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Forhandlinger
Onsdag den 18. december 2019 - Strasbourg Revideret udgave

9. Konklusioner fra Det Europæiske Råds møde den 12. og 13. december 2019 (forhandling)
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  Presidente. – L'ordine del giorno reca la discussione sulle dichiarazioni del Consiglio europeo e della Commissione sulle conclusioni della riunione del Consiglio europeo del 12-13 dicembre (2019/2723(RSP)).

 
  
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  Charles Michel, président du Conseil européen. – Monsieur le Président, Madame la Présidente de la Commission, Mesdames et Messieurs les parlementaires, c’est pour moi à la fois un honneur particulier et un privilège d’avoir l’occasion, pour la première fois depuis ce nouveau cycle institutionnel, de m’exprimer devant ce Parlement européen. Je voudrais d’emblée indiquer mon souhait, mon espoir de développer une coopération interinstitutionnelle de qualité au service du projet européen. Je vais tenter de vous donner un certain nombre d’informations en lien avec le Conseil européen qui s’est tenu la semaine dernière.

Le premier point porte sur l’ambition. L’ambition, en quelque sorte, de conclure un traité de paix avec la nature. Le changement climatique est une menace qui se situe devant nous et, quelques heures après l’annonce du pacte vert pour l’Europe par la Commission européenne – cette grande ambition de plan d’action pour gagner la bataille contre la menace climatique –, je me réjouis de vous annoncer que le Conseil européen a conclu, à l’unanimité, un accord sur l’objectif de neutralité climatique à l’horizon 2050, en prévoyant pour un pays européen un délai plus long pour appliquer cet accord, qui a été soutenu à l’unanimité. C’est un pas de géant dans le bon sens, dans la bonne direction, et cela permet de progresser sur ce que j’ai qualifié, avec d’autres projets, de men and women on the moon project.

Je pense que nous avons besoin, effectivement, de fixer un cap et une ambition. C’est fait, au travers de cet engagement. Je voudrais aussi mettre en évidence le fait que le Conseil européen a, à juste titre selon moi, bien indiqué que cette transition climatique devait être équitable, équilibrée d’un point de vue social, et nécessitait des moyens financiers. Nous avons pris acte de l’annonce, par la Banque européenne d’investissement, d’une ambition très grande en termes de financement d’actions en lien avec le climat. Nous avons pris note également de cette ambition de mettre en place un just transition fund pour prendre en considération une forme de solidarité qui doit inclure cette idée que tous les pays européens n’ont pas le même point de départ, qu’il y a des situations nationales qui ne sont pas exactement les mêmes. Nous avons aussi noté cette importance, à nos yeux, d’avoir une stratégie qui respecte le choix des différents États membres, s’agissant de leur mix énergétique.

Voilà quelques-uns des éléments en lien avec ce premier sujet essentiel pour les prochaines années, la bataille pour le changement climatique: transformer ce défi, ce défi sérieux, en opportunité pour plus de croissance, plus d’innovation, et pour faire de l’Europe un continent leader pour l’économie verte. C’est une ambition vraiment très forte, et je veux dire toute la mobilisation au départ du Conseil européen pour tenter d’apporter aussi notre contribution politique à cet objectif.

The next European budget will be very complex: it is a complex and a difficult issue because of the Brexit gap. We know that it means that some countries will have to pay more, and other countries will have to receive more. It means that we have to try to develop a process of negotiation between the leaders, with respect for the role of the European Parliament, based on the treaties.

This debate, the next European budget, is not only an issue of GDP percentage, it is not only an issue of national contribution – and of course it is very visible at the national level – but it is also an important question regarding the content, the priorities and the substance: what do we want to do in the next years? What is the added value we would like to develop in the next years? It is why another important point will be the right balance we have to find between the classical European policies like agriculture and cohesion on the one hand, and on the other hand the new policies and the new challenges we have to face like migration, climate change and innovation. I think it will be very important to work with European leaders and also to work with Parliament with the support of the Commission, in order to try to take steps in the next weeks, in the next months.

Another important point with the annual budget will be the discussion regarding conditionality. For different countries, conditionality means different things: for some countries we speech about the rule of law; for other countries we speak about migration or about social or fiscal dumping. Another important topic regarding the European budget will be flexibility. I understand that many countries are in favour of more flexibility, and we will see whether it is possible to try to make a compromise on these different issues.

Un autre point important, en lien avec le budget européen, est naturellement la question des ressources propres. J’ai bien noté aussi, s’agissant du budget, les signaux forts envoyés par le Parlement européen, y compris sur ce sujet-là. Cela veut dire – quand on parle de cette question importante – qu’on doit regarder: pour certains, il s’agit d’envisager l’élargissement du système ETS; pour d’autres, il s’agit de mener ce débat en lien avec la fiscalité numérique; pour d’autres encore, il s’agit de regarder comment des contributions en matière de déchets plastiques peuvent être mises en œuvre, et d’autres suggestions, comme vous le savez, sont également évoquées.

En termes de procédure, quelles sont les prochaines étapes? Clairement, ce Conseil m’a donné le mandat, comme président du Conseil européen – Conseil qui a prié la Commission européenne de poursuivre intensément, activement, les consultations bilatérales avec les États membres – de progresser vers un compromis et d’apprécier à quel moment nous pensons que nous nous rapprochons d’une zone d’atterrissage politique, au cours de laquelle nous pouvons tenter d’aller vers une décision finale au départ du Conseil européen.

J’ai souhaité également, en étroite coopération avec le président du Parlement européen, avoir l’occasion d’échanges que je qualifierais de préventifs avec le Parlement européen.

Une première rencontre a eu lieu hier soir avec des délégations du Parlement européen, afin de prendre en considération le rôle institutionnel, fondé sur les traités, du Parlement européen dans le cadre de ce processus de décision et de dire tout mon respect et tout mon désir de développer cette bonne coopération avec le Parlement européen.

Nous avons aussi évoqué brièvement la question du Brexit, brièvement parce que pendant ces deux jours du Conseil européen, nous avons pris connaissance des résultats de ce processus électoral et nous avons, avec beaucoup de sérénité, avec beaucoup de calme, exprimé le fait que le Conseil européen est prêt, prêt à travailler avec les autres institutions, sous la houlette de Michel Barnier, à qui nous avons réitéré notre confiance pour poursuivre le travail de négociation. L’unité, la transparence, seront, comme cela a été le cas hier, des clés importantes pour faire en sorte que cette négociation soit un succès. Nous allons, Commission et Conseil européen, suivre de très près, jour après jour, semaine après semaine, le processus. Il est certain que l’exigence de level playing field sera une boussole importante dans le cadre des prochaines étapes de la négociation. Nous savons aussi qu’il y a des contraintes de délais et des procédures éventuelles à envisager autour de l’été si des extensions devaient être souhaitées. Mais il n’est pas dans nos intentions aujourd’hui d’anticiper ce débat-là. Commençons d’abord par acter, je l’espère, le plus rapidement possible, le vote par le parlement britannique et le Parlement européen, qui aura à se prononcer également sur l’accord de retrait, à la suite de quoi, nous verrons, étape après étape, comment cette négociation est menée au mieux des intérêts européens, et aussi en exprimant le souhait de maintenir une coopération étroite, très étroite, avec la Grande-Bretagne sur les différents sujets économiques, commerciaux, mais aussi les questions de sécurité et de défense, par exemple.

Nous avons aussi eu l’occasion d’aborder la question de cette Conférence sur l’avenir de l’Europe. Plusieurs l’ont évoquée dans cette séance de commémoration sur le traité de Lisbonne, c’est un suivi que le Conseil européen prend très au sérieux. Et nous ressentons bien cette aspiration des peuples, des citoyens d’être davantage mobilisés, de pas considérer qu’il s’agit dans les différents pays ou sur le plan européen de voter une fois tous les quatre ans ou tous les cinq ans, et puis d’être spectateur passif des décisions qui les concernent. Nous entendons bien cet appel à une mobilisation de la société civile, une mobilisation citoyenne, des parlements nationaux, probablement, également. Je dois dire, Monsieur le Président, chers collègues, notre souhait au départ, du Conseil européen, d’être un acteur loyal, de bonne volonté pour coopérer dans ce processus avec le Parlement européen. Mais naturellement, en indiquant aussi que pour le Conseil européen, il est essentiel, et vous le comprenez bien, de garder sa capacité d’action à court et moyen terme sur l’agenda stratégique. Nous connaissons le programme stratégique à court et moyen terme et nous voulons conserver cette capacité à faire avancer ces sujets extrêmement importants, qui doivent nous mobiliser.

Nous avons aussi eu l’occasion d’évoquer les relations internationales, en accordant une attention particulière à la situation en Turquie. Nous n’avons pas eu un débat très large sur la Turquie au sein de ce Conseil – nous aurons l’occasion, l’année prochaine, d’ouvrir des débats plus stratégiques sur le plan géopolitique et international –, mais nous avons réaffirmé sans ambiguïté notre parfaite solidarité avec la Grèce et avec Chypre, compte tenu des développements récents que vous connaissez.

Enfin, un mot sur l’agenda 2020. J’ai souhaité également présenter aux collègues du Conseil européen une proposition de méthode de travail, une proposition aussi d’agenda stratégique pour l’année prochaine, pour identifier les thèmes dont nous allons débattre l’année prochaine, et qui correspondent aux priorités du Conseil européen.

Le climat, vous l’avez compris, demeurera un point central de l’ordre du jour politique du Conseil européen, en partie dans le cadre du processus de mise en œuvre du pacte vert européen.

L’agenda numérique sera aussi un thème important. Il devrait y avoir au printemps un sommet qui lui sera consacré principalement – parce que, quelques années après Tallinn et la large mise en œuvre des orientations qui y avaient été prises, il est important de dire avec clarté que nous avons aussi une ambition: le big data, l’intelligence artificielle, le déploiement de la 5G. Sur tous ces sujets-là, comment peut-on être un acteur utile, un acteur positif aussi, au départ du Conseil européen?

La question migratoire, bien sûr, sera aussi un thème qui reviendra l’année prochaine sur la table du Conseil européen et bien sûr, également, les questions de sécurité et de défense, qui sont extrêmement essentielles.

Elles sont à mes yeux liées à la capacité de l’Europe de parler d’une voix forte sur le plan international, de promouvoir nos valeurs, nos intérêts et de faire en sorte que cette capacité d’être un acteur positif tourné vers l’avenir, dans un moment où le monde change beaucoup, dans un moment où les repères sont ébranlés. Cette capacité pour l’Europe à être un facteur et un acteur de stabilité, de paix, de prospérité pour promouvoir la coopération, pour promouvoir le multilatéralisme, est un point extrêmement important. Et en particulier, nous aurons l’occasion de préparer de manière stratégique au Conseil européen plusieurs rencontres internationales.

We will have next year different important summits with other countries in the world and other regions in the world. First of all, Africa: Africa is, in my opinion, a very important challenge for the future of Europe. I hope it will be possible in the next weeks and months with the European Commission to develop a good strategic partnership, a good preparation in order to deliver concrete results.

Another important summit we will have next year is China. We spoke about climate change: this is one of the important topics we have to discuss with this important country, and in this regard we will also have the occasion to work very hard in order to try to be efficient and to try to deliver more in order to try to get more results and to promote also our common interests regarding our strategic relationships with other actors in the world.

Mesdames et Messieurs, je conclus ces quelques mots en vous disant ceci: nous sommes au point de départ d’un nouveau cycle institutionnel. Je crois profondément que ce cycle institutionnel qui s’ouvre est une exceptionnelle fenêtre d’opportunité pour l’avenir du projet européen.

Nous sommes un peu plus de soixante ans après le traité de Rome, après les pères fondateurs, après la mobilisation d’Européens visionnaires: Helmut Kohl, François Mitterrand, qui ont rêvé la libre circulation et l’espace Schengen, qui ont rêvé la monnaie commune, l’euro, qui ont bataillé pour faire progresser la compréhension mutuelle, la prospérité, la stabilité. Notre génération politique – celle que vous représentez dans ce Parlement, celle qui est présente au départ de la Commission ou au Conseil européen –, notre génération politique a rendez-vous avec l’avenir du projet européen.

Il y a trois mots qui m’animent comme président du Conseil européen.

Ambition: ambition pour les citoyens européens, ambition pour porter cette vision optimiste, cette vision tournée vers l’avenir.

Confiance: travailler au quotidien pour renforcer la confiance entre les institutions, la confiance au sein des institutions, mais surtout la confiance entre les peuples européens, confiance pour notre projet, confiance pour nos valeurs européennes.

Et puis le bon sens, le pragmatisme, le réalisme: garder les deux pieds ancrés dans la réalité, au plus près des attentes de nos concitoyens qui ont de grands rêves, qui ont de grands espoirs. Cette assemblée, votre assemblée, est le cœur vibrant du projet européen, parce que vous représentez, au travers de votre élection directe, les aspirations, les rêves, les espoirs, parfois même les colères des peuples européens. Je vous tends la main et je forme le vœu qu’ensemble, nous puissions jouer un rôle utile pour l’avenir du projet européen.

(Applaudissements)

 
  
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  Ursula von der Leyen, President of the Commission. – Mr President, honourable of members, let me first congratulate President Charles Michel on chairing his first Council. It was quite an impressive start of the mandate.

Indeed one week ago, we discussed in the Parliament the European Green Deal. The day after I brought the same proposal to the European Council and the Council has endorsed the goal to make our continent climate neutral by 2050.

We have explained to the leaders the core of our proposal and that is to transform our continent’s growth strategy. For too long, global growth has been based on predatory ideas. Humanity took away resources from the environment, and in exchange produced waste and pollution. This has to change and I am convinced this can change.

With the European Green Deal we aim at a growth model that gives back to our planet more than it takes away from it. In fact, I am convinced that leadership on environmental protection and a sound, a strong industrial base are just two sides of the same coin.

To support this kind of clean innovation, of course we will need a far—reaching investment in education, a far—reaching investment in skills development. But this investment in education and skills development has always been at the core of our European social market economy. So I’m convinced that this principle, which I call competitive sustainability, must be our principal for the future of the social market economy in Europe.

Honourable members, all Member States have different starting points, and special problems to tackle, and I want to give you some examples.

Poland indeed, as President Michel said, will have to transform large coal mining regions, actually as does eastern Germany. So at the European Council, Poland has asked for more time to have a closer look at our proposal for the Just Transition Fund. I’m very keen on working with the Member States on this, and we have already started discussing how to support people and regions and companies that indeed have a longer way to come.

