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 Index 
 Texte intégral 
Débats
Jeudi 9 juillet 2020 - Bruxelles Edition provisoire

Rapport annuel 2019 sur les droits de l'homme - Stabilité et sécurité en Méditerranée et le rôle négatif de la Turquie - Situation en Biélorussie (débat)
MPphoto
 

  Nathalie Loiseau (Renew). – Monsieur le Président, Monsieur le Haut représentant, vous avez dit, il y a quelques jours, qu’entre la Turquie et l’Union européenne, la situation était, je cite, loin d’être idéale. Comme vous, je connais les charmes du langage diplomatique, mais parfois il faut savoir appeler un chat un chat. Depuis trop longtemps, le régime turc a tourné le dos à nos valeurs, en particulier en matière de droits de l’homme. Désormais trop souvent, la Turquie va à l’encontre de nos intérêts. Par sa présence en Syrie, elle affaiblit la lutte que mène la coalition contre Daech. En Méditerranée, elle procède à des forages illégaux, bafoue le droit international et porte atteinte à la souveraineté de la Grèce et de Chypre. En Libye, elle envoie des mercenaires syriens, dont certains sont des djihadistes, elle viole les engagements qu’elle avait pris à la conférence de Berlin et augmente le risque d’une partition du pays. Le 10 juin, un navire de guerre turc s’en est pris à un navire français qui opérait dans le cadre d’une mission de l’OTAN, dont la Turquie est membre, pour faire respecter l’embargo sur les armes en Libye. Ce comportement hostile de la part d’un allié est d’une particulière gravité et ne peut rester sans conséquence. Ce n’est pas de langage diplomatique qu’il faut user aujourd’hui vis-à-vis d’Ankara, Monsieur le Haut représentant, ce que nous attendons de vous, c’est le langage de la fermeté.

 
Dernière mise à jour: 28 juillet 2020Avis juridique - Politique de confidentialité