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Procedure : 2020/2010(INI)
Document stages in plenary
Document selected : A9-0143/2021

Texts tabled :

A9-0143/2021

Debates :

PV 19/05/2021 - 9
CRE 19/05/2021 - 9

Votes :

PV 20/05/2021 - 4
PV 20/05/2021 - 20

Texts adopted :

P9_TA(2021)0260

Debates
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Wednesday, 19 May 2021 - Brussels Revised edition

9. New avenues for legal labour migration (debate)
Video of the speeches
PV
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  Przewodnicząca. – Kolejnym punktem porządku dziennego jest sprawozdanie sporządzone przez Sylvie Guillaume w imieniu Komisji Wolności Obywatelskich, Sprawiedliwości i Spraw Wewnętrznych w sprawie nowych sposobów legalnej migracji zarobkowej (2020/2010(INI)) (A9-0143/2021).

 
  
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  Sylvie Guillaume, rapporteure. – Madame la Présidente, je voudrais commencer mon propos par quelques remerciements. D’abord à notre ancienne collègue Miriam Dalli, qui a commencé ce rapport avant de repartir à Malte, ce qui m’a permis de le reprendre. Remerciements également aux rapporteurs fictifs – que je vois ici – qui m’ont accompagnée dans ce travail, réalisé pour majeure partie à distance toutefois. Remerciements aux équipes de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures et à celles de mon groupe, qui ont été extrêmement efficaces et de très bon conseil. Et si vous m’y autorisez, un remerciement tout particulier à mon assistante Diane, qui vient de donner naissance à Joseph, bien avant la date prévue, et qui ne peut donc pas être à mes côtés aujourd’hui.

J’avais des remerciements à faire mais je voudrais également prendre quelques précautions. Le sujet de la migration légale est l’un des plus casse-gueule que l’on connaisse, pardon pour ce terme. Globalement, une partie de vos interlocuteurs vous trouvera sympathique, mais vous reprochera de ne pas aller assez loin. Une autre partie de tous vos autres interlocuteurs vous prendra alternativement pour une folle, une naïve ou une criminelle, et parfois les trois à la fois: folle, parce que les conditions économiques en Europe devraient plutôt obliger à fermer à triple tour les frontières; naïve, parce qu’on ne verrait pas que des hordes d’étrangers veulent nous envahir; et criminelle, parce qu’on serait responsable du pillage des cerveaux dans les pays tiers.

Les collègues diront évidemment ce qu’ils jugent utile dans ce débat. J’espère que beaucoup seront positifs dans leurs propos, qu’ils accompagneront de propositions. De mon côté, j’avais envie de défendre un autre récit sur la migration, qui ne l’assimile pas systématiquement aux problèmes. Comme le Comité économique et social européen le dit, il faut parler aussi d’enrichissement mutuel et de l’influence positive de la migration, au lieu de se perdre systématiquement dans les seuls discours xénophobes. C’est ce qui a sous-tendu ce rapport sur les nouvelles voies légales de migration de travail.

Depuis de nombreuses années, toutes les politiques au sujet de la migration n’ont qu’à très peu d’occasions été consacrées à une vision positive, ou à tout le moins non restrictive. On citera la directive sur les résidents longue durée, ou bien encore la directive carte bleue, qui vient de connaître un épilogue heureux après tant d’années de blocage. Les étudiants et chercheurs étrangers sont relativement épargnés par les difficultés d’accès, mais je n’en dirais pas autant de la voie légale du regroupement familial à moyen terme.

Dans toutes les autres occasions, parce que des événements massifs, et parfois violents, de migration ont eu lieu, l’Union a réagi en voulant traiter les effets, en s’intéressant assez peu aux causes. Surtout, à aucun moment il n’est tenu compte du fait que moins les voies régulières de migration existent, plus les voies irrégulières se multiplient, au bénéfice exclusif des passeurs. Le dernier pacte asile et migration présenté par la Commission est à ce titre illustratif, puisqu’il est trop faible en propositions de voies de migration légale.

Pourtant la migration régulière est une réalité démographique et économique, en plus d’être une réalité humaine. Qui peut nier le vieillissement démographique de notre continent? Certains des États membres, comme l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne, sont dans des situations critiques sur leur pyramide des âges, avec bien entendu un déséquilibre entre le nombre d’actifs et d’inactifs. À ce moment-là de mon propos, j’entends d’ici les commentaires: la thèse de son rapport, c’est que les étrangers viennent remplacer les Européens, selon la fameuse théorie du grand remplacement. Eh bien non, je laisse cela à certains esprits torturés, car l’idée n’est évidemment pas de substituer des actifs ou des inactifs européens par des étrangers, mais que ces étrangers puissent être des actifs réguliers au sein d’une migration sûre et ordonnée.

Réalité économique aussi, quand on prend connaissance des besoins de travailleurs dans certaines professions. Depuis plus d’une dizaine d’années, dans certains États membres, les offres d’emploi non pourvues explosent, par exemple dans l’hôtellerie ou la restauration, dans l’agriculture ou l’agroalimentaire, ou bien encore dans le travail saisonnier. J’ai participé, il y a peu de temps, à une rencontre avec une chambre de commerce et d’industrie en France, qui expliquait comment elle avait dû prendre le taureau par les cornes pour mettre en œuvre un programme d’accueil de travailleurs étrangers, faute d’avoir pu trouver des candidats locaux et au risque, sinon, de voir disparaître des pans entiers de son économie du territoire.

La lucidité doit également nous amener à voir clairement que, pendant la période de la COVID-19, de très nombreux travailleurs de première ligne, notamment dans les domaines des soins, des hôpitaux et de l’aide aux personnes, étaient des travailleurs étrangers. Comment nos sociétés auraient-elles traversé les épreuves sans ces présences? Ce n’est pas très nouveau d’ailleurs, parce que dès 2005, Silvio Berlusconi voulait expulser les badanti, qui aidaient les personnes âgées italiennes, avant de se raviser devant le tollé de ses électeurs également employeurs.

Parmi les objectifs de ce rapport, on trouvera donc le souhait d’éviter des migrations meurtrières parce qu’irrégulières, et la lutte contre la traite des êtres humains, dont se gavent un nombre de plus en plus important de criminels. À cet égard, nous souhaitons garantir l’égalité des salaires et des droits, et faciliter l’intégration et l’inclusion sociale. Nous soulignons en outre que le cadre législatif actuel a créé des incohérences nombreuses, tant pour les ressortissants de pays tiers que pour les employeurs. Il faut donc aller vers une simplification et une harmonisation des dispositions actuelles.

Parmi les propositions qui sont faites, je veux isoler ce souhait de pouvoir aider à la mise en relation entre les employeurs et les employés potentiels au travers d’une plateforme européenne qui recenserait les besoins et les talents, en recommandant qu’elle associe tous les types d’entreprises, les services publics et les organisations associatives, et qu’elle couvre le plus grand nombre de secteurs d’emploi.

Par ce rapport d’initiative, nous lançons un appel à la Commission pour qu’elle réagisse et propose de nouvelles directives pour renforcer la mobilité des travailleurs au travers d’instruments adaptés, en faveur d’une migration légale qui n’oublie pas les emplois peu qualifiés. Avec ce rapport, il y a une occasion unique de changer le récit vis-à-vis de la migration. Je compte sur le courage politique et la lucidité pour parler enfin d’atouts, d’objectifs gagnant-gagnant et de nouvelles approches.

 
  
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  Margaritis Schinas, Vice-President of the Commission. – Madam President, I welcome today’s debate on legal migration.

Je commence en félicitant Mme Guillaume pour son travail.

This is the first stage of a report that will be followed by Ms Al-Sahlani’s legislative initiative report to come later on the same subject. I particularly welcome that this report is called ‘Avenues for legal migration’, because the question is not ‘yes’ or ‘no’ to migration; the question is how to make migration a successful experience.

Most of us participating here in this debate are ourselves migrants. Both my grandparents were migrants at some stage of their lives, and most of us working here have left our home countries to find new opportunities abroad. Many of us live, mix and work with partners, friends and colleagues from different countries and other nationalities, in our daily lives. Migration and mobility is part of the European way of life, and migration can – and should be – a success story in Europe. We just need to have the right framework to ensure that it works for the people embarking on it as well as for both sending and hosting countries. This is, in essence, what legal migration policy is all about.

