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Verfahren : 2020/2088(INI)
Werdegang im Plenum
Entwicklungsstadium in Bezug auf das Dokument : A9-0211/2020

Eingereichte Texte :

A9-0211/2020

Aussprachen :

PV 24/11/2020 - 6
PV 24/11/2020 - 8
CRE 24/11/2020 - 6
CRE 24/11/2020 - 8

Abstimmungen :

Angenommene Texte :

P9_TA(2020)0327

Plenardebatten
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Dienstag, 24. November 2020 - Brüssel Überprüfte Ausgabe

6. Bestandsaufnahme zu den Wahlen zum Europäischen Parlament (Aussprache)
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PV
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  Der Präsident. – Als nächster Punkt der Tagesordnung folgt die Aussprache über den Bericht von Pascal Durand im Namen des Ausschusses für konstitutionelle Fragen über die Bestandsaufnahme zu den Wahlen zum Europäischen Parlament (2020/2088(INI)) (A9-0211/2020).

Ich weise die Mitglieder darauf hin, dass es bei allen Aussprachen dieser Tagung keine spontanen Wortmeldungen gibt und dass keine blauen Karten akzeptiert werden. Außerdem sind Zuschaltungen aus den Verbindungsbüros des Parlaments in den Mitgliedstaaten vorgesehen.

 
  
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  Pascal Durand, rapporteur. – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, Madame la vice-Présidente, mes chers collègues, il en est des élections, il en est de la politique, un peu comme pour tous les spectacles: on peut choisir l’angle du projecteur. On peut décider d’éclairer certains faits, on peut décider d’en laisser d’autres dans l’ombre et de ne parler finalement que de ce qui nous arrange ou, au contraire, de ce que l’on veut critiquer. Nous avons essayé avec mes collègues de la commission des affaires constitutionnelles, et je tiens à leur rendre hommage, de ne rien laisser de côté et d’avoir une position équilibrée entre ce qui nous a réjouis dans ces élections et ce qui nous a moins satisfaits.

J’aimerais quand même commencer par jeter un petit regard dans le rétroviseur. D’où venons-nous? Nous sommes en 2019 et nous parlons d’élection au suffrage universel direct du Parlement européen. Nous sommes 40 ans après la création de ce Parlement. Nous sommes à la naissance quasiment de cette démocratie parlementaire en Europe. Gardons tous bien à l’esprit que nous avançons, que notre démocratie progresse, et qu’à l’origine ce Parlement n’était pas élu au suffrage universel et était composé de représentants des parlements nationaux. Nous avons donc franchi une étape très importante et cette élection est venue conforter cette progression.

Le premier élément que je souhaite évidemment souligner, c’est celui de la participation. Tout le monde s’est réjoui de l’augmentation de la participation. Nous enregistrons plus de 50 % de participation à ces élections européennes et, lorsque j’entends un peu partout que l’Europe ne représente pas directement, etc., je dis que ce sont plus de 200 millions, je dis bien 200 millions de citoyennes et de citoyens européens, qui ont voté aux élections européennes. Nous avons tous eu, il y a quelques jours ou quelques semaines, des cernes sous les yeux, à regarder des chaînes américaines pour essayer de connaître l’issue des élections aux États-Unis. Nous comptons 30 millions d’électeurs de plus qui élisent notre Parlement. Ne soyons donc pas modestes: acceptons le fait que la démocratie européenne est forte, qu’elle progresse et que, oui, les citoyennes et les citoyens s’intéressent à son devenir, c’est très important.

C’est très important également de relever que cette participation a augmenté, parce que les jeunes se sont approprié cette élection. Et si les jeunes se sont approprié cette élection – c’est le point sur lequel je veux insister et je me tourne évidemment vers les opposants à l’Union européenne –, c’est parce qu’ils considèrent que l’échelon européen est le bon levier pour répondre aux difficultés et aux crises, mais également pour aborder les enjeux à venir. Sur les questions de climat, sur les questions de sécurité, sur les questions de démocratie et de droits humains, sur les questions sociales, la jeunesse de l’Europe a compris que nous n’arriverions à résoudre ces questions-là qu’à travers notre puissance continentale et pas simplement dans les replis identitaires et nationaux. Et ça, c’est effectivement très important.

Pour autant, cette participation n’est pas égale partout et il faut effectivement relever le fait que dans certains États, la participation reste encore très faible. Il faut améliorer cette situation, il faut continuer à communiquer, il faut faire en sorte que la démocratie progresse de manière uniforme dans toute l’Union européenne.

Mais, je l’ai dit, nous avons des bonnes nouvelles. Nous en avons aussi de moins bonnes. Je l’ai dit, certains pays ne se mobilisent pas autour de l’élection européenne, mais nous avons également toute une partie de la population européenne qui n’arrive pas à participer à ces élections. Je parle des personnes les plus faibles, des personnes en situation de handicap. Dans certains pays, c’est extrêmement compliqué de voter. Je parle de certaines communautés qui n’arrivent pas à accéder librement au droit de vote dans certains pays européens, cela est inacceptable, cela doit changer.

