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 Index 
 Texte intégral 
Débats
Jeudi 14 mai 2020 - Bruxelles Edition provisoire

Utilisation d'applications de suivi des contacts dans la lutte contre le coronavirus (débat)
MPphoto
 

  Anne-Sophie Pelletier, au nom du groupe GUE/NGL. – Monsieur le Président, cette crise montre encore une fois les défaillances de votre système. Parmi elles, le manque de moyens dans les hôpitaux, de matériel médical, dépendance vis-à-vis de la Chine, destruction du tissu industriel.

Ceux qui nous disaient qu'il n’y a pas d’argent magique sont les mêmes qui ont sacrifié nos services publics de santé sur l’autel de l’austérité, en suivant les 63 recommandations de la Commission, qui visaient à privatiser et à réduire les dépenses. 63 recommandations plus tard, les soignants et les hôpitaux craquent. 63 recommandations plus tard, nous comptons les morts.

Alors, les Harpagon modernes, au lieu de réparer ce qu’ils ont cassé, présentent un remède miracle: les applications de suivi des contacts. Aux peuples solidaires qui ont accepté et respecté le confinement, on demande encore de sacrifier leur liberté. Les garanties que vous donnez, que donne la Commission sur la protection de la vie privée ne sont pas convaincantes. Aucune crédibilité, alors qu’en Hongrie et en Lettonie, on suspend ces droits.

Et pendant que nos PME se meurent, les GAFAM outre-Atlantique se goinfrent. Devons-nous en plus leur concéder nos données par l’intermédiaire de ces applications?

Vous voulez, Monsieur Reynders, sauver des vies. Eh bien testez massivement les citoyens, donnez des moyens supplémentaires, apprenez de vos erreurs, investissez dans l’hôpital public plutôt que de jouer aux apprentis sorciers avec nos libertés. Et cela, j’aimerais ne pas le répéter 63 fois.

 
Dernière mise à jour: 4 juin 2020Avis juridique - Politique de confidentialité