The vast majority of migrants arrive in Europe legally. In 2019, our Member States issued more than 3 million first residence permits to third—country nationals, of which over one million were for employment purposes. With the pandemic, the contributions of migrants to the European economies, labour markets and public services have become all the more evident. Many of them – frontline workers, frontline heroes in this European struggle –contributed in a crucial way to making it possible for all of us to get through the crisis and address economic and social needs, in particular health care, food and agriculture. For example, in the EU, 25% of the workers in the personal care and food preparation sectors are non-EU-born.

As we all know, legal migration is a shared competence between the EU and our Member States. It is Member States’ national competence to decide on the number of workers to be admitted into their own labour markets, but at EU level we can support this by developing harmonised rules on the admission and the rights of workers from third countries and, as you know, we have already done that for highly-qualified workers through the Blue Card Directive, seasonal workers and intra-corporate transferees.

Legal migration is an essential component of the Pact on Migration and Asylum, and it is part of the comprehensive external dimension of migration, allowing for the development of tailor—made and mutually-beneficial migration partnerships with key countries of origin and transit. The next steps on EU legal migration policy will also need to take into account all these lessons and the impact of the pandemic. In the short term, the travel restrictions imposed by all EU countries have implied the temporary closure of most labour migration channels, and the administrative capacity of national migration and consular authorities have also been severely affected. We have also experienced in the EU higher unemployment rates and a lower labour demand in the sectors most affected by the COVID—19 crisis. Now that our vaccination strategy is well on track and as we are working towards a recovery of our economy, we need to think strategically about the contribution that labour migration can give to this process.

We all know that Europe is an ageing continent. We all know that in many economic sectors and regions there are structural labour shortages that cannot be filled by the domestic labour force or through intra—EU mobility. We also know that the ongoing digital and green transformations require new skill sets, innovation and a specialised labour force, and this is where labour migration can play an important role. We are now losing the global race for attracting the skills and talents that are needed for our competitiveness. That’s why it is so crucial to get this right. Only one in four highly-educated migrants residing in an OECD country chooses an EU destination: one in four, while almost two out of three choose rather to settle in North America or Oceania. So this is a compelling factor: to act, and to act now.

Please let me express publicly my gratitude to the European Parliament for succeeding in reaching an important emblematic political agreement on the Blue Card Directive last Monday. Well done, Javier. The new scheme will introduce efficient rules for attracting highly-skilled workers to the EU, including more flexible admission conditions, enhanced rights and the possibility to move and work easily between our Member States. Adopting the Blue Card is a central objective of the new pact, and with this agreement we send a strong signal about our collective ability to agree on key migration files and equip ourselves with a future—proof migration system. But of course, legal migration is not only about highly-skilled workers. I fully agree that we also need labour migrants in low and medium-skilled sectors, because our economies depend on those and the full range of professional chains and the skills that are needed to support them.

In the short term, I want to start by presenting quickly the main proposals on legal migration that we have in the pipeline in the Commission. By the end of this year, as we announced in the Pact, we shall present a skills and talent package. The aim will be to address the main shortcomings in the current legislation, as demonstrated by our comprehensive evaluation of two years ago, the fitness check on legal migration and the public consultation conducted recently.

Firstly, as I remember very well that I promised during my hearing before this House, we will propose a revision of the Long-Term Residence Directive to improve the rights and the intra-EU mobility of those migrants who are already well integrated in our societies. We will also propose a review of the Single Permit Directive to achieve its full potential of making the admission of low and medium—skilled workers easier for employers and migration authorities.

Finally, we will also set out the options to develop an EU talent pool, which will be an EU-wide platform for international recruitment that would help match the skills of migrant workers with the needs of EU employers. EU employers often do not consider using international recruitment to meet skills needs, and international matching, long migration and market test procedures are often a barrier. Added to this is the lack of transparency, and it is costly, especially for small and medium—enterprises. So we need to tackle this challenge with an EU-wide tool.

I am aware that this is a sensitive area, where there are very different views on the development of this legislation in certain Member States in particular. We also saw that in the negotiations on the Blue Card Directive. But I believe that these future initiatives are necessary, proportionate and targeted and will help us improve the current legal and policy framework.

Let me finish by offering a look at the long term, and here I would welcome the more forward—looking suggestions of your report. Beyond the legislative changes, there are other things that can be done to foster legal pathways to the EU. I have already mentioned the talent pool, but another important initiative is the development of talent partnerships with partner countries. Here, the aim would be to provide a framework to mobilise EU and Member States’ tools for cooperation with partner countries on legal migration and mobility, building on and scaling up some pilot projects that we have already developed in recent years. It is now time to draw on this experience and build mutually-beneficial, win-win partnerships with countries of origin on migration. The Commission will provide political, financial and operational support, and I want to put together a robust and impactful EU offer for these talent partnerships. Talent partnerships will be launched in a high political level virtual conference on 11 June, and I would be very pleased to have the Chair of the Committee on Civil Liberties, Justice and Home Affairs (LIBE), Mr López Aguilar, representing the Parliament on that occasion, and I count on your contribution to this important project. I am looking forward to working with the European Parliament in the months to come and further discussing your input and suggestions on the way forward.

 
  
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  Lena Düpont, on behalf of the PPE Group. – Madam President, rebuilding our economy after the pandemic, maintaining prosperity and innovation – not only for the next years, but for the next decades to come – will be a huge task. For better or for worse, we are not alone in this competition: there is, and there will be a global race, a global need for the most talented. Europe should not lose out in this competition, but so far we do.

The United States, Canada and Australia are attracting far more talent from abroad. So it’s a good time to assess Europe’s existing rules on legal migration, looking out for ways to improve the tools at hand, seeking ways to enhance better coherence and helping Member States fulfil their needs.

We can work on this with a whole bunch of measures: by conducting well—elaborated labour market tests to better match needs and skills; by further developing the talent partnership that we just heard of with key countries, having also in mind the future talent pool that the Commission is working on; by making full use of the reformed Blue Card where we’ve just reached a major breakthrough; and by using legal migration as an essential part of our relations with countries of origin and transit.

The key for this to be a success is the right context. Legal migration is essentially linked to labour market needs and thus the Member States are competent to decide on the numbers, the conditions, and the type of labour migration for which they grant access to the labour market.

In this spirit, I look forward to a close and good dialogue with Commission and the Council to assess the right mix between new legislation, already foreseen, and adapting existing tools and improving coherence between them.

 
  
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  Javier Moreno Sánchez, en nombre del Grupo S&D. – Señora presidenta, señor vicepresidente de la Comisión, yo también soy hijo de emigrantes: sé de lo que habla.

Quelques mots en français pour féliciter notre rapporteure, Sylvie Guillaume, et la remercier de son excellent travail.

Señorías, pese a que es necesario un enfoque holístico en materia de migración común, la migración legal apenas ha formado parte de la concepción de la política migratoria de la Unión estos últimos años. Y ha sido un error. Porque le guste o no a la extrema derecha europea, la migración legal sigue siendo el mejor instrumento para garantizar una gestión eficaz y ordenada de la inmigración que evite, entre otras cosas, las tragedias como las que estamos viviendo estos días en Ceuta.

Pero, además, permite luchar contra las mafias que trafican con los inmigrantes, respetar sus derechos humanos, garantizar la igualdad de trato y combatir la explotación laboral y, finalmente, impulsar la integración e inclusión de los migrantes en nuestras sociedades.

La aportación de los migrantes —lo ha dicho el vicepresidente— es innegable y seguiremos necesitando de ellos en los próximos años para hacer frente a las carencias de nuestro mercado laboral. Sin embargo —y como bien subraya Sylvie, nuestra ponente—, hasta ahora solo hemos dado pasos tímidos y fragmentados en materia de migración laboral y es necesario un enfoque global que corrija las incoherencias existentes, atendiendo a las necesidades locales, regionales y nacionales, haciendo un especial hincapié —e insisto— en la igualdad de género.