Nous avons également à constater le manque de diversité dans notre Parlement. Bien sûr qu’il faut faire des progrès sur cette question-là, il y a toute une partie de la population européenne qui n’est pas représentée au sein de nos institutions, cela doit changer.

Cela doit également changer pour la diversité et l’égalité des genres. Oui, il y a une progression, nous sommes passés de 37 à 41 % de femmes dans ce Parlement. Oui, c’est une progression, mais 41 % c’est loin encore des 51 ou 52 % que nous devrions atteindre. Donc ça, c’est un objectif, il faut le faire. Nous devons effectivement arriver à ce que ce Parlement ait une parité réelle, effective, entre les femmes et les hommes.

Et puis, analyser une situation, c’est bien, mais je terminerai en disant que nous devons aussi faire des propositions. J’ai parlé des bonnes nouvelles, mais il y en a une mauvaise: le principe du candidat tête de liste n’a, en l’état, pas été compris par les électeurs. À peine 8 % des électrices et des électeurs européens ont dit que cette question de la candidate ou du candidat tête de liste était au cœur de leur vote. Nous devons donc progresser, réfléchir à cette capacité que la démocratie parlementaire peut mettre en œuvre pour que les citoyennes et les citoyens européens votent effectivement pour une candidate ou un candidat européen. Et là, nous devons avoir le courage de débattre de l’ensemble des sujets comme les listes transnationales, la circonscription unique, n’est-ce pas Madame Jourová, c’est dans votre portefeuille, ce sont des sujets dont nous devons débattre sans peur, sans crainte, tout simplement parce qu’ils sont au cœur de la démocratie européenne.

Il y a bien d’autres sujets, Monsieur le Président, mais je m’arrêterai là. Nous avons progressé, nous avons encore des progrès à accomplir.

 
  
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  Věra Jourová, Vice-President of the Commission. – Mr President, the Commission welcomes this report and thanks the rapporteur, Mr Durand, for his efforts to present a detailed stock-taking of the last elections, as well as to outline guidance of this Parliament on several key issues of high institutional and constitutional importance. We share the aspiration expressed in the report to strengthen the European dimension of the European elections and to promote broad and inclusive participation in European democracy.

In June 2020, the Commission published its own report on the 2019 elections. The report looked at the conduct of the last European elections and analysed measures taken to enhance transparency, to protect free and fair elections, and to promote the democratic participation of all EU citizens, to strengthen the European dimension of the elections, and to ensure resilient electoral processes. It was based on substantial input received from Member States authorities, in particular from the European Cooperation Network on Elections and the Expert group on electoral matters.

Our findings have shown that young and first-time voters drove turnout figures to a record high, the first increase since the 1970s and the highest in 25 years. It was also an election where the institutions and Member States cooperated closely and effectively to communicate with citizens. A dynamic European debate emerged on a number of topics showing progress in developing a European political dimension.

In the report, the Commission announced that it would continue to intensify its communication activities, to support inclusion policies and to engage with the Member States in the framework of the European Cooperation Network on Elections, on best practices in this area, including on data and reporting. The network in fact already touched on these subjects at its most recent meetings in July and September, and also discussed practices and experience in adapting elections and democracy to the post-COVID environment, which was warmly welcomed by Member States and which will continue.

We also indicated some opportunities for European political parties to support the effort to increase turnout, in particular through communications efforts, to increase inclusive participation, and through awareness-raising about the elections, and how the EU works.

In the next week, the Commission will adopt the European Democracy Action Plan. In this plan, we aim to protect our European democracies against today’s challenges and make them more resilient in order to ensure that citizens are able to participate in the democratic systems through informed decision-making free from unlawful interference and manipulation. The Action Plan will focus on safeguarding the integrity of our elections, on countering disinformation and on supporting free and independent media, and also build on the lessons learned from the ongoing COVID-19 crisis.

It will also cover active citizenship and strengthening of civil society. The international dimension of these initiatives is a thread running through the whole plan. It will announce legislative proposals to ensure greater transparency of paid political advertising, alongside non-legislative measures and further initiatives to tackle disinformation and to protect the media.

I am glad that the Durand Report focuses also on institutional matters such as the lead candidate. With the upcoming European Parliament reports and the hopefully soon to be launched Conference on the Future of Europe, we will be able to discuss together with citizens and Member States the shape of the next elections. Let me repeat that I remain ready to act as an honest broker in this field where the Commission’s initiative, as you know, is limited.

From our side, we are ready to join the debate and to make available legal and institutional expertise, research on electoral processes and insight into interinstitutional relations if this Parliament and the Council deem it useful. I would also like to mention two of the files where the Commission has the right of initiative. The Regulation on the Statute and funding of the European political parties and foundations. As announced in the work programme for the next year, we will propose a revision aiming for clearer rules, for instance on the financing. We will also propose legislation to ensure greater transparency of paid political advertising, alongside non-legislative measures, ensuring transparency and accountability, in particular online, is essential. All this with a view to adoption well in time ahead of the 2024 elections.

