Retour au portail Europarl

Choisissez la langue de votre document :

  • bg - български
  • es - español
  • cs - čeština
  • da - dansk
  • de - Deutsch
  • et - eesti keel
  • el - ελληνικά
  • en - English
  • fr - français (sélectionné)
  • ga - Gaeilge
  • hr - hrvatski
  • it - italiano
  • lv - latviešu valoda
  • lt - lietuvių kalba
  • hu - magyar
  • mt - Malti
  • nl - Nederlands
  • pl - polski
  • pt - português
  • ro - română
  • sk - slovenčina
  • sl - slovenščina
  • fi - suomi
  • sv - svenska
 Index 
 Texte intégral 
Débats
Mardi 17 décembre 2019 - Strasbourg Edition révisée

Conditions de bien-être animal lors du transport vers des pays tiers (débat)
MPphoto
 

  Annika Bruna (ID). – Madame la Présidente, l’échouage dans un port roumain, en novembre dernier, d’un navire battant pavillon palaosien et transportant près de 15 000 moutons rouvre le débat sur les conditions de transport des animaux vivants. Cette catastrophe fait suite au scandale du transport de milliers de moutons en pleine canicule, cet été, par un navire battant, lui, pavillon tanzanien, en violation de toutes les règles théoriquement imposées dans l’Union.

Mais comment pourrait-il en être autrement quand les contrôles et les sanctions restent de l’ordre du théorique, puisque l’objectif principal de l’Union est le profit à tout prix, notamment au prix de la souffrance animale? Même si le milliard d’animaux transportés tous les ans vers et depuis l’Union l’était dans des conditions optimales, quid des terribles conditions de survie sur place et des épouvantables conditions d’abattage dans les pays destinataires?

Il faut dire que de nombreux pays de l’Union, dont le mien, la France, n’ont aucune leçon à donner en la matière. Ils préfèrent, pour des raisons électorales et sous prétexte de tolérance, complaire à certains lobbies religieux et financiers, et condamnent ainsi l’animal à mourir dans des souffrances insoutenables.

Notre continent doit inverser ses priorités: respecter le vivant plus que le profit. Cette prise de conscience est primordiale; c’est un marqueur civilisationnel, car placer le profit über alles fait le nid de l’ignoble. Ce ne sont pas de pleurnicheries stériles dont ont besoin les animaux et que veulent les Européens soucieux de la cause animale, ce sont des actes forts et immédiats. Il faut contrôler systématiquement le respect des règles en matière de transport, règles d’ailleurs encore largement insuffisantes.

L’animal, même destiné à assurer la subsistance de l’homme, n’est pas un objet, c’est un être doué par Dieu ou la nature, selon nos convictions, de sensibilité. Ceux qui le nient pour des raisons financières ne conçoivent l’animal que comme un objet source de profits, ils doivent en payer le prix fort, celui de l’interdiction immédiate et définitive d’exercer leur activité d’élevage, de transport ou d’abattage. Le reste n’est que bavardage et hypocrisie.

 
Dernière mise à jour: 20 février 2020Avis juridique - Politique de confidentialité