Por último, quiero resaltar —y lo ha dicho el comisario— que el lunes, efectivamente, cerramos la revisión de la tarjeta azul con la Presidencia portuguesa y la Comisión. No voy a entrar en los detalles —en otro momento lo haré—, pero lo que sí es importante es articular esta Directiva con los demás instrumentos de la migración legal en un marco armonizado, que debe ser prioritario, y animo a la Comisión y al Consejo a seguir avanzando en esta dirección y a explorar nuevas vías que favorezcan la migración circular.

 
  
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  Malik Azmani, on behalf of the Renew Group. – Madam President, firstly I would like to thank my colleagues and especially the rapporteur, Ms Guillaume, for the excellent cooperation on this report.

One crucial element in building a future-proof EU migration policy is creating legal paths of migration. Yet it is an element that is often overlooked, and the Commission omitting proposals also on labour migration in its migration package last year is clear proof of that. It shows the continued focus on solely the internal dimension of migration – but putting things in place for a solid asylum system in Europe is only half the story. The external dimension of migration is even more important to address.

The external dimension of migration requires three things: ending irregular migration to the EU that causes so much human suffering in the Mediterranean Sea; creating decent regional reception and shelters in third countries – asylum by resettlement; and thirdly, to create further legal paths such as migration for labour purposes.

In the report that this House will vote on tomorrow, we call on the Commission to create new avenues of legal labour migration, and I am especially happy that we included the element of circularity into the report. Because it should not be Europe’s aim to stimulate the brain drain from third countries. Instead, by creating a European talent pool combined with a points-based system, we can create a labour migration system that contributes to brain gain in third countries.

I call on the Commission to take a close look at this report and take its proposals on board. In the meantime, Parliament’s work will not stop here. Our next step is a legislative own-initiative report by our rapporteur Ms Al-Sahlani. That will of course take this report as a good basis, and we will continue to work out a future-proof migration system. My only question would be, Commission: when will you join us? It is good to hear that the Commissioner sent new proposals also in his statement, but we need a real reform, and I want to underline: it needs to be circularity, because that is brain gain for both sides.

 
  
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  Peter Kofod, for ID-Gruppen. – Fru formand! Der findes masser af betænkninger og forslag i dette hus, som er skøre. Og så findes der dem, hvor man taber kæben. Her taber jeg kæben! Det her handler om mere indvandring af arbejdskraft fra Afrika, Mellemøsten og Asien. Og vi taler ikke om tandlæger og ingeniører. Vi taler om ufaglært arbejdskraft. Men lad mig spørge: Hvad skal vi egentlig i Europa med flere gedehyrder og tæppebankere? Hvis man vil have mere ufaglært arbejdskraft fra Afrika, så er der jo rigeligt at tage af allerede ud i ghettoområderne, hvor ledigheden er tårnhøj. I kan roligt regne med, at min ambition er det lodret modsatte af jeres. For vi skal ikke have større indvandring og importere ufaglært arbejdskraft fra hele verden. Hvorfor vil I importere arbejdskraft, når der er folk i Europa, der den dag i dag er ledige? EU har i forvejen massive problemer med social dumping, og dette gør det ikke bedre, tværtimod. Vi skal tænke på vores egne lønmodtagere først. Og så er det ovenikøbet en socialdemokrat, der har stået bag dette forslag. Hvor er jeres solidaritet med de europæiske lønmodtagere blevet af? Jeres ønske om at åbne grænserne for ufaglærte afrikanere sætter I over hensynet til de mange mennesker i Europa, der dagligt kæmper på kanten af arbejdsmarkedet. Det her er en hån imod ganske almindelige, hårdtarbejdende mennesker. Jeres model for at stoppe illegal indvandring er bare at gøre den lovlig. Med den logik kan vi også fjerne fartsyndere på landevejene ved at ophæve fartbegrænsningerne. Det er jo tåbeligt, fuldkommen tåbeligt. Jeg stemmer med glæde imod EU's og jo også imod Socialdemokraternes vision om at importere ufaglært arbejdskraft fra hele verden. Jeg vil hellere værne om de danske lønmodtageres arbejde og tryghed.

 
  
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  Damian Boeselager, on behalf of the Verts/ALE Group. – Madam President, what image comes to our mind when we hear the term ‘migrant’? What happens if you replace that term with ‘international talent’ or even ‘expat community’?

Our debate on migration is distorted. The fears of losing our culture are inflated by right wing populist rhetoric. However, migration lies at the basis of all European culture, as the Vice President said. Today, 95% of all migrants come to Europe regularly, many of them with some form of a work visa, contributing to our society’s diversity, to our economy – and, to be frank, offsetting the effects of an aging society on our pension schemes – and helping us through this crisis, as it has been said before.

I come from the private sector, and I’m in close exchange with many start-ups across the continent. Next to a lack of access to capital, their key success factor is access to international talent. Only sufficient talent will enable them to thrive and create jobs for Europeans as well. But we still fail to attract the best talent and skills. In fact, even under Trump, the US was more attractive to migrants than the European Union.

Why? Because first, we are still seen as a rather racist society. And second, because we don’t have a unified labour migration system, but 27 separate ones. Our national governments still think it makes sense to compete against each other when it comes to migration.

With this report, we have shown that there is a separate way: a new way. Together as one House we ask to Europeanise our system to ensure that we get to a European migration code, and that migrants can profit from the full European labour market, and that we can profit from them.

Second, we ask to foster equal conditions for everyone who works here, no matter where they’re from, when it comes to wages, rights and working conditions. We have to fight labour exploitation.

And third, we ask for new pathways, and I’m very happy that the Vice President has mentioned some of them, like the talent pool, which I’m presenting at some point as a pilot project. But there are others: youth mobility schemes, visas for job and vocational training, the Long-Term Residence Directive and the single permit. It’s clear: Europe is strongest if we work together, especially when it comes to labour migration.

 
  
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  Charlie Weimers, on behalf of the ECR Group. – Madam President, this report, and I quote, ‘starts from the principle that migration is normal’.

Normal? Six thousand migrants storming Ceuta yesterday morning is normal? One thousand migrants landing on Lampedusa over the course of a morning is normal? You must mean the new normal.

Well, let me tell you about the future normal. Africa’s population will double by 2050, totalling today’s China and India combined. One-third of all sub-Saharan Africans would prefer to move, according to Gallup’s World Poll survey. In four west African countries almost half to two-thirds of the population wants to leave. We’re talking about a potential mass migration of one billion or more.

So what if, Commissioner, you want zones and the majority solution? Legal pathways for medium- and low-skilled labour, legalise the illegal, normalise the abnormal. This is a pipe dream. Legal avenues for migration will increase, not decrease the legal migration. Why?

Diasporas that facilitate further migration will grow. In its wake so will segregation. We, the minority, firmly reject your new normal and your future normal. I hope the majority will too, before it’s too late.

 
  
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  Pernando Barrena Arza, en nombre del Grupo The Left. – Señora presidenta, en primer lugar, me gustaría dar las gracias a la ponente de este informe y a todos los diputados que lo han hecho posible, ya que hemos conseguido un informe ambicioso y completo en el ámbito de la migración laboral legal: además de reconocer el rol de las personas migrantes y su impacto positivo en la sociedad, no solo hemos logrado que se reconozca la explotación laboral y el trato desigual que sufren muchos de los migrantes, sino que también estamos pidiendo que se actúe sobre esta realidad.

Muchas de las personas migrantes trabajan en sectores precarizados, como temporeros en el sector de la construcción o como empleadas domésticas —un sector donde la mayoría son mujeres—, y ahora tenemos que aprovechar el momento para hacer realidad lo que hemos conseguido en el informe: necesitamos un marco legislativo europeo para la migración donde se aborden todas estas cuestiones desde una óptica progresista.

