Presidente. – L'ordine del giorno reca la relazione di Caroline Roose, a nome della commissione per la pesca, su Più pesce nei mari? Misure per promuovere la ricostituzione degli stock al di sopra del rendimento massimo sostenibile (MSY), comprese le zone di ricostituzione degli stock ittici e le aree marine protette (2019/2162(INI)) (A9-0264/2020).
Ricordo agli onorevoli deputati che per tutte le discussioni di questa tornata non è prevista la procedura "catch-the-eye", né saranno accettate domande "cartellino blu".
Sono inoltre previsti interventi a distanza dagli Uffici di collegamento del Parlamento negli Stati membri.
Caroline Roose, rapporteure. – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, je suis fière de pouvoir vous présenter aujourd’hui ce rapport, sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Je suis écologiste, fille et femme de marin et amie de très nombreux pêcheurs de ma région.
Alors qu’ici, y compris dans ce Parlement, certains cherchent encore à opposer la pêche et la protection des ressources halieutiques et de la biodiversité, les pêcheurs que je rencontre ont bien compris qu’ils en dépendent. C’est l’idée centrale de mon rapport.
Plus de poissons dans les mers, c’est à la fois atteindre nos objectifs environnementaux et protéger la biodiversité. Mais c’est aussi permettre aux pêcheurs de continuer à pêcher, et ce sur le long terme.
L’année 2020 devait être celle où l’Union européenne devait atteindre le bon état environnemental des mers et l’année où tous les stocks de poissons devaient être exploités à un niveau durable. Depuis la réforme de la politique commune de la pêche en 2013, des progrès réels ont eu lieu mais les objectifs fixés ne sont pas atteints et il y a urgence.
La situation est très différente dans la zone atlantique et la Méditerranée. Il y a quelques temps, j’ai été à la rencontre des pêcheurs en Bretagne et Normandie. Eux m’expliquaient que certaines espèces, comme par exemple la coquille Saint-Jacques, se portaient très bien mais constataient d’autres phénomènes comme une prolifération d’araignées de mer due au réchauffement de l’eau et au changement climatique.
La situation en Méditerranée, elle, est alarmante. Plus de 80 % des stocks de poissons sont encore surexploités. Il faut donc aller plus loin. Il faut renforcer la connaissance scientifique des populations de poissons, mais aussi des interactions entre les différentes espèces. Il faut améliorer la sélectivité, réduire les prises accessoires, encadrer et limiter les techniques de pêches qui s’avèrent être les plus destructrices. Il faut aussi que l’ensemble des quotas soient fixés de manière transparente et jamais au-delà des recommandations scientifiques et des niveaux permettant d’atteindre le rendement maximum durable.
J’ai proposé aussi dans ce rapport d’étudier la pertinence de nouveaux indicateurs comme le RME (rendement maximum économique). Il vise à pêcher en dessous du niveau du RMD (rendement maximum durable). Cela permettrait d’améliorer la résilience des populations de poissons et la viabilité économique des pêcheries à moyen et long terme.
Pour préparer ce rapport, j’ai rencontré de nombreux acteurs du monde de la pêche et des associations environnementales. J’ai la chance de vivre à côté de la mer, près de plusieurs aires marines protégées, dont celle de Cap Roux, dans le Var. Alors qu’un pêcheur me faisait visiter l’aire marine protégée, nous avons vu arriver un chalutier qui venait pêcher au beau milieu de cette aire.
Son constat, je l’ai entendu répéter dans la bouche de nombreux pêcheurs et d’associations que j’ai rencontrés: beaucoup des aires marines protégées en Europe ne sont protégées que sur le papier: aucune surveillance, des plans de gestion incomplets quand ils existent... En utilisant différentes méthodes, ONG et scientifiques sont arrivés à la même conclusion: alors que nous nous targuons d’avoir protégé 10 % des mers européennes, moins de 2 % sont effectivement protégées.
