre à l’autre et d’un pays à l’autre.

Lors des transports effectués par bateau, les animaux malades ou morts sont jetés à la mer une fois leurs boucles d’identification retirées, pour qu’il n’y ait pas de traces si la carcasse de l’animal venait à s’échouer sur une plage.

Je vous rappelle que les conditions de transport actuelles des animaux vivants de l’Union européenne vers les pays tiers ont lieu dans l’illégalité la plus totale, en parfaite violation du règlement européen, qui prévoit pourtant des règles très précises en la matière. L’article 3 établit pourtant clairement que – je cite -: «nul ne transporte ou ne fait transporter des animaux dans des conditions telles qu’ils risquent d’être blessés ou de subir des souffrances inutiles».

Et bien, quinze ans après l’entrée en vigueur de ce règlement, rien n’a changé, Monsieur le Président, car cette institution n’a pas le courage de débattre de la vraie question qui pose problème, celle de l’abattage religieux.

 
Dernière mise à jour: 20 février 2020Avis juridique - Politique de confidentialité