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Débats
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Mercredi 8 juin 2022 - Strasbourg Edition provisoire

Le massacre de chrétiens au Nigeria (débat)
MPphoto
 

  François-Xavier Bellamy (PPE). – Madame la Présidente, dimanche dernier, à Owo, la messe touchait à sa fin quand les premiers coups de feu ont retenti. Plus de cinquante personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées, dont de très nombreux enfants. Quel était leur crime? D’avoir été à la messe. Il y a moins d’un mois déjà, toujours au Nigeria, la jeune Deborah Samuel était lynchée, lapidée, son corps brûlé par ses camarades de classe au nom de l’Islam. Quel était son crime? Elle était chrétienne. Au lendemain de cet assassinat, une majorité de ce Parlement avait refusé d’inscrire ce sujet à son ordre du jour.

Nous parlons beaucoup, ici, mais les chrétiens persécutés n’ont droit qu’au silence. Un silence qui devrait nous couvrir de honte. Qui a parlé des morts d’Owo? Qui? Où avez-vous vu leurs images? Où avez-vous entendu les témoins? De fait, nous en parlons ce soir, mais ce Parlement est presque vide quand ce sujet devrait au contraire nous concerner tous. Parce que l’Europe est concernée; notre continent doit tellement à la foi chrétienne!

Quand comprendrons-nous enfin que l’Europe a le devoir de protéger les chrétiens persécutés dans le monde entier? Ceux du Nigeria, bien sûr, mais aussi ceux d’Irak, de Syrie, du Pakistan, ceux d’Inde, ceux de Chine, bien sûr – je pense au cardinal Zen, arrêté tout récemment. Que fait l’Europe? Que dit-elle? Elle laisse faire, et, d’une certaine manière, tout est résumé par le fait qu’elle n’a trouvé personne, depuis des mois, pour assumer les fonctions d’envoyé spécial pour la liberté de religion.

Chers collègues, si nous ne réagissons pas maintenant, ce silence restera le symptôme du plus grand des reniements des dirigeants européens.

 
Dernière mise à jour: 21 juin 2022Avis juridique - Politique de confidentialité