Other Member States have different issues. Portugal for example. Portugal is one of the countries most affected by climate change: loss of coast; hurricanes; floods; horrible forest fires have taken already a very high toll. Last year 60 people lost their lives in the fires. Portugal started its clean transition already in 2005 and has invested significantly since then. It will close its last coal mine already in 2023. It already has a surplus in renewable energies, and together with the Dutch government, Portugal is now working on green hydrogen energy. So the question for Portugal is how to transform and transport its renewable energy through Spain, through France, to the other countries that need this renewable energy. From the Portuguese perspective, the European Green deal is about energy infrastructure, is about inter-connectivities and is about an adaptation to climate change.

The third example is in Sweden. Steel companies are working on carbon free steel production. It sounds surreal, but it’s carbon free steel production and they are confident they can get there in a matter of a few years. But for that they need the reassurance that they will not face unfair competition from abroad. They want steel production to be sustainable for the environment and they want to remain competitive on the global steel market, and this is the essence of competitive sustainability.

Indeed, many Member States during the Council were asking for the carbon border mechanism. We’re working on it, so that it can protect our businesses, it can protect the environment and respect WTO rules.

Honourable Members, we started our work on the European Green Deal five months ago in this very same hemicycle. In the coming weeks and months, we will flesh out our plan. The Council has endorsed the European Green Deal. Your resolution will give it an even greater momentum. The task ahead of us is tremendous, but if we are together as three institutions, we will win that battle. That is a difficult one, a huge task and we have seen last week how much power is behind us if the three institutions work together.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, nos ambitions européennes ont besoin de ressources adéquates pour se réaliser. C’est là le cœur de notre discussion pour le prochain budget européen. Nous convenons tous que la proposition actuelle est encore loin de cet objectif.

La Commission soutiendra pleinement le président du Conseil européen, Charles Michel, dans ses efforts pour dégager un consensus équilibré, équitable et ambitieux. Je voudrais remercier le président du Parlement européen, David Sassoli, d’avoir défendu d’une voix forte, très forte, un budget approprié pendant la réunion du Conseil. Merci beaucoup, David, pour cela.

Il est nécessaire d’être cohérent avec nos ambitions et nos engagements. Il y a l’agenda stratégique du Conseil, il y a les orientations politiques de la Commission. Les deux propositions sont fortement congruentes, mais si nous voulons des résultats à la hauteur de nos ambitions, il nous faut des ressources suffisantes. Et si le budget est trop limité, il n’y a qu’une seule solution: il faut discuter de nouvelles ressources propres pour l’Union européenne.

Merci, Charles Michel, d’avoir mentionné maintenant l’ETS, l’emissions trading system. Cet ETS grandit, c’est à dire que cela pourrait être une source de nouvelles ressources propres de l’Union européenne.

Meine Damen und Herren Abgeordnete! Auf dem Eurozonen-Gipfel haben wir über die internationale Rolle des Euro gesprochen.

Der Euro ist ein wesentliches Instrument der Souveränität Europas in der Welt, aber wir verkaufen unseren Euro unter Wert. Es liegt an uns – wir haben es in unserer Hand. Wir wollen die gemeinsame Währung. Wir profitieren vom gemeinsamen Markt. Der Euro ist der stärkste Ausdruck der Zusammenarbeit und der Gemeinschaft, den wir haben.

Aber wir müssen auch bereit sein, die strukturellen Voraussetzungen für eine gemeinsame Währung zu schaffen, das heißt, aufeinander zuzugehen bei den Themen, die wir reformieren wollen. Die Kapitalmarktunion muss vollendet werden. Unternehmen – und vor allen Dingen kleine und mittlere Unternehmen – müssen endlich überall auf dem gemeinsamen Markt Zugang zu Kapital haben und damit von der grenzüberschreitenden Wertschöpfungskette auch tatsächlich profitieren. Dafür haben wir ja den gemeinsamen Markt.

Aber auch die Bankenunion muss vollendet werden. Es muss doch möglich sein, dass wir einen überlappenden Prozess haben, dass einerseits die nationalen Bankenrisiken reduziert werden und andererseits eine gemeinsame Einlagensicherung aufgebaut wird. Wir brauchen doch nicht auf die nächste Krise zu warten, um dann unter Druck endlich die Resilienz unserer Währungs- und Wirtschaftsunion zu festigen.

Auf dem Eurozonen-Gipfel war sehr erfreulich: die Entwicklung des sogenannten BICC (Budgetary Instrument for Convergence and Competitiveness) – long one – macht erhebliche Fortschritte. Die Hauptmerkmale sind vereinbart, die politische Einigung wird jetzt in Rechtsvorschriften umgesetzt. Das Instrument wird die Arbeitsweise der Euro-Gruppe grundlegend verändern. Es wird die Konvergenz über strukturelle Reformen verbessern. Natürlich muss es noch mit ausreichenden Finanzmitteln unterlegt werden.

Was jetzt noch fehlt, ist das Stabilisierungsinstrument, und dazu arbeitet die Kommission an SURE, die Abkürzung für Skills Upgrading Reinsurance Element, das ist ein Stabilisierungsmechanismus, der vor allen Dingen bei asymmetrischen, externen Schocks die Stabilisierung herstellen soll, das heißt: Facharbeit schützen, Unternehmen in der Krise schützen – und ich meine, wenn ich von Krise spreche, eine äußere Krise, die kommt – und gleichzeitig die Weiterbildung stärken.

Finally, honourable Members, one word on Brexit.

With the clear victory of the Conservatives and Boris Johnson, our assumption is now indeed that the Withdrawal Agreement will be ratified by the end of January. And by saying that, if I look around in this hemicycle and I look at our very brave ‘remain’ MEPs,

(Mixed reactions)

I can only say, I’m sorry. We will miss you. We will miss you. Thank you for your courage. Thank you for having been at our side

(Applause)

We’ll never miss those who scream and yell.

(Applause and shouting)

And now, thank God, without you we are constructing our future partnership with the UK. Our new relationship should be as close as possible for the sake of our businesses, for the sake of our students, and of so many Europeans who stretch their lives across the Channel.

This relationship will be clearly different from today’s. The UK will be a third country. Council has tasked that to the Commission, to lead the next phase of negotiation, and I want to pay tribute to Michel Barnier, who has earned everyone’s trust through the years. Thank you very much Michel for you dedication.

(Applause)

The timetable ahead of us is extremely challenging, it will end by December 2020, it leaves us very little time. In case we cannot conclude an agreement by the end of 2020, we will face again a cliff-edge situation and this would clearly harm our interest, but it will impact more the UK than us, as the European Union will continue benefiting from its single market, its customs union, and the 1 700 international agreements we signed with our partners, but it is clearly not in our interest. We will organise these negotiations to make the most out of the short period. On 1 February we will be ready to propose a mandate for the negotiations.

The United Kingdom indeed will become a third country. But at the very end – I hope – for the sake of the European people and the sake of the British people, that we will have an unprecedented partnership. This is not the end of something, it is the beginning of new relations between neighbours, and I want us to become good neighbours with our friends in the United Kingdom.

Long live Europe.

(Applause)

 
  
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  Manfred Weber, im Namen der PPE-Fraktion. Herr Präsident! Lieber Charles Michel, sehr geehrter Herr Ratspräsident! Willkommen im Europäischen Parlament! Zum ersten Mal in der neuen Funktion hier in diesem Hohen Haus. Wir wissen Sie zu schätzen als überzeugten Europäer, als Brückenbauer. Schon von Ihrer belgischen Herkunft ist das in der Natur der Politik begründet, das Brückenbauen, das Miteinandergehen. Deswegen willkommen und viel Glück!

Sie brauchen viel Glück für die Aufgaben, die vor Ihnen stehen, vor uns stehen, weil der Europäische Rat in den letzten Jahren zunehmend zur blockierten Institution geworden ist. Wenn ich auf das Ergebnis des Europäischen Rates von letzter Woche schaue, dann ist der große Erfolg 2050 – Ausstieg aus den Klimagasen – ein großer Erfolg, danke dafür.

Aber in vielen anderen Bereichen haben wir wieder keine Ergebnisse. Beispielsweise wenn es darum geht, die Kosten für den Klimaausstieg auch zu bezahlen, dann sind wir bei der mittelfristigen finanziellen Vorausschau. Hat der Europäische Rat nicht mehr Diskussionen dazu geführt? Nur die finnische Präsidentschaft hat das Ergebnis vorgestellt. Die Frage wurde nicht mal diskutiert. Draußen warten Unternehmer, Forscher, Studenten, Bürgermeister, Landwirte, die Sicherheit erwarten, und der Europäische Rat diskutiert die Frage MFR nicht mal. Deswegen wird auf Sie in dieser Aufgabe eine große Verantwortung zukommen, nämlich Klarheit zu schaffen, Debatten anzustoßen und auch umzusetzen. Und konkret zum MFR möchte ich Ihnen mitteilen, dass der Vorschlag der finnischen Präsidentschaft für uns im Europäischen Parlament eine pure Provokation ist. Es ist nicht diskutabel, was die finnische Präsidentschaft in der Sache vorgelegt hat. Es spiegelt nicht die notwendigen Investitionen wider, die wir in der Zukunft Europas brauchen. Wir hoffen auch, dass wir endlich wegkommen von reinen Prozentdiskussionen und hin zu den Themen, zu den Aufgaben, zu den Inhalten kommen. Dass wir über Themen reden und nicht nur über Zahlen, und vor allem müssen wir wegkommen von der Netto- und Bruttozahlerdebatte. Wenn mein Heimatland Deutschland einen ordentlichen Außengrenzenschutz in Griechenland und Italien finanziert bekommt über die Europäische Union, dann ist das ein Vorteil für Deutschland, aber keine Nettozahler-/Bruttozahlerdebatte. Wir müssen wegkommen von dieser Perspektive hin zur europäischen Denkweise.

Ich bitte Sie als Zweites in der Zukunft auch Mut zu Debatten zu haben im Rat. Wir hatten immer wieder mal in den letzten fünf Jahren Fragen, die uns zum Thema rule of law hier im Europäischen Parlament bewegt haben. In Polen, in Ungarn, in der Tschechischen Republik, in Rumänien bei der früheren Regierung sind Menschen auf die Straße gegangen, hatten Sorgen über die Zukunft, und diese Debatten, die die Menschen umgetrieben haben, wurden leider im Europäischen Rat kaum thematisiert. Diese Woche hatten wir die Diskussion hier im Europäischen Parlament über Malta. Eine Journalistin wurde ermordet, weil sie ihren Job gemacht hat, weil sie ermittelt hat in Sachen Korruption der Staatseliten. Und der Premierminister ist zurückgetreten, weil er Verantwortung übernommen hat. Wir haben also offensichtlich Kontakte zwischen Politik und der organisierten Kriminalität, und eine Journalistin wurde deswegen ermordet. Diese Fragen spielen aber im Europäischen Rat keine Rolle. Sie werden nicht diskutiert, obwohl sie fundamentalste Fragen für das europäische Lebensmodell sind. Und deswegen bitte ich Sie: Haben Sie Mut, setzen Sie diese Themen auf die Tagesordnung – Ungarn, die Tschechische Republik, Polen. Die Staatschefs, Regierungschefs der Europäischen Union müssen die Courage haben, diese Fragen auch untereinander zu diskutieren.

Ich möchte Ihnen, liebe Kolleginnen und Kollegen, auch mit auf den Weg geben, dass auch wir als EVP die Klarheit beim Brexit jetzt begrüßen. Wir haben jetzt klare Verhandlungspartner, ein starkes Mandat für Boris Johnson. Wir können im Europäischen Parlament unseren Segen geben. Ich möchte auch Guy Verhofstadt ausdrücklich danken für seine Arbeit als Brexit-Verhandler des Parlamentes. Wir können jetzt als Parlament abschließen, weil unsere Ziele bei diesem Vertrag umgesetzt und erfüllt worden sind, und in den weiteren Schritten, die jetzt anstehen, gilt es klarzustellen, dass die weitere Partnerschaft auf Freundschaft, auf Miteinander ausgelegt ist. Wir wollen alle ein enges Miteinander, vor allem die 50 %, ungefähr die Hälfte der Briten, die ja die Partnerschaft will, sind stark in unseren Gedanken. Aber eines muss klar sein: Ein Land außerhalb der Europäischen Union kann nicht die gleichen Standards haben wie jemand, der in der Europäischen Union ist. Und es muss auch klar sein: Jeder, der Zugang zum Markt haben will, muss unsere Marktregeln akzeptieren. Das gilt für die City of London, das gilt auch für landwirtschaftliche Produkte. Jeder muss unsere Standards respektieren, und es werden unsere Maßstäbe sein zum Bewerten der zukünftigen Ergebnisse bei den Gesprächen, bei denen das Europäische Parlament eine zentrale Rolle spielt. Der Brexit ist ein historischer Fehler, aber wir wollen ihn jetzt gemeinsam partnerschaftlich umsetzen und vielleicht auch zu einem Modell entwickeln, wie wir zukünftig mit unserer Nachbarschaft umgehen.

Und zum Schluss, lieber Charles Michel, noch eine Bitte: Der vorletzte Europäische Rat hat leider Gottes für den westlichen Balkan ein Desaster produziert. Mit der Absage der Eröffnung der Verhandlungsgespräche mit Nordmazedonien und Albanien ist in der Region viel Frust und Enttäuschung entstanden, und deswegen die dringende Bitte: Wenn Sie beim nächsten Mal wieder ins Europäische Parlament kommen, nach dem nächsten Europäischen Rat, haben wir als EVP-Fraktion die Bitte, dass dann der Europäische Rat das grüne Licht gibt für die Erweiterungsgespräche mit diesen beiden Staaten. Wir müssen dem westlichen Balkan die Hand reichen, ansonsten wird dort mehr Instabilität entstehen.

 
  
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  Iratxe García Pérez, en nombre del Grupo S&D. – Señor presidente, estimado Michel, en nombre del Grupo socialdemócrata le doy la bienvenida a este Parlamento y le deseo el mayor de los éxitos, esperando que su Presidencia tenga un liderazgo fuerte para afrontar los retos y los desafíos de Europa. Es lo que necesitamos: liderazgos fuertes y ser valientes en la toma de decisiones. Tenemos la responsabilidad de alcanzar los compromisos adquiridos, incluyendo todas y cada una de las discusiones que se celebraron en el marco del Consejo.