To summarise: on behalf of the Commission I can assure you that we will do our best to ensure that citizens’ confidence in our democratic process and decision-making only increases in the years to come.

 
  
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  Esteban González Pons, en nombre del Grupo PPE. – Señor presidente, querido Pascal, gracias por tu trabajo y por el esfuerzo que has hecho para que todos nos sintamos cómodos en este informe.

Las pasadas elecciones europeas dejaron importantes lecciones que aprender. Por primera vez hemos visto un aumento significativo de la participación. Al contrario de lo que dicen los euroescépticos, Europa importa a los ciudadanos. Sin embargo, aunque los partidos moderados y proeuropeos hemos ganado claramente las elecciones, muchos ciudadanos prefirieron opciones populistas y nacionalistas, algo que respetamos pero que debe preocuparnos. Por otra parte, el sistema de candidato principal ha fallado, por la negativa del Consejo a aceptar como presidente de la Comisión a quien ganó las elecciones y porque nosotros no supimos defenderlo. La evaluación general de las elecciones es positiva, la democracia europea funciona, pero hay muchas cosas que se pueden hacer mejor.

Todos estamos de acuerdo en que, más pronto que tarde, la Unión Europea tendrá que afrontar su propia revolución democrática y, si no lo hace por convencimiento, lo tendrá que hacer por necesidad.

El mundo en el que vivimos se parece muy poco al mundo que conocíamos hace solo una década, cuando firmamos el Tratado de Lisboa. Dejando la pandemia aparte, en el año 2000, por ejemplo, pocos podían imaginar que en pleno siglo XXI volverían a resurgir los movimientos nacionalistas, los movimientos populistas, el proteccionismo económico y el autoritarismo político. Igual que hace cien años. Pocos podían imaginar que, dentro de la Unión Europea, tendríamos que volver a salir en defensa de la libertad de prensa, del Estado de Derecho, de los derechos de las mujeres o de aquellos que sufren persecución por su orientación sexual o por su religión. Pocos podían imaginar que algo tan descabellado como el Brexit podría llegar a ocurrir.

Nos habíamos refugiado en la economía, habíamos dejado atrás los principios y los valores, pensando que otros los defenderían por nosotros. Nos equivocábamos. Cuando está creciendo el autoritarismo en el mundo, nuestro silencio no nos convierte en víctimas, sino en cómplices.

Europa no es un Estado ni aspira a serlo. Si la política y la presión de los Gobiernos nacionales no lo impiden, el año que viene celebraremos una Conferencia sobre el Futuro de Europa en la que todos los puntos que aparecen en este informe estarán sobre la mesa; por ejemplo, la aspiración de Europa a constituirse en una federación con un gobierno representativo y un parlamento bicameral de ciudadanos y Estados. Ahí, los europeos tenemos una oportunidad histórica para decidir colectivamente qué queremos ser y qué papel queremos jugar en el futuro: si nos conformamos con ser solo un mercado o aspiramos a ser algo más valioso.

 
  
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  Giuliano Pisapia, a nome del gruppo S&D. – Signor Presidente, onorevoli colleghi, le elezioni sono sempre il momento più delicato e importante della vita di una democrazia.

Dal 1979 la partecipazione alle elezioni europee è sempre calata. Però lo scorso anno il trend si è invertito: vi è stato il più alto tasso di partecipazione in vent'anni. L'annunciato sfondamento delle forze euroscettiche non è avvenuto. Si è sviluppato, è cresciuto un nuovo interesse nell'Unione europea. I cittadini europei hanno creduto ancora al progetto di integrazione e sono andati alle urne convinti che il loro voto potesse essere motore di cambiamento.

Tocca a noi adesso procedere sulla strada che ci hanno indicato. Non possiamo deludere chi ancora guarda a un'Europa unita, un'Europa che crede nella solidarietà, nello Stato di diritto, nella capacità di affrontare e vincere le grandi sfide globali. Nostro compito è anche quello di riaccendere le speranze laddove si erano spente.

Passi avanti sono stati fatti in questo ormai anno e mezzo. Rispetto alla scorsa legislatura il numero di deputate è aumentato. Apprezzo e apprezziamo la leadership femminile della Commissione, ma la strada per una reale parità è ancora troppo lunga. Solo il 5 % dei deputati appartiene a una minoranza, eppure queste costituiscono il 10 % della popolazione europea. Il voto è stato spesso negato ai detenuti e ai senzatetto. Circa 800 000 disabili non hanno potuto votare per problemi di accesso ai seggi.

Ecco, la relazione sulle elezioni del 2019 esamina il passato e il presente, ma guarda soprattutto al futuro. Progettare il futuro è l'obiettivo e il compito di questo Parlamento. I cittadini ci hanno chiesto di ritrovare la strada che hanno tracciato le madri e padri fondatori dell'Unione. Dobbiamo impegnarci sempre di più. Ricordava Jean Monnet: "Niente è possibile senza gli uomini, ma niente dura senza le Istituzioni".

 
  
 

(Die Aussprache wird unterbrochen)

 
Letzte Aktualisierung: 16. März 2021Rechtlicher Hinweis - Datenschutzbestimmungen