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 Texte intégral 
Débats
Vendredi 10 juillet 2020 - Bruxelles Edition provisoire

Commémoration de Srebrenica - vingt-cinquième anniversaire (débat)
MPphoto
 

  Dominique Bilde, au nom du groupe ID. – Madame la Présidente, Srebrenica est l’épisode le plus tragique de la guerre de Bosnie.

Sur le plan pénal, les peines infligées ont été lourdes. Sur le plan international, l’ensemble des responsabilités ne semblent pas assez clairement établies. Sur le plan politique, enfin, il est notable que la Serbie, non impliquée légalement dans ce drame, n’en a pas moins exprimé des excuses publiques en 2010. De même, le président de la République serbe de Bosnie a-t-il déploré dès 2004 l’une des pages les plus sombres de l’histoire de son peuple. Signe des tensions encore à vif, c’est malheureusement par des jets de pierres qu’Aleksandar Vučič, alors Premier ministre de la Serbie, était accueilli aux commémorations de juillet 2015.

S’il faudra encore de longues années pour parvenir à une mémoire apaisée, nous devons, de notre côté, nous garder de toute interprétation politique hasardeuse. En effet, les atrocités de la guerre ne sauraient justifier l’ostracisme subi aujourd’hui par la République serbe de Bosnie, ou bien des violations de ses droits garantis par l’accord de Dayton. Elles ne justifient pas davantage un parti pris de principe quant au peuple serbe, dont nous n’oublions pas le tribut immense payé lors des deux conflits mondiaux.

En particulier, alors que nous célébrons les 75 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale, rendons aussi hommage aux 1,7 million de Yougoslaves tombés au prix des mouvements de résistance les plus spectaculaires d’Europe. Nous n’oublions pas non plus que, de la ville de Glina au camp de Jasenovac, ce peuple héroïque a appris, avant tant d’autres, le sens du mot génocide.

La mémoire de Srebrenica doit aujourd’hui être celle de ces milliers de victimes et de leurs familles qui vivent encore aujourd’hui emplies de souvenirs d’un être aimé, d’un mari, d’un frère ou d’un père que, pour certains, ils n’auront jamais connu. Gravée dans le sang, elle doit être aussi celle de ces hommes assassinés et de ces femmes meurtries au-delà des clivages nationaux et partisans.

 
Dernière mise à jour: 28 juillet 2020Avis juridique - Politique de confidentialité