Si aspiramos a construir una Europa más ecológica, social e inclusiva, necesitamos recursos financieros que estén a la altura de nuestra ambición. Y también necesitamos un marco presupuestario sólido para hacer frente a una posible crisis económica, y garantizar la seguridad de nuestros ciudadanos y ciudadanas en el marco de una política exterior y de seguridad común.

Valoramos positivamente que el Consejo Europeo haya acordado en las últimas conclusiones el objetivo de alcanzar la neutralidad climática para 2050, a pesar de la resistencia de algún Estado miembro. Tenemos que abordar esta cuestión cuando debatamos sobre el futuro de la Unión: la necesidad de cambiar la regla de la unanimidad, ya que solo de esta manera seremos capaces de afrontar los retos que tenemos por delante.

Aunque las conclusiones del Consejo van en la buena dirección, el marco financiero plurianual fue el elefante en la habitación. Los recortes propuestos por el Consejo son totalmente inaceptables. Nuestro Grupo impedirá que esta propuesta se convierta en el marco presupuestario que la Unión necesita para el próximo período. La actual propuesta del Consejo es totalmente irreal: menos presupuesto para la cohesión, menos presupuesto para la agricultura, menos presupuesto para conectar Europa y la gestión de fronteras, solo por mencionar algunas de las partidas referidas. Asimismo, la propuesta recoge una financiación insuficiente para la política de investigación y para el cumplimiento de los objetivos climáticos. Y, lo que es más grave aún, ni siquiera menciona el Fondo de Transición Justa, el Pacto Verde Europeo y la Garantía infantil. Lo he dicho en anteriores ocasiones y lo vuelvo a repetir ahora: es imposible hacer más con menos.

Si queremos que nadie se quede atrás en este camino que emprendemos, el Consejo debe apostar por un marco presupuestario fuerte. Sí, el presupuesto de la Unión desempeñará un papel clave, pero tendrá que completarse además con recursos propios adicionales y con más inversión a nivel nacional. Por ello, pedimos la incorporación de la regla de oro al Pacto de Estabilidad y Crecimiento para excluir las inversiones sostenibles de las reglas fiscales europeas. Esta reforma impulsaría las inversiones verdes y la creación de un empleo de calidad. Por eso necesitamos que el compromiso de incluir el pilar social en el Semestre Europeo no sea un mero ejercicio simbólico. Apostamos por la incorporación de la condicionalidad social para vincular los Fondos Estructurales con el cumplimiento del pilar social.

Señor Michel, si queremos tener éxito en nuestro mandato, necesitamos empatía y pedagogía. Solo con un ejercicio de empatía entre los Estados miembros y de pedagogía ante nuestra ciudadanía podremos comprender los grandes beneficios de tener una Unión más fuerte.

Y, termino, con respecto al Brexit, me van a permitir que hoy utilice esta intervención para transmitir un mensaje claro de reconocimiento y agradecimiento a los eurodiputados y eurodiputadas británicos que durante 46 años han escrito la historia de nuestra democracia europea. Hablábamos del décimo aniversario del Tratado de Lisboa. Nuestro compañero Richard Corbett fue el ponente de este Parlamento sobre el informe del Tratado de Lisboa. Os merecéis nuestro respeto, os merecéis nuestro reconocimiento, os merecéis también nuestro afecto personal. Tenedlo muy claro: hay algo que nadie os va a poder arrebatar, y es el orgullo de haber formado parte de la historia del proyecto europeo.

 
  
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  Dacian Cioloş, au nom du groupe Renew. – Monsieur le Président, Madame la Présidente, cher Charles, tout d’abord, bienvenue au Parlement européen et félicitations pour ta prise de fonction.

Nous mettons beaucoup de confiance et beaucoup d’espoir dans le début de ce nouveau mandat puisque nous avons besoin, au Conseil européen, d’un vrai partenaire qui apporte des thèmes, des sujets européens pour que nous puissions avancer. Le message de la part des citoyens, lors de ces dernières élections européennes, était très clair. C’est maintenant à nous de le mettre en œuvre et je suis sûr que toi, avec ta vision, ta capacité de négociation, tu vas apporter ce sang nouveau, ce vent nouveau dont nous avons besoin pour pouvoir avancer ensemble.

Ce premier Conseil européen que tu présidais a apporté de bonnes nouvelles, avec l’engagement concernant le climat à l’horizon 2050. Mais nous sentons qu’au Conseil, il y a des États membres qui restent encore sur leurs positions et que la détermination n’est pas encore suffisante pour nous permettre d’avancer et de mettre en œuvre cet objectif. C’est très bien d’avoir des objectifs, c’est déjà un pas en avant, mais il nous faut maintenant pouvoir les mettre en œuvre. Et là, il y a une tâche importante qui incombe à la Commission, c’est de venir avec des propositions.

Nous avons besoin de donner le courage aux États membres d’assumer cette responsabilité, de faire ce pas en avant, et il est clair que nous devons transformer ce projet climatique en une opportunité et que les États membres – même s’ils partent de points de départ différents – doivent saisir que cette lutte contre le changement climatique est une vraie opportunité.

Pour que cela soit très clair, cela doit être traduit au sein des perspectives budgétaires du cadre financier pluriannuel, qui doit être un vrai instrument pour pouvoir livrer des résultats sur le projet climatique, mais aussi sur la transformation numérique et sur tous les autres objectifs. Sur la manière dont le cadre financier pluriannuel peut être un vrai instrument européen, et pas seulement une négociation entre les États membres sur le thème «combien gagnent certains et combien d’autres perdent», il y a encore du travail à faire.

À mon avis, ce sera la seule manière de pouvoir obtenir une décision sur les perspectives budgétaires: comprendre que ce cadre financier pluriannuel est en fait un instrument pour mettre en œuvre nos ambitions politiques, et pas seulement un lieu de négociations et de marchandages entre qui gagne et qui perd. Sur les perspectives budgétaires, à notre avis, ce serait une erreur de voir les choses sous l’angle de la répartition des ressources disponibles entre les politiques classiques, anciennes, et les nouvelles priorités, puisque nous avons besoin de moderniser les politiques classiques, à savoir la politique agricole commune et la politique de cohésion, pour que ces deux politiques puissent contribuer à la réalisation des ambitions que nous avons actuellement, plutôt que de les affaiblir. C’est dans cette direction qu’ira le Parlement.

Nous soutenons également avec détermination un budget européen fort, non seulement grâce à la contribution des États membres, mais aussi fondé sur des ressources propres, sur lesquelles nous devons progresser très clairement, parce qu’autrement, nous n’en finirons pas de débattre du budget européen, qui dépend entièrement des États membres occupés à négocier entre qui gagne et qui perd.

C’est la raison pour laquelle les ressources propres constituent une première étape pour avoir un vrai budget européen, construit autour de perspectives et d’objectifs européens.

Un dernier mot sur le Brexit.

We regret the results of the election in the UK – but now, at least, we have more clarity about what will happen, and Parliament will assume its responsibility. But I would also like to use this opportunity to thank our colleagues for their belief in this European project. They transmitted a very clear message to the British people that this Brexit is not the end of our story together: we will remain partners, and we will remain confident that all the British who really believe in a European project will stay together with us, and we will find the right way to collaborate and work together.

Thank you to Michel Barnier and thank you to Guy Verhofstadt for what they did for these negotiations. We still have things to do in order to have a strong agreement with our neighbours.

 
  
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  Ska Keller, on behalf of the Verts/ALE Group. – Mr President, while the heads of state and government were meeting in Brussels last week, the COP 25 in Madrid was stalling. So maybe, next year, it would be a good idea if the heads of state went to Glasgow – to the COP26 – to show the importance that they give to the topic of climate protection (if indeed they do).

In light of the disappointing outcome of Madrid, it’s good to see that there was an agreement on climate neutrality in 2050 at the summit. This is a very important step, but of course it can only be one step forward: 2050 is quite late, and setting targets is only half the battle. What really matters is less the targets set for later on – they are important sure – but rather the actions you take today in order to achieve those targets. And for those concrete actions, the discussion on the long-term budget – the MFF – is the perfect opportunity, because the EU budget needs to support the climate targets and not undermine them. Right now, the proposals that we have on the table are not doing that job; they don’t match the climate talk. There are still too many harmful subsidies that are being dished out; too little going into the protection of climate and biodiversity.

So I hope Member States will start to walk the walk when it comes to climate and budget. It was disappointing to see that the Polish Government would isolate itself by not agreeing to the target. Let’s not forget that 70% of the Poles themselves are supporting that target, so I really hope the Polish Government will change its my mind: the later you start the transition the harder it will get, and the climate crisis does not stop at any one country’s border.

Brexit is – and remains – a tragedy, but this is not the end. We will never give up on our British friends. We will never forget them, and who knows: one day we might be able to say ‘welcome back, UK; welcome home’.

(Applause)

 
  
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  Gerolf Annemans, namens de ID-Fractie. – Voorzitter, heel wat Belgen – en heel wat Vlamingen in het bijzonder – herinneren zich nog de manier waarop Nigel Farage hier de vorige Belgische voorzitter van de Raad heeft verwelkomd en de bewoordingen waarin hij dat heeft gedaan. Ik dank hem daar nog eens voor. Er staat hier nu een tweede Belgische voorzitter en ik wil de pret een beetje bederven waarmee u hem hier allemaal verwelkomt en bejubelt.

U hebt allemaal geluisterd naar meneer Macron. Deze heeft, zoals u weet, het Spitzenkandidatenproces overboord gegooid en vervangen door kandidaten waarvan het gemeenschappelijke kenmerk vooral de kennis van de Franse taal was. Hij heeft dus een Franstalige van Renew aangeduid als voorzitter van de Raad. Zoals bij de vorige voorzitter hebt u waarschijnlijk ook allemaal gedacht: België is een ingewikkeld land, laten we de Belgische premier nemen, dat zal een goede manager van de Europese Unie zijn. Maar ook dat is een vergissing.

Ik kom u zeggen dat België een van de meest lamentabele lidstaten van de Europese Unie is. Meneer Michel heeft voor 2020 een begroting ingediend met 11 miljard schuld, een tekort tussen dat van Griekenland en Italië in. Dus heb nu niet de illusie dat België goed bestuurd is. De burgers van België vinden dat althans niet, want België is achtergelaten in een politieke chaos die nu al meer dan een jaar duurt. We hebben gisteren 365 dagen Belgische regeringscrisis gevierd. Niemand van de Belgische politieke elite weet waar de volgende Belgische regering vandaan moet komen. We hebben verkiezingen gehad, die nu worden vervangen door de analyse dat er eigenlijk nieuwe verkiezingen zouden moeten komen. Niemand weet in de verste verte wat er moet gebeuren. Ondertussen regeren de overblijfselen van de regering-Michel: 38 Kamerleden op 150. België is dus een minderheidsregime dat eigenlijk op een bijna dictatoriale manier wordt geregeerd.

De enige troost die u hebt, is dat u een multilateralist hebt aangeduid, een bijna blindelingse aanbidder van de Europese Unie en van de steeds hechtere Unie. Bravo, gefeliciteerd. U hebt ook iemand aangeduid die een fervent voorstander is van de massa-immigratie. Want hij heeft bewust zijn regering laten vallen over de mogelijkheid voor hemzelf om naar Marrakesh te kunnen gaan en daar het VN-immigratiepact te kunnen ondertekenen.

So, my dear colleagues, speaking as a citizen living in Belgium, I can assure you that your so-called President of the Council is not a unifier, but rather a source and a warning bell of political chaos. We, of the ID Group, are in favour of a European cooperation but firmly against your ever-closer union state. Thus, the ID Group hopes that Charles Michel will be as disastrous for your European Union as he was for Belgium.

 
  
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  Geoffrey Van Orden, on behalf of the ECR Group. – Mr President, the Council discussed many important issues last week, but may I just focus for a moment on Brexit. Indeed, the Conservatives won a historic victory last Thursday. 365 Conservative members of parliament were elected, giving an 80 seat majority over all other parties. Above all, this was a huge vote of confidence in Boris Johnson as Prime Minister and a mandate to get Brexit done. It was also a total rejection of the command socialism being offered by the main opposition party.

I hope there will no longer be a willingness in the EU institutions to be taken in by a few people waving blue flags or of past political leaders coming to Brussels to peddle false messages to what became an echo chamber of self-delusion.

The United Kingdom and the European Union will move ahead quickly in developing that ambitious, broad, flexible partnership, with a comprehensive free trade agreement at its core and many other areas of cooperation, so that we can together build a new partnership of friends and sovereign equals in tackling the great threats and challenges that affect us all.

This is the great project for 2020, fuelled by the warmth expressed by the British Prime Minister for the other nations of Europe, and I thank President von der Leyen for her positive remarks and, indeed, the positive remarks made by a number of other colleagues. It’s in all our interests now to expedite the Withdrawal Agreement. It will be voted on in the House of Commons this week so that we can leave without further difficulty on 31 January. Provided there is efficiency, good faith and goodwill, we can then make rapid progress with negotiations on our future relationship so that a good free trade agreement and other arrangements can come into force by the end of 2020. This must be our joint aim.

I know Michel Barnier approaches his task with this positive spirit and is ready to do all that is necessary to meet the timelines, and I trust that this House will be helpful in the process, and I wish you will a very happy Christmas.

 
  
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  Δημήτριος Παπαδημούλης, εξ ονόματος της ομάδας GUE/NGL. – Κύριε Πρόεδρε, κύριε Michel, σας καλωσορίζω στο Ευρωπαϊκό Κοινοβούλιο αφού είναι η πρώτη σας παρουσία εδώ. Η πολιτική ομάδα μου έχει μεγάλες διαφορές με την πολιτική σας αλλά ομολογώ ότι η σκληρή επίθεση που δέχεστε από την Ακροδεξιά εδώ στο Ευρωκοινοβούλιο ανεβάζει τον πήχη των προσδοκιών που έχουμε από σας. Και θέλω να πω ότι το πρώτο πρόβλημα που έχετε να λύσετε είναι να πάψει το Συμβούλιο να μπλοκάρει πράγματα που ζητά το Ευρωπαϊκό Κοινοβούλιο, πράγματα που απαιτούν οι καιροί και πράγματα - ορισμένα απ’ αυτά τουλάχιστον - που στηρίζει και η Επιτροπή και τα οποία σταματούν στο Συμβούλιο.