La stratégie biodiversité fixe comme objectif que 30 % des eaux européennes soient couvertes par des aires marines protégées avec un niveau de haute protection. C’est une excellente chose qui correspond aux recommandations des scientifiques mais cela ne sera qu’une vaste opération d’écoblanchiment si ces aires protégées ne sont pas dotées de vrais plans de gestion et de mesures de contrôles. L’acceptation par les pêcheurs des aires marines protégées est un élément clé de leur succès. Il faut associer l’ensemble des acteurs à la mise en place, à la gestion, au suivi de ces aires marines protégées, en commençant par les pêcheurs et les scientifiques.
Alors, il faut aussi expliquer: 30 % d’aires marines protégées, cela ne veut pas dire que les pêcheurs sont exclus de 30 % des espaces maritimes. Dans les 10 % qui bénéficieront de fortes protections, il devra y avoir des zones où toute capture et toute activité économique est interdite mais, dans la majorité des aires protégées, ce sont seulement les techniques de pêche les plus destructrices qui doivent être limitées en fonction des caractéristiques locales et selon les saisons.
Des exemples existent. Très peu de zones de reconstitution des populations de poisson ont été mises en place depuis leur création en 2014. Pourtant, il y a des zones de reconstitution de stocks de poisson, comme celle de “Jabuka/Pomo” mise en place en 2017 par la Commission générale des pêches pour la Méditerranée, qui portent déjà leurs fruits. Placée à un endroit stratégique où se reproduisent certaines espèces, notamment le merlu, elle a permis la reconstitution de populations de cette espèce, visible au-delà de l’aire marine protégée et a remporté le soutien des pêcheurs locaux. Inspirons-nous de cela pour l’ensemble des aires marines protégées.
Et puis, les populations de poissons sont aussi confrontées au changement climatique et à diverses sources de pollution, comme par exemple le traitement des eaux usées, l’utilisation des pesticides dans l’agriculture, les mégots de cigarettes jetés en mer ou venant des plages, les crèmes solaires, etc. Il faut mieux étudier ces phénomènes pour pouvoir agir ensuite.
Il est important aussi que les ressources du futur FEAMP soient mobilisées vers des objectifs que j’ai cités: la constitution de ces aires marines protégées de haut niveau, la gestion et le contrôle de celles-ci, la recherche sur la sélectivité, la formation des parties prenantes, comme par exemple des gardes jurés.
J’invite la Commission à se saisir de ce rapport pour la mise en place de la stratégie biodiversité qui doit être traduite dans des textes juridiques contraignants, pour le plan d’action pour la conservation des ressources halieutiques et la protection des écosystèmes marins que vous avez annoncés pour cette année et pour l’évaluation de la politique commune de la pêche, elle aussi dans les mois qui viennent.
Je tenais à conclure en remerciant mes différents collègues rapporteurs fictifs dont l’esprit de compromis a permis d’avoir un rapport complet. J’ai été contente de travailler avec vous sur ce rapport, même si les négociations ont surtout eu lieu par l’intermédiaire de nos équipes. Merci aux ONG, aux pêcheurs qui m’ont aidée sur ce rapport. Continuons ce travail pour la nature, pour les pêcheurs et pour qu’il y ait plus de poissons dans les mers.
Virginijus Sinkevičius,Member of the Commission. – Mr President, I would like to thank the rapporteur, Ms Roose, and the Committee on Fisheries (PECH) for bringing forward this important own—initiative report on more fish in the sea.
Yes, more fish in the sea is what we all want and what this planet needs. Our fishermen and women, who go to sea every day to supply us with healthy food from the ocean, are the first to benefit from more fish in the waters, but abundant life in the ocean also plays a crucial role in our fight against climate change. The ocean has absorbed more than 90% of human—generated heat in the last century. It will only keep its ability to protect us if its ecosystems are healthy and rich, with lots of fish in its waters.
I also welcome most of the findings of this report. They support the Commission’s approach under the European Green Deal, the Biodiversity Strategy for 2030 and the common fisheries policy. In the past decade, we have achieved significant progress to increase fish stocks in the North—East Atlantic, where the rate of fishing is on average already close to the maximum sustainable yield. However, we are still confronted with overfishing in the Mediterranean Basin. We are starting to make progress there too, with the multiannual plan for demersal stocks in the western Mediterranean and with many measures adopted by the General Fisheries Commission for the Mediterranean, mostly proposed by the EU.