A pesar de que este trabajo va en la dirección correcta, también quiero subrayar que necesitamos políticas progresistas en la migración en general para evitar vulneraciones de derechos y discriminación como las que estamos viendo estos días en Ceuta, donde se están dando devoluciones en caliente de menores y el despliegue del Ejército en la frontera. Este desastre humanitario es, una vez más, fruto de la nefasta política de migración y asilo de la Unión Europea, y la Comisión tiene, en este sentido, una doble responsabilidad, porque no puede a la vez permitir que Estados que vulneran los derechos humanos chantajeen a la Unión como lo están haciendo.

 
  
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  Balázs Hidvéghi (NI). – Elnök Asszony! Ez a jelentés alapállításaiban és feltevéseiben is teljesen hibás. Abból indul ki, hogy a migráció az egyetlen megoldás, ha egy tagállam például demográfiai, vagy munkaerőpiaci gondokkal küzd. Ez tévedés, hiszen vannak más megoldások is. Elég például Magyarország nagyon sikeres családpolitikai támogatási rendszerére gondolni és adórendszerére. Ez példa lehet egész Európának. Nagy és gazdag európai tagállamok sem képesek megbirkózni a tömeges migráció által okozott szociális, kulturális és közbiztonsági kihívásokkal. Hamis az a beállítás, hogy a multikulturalizmus szükségszerűen jobb lenne, mint egy homogén, hagyományos európai kultúra.

Ha egy ország fel kívánja számolni a saját identitását és kultúráját, ám tegye, de hadd döntsön erről minden nemzet saját maga. Semmi szükség európai szintű munkavállalási migrációs szabályokra. Mindez szigorúan tagállami hatáskör, és az is kell maradjon. Különösen így van ez akkor, amikor a járvány miatt egész Európában nőtt a munkanélküliség. Szerintem nekünk az európai embereknek kell segíteni abban, hogy munkához jussanak, nem pedig képzetlen bevándorlókkal elárasztani a kontinenst.

 
  
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  Lukas Mandl (PPE). – Frau Präsidentin! Es ist ganz sicher für Bürgerinnen und Bürger erklärungsbedürftig, dass wir in Zeiten hoher Arbeitslosigkeit mitten in einer durch die Pandemiekrise ausgelösten Wirtschaftskrise darüber sprechen, wie wir Fachkräfte aus anderen Teilen der Welt nach Europa bekommen. Deshalb ist es ganz wichtig zu sagen, dass es hier nicht um Fachkräfte in Bereichen geht, in denen wir qualifizierte Kräfte in Europa haben, sondern es eben um Bereiche geht, in denen Fachkräftemangel herrscht.

Und es geht schon darum, dass zum globalen Wettbewerb, in dem Europa immer mehr das Nachsehen hat – auch durch das Erstarken Chinas und anderer Teile der Welt –, auch der Wettbewerb um die besten Köpfe gehört. Und da haben Australien, die USA, Kanada heute die Nase vorn. Und deshalb ist es so wichtig, dass es einerseits weiterhin mitgliedstaatliche Programme gibt, wie die Rot-Weiß-Rot-Karte bei uns in Österreich, aber dass es auch europäische Programme gibt, um Fachkräfte zu gewinnen.

Selbstverständlich ist bei Menschen, die nach Europa kommen, um zu bleiben, besonders wichtig, dass unsere Werte – Demokratie und Rechtsstaatlichkeit, Menschenwürde und Freiheitsrechte, Gleichberechtigung von Mann und Frau – von den Menschen, die kommen, wirklich beachtet und berücksichtigt, respektiert werden. In diesem Sinn gehört es auch zur strategischen Autonomie, zur Krisenfestigkeit Europas und zu den Voraussetzungen für zukünftigen Wohlstand und die Stärke Europas im globalen Kontext, dass wir in diesem Wettbewerb stärker werden.

 
  
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  Cyrus Engerer (S&D). – Madam President, the question is: do we want to grow as a continent, as an economy, or do we prefer the status quo? I consider the fact that our Union is attractive to third country nationals as a positive thing. I’d rather address the challenge of having many wanting to be part of us, rather than no one wanting to have anything to do with us.

Wanting to grow means that we must find systems that attract talent. As Sylvie’s report excellently highlights, the EU is lagging behind in the global competition for talent. Europe will also see the biggest drop in natural population in the coming years, while evidence shows how essential it is to attract the skills that are lagging. The Blue Card Directive, for instance, strengthened this week, still falls short of offering a robust system with a safe pathway to legal migration in a circular manner which fights exploitation.

Permit me to thank the thousands of third country workers across the Union and in my country, from professional nurses and doctors fighting the pandemic, some of whom arrived on our shores in flimsy dinghies, to the most humble street sweepers. Together, we are strengthening our Union.

 
  
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  Abir Al-Sahlani (Renew). – Fru talman! Ärade kolleger, herr kommissionär! Den fria rörligheten är en av grundpelarna i EU-samarbetet. Friheten att röra sig fritt mellan medlemsländer, att bo, leva och arbeta är fundamental. I EU har vi emellertid också en stolt tradition av att välkomna och attrahera arbetskraftsinvandring till vår region. Det är dock inte en given sanning att EU alltid kommer att vara och förbli just en attraktiv region att söka sig till. Krånglig byråkrati, en brist på politiskt engagemang och allt färre som ser nyttan i arbetskraftsinvandring riskerar snarare att leda till det motsatta.

Detta vill jag åtgärda. Jag har utsetts till föredragande av ett lagstiftningsärende om en förbättrad europeisk arbetskraftsinvandring. Mitt mål är mindre byråkrati och mer harmonisering av EU:s lagliga ramverk på detta område.

I Sverige har vi sedan en tid tillbaka ett ramverk som har gjort det lättare att söka sig till Sverige och komma dit som arbetskraftsinvandrare. Det har också gjort det lättare för arbetsgivare att kunna rekrytera globalt. Detta har hjälpt vår ekonomi och stärkt vår internationella konkurrenskraft.

Jag vill betona en sak: Den fria rörligheten utgör ingen fara. Det gör det däremot med dålig lagstiftning och långsam byråkrati.

Arbetskraftsinvandring är viktigt för kompetensförsörjningen på de europeiska arbetsmarknaderna. Det är också viktigt för att EU:s företag och ekonomier ska kunna återhämta sig efter covid-19, och för att klara av framtida demokratiska utmaningar.

 
  
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  Gilles Lebreton (ID). – Madame la Présidente, chers collègues, l’échec de l’Union européenne à lutter contre l’immigration de peuplement est patent. Chaque mois qui passe en apporte des preuves supplémentaires. Au mois de mai, c’est au tour de l’enclave espagnole de Ceuta d’être victime d’un afflux de migrants d’une ampleur inédite: 6 000 en une seule journée. Au lieu de réagir, le Parlement européen ne trouve rien de mieux à faire que de voter le rapport Strik, qui se préoccupe à 100 % des droits des migrants et à 0 % de la défense de notre civilisation.

Dans ce contexte, j’accueille avec beaucoup de méfiance le rapport Guillaume consacré à la création de nouvelles voies européennes pour une migration économique légale. Certes, il s’agit cette fois de parler d’immigration de travail, et non d’immigration de peuplement, et je reconnais que l’Europe a besoin de travailleurs immigrés dans certains secteurs d’activité. Mais c’est aux États, et non à l’Union européenne, de s’organiser pour faire venir chez eux les travailleurs dont ils ont besoin. Abandonner cette compétence à l’Union serait une grave erreur, car elle est incapable de l’exercer avec réalisme.

Le rapport Guillaume le prouve. Il dit que la migration est normale; non, c’est une anomalie quand elle n’est pas consentie par l’État d’accueil. Il dit que l’Europe n’est pas une destination suffisamment attrayante pour la migration; non, elle l’est déjà trop. Il dit que la création de voies européennes de migration économique réduira l’immigration de peuplement; non, elle constituera simplement une pompe aspirante supplémentaire. Il dit qu’il faut constituer à l’étranger un réservoir de talents pour l’Europe; non, vider l’Afrique de ses élites serait le meilleur moyen de déstabiliser davantage le continent africain et d’augmenter notre submersion migratoire.

De grâce, laissez les États gérer leur immigration économique. Ils le feront beaucoup mieux que vous.