Ξεκινώ από ένα θέμα που ενδιαφέρει πολύ την ομάδα μας, αλλά με αφορά πολύ ως Έλληνα. Δεν αρκεί, κύριε Michel, η φραστική καταδίκη της επιθετικότητας του καθεστώτος Erdoğan, που απειλεί την ειρήνη και τη σταθερότητα στη Μεσόγειο και στο Αιγαίο, που απειλεί την Κύπρο και την Ελλάδα και που απειλεί να βάλει φωτιά σε μια ευαίσθητη περιοχή. Δεν αρκεί η φραστική καταδίκη! Απαιτούνται κυρώσεις. Το Συμβούλιο αποφάσισε να επιβάλει κυρώσεις τον Ιούνιο και τον Οκτώβριο, αλλά πρέπει να τις ενεργοποιήσει. Θα ήθελα λοιπόν να μου πείτε γιατί δεν ενεργοποιείτε αυτές τις κυρώσεις. Δεύτερο, για να υλοποιηθούν οι στόχοι που και εσείς και η κυρία von der Leyen παρουσιάσατε, για την κλιματική αλλαγή, για την κοινωνική συνοχή, για την αγροτική πολιτική, για την τεχνολογική ανανέωση, απαιτούνται χρήματα. Και το Ευρωπαϊκό Κοινοβούλιο, με μεγάλη πλειοψηφία, έχει καταλήξει σε πρόταση που λέει ότι, για να υλοποιηθούν αυτοί οι στόχοι, χρειαζόμαστε τουλάχιστον 1,3% του ευρωπαϊκού ΑΕΠ. Η δική μου πολιτική ομάδα θα ήθελε και πιο φιλόδοξους στόχους για την Κοινωνική Ατζέντα, για το κλίμα, αλλά έστω. Αυτά προτείνει το Ευρωπαϊκό Κοινοβούλιο με μεγάλη πλειοψηφία. Τι γίνεται λοιπόν; Έρχεται το Συμβούλιο, διά της φινλανδικής προεδρίας, και προτείνει, σε σχέση με τις προτάσεις του Ευρωκοινοβουλίου, περικοπές 13% στην περιφερειακή ανάπτυξη και συνοχή, 27% στις επενδύσεις για τον άνθρωπο και την κοινωνική συνοχή, 25% για το LIFE, για το κλίμα, 30% στο πρόγραμμα Horizon, 48% στο πρόγραμμα Erasmus, 35% στο πρόγραμμα «συνδέοντας την Ευρώπη». Την ίδια ώρα, αν συγκρίνουμε τις προτάσεις σας για τον νέο πολυετή προϋπολογισμό με τον προηγούμενο, προτείνετε 132% αύξηση για τη μετανάστευση και τη διαχείριση των συνόρων και 650% για τη στρατιωτικοποίηση, την άμυνα και την ασφάλεια. Ποιον πολίτη μπορείτε να πείσετε με αυτή την πολιτική; Ως πότε θα καθυστερείτε και θα αναβάλλετε αυτό που χρειάζεται; Γιατί αλλιώς, όλα τα ωραία πράγματα που ακούστηκαν, και από την κυρία von der Leyen και από εσάς, για την κλιματικά ουδέτερη πολιτική, για την κοινωνική ατζέντα, για τους αγρότες, για την κοινωνική συνοχή, θα μείνουν λόγια. Σ’ αυτά θα ήθελα απαντήσεις στη δευτερολογία σας.

 
  
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  Michael Heaver (NI). – Mr President, I stand today as a very proud Englishman – proud of Nigel Farage for battling for Brexit successfully after so many years, proud of my Brexit Party colleagues for steadfastly defending British democracy. And most of all, proud of the British people who, when asked at the general election, yet again, gave a very strong backing to leave the European Union.

I know some of you. You’ve been lied to. You were spun a myth that the British people had changed their mind. No, we have not. And now we seek to usher in a fresh chapter in the history of our great nation as we take back control of our borders, our money, our laws – free to forge global trade deals and govern our own country without restriction.

The future is bright for Brexit Britain. Now is our time. Prime Minister Boris Johnson, please do not let us down. It is time finally to take back control.

 
  
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  Danuta Maria Hübner (PPE). – Mr President, dear colleagues, it would be good to hear from you one day. Where is your political space? Where will you go when you leave the Parliament?

Since Thursday night, we have clarity with regard to the withdrawal of the UK. Our British friends will leave the EU in an orderly manner at the end of January and become a third country. This is once again a moment to repeat: we respect but we regret. I’m sure existing friendships will last. The European Parliament is prepared to finalise its part of the withdrawal process in time for the deadline.

As much as I am sad to see our friends leave, we must now look to the future, and we take note of the strategic choice of the UK’s Prime Minister to limit the transition period by domestic legislation. We take this choice seriously, but of course we regret that, through this act, a provision in the agreement we jointly negotiated and agreed will be blocked. So much for negotiating in good faith.

The EU has prepared extensively for the task ahead, and we are looking forward to constructive negotiations, as we want to conclude an ambitious agreement. Our mandate for the negotiations will be based on the political declarations jointly agreed between the EU and the UK, and I hope that, with this declaration, we will be taken to the most unprecedentedly deep and diversified agreement we ever had with a third country, hopefully allowing us to tackle global challenges together while respecting European level-playing-field measures and the interests of the Union.

Let me finish by saying that we must not forget that, in parallel to the negotiations, this House will spare no effort to ensure correct and full implementation of the Withdrawal Agreement and will monitor closely the enforcement of citizens’ rights.

 
  
  

IN THE CHAIR: MAIREAD McGUINNESS
Vice-President

 
  
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  President. – There was a blue-card request from Ms Grapini. However, I am going to at this point say that we cannot take blue cards. I am under pressure to finish. Ms Grapini, I’m sorry, there are no blue cards, we are running out of time, so therefore I’d ask you to be very clear and stick to your time. We may even have a problem with catch-the-eye, but not for now.

 
  
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  Simona Bonafè (S&D). – Signora Presidente, onorevoli colleghi, abbiamo sentito qui parole importanti da parte del Presidente del Consiglio, in particolare sul Green Deal.

Salutiamo positivamente il fatto che il Consiglio si sia impegnato nelle sue conclusioni, seppur con la contrarietà della Polonia, a sostenere l'obiettivo del raggiungimento della neutralità climatica entro il 2050 in linea con gli accordi di Parigi.

Noi siamo veramente convinti della svolta storica del Green Deal non solo per la tutela dell'ambiente, ma anche per la crescita economica, la competitività e la qualità della vita in Europa. Intanto il Green Deal ha già raggiunto un primo risultato: riportare i bisogni dei cittadini, l'economia reale e le infrastrutture al centro delle politiche europee, dopo anni di dibattito quasi esclusivo sui parametri di deficit e di debito nei bilanci dei singoli Stati membri.

Però il Consiglio europeo ha mostrato luci e ombre su questo tema. Le ombre? Gli investimenti e il loro finanziamento. Non si può essere convinti solo a parole, Presidente Michel, servono i fatti. Ci aspettiamo allora dal Consiglio un impegno chiaro sulle risorse per finanziare il Green Deal senza girarci troppo intorno.

Un piano finanziario pluriennale all'altezza della sfida che abbiamo davanti e dobbiamo necessariamente affrontare il tema del patto di stabilità e crescita e dare la possibilità agli Stati membri di scorporare dal rapporto deficit/PIL gli investimenti che contribuiranno a farci raggiungere gli obiettivi del Green Deal.

La Presidente von der Leyen ha mostrato coraggio e visione, ma se i capi di Stato e di governo non la sosterranno, la sua strada e soprattutto la strada della crescita europea sarà in salita.

 
  
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  Guy Verhofstadt (Renew). – Madam President, the first thing I want to say to Mr Annemans is that what he has said is a scandal. I’m proud that a Belgian is President of the European Council, instead of all the stupid things you have said. And if you don’t know, dear colleagues: if there is a minority in Belgium, it is the separatist of Mr Annemans who is the minority in Belgium.

To Mr Farage and his troops, I want to say that they make a lot of noise for having zero seats in the British elections. Everybody said here: ‘we will miss our British colleagues of the Lib Dems, of Labour’. Well, I will not miss the Brexiteers going out, I can tell you. I will not miss them. Saying that, dear colleagues, there is a consent to be given by this Parliament. And I know that everybody says and thinks: ‘oh, this consent will be given automatically, because it’s like that’. We have foreseen that this consent procedure will end in plenary on 29 January, but in the meanwhile, there is a problem to be solved. I have received, since the elections in Britain, hundreds and hundreds of letters and emails of British citizens living in Europe, panicking about their status. I have received hundreds of mails of EU citizens living in Britain panicking about their status. And I think we need to solve that first, before we give our consent on this Brexit treaty. Why? Neither citizens, British or Europeans alike, can be the victims of this (in my opinion) not very intelligent choice of Brexit. And I want to appeal to the Prime Minister of Britain, to Boris Johnson, to be generous in his victory and to give to all the European citizens – and the British citizens alike, living on the continent – the full rights as they have today: automatically, to all of them, no ifs and no buts, as he always says, to do so. I want also to tell you that more and more people are coming back to another (and I will conclude with this) issue of European associated citizenship for British citizens who want to continue to feel that they are European, and I think we have to be open to that request.

 
  
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  Bas Eickhout (Verts/ALE). – Madam President, and first of all, President Charles Michel: welcome, and congratulations on your first Council. With the conclusions, for example, on your almost unanimity on climate neutrality, but we call it the unanimity – right?

But it’s also very clear that a very important discussion is ahead of you on the MFF, on the budget. And maybe this is also something for some of the countries that are always talking about climate action and climate ambition, and one of those countries is my own –that may be climate action also means that you have to do something with money.

So maybe the Netherlands, but also Denmark and Sweden and Austria, and probably Finland when they’re not President anymore, translate your ambition also into a higher budget that can help those countries to have a just transition on climate.

Second point, and that is a question to you, it took you now, and well not you, but the Council, more or less one and half years to get to an agreement on a 2050 target. We only have one year until we go to Glasgow to agree on a 2030 target, and in between, in September we have a very important EU-China summit, where Europe needs to be ready.

How are you going to make sure that the Council is ready for an increased climate target 2030 before we have on 13 September in Leipzig an EU-China summit? That I would like to hear – because that’s the real challenge – and I hope I can congratulate you on that outcome in June.

 
  
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  Nicolas Bay (ID). – Madame la Présidente, Madame la Présidente de la Commission, Monsieur le Président du Conseil, nous assistons aujourd’hui au bal des mauvais perdants. Tous, du PPE aux socialistes, en passant par Guy Verhofstadt à l’instant, regrettent le choix démocratiquement exprimé par le peuple britannique. Le verdict des urnes constitue en effet pour vous un revers, vous qui, ici, au Parlement européen, dans les institutions européennes, avez multiplié les manœuvres pour essayer d’empêcher que le Brexit ait lieu, vous aussi qui, parfois, avez essayé de faire adopter coûte que coûte un texte objectivement contraire à la volonté formulée par le peuple, un texte contraire aux intérêts de la Grande-Bretagne et, évidemment, inacceptable pour la Chambre des communes.

Il s’agit, en revanche, avec ces résultats aux législatives, d’une double victoire pour Boris Johnson.

D’abord, une victoire démocratique. Il a fait respecter le référendum de 2016, il a fait respecter le choix du peuple souverain, il a mené à son terme la négociation et il formalisera la sortie effective de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.

Mais c’est aussi, évidemment, une victoire politique. Il a rassemblé le peuple, il a donné à sa famille politique son plus grand succès électoral depuis plus de trente ans et il s’est affranchi des grands dogmes: le laxisme migratoire ou le mondialisme comme horizon indépassable.

Dans la négociation qui s’ouvrira au lendemain du 31 janvier, parce que Boris Johnson saura défendre les intérêts britanniques avec la pugnacité qu’on lui connaît, il faudra défendre l’intérêt de nos nations, être capables d’avoir une relation avec la Grande-Bretagne, grand pays ami, allié, partenaire, mais aussi être capables de défendre les intérêts des nations européennes et ne pas avoir peur de la concurrence, parce que la concurrence existe aussi à l’intérieur même de l’Union européenne, entre nos pays.

 
  
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  Peter Lundgren (ECR). – Fru talman! En av de hetaste politiska frågorna nu, det är miljön. Debatten är både infekterad och känslostyrd, detta då de borde vara styrd av fakta och seriösa åtgärder. Fokus ligger tyvärr på att straffa vanliga människor som använder bilen eller flyget. I Sverige slår vi oss ofta för bröstet, och man påpekar gärna att kollektivtrafiken till stor del körs på miljövänligt bränsle. Det man inte säger är att Sverige bara har en inhemsk produktion av miljöbränsle som motsvarar 10 procent. Resten av bränslet importeras och bidrar till en skövlad regnskog i Amazonas. Hur miljövänligt är det?

Vore denna institution seriös i sin miljöiver, skulle man omedelbart stoppa denna vansinniga flyttcirkus tolv veckor om året till Strasbourg. Då, mina damer och herrar, då pratar vi om miljövinst. Man skulle också kunna stoppa privatjeten man använder sig av och har gett ökade anslag till. Är man inte beredd att göra det är det ärligt talat bara populism och hyckleri ni håller på med.

 
  
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  Γιώργος Γεωργίου (GUE/NGL). – Κυρία Πρόεδρε, κυρία von der Leyen, θυμηθήκατε και σήμερα το Σιδηρούν Παραπέτασμα. Το θέμα μας, και το θέμα σας, δεν είναι το Σιδηρούν Παραπέτασμα. Το θέμα σας είναι η ανεργία και η εξαθλίωση των Ευρωπαίων πολιτών, το ασθενικό κοινωνικό κράτος, η στρατιωτικοποίηση της Ευρώπης σε βάρος των εργασιακών δικαιωμάτων, η κλιματική κρίση, η τραπεζική δικτατορία στην ευρωπαϊκή επικράτεια. Το θέμα σας είναι τα ψεύτικα και θεατρικά λόγια όταν αντιμετωπίζουμε τις αφόρητες προκλήσεις του Erdoğan στην Κύπρο, στη Λιβύη και στη Συρία σε βάρος των κυριαρχικών δικαιωμάτων των λαών της περιοχής. Είναι το αιματηρό μοίρασμα των ενεργειακών πόρων στην περιοχή. Είναι όταν λέτε, και λέμε, στον Erdoğan ότι είναι στρατηγικός μας εταίρος, όταν του πουλούμε όπλα και όταν διαπραγματευόμαστε το προσφυγικό, τις ψυχές των ανθρώπων δηλαδή, εγκλείοντάς τους σε στρατόπεδα συγκέντρωσης και αυτό, πραγματικά, είναι όντως, - είμαι βέβαιος ότι με ακούτε - ένα Σιδηρούν Παραπέτασμα. Που αποτελεί ντροπή και ηθικό πλήγμα για την Ευρώπη.