Our immediate priority is to build further on that success. In order to further move towards more sustainable fishing in all sea basins, I agree with the report that we need to improve our fisheries management to end overfishing. We need to expand our network of marine protected areas, improve their management and tackle other environmental factors beyond fishing that threaten our fish stocks.
When speaking about improving our fisheries management, I fully agree that more data collection is necessary in order to assess the health of our stocks and monitor bycatches of sensitive species like harbour porpoise and dolphins. Bycatch must be eliminated or, where this is not possible, minimised so as not to threaten species conservation status. We need to do everything to better protect sensitive species and sensitive habitats.
This is clearly required by the Technical Measures Regulation. The Commission will present, later this year, a report on the implementation of this Regulation and, as announced in the Biodiversity Strategy, an action plan to conserve fishery resources and protect marine ecosystems, which we announced in the Biodiversity Strategy and for which the roadmap will be published very shortly.
I agree with the report that we need more sea areas covered by marine protected areas with a more efficient management and control system in order to deliver in the interest of our fishermen and women and to protect marine biodiversity. I hope that the final report, as it will be voted on Thursday, will keep this high level of ambition in terms of sustainable fishing and healthy fish stocks. Regarding the use of the maximum economic yield advocated in the report, I am more cautious. At this stage, the priority is reaching maximum sustainable yield for all stocks, which is also the agreed legal objective of our current common fisheries policy.
François-Xavier Bellamy, au nom du groupe PPE. – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, préserver et reconstituer les espèces marines comme le veut le rapport de Mme Roose, comment ne pas partager cet objectif?
Il y a quelques semaines, j’ai été à Mayotte et à la Réunion à la rencontre des pêcheurs qui, depuis des générations, sillonnent ces eaux tropicales et je voudrais me faire ici le porte-parole de leur inquiétude: jamais, nous n’avons vu les espèces marines aussi fragilisées. Sur les quatre espèces de thon présentes dans l’océan Indien, une seule était en état de vigilance il y a seulement cinq ans. Aujourd’hui, une seule est hors de danger. Les stocks de toutes les autres espèces sont en train de s’effondrer, il est donc urgent de réagir.
La première priorité, c’est de retrouver le chemin d’une pêche raisonnée, maîtrisée et respectueuse de l’environnement, autant que de la sagesse héritée de sa propre tradition. La pêche est une relation magnifique avec l’équilibre du vivant et pas avec un matériau disponible indéfiniment. L’innovation, la technologie doivent nous permettre de prolonger cet héritage et de le transmettre.
Disons-le clairement, les dispositifs dérivants de concentration de poissons qui se sont multipliés ces dernières années ont eu un impact majeur sur la survie des espèces. Ils détournent les migrations marines, ils piègent les poissons les plus jeunes, ils multiplient les captures collatérales et contribuent à la pollution des mers. Nous devons retrouver ensemble le chemin d’une responsabilité partagée avec tous les acteurs concernés.
En second lieu, l’Union européenne doit impérativement faire accepter par ses partenaires des règles communes claires et respectées. Nous devons mettre ensemble tout notre poids dans la balance pour sortir du déni dans lequel persistent encore beaucoup de pays tiers, qui ne peut que mener à la catastrophe. Nous n’y parviendrons qu’avec une vraie fermeté en exigeant des contrôles réguliers comme ceux qui sont pratiqués aujourd’hui sur la pêche européenne.
Il nous faut enfin améliorer la connaissance de ces espèces par un investissement toujours plus grand dans la science, avec l’appui des pêcheurs. Nous ne sommes pas ici de ceux qui croient que la pêche est une manière de délinquance contre la mer, il n’y a qu’avec les pêcheurs, premiers explorateurs des océans que nous pourrons mieux connaître et mieux préserver les espèces et la biodiversité.
Isabel Carvalhais, em nome do Grupo S&D. – Senhor Presidente, Senhor Comissário, começo por agradecer o trabalho da colega Caroline Roose. Acredito que chegámos a um relatório equilibrado que contribui para melhorar a sustentabilidade da exploração dos mares.
