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 Texte intégral 
Débats
Mardi 10 mars 2020 - Bruxelles Edition provisoire

Déclaration de la Présidence
MPphoto
 

  Manon Aubry, au nom du groupe GUE/NGL. – Madame la Présidente, pour cette intervention sur le droit des femmes, permettez-moi de m’adresser à vous habillée en Rosie la riveteuse, icône du combat féministe et symbole en France de la mobilisation actuelle des femmes.

Ce bleu de travail, ce foulard rouge et ces gants de ménage jaunes, nous sommes des milliers de femmes à les avoir portés dimanche dernier, pour la journée internationale des droits des femmes. Nous les avons portés pour refuser les 16 % d’inégalité de salaire entre les femmes et les hommes en Europe. Nous les avons portés depuis des mois déjà, pour dénoncer une réforme des retraites en France, dont les femmes seront les grandes perdantes. Nous les avons portés pour soutenir les femmes de chambre sous-traitées et invisibilisées des hôtels de luxe. Nous les avons portés pour pointer la double journée des femmes, qui consacrent près de deux fois plus d’heures au travail domestique que les hommes. Nous les avons portés pour protéger notre droit à disposer de notre corps, sévèrement menacé dans certains pays d’Europe, dont la Pologne. Nous les avons portés pour dénoncer les violences sexuelles et l’impunité dont jouissent les agresseurs protégés par les cercles de pouvoir. Nous les avons portés pour nous lever et nous casser, comme Adèle Haenel face au César de la honte, attribué à Polanski. Nous les avons portés pour hurler notre colère face au décompte insupportable et morbide des féminicides, dont 149 en France pour la seule année 2019. Nous les avons portés malgré la répression policière qui s’est violemment abattue sur les marches féministes nocturnes organisées samedi dernier à Paris. Nous les avons portés aussi, quitte à nous faire traiter de petites connes par un député français sur les bancs de l’Assemblée nationale.

Nous les avons portés avec fierté, solidarité et combativité. Ce week-end, nous étions des centaines de milliers à déferler contre le patriarcat, partout en Europe. Alors, soyez prévenus, nous ne nous tairons plus et nous n’attendrons plus l’égalité qui nous est due. Et nous continuerons de reprendre en chœur l’hymne des femmes: «Levons-nous, femmes esclaves, et brisons nos entraves. Debout, debout, debout!»

 
Dernière mise à jour: 23 mars 2020Avis juridique - Politique de confidentialité