 
  
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  Miroslav Radačovský (NI). – Vážená pani predsedajúca, vážení kolegovia, osobne som presvedčený, že je potrebné vzdať úctu ľudu Veľkej Británie, pánu Faragovi, kolegom z Brexit Party zato, že ukázali smer, cestu, akým sa má civilizovaná a demokratická Európa uberať. Veľká Británia neodchádza z Europsk-, Európy, odchádza z Európskej únie ako z byrokratickej inštitúcie a som presvedčený, že v dohľadnej budúcnosti Európska únia bude pozostávať z nezávislých národných štátov, vzájomne kooperujúcich, žijúcich v mieri tak, aby nemuseli byť riadené byrokratickým spôsobom z Bruselu.

Dear friends from the United Kingdom: good luck, Happy Christmas, and Happy New Year.

 
  
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  Daniel Caspary (PPE). – Sehr geehrte Frau Präsidentin, geschätzte Kolleginnen und Kollegen! Die Europäische Kommission und Kommissionspräsidentin von der Leyen haben ein sehr ambitioniertes Programm vorgelegt.

Genau das ist das, was wir brauchen, nämlich: Mut, Orientierung, Ideen und Führung. Vielen Dank, Frau von der Leyen, für Ihre Vorschläge. Genau das ist das, was wir in Europa brauchen und was Europa voranbringen kann.

Aber wir haben auf der zweiten Seite den Rat. Lieber Ratspräsident Michel, in der letzten Wahlperiode hatte Jean-Claude Juncker auch viele tolle Ideen. Unser Problem ist aber: Wie viele Vorhaben in der letzten Wahlperiode konnten nicht abgeschlossen werden, weil der Rat nicht in der Lage war, Entscheidungen zu treffen? Wie viele Verzögerungen gab es, weil einzelne Mitgliedstaaten blockiert haben und man sich nicht getraut hat, im Rat auch mal Mehrheitsentscheidungen zu treffen? Wie viele Landwirte bei uns müssen sich Gedanken machen, weil der Rat wieder nicht in der Lage war, zeitgemäß den Haushalt zu verabschieden? Wie viele Forscher können ihre Forschungsprojekte nicht planen? Wie viele Tonnen CO2 können nicht eingespart werden, weil uns all diese Programme im Moment fehlen?

Deshalb bitte ich Sie dringend: Bleiben Sie ambitioniert und bitte bringen Sie Bewegung in den Rat. Diese Bewegung brauchen wir in Europa dringend.

 
  
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  Miriam Dalli (S&D). – Madam President, all eyes were on EU leaders, hoping that they would commit to a climate neutrality target by 2050, but Poland refused to sign up and that’s not unanimity, even if the Council tries to call it so. I hope it’s only a question of time.

Most importantly, I hope that all EU Member States will actually be committed to this away from fancy headlines and away from fancy quotes to newsrooms. I hope that you will have the courage to push concretely for this transition with ambitious measures as of now and not let a couple of bigger Member States bully their way through when push comes to shove.

The European Green Deal is a step in the right direction, but if the Member States believe that this is the way forward, then they need to put money where their mouth is. Yes, we all know that there are challenges, but with challenges come opportunities if we are united in devising a strong way forward, the three institutions and all the Member States together.

 
  
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  Valerie Hayer (Renew). – Madame la Présidente, 237 milliards, c’est le trou béant qui sépare les États du Parlement sur le budget 2021-2027. Par sa proposition, la Finlande a multiplié les divisions, car elle ne satisfait ni une majorité d’États qui, comme le Parlement, veut plus, ni une minorité qui veut moins. Et c’est sans compter les nouvelles ambitions de la Commission, qui sont évidemment partagées par tous pour faire de l’Europe une puissance à la hauteur des défis du XXIe siècle. Quant à savoir où trouver l’argent, c’est encore autre chose.

Monsieur le Président Michel, les chefs d’État et de gouvernement vous ont confié cette responsabilité de résoudre la quadrature du cercle. Nul doute que vous y passerez quelques nuits. Le premier échange que nous avons eu hier soir a été extrêmement fructueux et il est de bon augure; nous sommes donc prêts à vous accompagner.

Car le Parlement a la réponse à cette équation du 27e degré: les ressources propres. Oui, l’Europe a besoin de retrouver de l’autonomie financière. Oui, l’Union a besoin de nouvelles ressources propres qui contribuent à nos politiques et dégagent des marges de manœuvre. Et c’est bien à cette intersection que se croiseront les États, la Commission et le Parlement européen. Les ressources propres dont certains États ne veulent pas ne sont pas le problème, elles sont la solution. Et c’est bien la raison pour laquelle nous ne donnerons pas notre accord sans avancer en la matière.

 
  
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  Gina Dowding (Verts/ALE). – Madam President, sadly, for all of us who think the European Union offers the best future for the UK and the rest of Europe, we now have to face the reality of Brexit. Last week, the European Council reiterated its commitment to a level playing field in standards and regulations in trade between the EU and the UK, but the new UK Government already threatens to break its commitments. We in the UK now have a serious risk to workers’ rights and environmental protections, to parliamentary scrutiny of trade deals, and therefore a risk – again – of the possibility of a no-deal Brexit at the end of next year.

This Parliament, elected on proportional representation, demonstrates all that can be achieved by nations working together in cooperation, representing citizens against global corporate business interests and confronting the global challenges of climate breakdown, social injustice and the ecological crisis. Citizens of Europe look to their governments to protect them against the vested interests of financial and property millionaires and corporate power. Many of us in the UK will continue to look to the best in the EU to lead in overcoming these challenges.

 
  
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  Harald Vilimsky (ID). – Frau Präsidentin! Meine sehr geehrten Damen und Herren! Wenn ich Ihren Ausführungen lausche, habe ich den Eindruck, es gibt für Sie trotz Null- und Negativzinsen keine Währungskrise in Europa. Es gibt keine Arbeitsmarktkrise, es gibt keine Wirtschaftskrise, es gibt keine Migrationskrise, es gibt nur die Klimakrise.

Gut, soll sein, reden wir über die Klimakrise, die Sie das letzte Mal in Straßburg als Notstand beschrieben haben. Aus meiner Sicht eine völlig überzogene und hysterische Aktion. Aber wie auch immer, es gibt eine Mehrheit dafür. Nur, was man dann nicht versteht, dass ein Gutteil der europäischen Nomenklatura in das Flugzeug steigt und dann gleich weiter nach Madrid fliegt, um weiter zu schwadronieren, ist Ihre Sache.

Wo Sie liefern könnten, wäre etwa, diese Single-Seat-Debatte, diese beiden Sitze zu reduzieren auf einen, nämlich in Brüssel oder in Straßburg und nicht den Wanderzirkus zu behalten.

Aber ich gebe Ihnen ein weiteres Beispiel der Unehrlichkeit: Gehen Sie hier in die Garage des Hauses und schauen Sie, wie viele 6- und 8-Zylinder in der MEP-Garage stehen. Fast hat man den Eindruck, da wird eine neue Folge von The fast and the furious gedreht, aber mit Sicherheit nicht eine ehrliche Mehrheit, die sich für Klimaschutz einsetzt.

 
  
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  Derk Jan Eppink (ECR). – Meneer Michel, we kennen elkaar. U was erg teleurgesteld over de klimaattop van Madrid. Ik kan dat begrijpen, maar met een massa van 27 000 deelnemers kun je nooit goed vergaderen. Dan wordt een puinhoop. Dat is ook gebleken. En wat is de ecologische voetafdruk van die klimaattop? Volgens de Guardian 60 000 ton CO2.

We zien dat die klimaattoppen steeds meer een reizend circus worden. Volgend jaar is de klimaattop in Glasgow en dan zijn er de komende maanden tussentoppen in Vancouver, Durban, Cali, Kazan, Edinburgh, Kyoto en ga zo maar door. Het lijkt, dames en heren, wel het reisritme van de Formule 1. Het verschil is dat de CO2-uitstoot van de Formule 1-race veel lager is dan die van de klimaattop. De Formule 1 wil zelfs in 2030 al klimaatneutraal zijn. Dat is een hele prestatie. Ik roep de klimaatvergaderaars in deze zaal dan ook op: stop met die dure conferenties die 100 miljoen per stuk kosten, en neem een voorbeeld aan de klimaatprestaties van de Formule 1.

 
  
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  Nigel Farage (NI). – Madam President, after three and a half years of deception and dishonesty, we will be leaving this prison of nations at the end of January.

And we won’t become a third country, as I’ve been hearing this morning. No. We’re going to become an independent, self-governing nation. And you can delude yourselves this morning inside this cathedral that all is well, but it isn’t. It isn’t.

People do not want to be run and governed by faceless bureaucrats like Michel and von der Leyen. Did you hear them earlier? Dull as ditchwater.

You’re being rejected, and it’s great news that in Poland, opinion polls now show a majority of Poles think they’d be better off outside the European Union.

Brexit is the beginning of the end of this project. We are giving leadership and will take it to a Europe of sovereign states working together, being friends together, but not being run by the gang down at the middle there.

 
  
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  President. – It is not a great way to make friends if you describe them as dull as ditchwater. A little bit of respect for Members of this House and for our teams here.

(Applause)

And as I have the Chair, we all have faces, and the ones you describe as ‘faceless’ have been the most out there dealing with Brexit. So I would just defend this institution and my colleagues.

(Applause)

 
  
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  Jan Olbrycht (PPE). – Madam President, I just want to say that I’m from Poland and I’m quite surprised at what I’ve just heard about my fellow citizens in Poland – that they want to leave Europe. This is quite new. Maybe I live in another country.

Pani Przewodnicząca! Panie Przewodniczący! Trzy uwagi. Po pierwsze, chciałbym bardzo podziękować Panu Przewodniczącemu za to, że wczoraj wieczorem wyraził gotowość do rozmowy z nami jako negocjatorami WRF. Uważam, że to jest bardzo dobry krok. Bardzo dziękujemy za gotowość do współpracy, która na pewno będzie współpracą trudną.

Po drugie, chciałbym również wyrazić zadowolenie, że Rada nie zamknęła drzwi negocjacyjnych po zobaczeniu negobox prezydencji fińskiej, bo to może być jakiś punkt wyjścia, ale na pewno to nie jest baza do dalszych prac w sposób taki, jak wskazała prezydencja fińska. To dobrze, że Rada nie zamknęła tego etapu, tylko powiedziała, że będzie kontynuować prace.

I po trzecie – przed nami jest bardzo ważna decyzja polityczna. Brexit jest albo szansą, albo trudnością. Myślę, że najwyższy czas na trudne decyzje finansowe.

 
  
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  Pedro Silva Pereira (S&D). – Madam President, with the results in the British elections, it is now clear that there is in the House of Commons a sufficient majority to approve the withdrawal agreement and conclude Brexit by the end of January. This is, of course, a sad moment in the history of Europe, but it is also a democratic choice that we must respect. But it also proves that Mr Farage is wrong in saying that Europe is a prison of nations. Our duty now is to concentrate on our common future, and that means to negotiate with the United Kingdom sound and friendly economic and political future relations that can serve our common interests and that can safeguard the integrity of the single market and our high levels of environmental, social and labour protection. This is the key for successful negotiations, and only by the end of 2020 will we know if the ‘no-deal’ Brexit scenario is really off the table.

In concentrating on our common future, we also have to address the expectations of our citizens, the idea of a conference on the future of Europe, and the Green Deal. These are all very important, but there are shortcomings regarding the negotiations on the multiannual financial framework, the conclusion of the Banking Union and the euro, which should remind us that we should do better in order to answer the challenges of Brexit.

 
  
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  Lucy Nethsingha (Renew). – Madam President, as many have said, the UK election has given a tragic clarity on Brexit. Johnson did not get a majority of the votes: many more UK citizens voted for parties opposing his Brexit. However, our system has given him a large majority and Brexit will now take place on 31 January.

I’m deeply grateful for the efforts of the Council, and Mr Barnier in particular, to keep as close a relationship as possible. I’m particularly concerned about the impact on cooperation in scientific and academic research. Partnership between European countries has been incredibly beneficial in advancing scientific and technological knowledge for the benefit of the whole world. I know that European institutions are concerned that the UK will try to undermine standards on workers’ rights and environmental protection and we share those concerns. We will try in the UK to do all we can to maintain those crucial workers’ rights and environmental protections.

Finally, thank you all for your support of those of us in the UK who have fought to remain. We continue to believe that the UK would have a better future within the EU. Mr Farage is wrong. The future is in fantastic democratic institutions like this and I hope that one day we will return.

 
  
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  Rasmus Andresen (Verts/ALE). – Frau Präsidentin! Einigung zur Klimaneutralität 2050 – EU verständigt sich. Als ich Ihren Tweet, Herr Michel, Freitagnacht gelesen habe, habe ich mich gefreut. Das ist ein Schritt in die richtige Richtung, und es ist ein großartiger Erfolg für Fridays und die Scientists for Future. Aber wieviel ist dieser Beschluss wert, wenn beim Mehrjährigen Finanzrahmen faule Kompromisse drohen?

Statt über Kommazahlen zu feilschen, geht es um die Zukunft unseres Kontinents, und wir werden unsere Zukunft nur europäisch gestalten können. Der finnische Vorschlag für den Finanzrahmen ist dafür zu schwach. Wer bei 25 % Klimainvestitionen bleibt, wird dafür sorgen, dass der Green Deal scheitert, und ohne deutlich mehr für Forschung und Digitalisierung werden wir auch weltweit den Anschluss verlieren.

Eine klimagerechte Landwirtschaft, klimaneutrale Industrie, energetisch sanierte Gebäude, schnelle und günstige Bahnverbindungen: Alles das muss finanziert werden und für alles das brauchen wir Platz im Finanzrahmen. Deshalb möchte ich – nicht nur den Rat, aber auch Sie, Frau von der Leyen – auffordern, Ihren Vorschlag zum Green Deal an den Finanzrahmen anzupassen. Lassen Sie uns das gemeinsam machen. Noch geht die Rechnung nicht auf.