Reforço aqui o desafio à Comissão, aos Estados-Membros e à comunidade científica para a necessidade de se encontrar um modelo científico que melhor se adapte à gestão e exploração das pescarias multiespecíficas. Será um desenvolvimento importante, que poderá contribuir para a exploração mais sustentável dos recursos pesqueiros, com ganhos ambientais, mas também sociais e económicos para o setor.
Defendo a utilização das áreas marinhas protegidas como uma ferramenta essencial na proteção, gestão e recuperação dos habitats e espécies marinhas. Para que esta ferramenta cumpra o seu propósito, é necessário garantir que funcione através de uma boa governação baseada no melhor conhecimento científico disponível com monitorização constante e controlo efetivo.
Na implementação e gestão das áreas marinhas protegidas, é fundamental que todos os interessados sejam envolvidos e, neste sentido, reforço que, desde o início do estabelecimento de qualquer área marinha protegida, a pesca profissional, a pesca recreativa, bem como todos os restantes setores da atividade comercial e lúdica e as populações das zonas envolventes devem ser chamadas ao processo.
As áreas marinhas protegidas não são incompatíveis com a existência de algumas atividades de pesca mais seletivas e com menos impactos negativos no ambiente ou nos recursos existentes.
Devemos, de uma vez por todas, combater, desmistificar essa ideia, seja entre os membros deste Parlamento, seja junto das comunidades piscatórias, pois só desta forma conseguiremos implementar as alterações tão relevantes e necessárias para a proteção, recuperação e resiliência dos habitats e da biodiversidade do mar europeu.
Termino, Senhor Presidente, declarando que defendo a implementação de objetivos ambiciosos para a percentagem de áreas marinhas a serem protegidas, tal como preconizado na Estratégia da Biodiversidade para 2030.
Grace O’Sullivan, on behalf of the Verts/ALE Group. – Mr President, welcome Commissioner Sinkevičius and well done to Caroline Roose for an excellent report. There’s a simple logic to the message I’d like to share with you today. It’s if we keep on taking fish out of our seas at the current rates, without giving them a chance to rest and reproduce, our sea beds will become barren waste grounds sapped of marine life, and a wonderful source of food and employment. Protecting 30% of our waters should be legally binding by 2030 as recommended in the biodiversity strategy. We need more fish in our seas, not less. The EU committed to end over-fishing by 2020 - clearly, this has not happened.
It is possible to implement measures that will allow for effective management of marine protected areas where fish will be given space to thrive. It is possible to do this whilst supporting sustainable fishing communities. Using improved fishing methods and monitoring and further improvements around meeting the basic targets set out by the Common Fisheries Policy and the Marine Strategy Framework Directive, we can and we must halt this decline. This crisis is made more urgent now with the complexities of ‘live’ Brexit. Over-fishing is a human-made problem but with a comprehensive and committed rebuild and restore strategy, we humans can be the solution. We can have more fish in the sea.
Bert-Jan Ruissen, namens de ECR-Fractie. – Voorzitter, geachte commissaris, gelukkig gaat het met heel veel visbestanden best wel goed. Duurzaam beheer op basis van de maximale duurzame opbrengst (MDO) begint zijn vruchten af te werpen, zeker bijvoorbeeld in de Noordzee. Toch blijft overbevissing wel degelijk nog een probleem, en dan met name in de Zwarte Zee en de Middellandse Zee. Daarom is het van belang dat we zoveel mogelijk soorten op MDO-niveau krijgen. Terecht onderstrepen we in dit initiatiefverslag dat deze belangrijke graadmeter hét uitgangspunt moet blijven voor het bestandsbeheer, en dat we dus niet moeten overschakelen op andere methoden.
De aanvankelijk ongenuanceerde kritiek in het verslag op bodemberoerende visserij is gelukkig geschrapt, en zeer terecht. We moeten ons immers niet laten leiden door emotie, maar ons baseren op feiten. Precies om die reden, Voorzitter, moet binnen verantwoorde kaders ook de selectieve pulstechniek weer mogelijk worden.