 
  
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  Alice Kuhnke (Verts/ALE). – Fru talman! Kommissionär, kolleger! Det är både sorgligt och nedslående att kommissionen och EU:s regeringar så enögt fokuserar på migrationsbegränsningar i stället för att utveckla en mer omfattande och behovsbaserad politik, en politik som inte bara skulle gynna migranter utan också EU:s ekonomier.

Bristen på laglig migration har lett till parallella arbetsmarknader inom vissa sektorer, till lönedumpning, till illojal konkurrens och till missbruk av människor. Det är inte migranter som har orsakat dessa problem. Det är vår politik.

Det faktum att vi saknar en heltäckande politik som baseras på de stora behov som vi har i Europa av mer arbetskraft och den skillnad som arbetskraftsinvandring skulle kunna vara för våra samhällen är, tillsammans, en sorglig berättelse om populistisk inkompetens.

Det finns beslut att ta för modiga politiker – beslut som gynnar både EU och migranter. Jag uppmanar kommissionen att läsa betänkandet och låta sig inspireras.

 
  
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  Joachim Stanisław Brudziński (ECR). – Pani Przewodnicząca! Imigracja zarobkowa to nie tylko import taniej pracy jako czynnika produkcji, ale napływ ludzi z ich rodzinami, nawykami, w końcu wartościami kulturowymi. Bilans korzyści oraz kosztów imigracji musi uwzględniać takie czynniki, jak poziom wykształcenia, bliskość kulturowa i tym podobne, abyśmy mogli optymalizować ekonomiczne korzyści wynikające z taniej pracy, braku wykwalifikowanych pracowników na rynku pracy Unii Europejskiej oraz koszty społeczne i polityczne migracji wynikające z potrzeby integracji w społeczeństwach przyjmujących imigrantów i ich rodziny. Należy podkreślić, że kompetencje Unii Europejskiej w zakresie migracji są mocno ograniczone. To państwa członkowskie – podkreślam, to państwa członkowskie – decydują, ilu i jakich imigrantów potrzebują.

Wszyscy mamy w pamięci rok 2015, kiedy na potrzeby uzupełnienia braków na rynku, akurat w tym wypadku niemieckim, kanclerz Angela Merkel wygłosiła słynne Härzlich willkommen podczas tej swoistej nowej wędrówki ludów. Czym to skutkowało? Ano niekontrolowanym napływem nielegalnych migrantów do Niemiec, a w konsekwencji zaczęto karać państwa, które od początku były sceptyczne wobec takiej polityki, w tym również mój kraj, Polskę. Pamiętamy, że straszono karami finansowymi państwa Europy Środkowo-Wschodniej, dlatego że kierowały się zdrowym rozsądkiem, a nie taką nieodpowiedzialną polityką, jaką zastosowały wtedy Niemcy z tym słynnym Härzlich willkommen.

 
  
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  Κωνσταντίνος Αρβανίτης (The Left). – Κυρία Πρόεδρε, κύριε Επίτροπε, χαίρομαι πάρα πολύ που σας βλέπω εδώ. Συγχαρητήρια στην εισηγήτρια και θα συμφωνήσουμε, το ξέρετε ότι στηρίζουμε την έκθεσή σας με την καρδιά μας. Η μετανάστευση, όπως είπε και εισηγήτρια, είναι μια πραγματικότητα, δεν είναι φαινόμενο. Όσο υπήρχε ο άνθρωπος, όσο υπάρχει άνθρωπος, όσο η γη κινείται, θα υπάρχει μετανάστευση. Είναι δυναμική εξέλιξη των ανθρώπινων κοινωνιών. Διαπιστώνω ότι η Ένωση επιδιώκει μια πιο ολοκληρωμένη προσέγγιση προσφυγικής και μεταναστευτικής πολιτικής.

Στο προσφυγικό έχουμε ένα θέμα, θα το συζητήσουμε άλλη στιγμή και με τον κύριο Σχοινά. Στους φόβους των συναδέλφων που άκουσα εγώ, μεταξύ των οποίων και μια ακραία συντηρητική άποψη, έδωσε απαντήσεις ο κύριος Σχοινάς, τις καλύτερες απαντήσεις, και τους συνιστώ να τον ακούσουν. Στο δεύτερο, θεωρώ ότι η εισήγηση του κυρίου Σχοινά είναι πολύ καλό εργαλείο. Να δούμε και το θέμα του προσφυγικού, δράττομαι της ευκαιρίας.

Το πρώτο θετικό βήμα σήμερα γίνεται με το ψήφισμα που έχουμε στα χέρια μας. Είναι ώριμες οι συνθήκες και πρέπει να κάνουμε τρία βήματα ακόμα. Ευκαιρίες για μετανάστευση μέσω νόμιμων και ασφαλών διαύλων, διευκόλυνση στην πρόσβαση των υπηκόων τρίτων χωρών στην ευρωπαϊκή αγορά εργασίας, ένταξη και κίνητρα για τους νέους. Αν τα φτιάξουμε όλα αυτά, νομίζω ότι θα προασπίσουμε τα δικαιώματα και θα βοηθήσουμε και τους ανθρώπους και την Ένωσή μας.

 
  
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  Dorien Rookmaker (NI). – Voorzitter, arbeidsmigratie is geen bevoegdheid van de EU. Het is aan de lidstaten zelf om te beslissen of ze extra werknemers uit derde landen willen toelaten. Toch wil de EU zich er nu mee bemoeien.

De Commissie heeft een voorstel gedaan voor gemeenschappelijk arbeidsmigratiebeleid, waarbij knelpunten op de arbeidsmarkt van lidstaten en regio’s die onderling zeer verschillend zijn, als argument worden gebruikt. Alle fracties in het Europees Parlement worden bediend: de sociaaldemocraten met het vooruitzicht op gemeenschappelijk arbeidsbeleid, de conservatieven met het vooruitzicht op goedkope arbeidskrachten en de liberalen en groenen met meer bevoegdheden voor de EU. Maar waar laat dat de kiezer?

Ik wil daarom benadrukken dat dit voorstel volledig overbodig is, aangezien het arbeidsmigratiebeleid ook door de lidstaten zelf kan worden verruimd. Het feit dat dit niet gebeurt, laat zien dat in bepaalde nationale parlementen simpelweg geen draagvlak is voor deze verruiming. Dit is dan ook precies de reden waarom de voorstanders van deze verruiming de zaak nu op Europees niveau proberen te regelen. Hoe democratisch is dat?

 
  
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  Gabriel Mato (PPE). – Señora presidenta, señor vicepresidente de la Comisión, lo he dicho en multitud de ocasiones y lo seguiré haciendo. La migración legal es un valor que debemos proteger y que, lejos de ser negativa, es necesaria y puede ser tremendamente positiva.

Lamentablemente, tantas veces usamos y relacionamos el término «migración» con la inmigración irregular. Esa que estamos viviendo en Ceuta y Melilla en estos días. Esa que hemos vivido en Canarias, sin que nadie en Europa se preocupara lo más mínimo, ni siquiera para aportar alguna solución a la vista de la nefasta gestión de esta situación de crisis por parte del Gobierno de España.

La inmigración irregular hay que perseguirla, como también a las mafias y a aquellos que utilizan a seres humanos para lograr fines o castigar actuaciones que no comparten. Pero la migración legal hay que protegerla, porque sirve para atraer talento. La Directiva sobre la tarjeta azul puede ser un elemento importante en ese sentido, para dinamizar economías, para cubrir las necesidades del mercado laboral y para ayudar a generar crecimiento, innovación y prosperidad. Además, puede ser un elemento de cooperación con terceros países y, sin duda alguna, una herramienta para reducir la inmigración ilegal.

Soy plenamente consciente de las competencias de los Estados miembros, especialmente en materia laboral. Pero también lo soy de la necesidad de que la Unión Europea, dentro de sus responsabilidades en el ámbito de una política común de inmigración, sea capaz de cohesionar, armonizando y simplificando, una regulación hoy dispersa y fragmentada.

 
  
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  Agnes Jongerius (S&D). – Voorzitter, commissaris, wie bepaalt wat economisch noodzakelijk is, waarom bestaan er tekorten op de arbeidsmarkt en waarom wordt de grootschalige uitbuiting van arbeidsmigranten door werkgevers in de logistiek, de landbouw, de vleesindustrie en de uitzendsector niet aangepakt?