 
  
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  Mara Bizzotto (ID). – Signora Presidente, onorevoli colleghi, la vostra Europa è sempre più schiava delle banche e degli interessi della Francia e della Germania.

La nuova Commissione e l'ultimo Consiglio sono lì a dimostrarlo. L'Europa franco-tedesca vuole un'Italia invasa dagli immigrati clandestini. Il famoso accordo di Malta sugli immigrati non esiste. È carta straccia, è un grande bluff.

L'Europa franco-tedesca vuole imporre il MES per fregare i soldi degli italiani, con la complicità del governo Pd e Cinque stelle, un governo abusivo, costruito e imposto dall'Europa sulla testa del popolo italiano. Esattamente come avete imposto il governo Monti nel 2011 per mettere le mani nelle tasche degli italiani. Ma chi vi dà il potere di calpestare la democrazia e la volontà popolare dei cittadini?

Cari burocrati di Bruxelles, preparate le valige, perché molto presto, molto presto, il popolo italiano vi manderà a casa, per sempre.

 
  
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  Johan Van Overtveldt (ECR). – Voorzitters, collega's, de filosofie achter de Green Deal verdient steun. Er is een duurzame, realistische transformatie nodig om de klimaatuitdagingen aan te gaan. De Raad stelt in zijn conclusies terecht dat daarvoor onderzoek, ontwikkeling en innovatie noodzakelijk zijn. Commissaris Vestager zei het deze week treffend: technologie is geen leuk extraatje om de klimaatuitdagingen aan te gaan, technologie is essentieel. Maar de Green Deal staat of valt met de financiering en daaromtrent zijn nog heel wat onbekenden, uiteraard ook gelinkt aan de meerjarenbegroting. De Green Deal vergt bijkomende middelen bovenop de 260 miljard euro die tot nu toe zijn uitgetrokken om de doelstellingen voor 2030 te halen. Ik kijk uit naar die financieringsmaatregelen. Over de meerjarenbegroting zei voorzitter Michel dat hij “in nauwe samenwerking met de Commissie naar een compromis zoekt”. Ik zou de voorzitter erop attent willen maken dat ook het Parlement nodig is om dat compromis te vinden.

 
  
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  Brian Monteith (NI). – Madam President, as sure as eggs is eggs, this is probably my last speech and I want to say: I am Scottish, I am British, and I remain a European. And you may sit there with your fixed expressions casting doubt upon all I say, but I was a courier of samizdat material to the Soviet Union and its underground. I supported members of Solidarność in the 1980s. I worked for the fall of the Berlin Wall and the Iron Curtain.

This place is the antithesis of being a good European: it works against the diversity of our cultures and our economies. This jumped—up virtue-signalling student union is not even about a united states of Europe. Instead it works ceaselessly – ceaselessly – to merge everyone into one homogenised blob of central control. The UK wants no part of it. We are leaving, and good riddance. We are leaving not because of Dan Hannan or Dominic Cummings, but because Nigel Farage and Richard Tice set up the Brexit Party that rebooted Brexit. I encourage all – all – true Europeans to ...

(The President cut off the speaker)

(Interjection from Mr Monteith: ‘Freedom!’)

 
  
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  President. – Could we stop the dog-whistles, please, colleagues. And being Irish, I understand what you mean by ‘freedom’.

 
  
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  Ioan-Rareş Bogdan (PPE). – România respinge criteriul pur matematic folosit de Președinția finlandeză pentru construirea bugetului Uniunii Europene. Considerăm că proiectul de buget nu este expresia unei viziuni. Dacă operăm cu logica tăierilor fără să ținem cont de nevoile tuturor statelor membre, adâncim decalajele economice dintre est și vest, deci golim de conținut conceptul de coeziune.

Propunerile privind transferurile între fonduri anulează orice flexibilitate și sporesc birocrația. De aceea, actualele reduceri propuse pentru coeziune și pentru politica agricolă comună nu pot fi susținute de statele din estul Europei. România nu susține Europa cu două viteze. Europa are o singură viteză. Susținem ideea atingerii neutralității climatice până în 2050, însă vorbim de un obiectiv ambițios, dar complicat în același timp care solicită măsuri adaptate condițiilor naționale, existând, încă, diferențe majore între viața cetățenilor europeni, în funcție de stat.

 
  
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  Heléne Fritzon (S&D). – Fru talman! Jag är mycket glad att Europeiska rådet nu ställer sig bakom målet om att uppnå ett klimatneutralt EU senast 2050. Läget för klimatet är allvarligt. Det kräver att vi agerar och det kräver att vi agerar nu. När världens länder inte lyckades komma överens så var vi många som blev besvikna. Därför är det extra viktigt att vi nu har som gemensamt mål att vi ska nå ett klimatneutralt EU.

Detta mål ligger också i linje med Parisavtalet. Att ställa om till ett klimatneutralt Europa, innebär faktiskt nya möjligheter, nya affärsmodeller, nya marknader, ny teknik och nya arbetstillfällen – och faktiskt också en ny grön tillväxt. Klimatomställningen är här för att stanna. Den ska vara smart och den ska vara rättvis. Och jag vill att vi tillsammans driver att EU ska bli världens första klimatneutrala kontinent.

 
  
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  Dita Charanzová (Renew). – Madam President, after the failure of the COP 25 in Madrid, Europe seems to be one of the few places willing to undertake the fight against climate change. This has to change. We must do more to encourage others outside Europe to do their part. For instance, China should no longer be defined as a developing nation. Europe will not save the planet alone.

The Czech Republic is willing to do our part for the climate, but we will need help. The proposed Just Transition Fund should not just be the Cohesion Fund rebranded. There must be new funds. Equally, while a green investment plan is a nice idea, without the private sector these funds would certainly not meet the needs of industrialised countries, such as the Czech Republic, Slovakia and other countries in the region, which face a far greater challenge to meet the climate goals while maintaining their economies.

 
  
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  Alexandra Lesley Phillips (NI). – Madam President, well I see the European Parliament has already started to cut its emissions: there’s more people in the gallery than in the Chamber, and you lot are actually supposed to believe in this project. What a joke!

For three years, most people in this building have been in complete denial. You hoped by bullying the UK and conspiring with Brexit naysayers in our own Parliament, the Great British people would be worn down and change their minds. How wrong you were: voters don’t live in your EU bubble. They don’t want lives run by unaccountable EU fanatics, and despite your best efforts, Brexit will be a massive success. The UK now has real leverage in negotiations, and I hope Boris Johnson will tell you lot to forget your level playing field, ditch your regulations, and we will embrace full-fat freedom.

We won’t just survive; we will thrive. Rather than fight the inevitable, the EU should watch and learn as the UK becomes truly democratic and global, because if you do not – mark my words – the federalists will see your stupid project relegated to the dustbin of history.

Merry Brexmas.

 
  
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  Edina Tóth (PPE). – Elnök asszony! Üdvözlöm, hogy az Európai Unió tagországainak vezetői megállapodásra jutottak annak érdekében, hogy Európa 2050-re karbonsemlegessé váljon. Véleményem szerint a további lépések előtt néhány nagyon fontos alapelvet kell lefektetni. A legfontosabbak ezek közül: ne az emberek, hanem a legnagyobb szennyező nagyvállalatok és a leginkább szennyező országok fizessék meg a klímavédelem árát. A felmerülő költségeket nem szabad áthárítani a családokra, tehát az új szabályok nem eredményezhetik az energia-, élelmiszer- és üzemanyagárak emelkedését. A szegényebb országoktól ne vonjanak el kohéziós támogatásokat, mert így csak az egyenlőtlenségeket növelnénk az EU-n belül. Figyelembe kell venni azt is, hogy a széndioxid-kibocsátás drasztikus csökkentéséhez pedig elengedhetetlen a technológiasemlegesség elvének tiszteletben tartása. Végezetül szeretném kiemelni, hogy Magyarország nem csak szavakkal, hanem tettekkel is bizonyítja klímavédelmi elkötelezettségeit, hiszen 1990 óta 37 százalékkal csökkentette széndioxid-kibocsátását.

 
  
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  Margarida Marques (S&D). – Senhora Presidente, vou deixar aqui umas breves palavras sobre as conclusões do Conselho Europeu no que se refere ao Quadro Financeiro Plurianual, quase tão breves quanto o tempo que os líderes europeus dedicaram ao Quadro Financeiro Plurianual naquela reunião.

Este Conselho Europeu foi mais uma oportunidade perdida para os líderes europeus chegarem a acordo sobre um orçamento que é fundamental para a União Europeia. Fica agora nas mãos do Presidente Charles Michel fazer o que até aqui ainda não foi feito. A nossa reunião de ontem, a sua iniciativa com o Presidente Sassoli e a Nego Team foram um primeiro passo.

Lembro, o Parlamento está pronto para negociar desde novembro do ano passado e o consentimento sobre o Quadro Financeiro Plurianual exige um acordo político sobre recursos próprios para o financiamento da União Europeia.

Finalmente, Presidentes, a proposta do Conselho que está em cima da mesa é inaceitável. Queremos um orçamento em janeiro de 2021, mas não estaremos dispostos a comprometer o orçamento com que...

(A Presidente retira a palavra à oradora.)

 
  
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  Billy Kelleher (Renew). – Madam President, the British election was a clear and decisive victory for the Conservative Party. The UK will now leave the European Union, because the withdrawal agreement will be passed, and they will leave on the 31 January.

There are also protections in the withdrawal agreement for no hard border on the island of Ireland, and I very much welcome that, but we must be vigilant, Mr Barnier. You must ensure that, whatever proposals and discussions continue after the withdrawal agreement, the border will not exist on the island. The Good Friday Agreement must also be upheld and vindicated. The rights of citizens, parity of esteem and EU citizenship. Bearing in mind, many people in Northern Ireland wish to express their identity as Irish citizens and European citizens – in fact, the majority in Northern Ireland want to express themselves as European citizens.

There is political realignment happening in Northern Ireland as we speak, and there’s no doubt the demographics are changing and there will be a new political dispensation at some stage in the future. So we have to vindicate the Good Friday Agreement and bring forward the proposals and test the demographic changes in the near future to ensure we know what the people of Northern Ireland are thinking with regard to their citizenship and a united Ireland.

 
  
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  Βαγγέλης Μεϊμαράκης (PPE). – Κυρία Πρόεδρε, χαιρετίζω τα συμπεράσματα του Συμβουλίου σε ό,τι αφορά ιδιαίτερα την παράνομη συμφωνία μεταξύ Τουρκίας και Λιβύης, διότι η στήριξη που έλαβαν Ελλάδα και Κύπρος από την Ευρωπαϊκή Ένωση αποτελεί ένα βήμα, σημαντικό για τη σταθερότητα της Μεσογείου αλλά και για τη θωράκιση των θαλασσίων συνόρων μας. Αποτελεί επίσης ισχυρή απόδειξη με επιχειρήματα και αποτελεί απάντηση στους αβάσιμους ισχυρισμούς της τουρκικής πλευράς. Παρά ταύτα, όπως έχει αποδειχθεί κατ’ επανάληψη στο παρελθόν, η τουρκική κυβέρνηση αγνοεί προκλητικά τους κανόνες του Διεθνούς Δικαίου, στη συγκεκριμένη περίπτωση το Δίκαιο της Θάλασσας, και συνεχίζει επιθετικά μια πολιτική στρατηγική, η οποία καταπατά κάθε κανόνα και κάθε κεκτημένο. Και με τις προκλητικές τους αυτές παρεμβάσεις, η Τουρκία και ο πρόεδρος Erdoğan αποσκοπούν στην αποσταθεροποίηση της Μεσογείου και κατ’ επέκταση της ίδιας της Ευρώπης. Συνεπώς η συμπεριφορά του περιφερειακού ταραξία πρέπει να αντιμετωπιστεί σε ευρωπαϊκό επίπεδο, ενιαία, συντονισμένα, άμεσα και με κυρώσεις. Είναι ανάγκη να εξετάσουμε με νηφαλιότητα και ψυχραιμία τον επαναπροσδιορισμό των σχέσεών μας με την Τουρκία και να αποδείξουμε έμπρακτα ότι η Ευρώπη δεν είναι απλός θεατής.

 
  
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  Gabriele Bischoff (S&D). – Frau Präsidentin! Ich habe Herrn Ratspräsident Michel genau zugehört, als er über die Konferenz zur Zukunft Europas gesprochen hat, mir auch die Schlussfolgerungen angesehen.

Was man erkennen kann, ist, dass der Europäische Rat bislang sehr ambitionslos an dieses große Unterfangen rangeht. Herr Michel, ich habe die Hoffnung, dass Sie dazu beitragen können, dass sich diese Haltung im neuen Jahr im Rat ändert. Denn diese Konferenz ist eine große Chance, Europa wieder vom Kopf auf die Füße zu stellen, und nachdem uns die Brexiteers verlassen haben, auch tatsächlich wieder einen neuen Aufbruch in Europa hinzukriegen.

Aber dafür brauchen wir ein mutiges, ein ambitioniertes Konzept und müssen tatsächlich eine breite Bürgerbeteiligung mit repräsentativen Bürgerdialogen hinbekommen. Da reicht es nicht, auf die strategische Agenda zu verweisen oder eben nur zu sagen, man will darauf aufbauen, was man bislang gemacht hat.

Ich möchte den Appell geben – mit Willy Brandt: Auch der Rat sollte mehr Demokratie und einen neuen Aufbruch in dieser Frage im neuen Jahr wagen und bei den Verhandlungen mit der Kommission und dem Parlament ein gutes, ein ambitioniertes, Konzept vorlegen, um das Vertrauen der Bürgerinnen und Bürger ....

(Die Präsidentin entzieht der Rednerin das Wort.)

 
  
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  Paulo Rangel (PPE). – Senhora Presidente, Senhora Presidente da Comissão, deixe-me dizer da minha alegria ao ver que a Comissão assume a ideia da interconectividade energética, nomeadamente ligando Portugal e Espanha ao resto da Europa, nomeadamente na fronteira dos Pirenéus, como uma prioridade para o «Green Deal». Porque isto não é apenas uma questão ecológica nem é apenas uma questão económica, é também uma questão geopolítica. Nos podemos depender menos da Rússia se abrirmos as portas da energia europeia a Península Ibérica, porque terá energia limpa e terá também energia que pode ser importada de outras regiões e que pode chegar à Europa, diminuindo a nossa dependência da Rússia.