Ook is meer maatwerk nodig. De verschillen tussen de diverse zeebekkens zijn immers heel erg groot. Daarom vind ik het ook zeer onverstandig om nu al steun te geven aan het voorstel om overal 30 % van de zee in te richten als beschermd maritiem gebied, temeer omdat er ook nog helemaal geen effectbeoordelingen zijn gedaan. Ik vind dat de rapporteur eerlijk gezegd te veel verwacht van beschermde en gesloten natuurgebieden.
Laten we niet vergeten dat de visserij ook gewoon ruimte nodig heeft en van levensbelang is, niet alleen voor de visserijgemeenschappen, maar ook voor onze voedselzekerheid.
Mick Wallace, on behalf of The Left Group. – Mr President, Commissioner, I was recently contacted by scallop fishermen and processors from Kilmore Quay in Duncannon in Wexford in Ireland about changes to landing rules in the UK due to Brexit. The Irish scallop fleet consists of just seven scallop boats from these two small coastal communities. The new requirements that have to be issued by UK centres from this month and then the complete ban on EU scallop boats landing at UK ports from April will destroy these businesses if we can’t find a solution.
The Brexit deal is bad for the Irish fleet. However, the 2020 economic report on the EU fishing fleet shows once again that the main driver affecting the economic performances of the EU fleet is the health of fish stocks. Why, then, does the EU want to continue to promote overfishing by reintroducing harmful subsidies in the new European Maritime and Fishery Fund?
We need to do more to support small-scale low-impact fishing and end harmful capacity-enhancing subsidies. Coastal communities in Ireland are worried that the EU may bring back subsidies that are harmful and ones that were removed before, and they fear that they will favour the supertrawlers who do the damage. Please, Commissioner, look after them.
Gabriel Mato (PPE). – Señor presidente, querido comisario, resulta muy curioso que dos años antes de que la Comisión revise el funcionamiento de la política pesquera común, sin dar tiempo para evaluar con rigor si las decisiones son o no eficaces, ya haya grupos que proponen objetivos revolucionarios y sofisticados, disociando claramente la legislación de la realidad.
Si legislamos sin tener una base sólida, sin criterios científicos y sin discutirla con los actores implicados, habremos fracasado. Y eso es lo que está sucediendo actualmente. Aún no hemos implementado plenamente el concepto de «rendimiento máximo sostenible», y ya hay quien desea cambiarlo por «rendimiento máximo económico», sin base científica alguna.
Proteger está bien. Yo lo apoyo decididamente. No estoy en contra de las áreas marítimas protegidas, pero distingamos entre herramientas y objetivos. Las áreas marinas protegidas son una herramienta y no un objetivo. No se pueden limitar las actividades en un área sin evaluar previamente los objetivos de la conservación de esa área y sus consecuencias. Y tampoco se pueden criminalizar a priori determinadas artes y técnicas pesqueras. Ya está bien de demonizar a los pescadores. Ya está bien de acusarles de ser los causantes de todos los males. Los pescadores son los mayores protectores de los mares y de la biodiversidad, y no algunos políticos y radicales que solo miran en alguna dirección. Todos queremos más peces en el mar y, por eso, las principales propuestas de este texto necesitan de una profunda revisión.
Pär Holmgren (Verts/ALE). – Herr talman! Det var vår gröna kollega, Isabella Lövin, som la grunden för den då nya fiskeripolitiken här i EU 2013. Mycket, mycket viktigt arbete och stort tack så här i efterskott till dig Isabella för det.
Men nu måste vi ta flera viktiga stora steg framåt. Vi måste verkligen skydda 30 procent av EU:s havsområden mot överexploatering och utfiskning. Vi måste också se till att fiskekvoterna är baserade på vad ekosystemtjänsterna kan leverera, att de är hållbara på riktigt och inte något annat. Och så måste vi faktiskt få stopp på de skadliga, de rent skadliga fiskemetoderna, som till exempel bottentrålningen som ställer till med enorma skador för växter och djur och hela ekosystem på havsbotten.
Vad är lösningen på det här? Det är faktiskt att fokusera på det lokala, småskaliga, kustnära fisket. Det ger inte bara friskare hav utan också en möjlighet till nya arbetstillfällen i ofta mindre orter vid kusterna och det ger också då ett bidrag till en långsiktigt hållbar landsbygd.