Zolang er werknemers worden uitgebuit, moeten we ervoor waken dat arbeidsmigratie uit derde landen wordt toegestaan op basis van vaardigheden in plaats van kwalificaties. We mogen niet klakkeloos toegeven aan de lobby van de uitzendbureaus. We willen immers niet dat mensen op onze arbeidsmarkten opgebrand raken en worden afgedankt.

Mensen verdienen goede arbeidsomstandigheden, een billijke beloning en fatsoenlijk onderdak. Dit moeten we in de eerste plaats waarborgen om een Europa tot stand te brengen dat werkt.

 
  
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  Jan-Christoph Oetjen (Renew). – Frau Präsidentin, verehrte Kolleginnen und Kollegen! Migration gab es schon immer: Früher sind meine Vorfahren nach Amerika ausgewandert, wie Millionen anderer Europäer, heute wandern Menschen nach Europa ein. Und ehrlicherweise können wir froh sein, dass Europa heute ein Einwanderungsland ist und es nicht mehr andersrum ist. Das zeigt unseren Wohlstand.

Aber um diesen Wohlstand zu erhalten, liebe Kolleginnen und Kollegen, müssen wir Arbeitsmigration besser organisieren als bisher. Es gibt nämlich eigentlich keine organisierte Zuwanderung in unseren Arbeitsmarkt. Deswegen kommen so viele Menschen, die als Arbeitsmigranten bezeichnet werden, und beantragen Asyl, obwohl es eigentlich gar keinen Asylgrund für diese Menschen gibt. Wir müssen diese Ströme besser kanalisieren und besser trennen, um denjenigen, die unsere Hilfe brauchen – die hier einen Asylgrund haben –, tatsächlich zu helfen, damit wir denjenigen, die vor Krieg flüchten, helfen können und damit wir besser aussuchen können, wen wir zu uns nach Europa auf den Arbeitsmarkt einladen. Dafür brauchen wir aus meiner Sicht europäische Regelungen.

Wir haben als Renew einen talent pool vorgeschlagen, wo Mitgliedstaaten sagen können „Jawohl, wir möchten Menschen aufnehmen“ und andere Mitgliedstaaten sagen können „Nein, wir möchten keine Menschen aufnehmen“. Ich möchte hier klar sagen: Das soll nicht nur für die Höchstqualifizierten gelten, denn da haben wir in der Tat – das haben viele hier angesprochen – ein Problem. Aber wir haben heute auch schon ein Problem in vielen Handwerksberufen, in vielen anderen Arbeitsbereichen. Und dafür müssen wir eine europäische Möglichkeit schaffen, dass sich Menschen gar nicht erst auf den gefährlichen Weg nach Europa begeben müssen, sondern sich bereits in ihrem Heimatland für einen solchen talent pool bewerben können oder auch in ihrem Heimatland Asyl beantragen können. Das würde die Migrationssituation in Europa wesentlich entspannen.

 
  
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  Tineke Strik (Verts/ALE). – Madam President, I would like to thank the rapporteur and the shadow rapporteurs for this great and timely report. It often seems if it comes to labour migration that we are sort of paralysed in the EU, stuck between the awareness of demographic developments and the need for more labour migration and, on the other hand, the anti-migration rhetoric by right-wing populist parties.

And the result is actually more irregular migration, more exploitation and more inequalities. So it’s time for a rational and inclusive approach. Facilitating EU mobility for third-country nationals living in our countries is a win-win policy. It creates more matching opportunities, but also more equal treatment with EU citizens.

But also we need more mobility from outside the EU. We not only need highly skilled workers, as just was also emphasised by Mr Oetjen, but also migrants with a middle- or low-education background. And by granting them strong rights in an EU legal framework, we will facilitate their integration and participation in our societies.

We have achieved now a breakthrough with the Blue Card Directive, with stronger mobility rights and equal treatment of highly skilled workers. Let’s prepare for the future and take this as a blueprint for migrants with other professions as well.

 
  
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  Jorge Buxadé Villalba (ECR). – Señora presidente, en plena invasión inmigratoria se trae a debate un informe sobre cómo fomentar la inmigración, la llegada de inmigración poco cualificada, la movilidad intraeuropea de residentes no comunitarios. ¡Felicidades! Las élites globalistas les dan las gracias en nombre de la mano de obra barata, el paro, los sueldos bajos y el Foro de Davos.

Mientras se debate esto, ocho mil personas han asaltado ilegalmente las fronteras de España en Ceuta y Melilla, y, en España el 37 % de los jóvenes está en paro. Son resoluciones como estas las que promueven el efecto llamada: prometen empleo a millones de personas que quieren asaltar nuestras fronteras, mientras se ahoga con impuestos y normas absurdas a nuestros trabajadores y empresas europeos.

La legislación laboral es competencia de los Estados, y son estos los que deben decidir qué inmigración se puede absorber según sus intereses y necesidades. Lo que hay que hacer es crear empleos estables, reindustrializar Europa, mejorar los sueldos de los trabajadores reduciendo las cargas de las empresas, aplicar el principio de preferencia comunitaria y, por encima de todo, no gastarse el dinero de los europeos en promover el reemplazo poblacional.

 
  
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  Ádám Kósa (NI). – Elnök Asszony! Önök mind a kiküldetési irányelvet, mind a mobilitási csomagot úgy írták újra, hogy a saját piacuk védelmében hátrányba hozták a kelet-európai munkavállalókat és fuvarozókat. Most, hogy nincs aki spárgát szedjen a földeken, gondozza az időseket, a betegeket, dolgozzanak vágóhidakon, az építkezéseken, a mezőgazdaságban, vendéglátóiparban, ahelyett, hogy a saját állampolgáraik számára teremtenének igazságos munkafeltételeket, ahelyett inkább arról beszélnek, hogy az üres állásokra az EU-n kívülről érkező emberekkel töltsék be ezeket a helyeket. Tiltakozom, hogy a megoldást nem az európai uniós állampolgárokban, hanem az Európai Unión kívülről érkező bevándorlókban látják. Vissza kell térni a Szerződés szelleméhez, amely garantálja a személyek és a szolgáltatások szabad mozgását. Nekünk a saját állampolgárainak jóléte és megbecsülése az első.

 
  
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  Pernille Weiss (PPE). – Fru Formand! Den Oscarbelønnede filminstruktør Thomas Vinterberg havde sit internationale gennembrud med filmen Festen. I den har hovedpersonen to forskellige taler med til sin fars fødselsdag. Han vælger den ene, og dramaet folder sig ud. Jeg har også overvejet to taler til forslaget om nye veje til legal migration af arbejdstagere. Jeg vælger den positive og håber, at fremtidige forhandlinger mellem Rådet og Parlamentet om emnet undgår at igangsætte et ufrugtbart og ideologisk drama, der lader de voksende udfordringer med illegal migration ude af syne. Behovet for arbejdskraft til EU i lyset af vores vigende befolkningstal er reelt. Derfor skal vi kunne tiltrække de dygtige hænder og højtuddannede hoveder, vi har brug for, hvis EU's konkurrencekraft, økonomiske muskler og høje ambitioner for vækst og velfærd og tryghed i europæiske familier skal indfries. Det er kortsigtet og urealistisk at være imod det. Men når det er sagt, er jeg ærlig talt skuffet over mine kollegers alt for sporadiske respekt for medlemslandenes suveræne ret og ansvar til at bestemme hvem, hvornår og ikke mindst hvordan fremmed arbejdskraft opholder sig i et af vores medlemslande. Jeg var også skuffet over den manglende opfindsomhed til at binde politikker for legal arbejdsmigration sammen med bæredygtighedsfremmende indsatser i udviklingslandene, hvorfra en del af den legale arbejdskraft kan komme, eksempelvis som gæstearbejdere for en periode, hvorefter de kan returnere til deres hjemland med endnu flere ressourcer end de kom med, og som vi så kan bruge til at medvirke aktivt til, at den illegale migration undgås i fremtiden.