Queria saudar também o Presidente Charles Michel e dizer-lhe que estou um pouco dececionado com a falta de visão do Conselho a respeito da Conferência “O futuro da Europa”. Há uma coisa que lhe queria dizer: é importante que o Conselho se empenhe aqui. E há uma garantia que o Parlamento deve dar também ao Conselho, e estou disposto a reconhecer isso, é que nós temos de ouvir primeiro os cidadãos. Não deve haver resultados antes de ouvir os cidadãos. E, portanto, nós estamos totalmente de boa-fé para fazermos esse exercício com o Conselho, assim o Conselho o queira.

 
  
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  Κώστας Μαυρίδης (S&D). – Κυρία Πρόεδρε, στα συμπεράσματα υπήρξε ομόφωνη θέση της Ευρωπαϊκής Ένωσης, η οποία επιβεβαίωσε την παράνομη συμπεριφορά της Τουρκίας, τόσο στην κυπριακή ΑΟΖ, όσο και σε σχέση με το λεγόμενο μνημόνιο με το καθεστώς της Τρίπολης. Και στις δύο περιπτώσεις, η Τουρκία ενεργεί έξω από το Διεθνές Δίκαιο και έξω από το Δίκαιο της Θάλασσας του ΟΗΕ.

Σήμερα όμως, το Συμβούλιο επανέλαβε την αλληλεγγύη του προς τα κράτη μέλη των οποίων τα κυριαρχικά δικαιώματα παραβιάζονται. Επί της ουσίας, η επίθεση του Erdoğan είναι ενάντια στην Ευρωπαϊκή Ένωση, είναι ενάντια στο Διεθνές Δίκαιο, το οποίο αποτελεί κοινοτικό κεκτημένο, και πλήττει τα ύψιστα στρατηγικά συμφέροντα της Ευρωπαϊκής Ένωσης, τα οποία περιλαμβάνουν σχεδιασμούς για την ενέργεια στην Ανατολική Μεσόγειο. Και όμως, ενώ σήμερα συζητούμε αυτά τα θέματα και το Συμβούλιο έχει αποφασίσει μέτρα κατά της Τουρκίας, αύριο η νέα Επιτροπή ξεκινά διάλογο για αναβάθμιση των εμπορικών σχέσεων με την Τουρκία.

Ο Erdoğan θα δημιουργήσει νέο τζιχαντιστικό καθεστώς στη Λιβύη. Εμείς πρέπει να προασπίσουμε τα ύψιστα συμφέροντά μας.

 
  
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  Angelika Niebler (PPE). – Frau Präsidentin, verehrte Frau Kommissionspräsidentin, verehrter Herr Ratspräsident, liebe Kolleginnen und liebe Kollegen! Ich habe zwei Anmerkungen zu den Ratsergebnissen.

Erste Anmerkung: Die Mitgliedstaaten haben kein einziges Wort über die Situation in Malta – und wir reden hier von einem Auftragsmord in Malta, in den oberste Regierungskreise verstrickt sind – verloren. Ich sage es mit aller Offenheit: Ich finde das beschämend.

Meine zweite Anmerkung bezieht sich auf den Grünen Deal: Wenn wir es richtig machen, kann der Green Deal der Wachstumsmotor für die Europäische Union werden. Das hat der Rat ja auch bestätigt. „Richtig machen“ bedeutet: auf neue Technologien, auf intelligente Lösungen setzen. Dann, glaube ich, können wir die Klimaneutralität bis 2050 erreichen. Es ist technologisch möglich, aber es muss natürlich auch ökonomisch sinnvoll sein. Deshalb finde ich, dass Klimapolitik und Wettbewerbspolitik zwei Seiten einer Medaille sind, und ich freue mich, Frau Kommissionspräsidentin, dass Sie nächstes Jahr neben dem Vorschlag für das Klimagesetz gleichzeitig auch Ihre Industriepolitik vorstellen werden, das finde ich eine gute Ansage und bin neugierig auf Ihre Vorschläge.

 
  
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  Richard Corbett (S&D). – Madam President, as you take the Brexit procedure forward, please be aware – please remember – that 53% voted in this election for parties that wanted another referendum on this.

Every opinion poll over the last year, except one, has shown that a majority of the British public would vote to remain if we had a new referendum, and Mr Johnson, with his 43% of the vote – only 1% more than Mrs May achieved two years ago – takes that as a mandate to go forward with a very hard Brexit. And make no mistake, he’s going for a hard Brexit, because he has already gone back on a previous promise to say that the House of Commons would vote on extending the transition period to allow time for negotiations. He’s already saying we will not extend; we will make it illegal to extend. He doesn’t want to negotiate a proper partnership or trade deal. His strategy in the negotiations seems to be ‘give me what I want or I’ll shoot myself in the head’. It’s not going to work. It’s going to lead to a disastrous Brexit.

And finally, Madam President, may I endorse what Guy Verhofstadt said, that this Parliament should not endorse any deal until the rights of citizens, both ways around, are secured.

(Applause)

 
  
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  Seán Kelly (PPE). – A Uachtaráin, tá áthas orm cúpla abairt a rá faoin gcruinniú ar an deireadh seachtaine a bhí ag an gComhairle agus – níos tábhachtaí – na himpleachtaí don Eoraip sa todhchaí.

Mr Michel briefly mentioned Brexit at the meeting at the weekend – understandably so. But last night in our Group meeting, the always excellent and courteous Michel Barnier gave us an outline of what is going to happen over the next 12 months. I think one thing was very clear from what Mr Corbett said: that unless there’s goodwill and cooperation across the table, the outcome could be grave. So I would appeal to Mr Johnson not to be putting arbitrary and unnecessary deadlines into the negotiations and say to him that getting Brexit right is more important than getting Brexit done, and I hope that can happen.

Also, I just want to mention briefly what President von der Leyen mentioned about the MFF. I hope all Member States remaining will step up to the plate and give us a proper budget, and if not, as she said, we need to develop our own resources.

 
  
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  Michel Barnier, Chef de la task-force pour les relations avec le Royaume-Uni. – Madame la Présidente, Monsieur le Président du Conseil européen, à la demande d’Ursula von der Leyen, notre présidente, et comme beaucoup d’entre vous ont évoqué, évidemment, la question du Brexit, je voudrais dire quelques mots sur ce sujet, en réponse à vos interventions.

D’abord, je voudrais faire observer, comme plusieurs d’entre vous, que c’est la toute première fois que notre Parlement débat du Brexit en sachant qu’il aura vraiment lieu le 31 janvier, désormais. Je dis cela avec beaucoup de respect, et aussi beaucoup de compréhension. Je fais écho à l’intervention d’Iratxe Garcia Pérez, de Dacian Cioloș et de Ska Keller aussi, de plusieurs d’entre vous – beaucoup de compréhension à l’égard de tous ceux, beaucoup d’entre vous ici et à l’extérieur de cet hémicycle, qui auraient souhaité que le Royaume-Uni reste dans l’Union. Mais j’exprime aussi du respect pour le choix britannique, depuis le début, et notre responsabilité, Mesdames et Messieurs les députés, notre mission, celle qui m’a été confiée, c’est précisément de respecter la volonté exprimée par une majorité de citoyens britanniques, et donc d’organiser le retrait ordonné dans l’intérêt des citoyens, dans l’intérêt de l’économie, des deux côtés, et dans l’intérêt de l’avenir aussi, à travers un traité qui est désormais ici, que vous connaissez bien puisque nous l’avons en quelque sorte, co-construit ensemble. Je veux à mon tour remercier le Brexit steering group et tous les parlementaires qui y ont participé, en particulier Guy Verhofstadt.

Maintenant, nous sommes sur le point de regarder davantage vers l’avenir et j’ai en mémoire ce que notre présidente Ursula von der Leyen a dit ici-même, le 27 novembre dernier: «quel que soit notre avenir, les liens et l’amitié entre nos peuples resteront indestructibles». C’est cela la ligne, Mesdames et Messieurs les députés, pour les temps qui viennent, et c’est cela qui va nous conduire à travailler de manière respectueuse, de manière ambitieuse à une relation très forte et stratégique avec le Royaume-Uni. Cette relation reposera sur un pilier économique, et nous y travaillerons en particulier avec le commissaire Phil Hogan et tous les autres commissaires concernés, sous l’autorité de la présidente, et un pilier stratégique, auquel nous travaillerons en toute priorité avec le haut représentant Josep Borrell et d’autres commissaires.

Le Royaume-Uni restera, comme vous l’avez dit, un pays ami, un pays allié, un pays partenaire et nous devons traduire cette alliance, cette amitié, ce partenariat dans de nouveaux traités. Je voudrais rappeler que le cadre de cette future relation, très ambitieuse, est écrit de manière très précise dans les 36 dernières pages de ce document que vous avez sous les yeux. Et je veux rappeler que ce document, cette déclaration politique, est commune. Chaque mot compte, chaque mot a été agréé par nous et par Boris Johnson. Encore une fois, chaque mot compte.

Qu’est ce qui peut limiter cette ambition, Mesdames et Messieurs les députés? Deux choses.

La première: le temps, le temps dont nous avons besoin pour traduire cette ambition dans des traités ou dans des textes.

La deuxième chose: évidemment, les divergences qui peuvent apparaître entre nos intérêts et nos objectifs, en particulier la réponse qu’apportera le Royaume-Uni, dans les semaines qui viennent, à une question. Le Royaume-Uni quitte l’Union, nous respectons ce choix. Il ne quitte pas l’Europe, évidemment. Veut-il s’éloigner, et dans quelle proportion, de notre modèle réglementaire? C’est cette question-là qui est posée. C’est la réponse qui sera apportée par le Royaume-Uni qui déterminera le niveau de notre ambition. À partir d’aujourd’hui, nous avons trois chantiers à mener ensemble.

Le premier: la conclusion du processus de ratification de l’accord de retrait.

Le deuxième: la mise en œuvre de l’accord lui-même, dans toutes ses dimensions. Ce point n’est pas négligeable, à la fois pour les citoyens dont les droits écrits dans ce texte doivent être respectés, et aussi, je me permets de le rappeler, Madame la Présidente – je le dis aussi à M. Kelleher et à Sean Kelly et à d’autres – en Irlande et en Irlande du Nord, pour la paix et la stabilité.

Le troisième chantier, c’est celui de l’avenir, de la nouvelle négociation, dans un temps limité. Nous avons entendu le premier ministre britannique dire qu’il ne voudra pas demander de prolongation de la transition. Cette prolongation est possible, elle restera possible jusqu’au 30 juin, d’un commun accord, ce qui veut dire que chacun des deux partenaires, l’Union et le Royaume-Uni peut dire oui, ou non, jusqu’au 30 juin. Ce temps est limité, il ne sera donc pas possible, si je continue à être très franc avec vous, dans ce temps limité, de tout faire, mais nous ferons tout notre possible. We can’t do it all, but we will give it our all. Alors, naturellement, si nous voulons parvenir, au bout de la route, à une nouvelle relation dans toutes ses dimensions, il faudra prendre plus de temps et continuer au-delà de la fin de la transition, fin 2020, à travailler avec les Britanniques et à négocier.

Je veux prendre un dernier engagement sous l’autorité de la présidente von der Leyen et avec la confiance du président du Conseil européen, et la vôtre. Nous continuerons de travailler avec la même méthode: la transparence, la franchise, le dialogue avec l’ensemble des commissaires concernés et avec les services de la Commission.

Je voudrais juste dire un dernier mot à M. Michael Heaver, qui s’est exprimé tout à l’heure avec beaucoup de véhémence et en nous disant: «nous sommes fiers d’être Britanniques». Évidemment, nous respectons et nous comprenons cette fierté mais, Monsieur le député Heaver, nous sommes tous ici fiers d’être patriotes, tous, et nous n’avons pas de leçon de patriotisme à recevoir de vous.

(Applaudissements)

La seule chose que je veux dire c’est que, à notre patriotisme, à notre fierté d’être patriotes, nous ajoutons ici une dimension supplémentaire, nous pensons que notre patriotisme est aujourd’hui, et sera demain dans le monde tel qu’il vient, plus solide, parce que nous y ajoutons l’union des Européens et l’action commune des Européens.

 
  
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  Charles Michel, Président du Conseil européen. – Madame la Présidente, Madame la Présidente, chers membres du Parlement européen, merci pour les différents messages qui ont été adressés, pour les opinions qui ont été exprimées.

Premier point: le climat était bel et bien, la semaine passée, l’enjeu numéro un pour ce sommet européen. Merci pour les encouragements qui ont été exprimés; je mesure bien toute la tâche qui reste encore à accomplir et particulièrement la nécessité, très rapidement, de s’accorder sur les objectifs 2030 pour nous préparer lors des prochaines COP, notamment à Glasgow. Nous le ferons avec la Commission, en prenant en considération les évaluations nécessaires pour poursuivre les progrès sur ce sujet.

Deuxième élément: oui, c’est un acte important qui a été posé la semaine passée par le Conseil européen, parce que la décision est unanime s’agissant de l’objectif de neutralité climatique à l’horizon 2050, et que ce n’est que pour sa mise en œuvre qu’un pays européen a considéré que plus de temps était nécessaire – nous reviendrons spécifiquement sur ce sujet au mois de juin, au sein du Conseil européen.

Troisième élément: nous avons ouvert le chantier du financement parce qu’effectivement, pour être crédibles et réalistes, cette question du financement est essentielle. Nous allons la poursuivre dans les prochains mois, notamment, mais pas seulement, au regard du débat sur le prochain budget européen.

Et enfin, point complémentaire, que plusieurs ont évoqué: je crois aussi que cette position forte, portée par les autorités européennes – pacte vert européen, neutralité climatique en 2050 – donne aux autorités européennes et aux institutions un mandat clair sur le plan international, notamment dans le cadre des sommets de l’année prochaine avec la Chine. Faire avancer cet ordre du jour sur le plan international est aussi part du succès, et je crois profondément que cette décision est véritablement essentielle, car elle crée les conditions pour mettre l’Europe en situation, demain, d’avoir des champions pour l’économie verte, ce qui est une bonne chose pour la prospérité, pour la stabilité, pour le développement et pour l’innovation également.