Virginijus Sinkevičius,Member of the Commission. – Mr President, I welcome the interest of this House for the very important issues of sustainable fisheries and marine environmental protection and I have carefully listened to your interventions. And yes, I cannot stress it often enough as Ms Carvalhais stated, that strengthening scientific coverage and control will be key. Replying to Mr Ruissen and Mato, as regards the concept of maximum economic health, I’ve already mentioned it in my introductory remarks that our first ambition of course should be to properly implement the maximum sustainable yield, which is at the moment our current legal obligation and of course top priority.
And let me say that I particularly welcome also the involvement of the members of the Environment Committee in this debate The issue we discussed tonight is so cross-cutting that we need to ensure close cooperation between fisheries and environmental communities experts to ensure the necessary coherence and credibility of our actions and policies. Apart from a lot of support and ambition, I also heard some of you raising concerns in particular about having 30% of Europe’s seas covered by marine protected areas, of which 10% will be strictly protected. Let me reassure you that I fully understand that you want to ensure that our fishermen and women can fully benefit from marine resources, in particular in the current economic context of the global pandemic and the challenges several Member States face in the aftermath of Brexit. And let me be very clear, so do I.
However, it is precisely our fishermen who will be the first to benefit from more abundant fish stocks in the areas around those marine protected areas. There are very concrete success stories of fishermen and women with increased income around well-functioning MPAs, such as the Columbretes area in Spain, the Torre Guaceto area in Italy and the Jabuka/Pomo Pit in the Adriatic Sea. These positive examples should encourage us all.
Honourable Members, I hope that the final report as it will be voted on Thursday will underpin our common efforts under the European Green Deal and the biodiversity strategy for 2030, in line with the resolutions of the European Parliament of January 2020 on the European Green Deal and on the 15th Conference of Parties of the Convention on Biological Biodiversity. All the issues raised in this report will be very valuable input for the preparation of our report on the implementation of the common fisheries policy, due too for the end of 2022, as well as for the first report on the technical measures regulation and for the action plan to conserve fishery resources and protect marine ecosystems, as announced at biodiversity strategy for 2030.
Presidente. – La discussione è chiusa.
La votazione si svolgerà giovedì 21 gennaio 2021.
Dichiarazioni scritte (articolo 171)
Sylwia Spurek (Verts/ALE), na piśmie. – Artykuł 13 Traktatu o funkcjonowaniu Unii Europejskiej jasno wskazuje, że zwierzęta są istotami zdolnymi do odczuwania. Fakt ten musi być zatem brany pod uwagę przy formułowaniu i realizowaniu polityk unijnych, w tym m.in. polityki rolnej, rybołówstwa i transportu. Obecność takich regulacji w jednym z aktów prawnych określających podstawy funkcjonowania UE pozwalałaby zakładać, że ochrona zwierząt przed cierpieniem znajduje się wśród wspólnotowych priorytetów. Niestety prawna ochrona zwierząt, w tym tych hodowlanych, w Unii Europejskiej nadal pozostawia wiele do życzenia, a ryby i inne zwierzęta wodne są chyba tego najbardziej jaskrawym przykładem.
Od początku swojej kadencji podkreślam konieczność wprowadzenia odpowiednich standardów ochrony prawnej obejmujących wszystkie zwierzęta, w tym także zwierzęta wodne. W związku z tym poparłam poprawki przygotowane przez GUE, w których zwracamy uwagę na potrzebę uregulowania tak podstawowych kwestii jak bardziej humanitarne metody połowu i zabijania ryb. Wzywamy także do objęcia ochroną prawną morskich bezkręgowców, w tym także krabów i homarów, które obecnie nadal powszechnie przygotowywane są do spożycia przez wrzucanie żywych zwierząt do wrzątku.
Jeśli ambicje UE w zakresie poprawy dobrostanu zwierząt hodowlanych nie są jedynie pustą deklaracją, zmiany muszą dotyczyć sytuacji wszystkich zwierząt, w tym też tych, które dotychczas często i bezpodstawnie pomijano, czyli zwierząt wodnych.