 
  
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  Łukasz Kohut (S&D). – Madam President, there is a growing demand for workers in specific sectors and professions in the European Union. Today the question is not whether to attract workers to fill these gaps, but how to do it. How do we overcome the most significant barriers third-country nationals face in the EU labour market and living environment?

I would like to concentrate on the latter and the most important barrier: discrimination. As rightly pointed out by the Committee on Employment and Social Affairs, discrimination, along with linguistic, educational and institutional factors, is the most significant barrier for third-country nationals.

As a consequence of our efforts to foster new avenues for legal labour migration into the EU, we need to make sure that anti-discrimination laws and policies are present in all Member States. Not only on paper, but in practice. Dignity and equality are matters of basic human rights, but also have a significant economic dimension.

 
  
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  Fabienne Keller (Renew). – Madame la Présidente, Monsieur le Vice-président, la migration de travail est un élément essentiel pour construire une relation mutuellement bénéfique avec les pays tiers d’origine. Vous l’avez rappelé, Monsieur le Vice-président Margaritis Schinas, la migration fait partie de l’histoire de l’Europe.

Je voudrais saluer ce rapport de notre collègue Sylvie Guillaume, qui invite à améliorer les conditions d’accès au marché du travail européen pour les travailleurs dans les secteurs en pénurie de main-d’œuvre. En effet, l’ouverture de nouvelles voies de migration économique légales permettra de soutenir la compétitivité de l’économie européenne. Nous devons simplifier les procédures et accélérer la reconnaissance mutuelle des qualifications et des diplômes.

En revanche, cette politique ne devrait pas pénaliser les pays tiers en leur prenant une partie de leurs forces vives. Avec mes collègues du groupe Renew, nous proposons la mise en place d’un système gagnant-gagnant, qui permettrait de soutenir la formation, directement dans les pays tiers, des travailleurs locaux dans les mêmes domaines que ceux pour lesquels nous les recrutons sur le marché européen. Ce système déjà expérimenté dans des projets pilotes a de nombreuses retombées positives. C’est une bonne pratique que je voudrais verser au débat et que nous pourrions répliquer plus largement au niveau européen.

J’invite la Commission, Monsieur le Vice-président, à intégrer cette donnée pour que nous ayons un dispositif complet d’organisation de cette migration légale et organisée à l’échelle européenne que nous appelons de nos vœux.

 
  
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  Karlo Ressler (PPE). – Poštovana predsjedavajuća, povjereniče, kolegice i kolege, oporavak od zdravstvenih, gospodarskih i društvenih posljedica pandemije bit će dugotrajan, a podrazumijevat će, među ostalim, i još veće natjecanje i potrebu za visoko kvalificiranim radnicima u postpandemijskom svijetu.

Uz stalno ulaganje u vještine i zadržavanje domaćih talenata dio rješenja mogu biti i zakonite i uređene migracije kako bi se zadovoljile potrebe tržišta rada, a o tome odlučuju države članice na temelju svojih vlastitih analiza tržišta rada. To svakako znači i mogućnost olakšavanja i fleksibilizacije boravka i za digitalne nomade i za sve one koji dio svoga posla mogu obaviti na području na teritoriju Europske unije.

Nasuprot stihijskim, masovnim migracijama kojima svjedočimo nažalost i ovih dana, trebamo jasna, ciljana i moderna pravila kao odgovor na potrebe tržišta rada.

 
  
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  Isabel Santos (S&D). – Senhora Presidente, com a previsão da perda de cerca de dezenas de milhões de pessoas em idade ativa nas próximas décadas e com o que isso acarreta ao nível da perda de competências e de capacidade competitiva, é fácil perceber o risco que comporta o protelar da construção de uma verdadeira política de imigração pela União Europeia.

Criar canais para uma imigração regular é a única via eficaz de combate ao tráfico e às redes de exploração de imigrantes. Garantir a todos condições de acesso ao mercado de trabalho e de integração respeitadora da dignidade humana é uma questão de decência.

Precisamos dos homens e das mulheres que procuram a União Europeia, com qualificação média ou baixa e não apenas dos altamente qualificados elegíveis ao Blue Card. Não podemos continuar a desperdiçar o potencial regenerador que os imigrantes aportam às nossas sociedades, condenando-os, tantas vezes, à morte em rotas evitáveis.

 
  
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  Maite Pagazaurtundúa (Renew). – Señora presidenta, señor comisario; muchas gracias, señora Guillaume; sin puertas legales y ordenadas para entrar en la Unión, somos esclavos de nuestras vulnerabilidades y sufrimos a las mafias, los chantajes, tal y como hemos visto esta semana en Ceuta, en la crisis provocada con Marruecos, y tenemos que lamentar tantas vidas humanas perdidas.

La migración legal era —se dijo— una de las prioridades en 2015, pero todavía no hemos sido capaces de articularla. Y sin ese pilar, el problema de esas mafias, esa presión social en los lugares de llegada, los tapones al asilo, la debilidad ante terceros países que nos quieran desestabilizar es creciente.

El compromiso de la Comisión de incluirla en el Nuevo Pacto sobre Migración y Asilo es una gran expectativa y estamos esperando, señor comisario, una hoja de ruta clara y precisa. Hablar de migración laboral a través de vías legales sólidas ―y se nos ha dicho que hablemos en términos estratégicos― es una manera de mejorar nuestros mercados de trabajo, y Renew en esto es contundente.

Es preciso un procedimiento de solicitud armonizado, no burocrático, para trabajadores de media, baja y alta cualificación, basado en un sistema de puntos, donde los Estados miembros puedan seleccionar competencias y sectores específicos, ganando todos. Es evidente que hay que aprovechar también el potencial de los refugiados, permitiéndoles solicitar un visado de migración laboral una vez que su estatuto de protección haya expirado.

Y es que el actual mosaico asimétrico de normativas nacionales en la Unión es y supone una debilidad en nuestro espacio común. Cambiemos las cosas, ganemos todos.

 
  
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  Eugen Tomac (PPE). – Doamnă președintă, domnule comisar, doamnă raportor, mă bucur că există această dezbatere în Parlament, cred că trebuie să discutăm mult mai aplicat, pentru că până acum, de multe ori, tema a fost abordată superficial.

În mod clar, Uniunea Europeană este atractivă și va rămâne atractivă pentru foarte mulți imigranți, însă cine nu și-ar dori să își aducă în propria țară creiere strălucite care ajută la bunăstarea societății și trebuie aici să facem mai mult. Avem nevoie de o legislație europeană mult mai flexibilă, astfel încât să putem fi în continuare atractivi pentru cei care aduc bunăstare și ajută societățile noastre.

În același timp trebuie să fim extrem de realiști, să privim cu multă responsabilitate spre cei care sunt împinși de viață să aleagă o soluție extremă și să vină pe căi mai mult sau mai puțin acceptabile în Europa pentru a-și construi un nou rost. Și pentru ei trebuie să găsim mecanisme astfel încât să fie integrați pe piața forței de muncă fără a pune însă presiune pe guvernele naționale, pe state, pentru că este competența exclusivă a lor.

Însă, în același timp, trebuie să găsim premise pentru a construi mecanisme flexibile care să le permită statelor să accepte sau nu această intervenție necesară a Comisiei.

 
  
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  Μαργαρίτης Σχοινάς, Αντιπρόεδρος της Επιτροπής. – Κυρία Πρόεδρε, κυρίες και κύριοι βουλευτές, ήταν μια πολύ ενδιαφέρουσα συζήτηση. Επιτρέψτε μου τρεις καταληκτικές παρατηρήσεις.

Παρατήρηση πρώτη: η νόμιμη μετανάστευση, επαναλαμβάνω, η νόμιμη μετανάστευση είναι μια ευκαιρία, όχι μια απειλή για την Ευρώπη. Είναι φυσικά μια υπόθεση που απαιτεί νομικό πλαίσιο, πολιτική βούληση και ψύχραιμη αλλά σθεναρή στοχοπροσήλωση, έτσι ώστε να ξεπεράσουμε τα μεγάλα δημογραφικά μας αδιέξοδα, αλλά και το δομικό έλλειμμα ανταγωνιστικότητας που έχουμε στην Ευρώπη, τόσο στις υψηλού επιπέδου εργασίες, όσο και σε τομείς όπως οι υπηρεσίες υγείας και η γεωργία.

