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 Index 
 Texte intégral 
Débats
Jeudi 14 mai 2020 - Bruxelles Edition provisoire

70e anniversaire de la déclaration Schuman (débat)
MPphoto
 

  Pascal Durand, au nom du groupe Renew. – Monsieur le Président, tout le monde aujourd’hui applaudit le génie visionnaire des pères de l’Europe, des Schuman, Monnet, Adenauer, Spinelli. Au risque de décevoir, je préférerais relever leur intelligence et leur pragmatisme. Ils ont compris, à l’époque, que nous n’arriverions pas à reconstruire l’Europe nécessaire sans l’inscrire dans la coopération, la paix, la démocratie et la solidarité. Sans solidarité entre les peuples et entre les États, disaient-ils, il n’y aura pas d’avenir durable pour l’Europe.

Alors, soixante-dix ans plus tard, où en sommes-nous? Nous ne partons pas de rien, nous avons réussi à construire une économie extrêmement puissante, un marché, une libre circulation pour les personnes et pour les biens. Nous avons réussi à asseoir la démocratie et à intégrer les pays qui étaient de l’autre côté du mur. Cela est une avancée que nous ne pouvons pas nier.

Mais cela ne suffit pas, cela ne suffit plus. Nous avons besoin de devenir une grande puissance politique. Nous avons besoin de consolider notre démocratie. Pour cela, nous avons besoin – vous l’avez rappelé, Monsieur Šefčovič –, bien sûr, nous avons besoin de réussir cette conférence pour le futur de l’Europe. Nous avons besoin de faire bouger notre démocratie avec les citoyens. Nous avons aussi besoin d’en finir avec la stupide règle de l’unanimité qui bloque toute évolution. Nous avons besoin de parler d’une seule voix. Nous avons besoin de modèles qui dépassent les intérêts de chacun des pays membres pour porter un intérêt général européen.

Oui, nous devons être à la hauteur des défis du vingt et unième siècle, définir les nouvelles règles d’une communauté basée sur la coopération, sur un commerce et des nouvelles règles, sur du juste échange, sur la paix, l’environnement et le social. Je dois dire que sans cette capacité à construire, sans cette capacité à coopérer, sans sortir de cette compétition fiscale qui enrichit les uns et appauvrit les autres, nous n’y arriverons pas.

Je voudrais juste terminer en rappelant une phrase d’un poète français. Jacques Prévert disait que l’on reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en nous quittant. J'exprime aujourd’hui le souhait que nous n’ayons pas, demain, à entendre le bruit de la démocratie, de la paix, de la justice qui nous quittent.

 
Dernière mise à jour: 4 juin 2020Avis juridique - Politique de confidentialité