Enfin, regardez – quelles que soient les impatiences, que je respecte et que j’entends – le chemin parcouru en quelques mois. Il y a quelques mois à peine, lors du sommet de Sibiu – c’était au début de l’année 2019 – seuls 9 pays européens sur 27 partageaient cet objectif de neutralité climatique en 2050. Quelques mois plus tard, c’est l’unanimité autour de ce message extrêmement fort.

Deuxième point: la question du budget européen. Je partage le point de vue qui a été exprimé notamment par M. Weber et par d’autres parlementaires européens: c’est un chantier extrêmement difficile. C’est la raison pour laquelle, bien avant ce sommet de la semaine passée, j’ai pris beaucoup de temps, Monsieur le député, pour rencontrer en tête-à-tête les différents leaders européens, comprendre les priorités, comprendre les espaces de négociation et les espaces de compromis. Mais je compte aussi sur la cohérence politique de l’ensemble des responsables politiques, parce que j’entends ici une ligne de force qui se dégage et des ambitions qui sont légitimes en terme de capacité d’action au travers du budget européen. Tout à la fois, je vois aussi tout autour de la table du Conseil européen des leaders européens, chefs d’État et premiers ministres qui, chacun, sont face à des parlements nationaux composés de majorités politiques, avec des partis représentés au sein de ce Parlement européen. Je compte aussi à l’avenir sur une capacité de porter le débat avec une cohérence politique, qu’on s’adresse à des interlocuteurs sur le plan national ou sur le plan européen, de sorte que les mêmes messages soient portés par les formations politiques au départ desquels vous vous êtes présentés devant les électeurs.

Enfin, troisième élément: je ne veux pas éluder la question de Malte et de l’état de droit. Je vais être très clair sur ce sujet extrêmement important. L’état de droit est un socle, est une valeur fondatrice du projet européen. Et l’assassinat d’un journaliste est évidemment d’abord un drame pour les familles, est un drame pour les proches, un drame humain. Mais, au-delà de ce drame humain et personnel pour les familles, c’est une attaque grave et sérieuse contre la liberté de la presse, c’est un des fondamentaux de ce projet européen qui nous unit et qui nous rassemble. Des enquêtes sont en cours, qui doivent être fondées sur les principes de l’état de droit, sur les principes de la séparation des pouvoirs. Il appartient aux institutions européennes, chacun dans son rôle et sa responsabilité – le Parlement européen a déjà démarré un certain nombre de réflexions et de raisonnements sur le sujet – d’assumer leurs responsabilités. Je n’essaierai pas d’échapper à mes responsabilités lorsqu’il s’agira de défendre l’état de droit, et c’est dans cet esprit aussi que j’ai annoncé être disposé à rencontrer la famille de cette journaliste assassinée.

(Applaudissements)

Enfin, un mot encore sur le Brexit: je voudrais répéter, dire ici encore que, chaque fois – et cela a commencé par le référendum, il y a maintenant trois ans – j’ai respecté les positions exprimées au moyen du référendum par le peuple britannique. Je regrette cette décision, mais je la respecte, car elle a été exprimée par le peuple britannique. Le Conseil européen, la semaine passée – et Michel Barnier vient de le redire avec beaucoup de précision – s’est mis en ordre de marche pour les étapes suivantes. Nous savons quelle direction nous voulons, nous savons où nous voulons aller, nous savons que la transparence et l’unité seront essentielles pour faire en sorte que ces négociations soient loyales et empreintes de respect. Nous allons protéger, défendre les intérêts européens, le level playing field, l’intérêt aussi de préserver l’intégrité du marché intérieur. Mais je voudrais, avec beaucoup de tranquillité, avec beaucoup de calme – ce sera toujours mon esprit: le rassemblement –, dire à celles et ceux que j’ai entendus dans cette assemblée qui, une fois encore, ont pratiqué l’insulte et l’injure ennuyeuses plutôt que l’argument, leur dire que je ne me laisserai pas, nous ne nous laisserons pas intimider par cet esprit de controverse stérile. Avec calme et détermination, nous défendrons une relation forte, étroite pour l’avenir avec la Grande-Bretagne.

Enfin, je vais conclure par ces quelques mots, en vous réitérant ma conviction. Ambition, confiance et bon sens sont, à mon sens, les lignes de conduite qui doivent dominer l’action des institutions, sans jamais oublier que chaque institution est là pour porter les espoirs et les rêves des citoyens européens et faire en sorte que ce projet qui nous mobilise soit un projet porteur de lumière pour l’avenir.

(Applaudissements)

 
  
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  President. – The debate is closed.

The award of the Sakharov Prize will start shortly.

(The sitting was suspended at 12h05)

Written statements (Rule 171)

 
  
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  Vilija Blinkevičiūtė (S&D), raštu. – Noriu pasveikinti Komisiją už jos pastangas randat susitarimą Europos Vadovų Taryboje dėl Komisijos pristatyto „Europos žaliojo kurso“ . Europa paskelbė itin ambicingą tikslą – iki 2050 m. tapti neutralia klimato poveikiui ekonomika, ir tai pareikalaus ne tik didžiulių finansinių išteklių bei struktūrinių reformų įvairiose srityse, bet ypač valstybių narių politinės valios įgyvendinant itin sudėtingus, bet būtinus sprendimus. Tai įgyvendinti bus pakankami sudėtinga, kaip matome iš tebevykstančių derybų dėl sekančios daugiametės finansinės perspektyvos. Pirmininkaujančios Suomijos pateiktas derybinis paketas mūsų netenkina, o kai kurioms ES valstybėms narėms, kaip pavyzdžiui, Lietuvai, ES paramą, lyginant su dabartine finansine perspektyva, siekiama sumažinti per 2 milijardus eurų, kad yra visiškai nepriimtina. Nesutiksime su finansavimo mažinimu socialinės politikos sričiai. Nerimą kelią ir Europos Parlamento pozicijos ignoravimas skirti 5,9 mlrd. eurų Europinei vaiko garantijai finansuoti. Europos Parlamentas nepritars biudžetui, kuriame neskiriama pakankamai lėšų socialinės politikos prioritetams, nes tokie sumažinimai palies labiausiai pažeidžiamus visuomenės sluoksnius.

 
  
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  Λευτέρης Χριστοφόρου (PPE), γραπτώς. – Γιορτάσαμε στο Στρασβούργο την 10η Επέτειο της Συνθήκης της Λισαβόνας. Είμαστε περήφανοι για αυτή την Συνθήκη που υπερασπίζεται Αρχές, Αξίες, Ανθρώπινα Δικαιώματα, Κράτος Δικαίου. Μία ισχυρή αρχή της Συνθήκης είναι και η Αλληλεγγύη. Τις αρχές αυτές οφείλουμε να τις διαφυλάττουμε, και σε αυτές δεν χωρούν εκπτώσεις. Συμφωνώ ότι στα θέματα κλιματικής αλλαγής η ΕΕ θα καταστεί Ηγέτης. Οφείλουμε όμως και στα θέματα αρχών και αξιών και προάσπισης κυριαρχίας των χωρών μελών της ΕΕ να είμαστε ηγέτες. Πρέπει να σταλεί ισχυρό μήνυμα ότι η ΕΕ θα απαντήσει με όλα τα μέσα και θα προασπιστεί την κυριαρχία των χωρών μελών από τις εξωτερικές απειλές. Εάν η Τουρκία δεν καταλαβαίνει από λόγια, να προχωρήσουμε στο πάγωμα της Τελωνειακής Ένωσης Τουρκίας ΕΕ. Η Αμερικανική Γερουσία δεν πτοήθηκε από τις απειλές της Τουρκίας για αναγνώριση της Αρμενικής Γενοκτονίας και θα προχωρήσει και σε κυρώσεις. Η ΕΕ θα είναι πραγματικά Ηγέτης εάν φανεί Ηγέτης σε Αρχές και Αξίες απέναντι σε χώρες-παραβάτες όπως η Τουρκία. Μπορεί εδώ και τώρα η ΕΕ να πει «Ως εδώ και μη παρέκει», μπορεί να τονίσει στην Τουρκία ότι, αν συνεχίσει τις παραβάσεις σε Κύπρο και Ελλάδα, θα βρει ενωμένη απέναντι της την ΕΕ και να αποδείξει έτσι έμπρακτα την αλληλεγγύη της προς όλα τα κράτη μέλη;

 
  
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  João Ferreira (GUE/NGL), por escrito. – A reunião do Conselho Europeu evidenciou a crise e as contradições em que está mergulhada a integração capitalista europeia. Proclamam uma denodada ambição no domínio ambiental. Falam em instrumentos, incentivos, apoios e investimentos. Mas têm em cima da mesa um quadro de negociação do Quadro Financeiro Plurianual, com indicação de valores, que corta as verbas para a “coesão”, prejudica países com maiores dificuldades, como Portugal, e direciona recursos para as grandes potências, alimentando uma deriva militarista e securitária.

Na Zona Euro, a “capacidade orçamental” que diziam que ia promover a convergência é, afinal de contas, mais um instrumento para promover a “competitividade” dos mais ricos, dos maiores beneficiários do euro e do mercado único, à custa de mais prejuízo para os mesmos de sempre. Acenam com uma “Conferência sobre o Futuro da Europa” para logo deixarem claro que se trata de mais uma encenada tentativa de legitimar políticas previamente decididas, cada vez mais desacreditadas aos olhos dos trabalhadores e dos povos da Europa.

 
  
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  Pedro Marques (S&D), in writing. – We have to start delivering on the goal of carbon neutrality. Such an ambitious goal needs proper resources to promote and support the transition. We can find those resources, and at the same time avoid importing carbon and avoid endangering responsible European investment.

An ambitious budget for the future – that is what we need. We need to put our money where our mouth is. One first and very important moment will be the way the Just Transition Fund will support the transition in all Europe, and where the money will come from. We will be very attentive on the proposal. We need to fight for agreements, avoid blockages at the Council, for this Europe to evolve.

Banking Union is to be completed; more importantly, EMU is to be completed and a stabilisation mechanism within the EU budget is absolutely necessary. These are truly strong objectives, but bold action was again promised today by the President of the Commission, which as a member of this political family I acknowledge and support. Let us unite around the future of this European project. We wish all the best for the endeavours of the new President of the Council.

 
  
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  Henna Virkkunen (PPE), kirjallinen. – Arvoisa puhemies, viime viikon Britannian vaalien jälkeen näyttää selvältä, että brexit toteutuu tammikuun lopussa. Vaikka vaalitulos tältä osin selkeytti tilannetta, epävarmuus ei poistu. Kuten tiedämme, eron jälkeinen siirtymäaika on voimassa vain vuoden 2020 loppuun, ja sen jälkeen EU:n ja Britannian tuleva suhde on täysin auki. Ainakin nyt Britannian pääministerin kanta on ollut, ettei siirtymäaikaa haluta tuon jälkeen jatkaa. Ensi vuosi tulee siis olemaan todella kiivasta neuvotteluaikaa, ja toivotan tässä voimia erinomaiselle pääneuvottelijamme Michel Barnierille, jolla on iso urakka edessään. Itse henkilökohtaisesti pidän tärkeänä, että pääsisimme sopimukseen, mikä toisi mahdollisimman vähän esteitä ihmisten, tavaroiden ja palveluiden liikkumiseen. Pidän tärkeänä, että yhteistyömme jatkuisi tiiviinä erityisesti koulutuksen, tutkimuksen ja turvallisuusyhteistyön osalta. Tämä kaikki on tietenkin kiinni siitä, millaiseen sopimukseen pääsemme. On selvää, että EU:n ulkopuolella Britannia ei voi saada samanlaisia etuja kuin EU:n jäsenenä. Pelkkiä rusinoita pullasta ei ole tarjolla. Molemmat osapuolet tulevat kärsimään erosta, mutta ihmisten arjelle, yritystoiminnalle, Euroopan kilpailukyvylle ja turvallisuudelle koituvia haittoja tulisi pyrkiä sopimuksilla lieventämään.

 
  
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  Marco Zanni (ID), per iscritto. – Ho molti dubbi sull'efficacia del Green New Deal, presentato nei giorni scorsi da Ursula von der Leyen, al Parlamento europeo. Mi sembra un'operazione di facciata, con un approccio estremamente ideologico, senza una chiara volontà politica di risolvere il problema, che non andrebbe considerato solo a livello europeo. L'UE dovrebbe fare il possibile per facilitare la crescita e il lavoro delle aziende, invece di imporre sempre più norme difficili da rispettare, minando così la competitività delle nostre aziende e mettendo a rischio migliaia di posti di lavoro. Il Consiglio ha preso atto dei risultati nel Regno Unito. Dopo aver fatto tutto il possibile negli ultimi tre anni per impedire, sia il voto che l'attuazione della Brexit, l'UE deve finalmente affrontare i fatti e negoziare in fretta un accordo commerciale, nel nome di una leale cooperazione. I cittadini britannici hanno mandato un segnale forte a questa UE, che non funziona.

La conclusione della vicenda Brexit, infrange il dogma e il mito dell'UE intoccabile ed irreversibile.

 
  
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  Carlos Zorrinho (S&D), por escrito. – O Conselho Europeu recusou a proposta de Quadro Financeiro Plurianual 2021/2027 apresentado pela Presidência finlandesa e mandatou o Presidente do Conselho para prosseguir contactos bilaterais que conduzam à formulação de uma proposta que possa ser aceite por todos os Estados-Membros. Esta decisão era inevitável.

A proposta da Presidência finlandesa era incompatível com a ambição demonstrada noutros pontos da agenda do Conselho, designadamente com a ambição de concretizar um pacto ecológico que conduza a um acelerado processo de descarbonização, atingindo a neutralidade carbónica em 2050, no quadro de uma transição justa, que não deixe nenhum território para trás, e de manutenção do esforço nas politicas de coesão e proximidade.

Realço ainda o empenho do Conselho Europeu numa saída ordenada do Reino Unido, com base no acordo de saída, apelando a uma rápida aprovação e ratificação. Finalmente, e em relação à cimeira do EURO, realço a vontade de prosseguir os trabalhos de consolidação do novo instrumento orçamental de convergência e estabilidade (Mecanismo Europeu de Estabilidade), integrando o seu debate no processo de consensualização estratégica liderado pelo Presidente do Conselho.

 
  
  

PRESIDENZA DELL’ON. DAVID MARIA SASSOLI
Presidente

 
Seneste opdatering: 4. marts 2020Juridisk meddelelse - Databeskyttelsespolitik