Παρατήρηση δεύτερη: Αντίθετα από ό,τι μας λένε οι λαϊκιστές, η νόμιμη μετανάστευση προάγει, δεν απειλεί τον ευρωπαϊκό τρόπο ζωής. Η Ευρώπη θέτει το πλαίσιο, τα εργαλεία, αλλά όλοι όσοι αποδέχονται το ευρωπαϊκό πλαίσιο και έρχονται στην Ευρώπη νόμιμα πρέπει να αποδεχθούν και τις αρχές μας, τις αξίες μας, τις κοινωνικές μας σταθερές. Είναι ένας δρόμος διπλής κατεύθυνσης. Εμείς δίνουμε σ’ αυτούς, αλλά κι αυτοί έρχονται σεβόμενοι τη δημοκρατία μας, την ανεκτικότητα, την ανεξιθρησκία, τον σεβασμό στον πλησίον, τον ρόλο της γυναίκας στην οικογένεια, στην κοινωνία και στην οικονομία.

Παρατήρηση τρίτη: Όλα αυτά είναι διαχρονικά ζητούμενα που θα μας βοηθήσουν και σε επίκαιρα θέματα του σήμερα όπως η μετανάστευση, η ενσωμάτωση των μεταναστών και των προσφύγων στις κοινωνίες μας, χωρίς ρατσισμό, χωρίς διακρίσεις, με σεβασμό στην ιστορία και με ειλικρινή ανάγνωση των διδαγμάτων της. Σήμερα, μάλιστα, που είναι 19η Μαΐου, ημέρα μνήμης για τον ποντιακό ελληνισμό, αυτά τα διδάγματα συνύπαρξης, συμφιλίωσης και ιστορικής μνήμης προβάλλουν ακόμα πιο επίκαιρα και πιο σταθερά.

Una última observación para sus señorías, aquellos y aquellas que han mencionado la situación de emergencia que vivimos estos días en Ceuta. Aquí también tengo tres mensajes, tres mensajes sencillos y, espero, claros.

Primer mensaje: Europa es solidaria con España; Ceuta es Europa.

Segundo mensaje: Nuestros vecinos, los terceros países de origen y de tránsito, tienen que entender que para nosotros la migración será central en nuestras relaciones de asociación en los años que vienen. Estos países vecinos y amigos tienen que trabajar con nosotros, no contra nosotros, en materia de migración.

Y tercer mensaje: Necesitamos ya un gran acuerdo europeo para el Pacto sobre Migración y Asilo. No hace falta ver la situación en Ceuta, en Canarias, en Moria, para darnos cuenta que Europa no debe perder esta oportunidad histórica —repito, histórica— de alcanzar un gran consenso europeo sobre la migración.

 
  
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  Przewodnicząca. – Zamykam debatę.

Głosowanie nad poprawkami odbędzie się dzisiaj, tj. 19 maja 2021 r., a głosowanie końcowe odbędzie się jutro, tj. 20 maja 2021 r.

Oświadczenia pisemne (art. 171)

 
  
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  Gunnar Beck (ID), schriftlich. – In Deutschland haben ausländische Hartz—IV—Empfänger 2018 knapp 13 Milliarden Euro pro Jahr erhalten. Damit haben sich Hartz—IV—Zahlungen an Ausländer seit 2007 verdoppelt. Die Zahl der deutschen Regelleistungsbezieher einschließlich der „Neudeutschen“ sank im gleichen Zeitraum von rund 5,8 Millionen auf rund 3,4 Millionen. Deshalb gingen die jährlichen Zahlungsansprüche von Hartz—IV—Empfängern insgesamt auch um 1,67 Milliarden Euro gegenüber 2007 zurück und lagen zuletzt bei 34,9 Milliarden Euro. 6,1 Milliarden Euro entfielen auf Menschen aus den acht wichtigsten Asyl—Herkunftsstaaten. 15 % der offiziell in Deutschland lebenden arbeitsberechtigten Ausländer haben keine Beschäftigung, mehr als das Doppelte des deutschen Durchschnitts. Hinzu kommen die sonstigen Kosten der Hartz—IV—Empfänger und die Zahlungen an nicht arbeitsberechtigte oder nicht vermittelte Ausländer und „Neubürger“, d. h. das Gros der Migranten. Nach den Berechnungsgrundlagen Bernd Raffelhüschens kosten Deutschland die 3 Millionen seit 2015 zugewanderten oder nachgeborenen Migranten rund 30 Milliarden jährlich, tatsächlich aber wahrscheinlich mehr als das Doppelte. Arbeitsmigration ist ein Mythos, und der Bedarf an mehr ausländischer Arbeit ist ein Märchen. Das Gros der Migranten in die EU sind un- oder unterqualifizierte Menschen, die in der digitalisierten oder automatisierten postindustriellen Dienstleistungswirtschaft entbehrlich sind. Sind sie arbeitswillig, drücken sie allenfalls die Einkommen im Niedriglohnsektor.

 
  
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  Guido Reil (ID), schriftlich. – Die ID-Entschließung betont mit Recht, dass die legale Auswanderung von hochqualifizierten Bürgern aus vielen Herkunftsländern zu einem Schwund des Humankapitals führt und die wirtschaftliche und soziale Entwicklung in diesen Ländern ernsthaft beeinträchtigt. Die gemeinsame Entschließung beschreibt dagegen Migration als etwas durchweg Positives und Förderliches, sowohl für die Auswanderungs- als auch die Zielgesellschaft. Wie gesagt ist Auswanderung auf keinen Fall eine positive Sache für arme Länder. Eine Studie im Jahr 2017 der Universität Essen/Duisburg wies darauf hin, dass die Abwanderung aktiver, zumeist noch überdurchschnittlich qualifizierter Menschen eine Katastrophe ist für arme Länder, die jede Chance auf wirtschaftliche und soziale Entwicklung blockiert. Viele Länder in Afrika haben sehr schwache öffentliche Gesundheitssysteme. Trotzdem arbeiten viele Ärzte und Krankenpflegerinnen in unseren Krankenhäusern. Diese Emigration ist im Interesse der afrikanischen Machthaber. Auf diese Weise werden kritische Stimmen exportiert. Die Auswanderer unterstützen ihre einheimische Wirtschaft und indirekt das korrupte Regime, indem sie Geld nach Hause überweisen.

 
  
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  Rob Rooken (ECR), schriftelijk. – Het is een terugkerend fenomeen dat we in het Europees Parlement voorstellen bespreken die betrekking hebben op gebieden waarop de EU geen bevoegdheid heeft, maar toch probeert te krijgen. Dit voorstel voor een geharmoniseerd arbeidsmigratiebeleid is daar een goed voorbeeld van.

Er moeten nieuwe toegangspoorten worden geopend voor migranten uit derde landen die naar de EU willen komen; niet enkel voor migranten met specialistische kennis, maar ook voor grote groepen laagopgeleide werknemers uit landen in Afrika en het Midden-Oosten. Deze migranten kunnen vervolgens gebruikmaken van gezinsherenigingsrichtlijnen en kunnen hun recht op vrij verkeer tussen de lidstaten uitoefenen.

De lidstaten ondervinden dagelijks de gevolgen van massa-immigratie. Met dit voorstel wordt getracht het pad effenen voor een nieuwe massa-immigratiestroom door er het etiket “arbeidsmigratie” op te plakken en het te presenteren als oplossing om illegale migratie tegen te gaan. Hiermee gaat het voorstel volledig voorbij aan het feit dat de lidstaten zelf het soevereine recht hebben om te bepalen hoeveel migranten zij op hun grondgebied toelaten, en aan het feit dat het uitsluitend aan de lidstaten is om beleid te voeren ten aanzien van hun nationale arbeidsmarkten.

De grote vraag is waarom we dit voorstel überhaupt behandelen.

 
Last updated: 10 September 2021Legal notice - Privacy policy