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Procedure : 2021/0104(COD)
Document stages in plenary
Document selected : A9-0059/2022

Texts tabled :

A9-0059/2022

Debates :

PV 09/11/2022 - 16
CRE 09/11/2022 - 16

Votes :

PV 10/11/2022 - 5.5

Texts adopted :

P9_TA(2022)0380

Debates
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Wednesday, 9 November 2022 - Brussels Provisional edition

16. Corporate Sustainability Reporting Directive (debate)
Video of the speeches
PV
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  President. – The next item is the debate on the report by Pascal Durand, on behalf of the Committee on Legal Affairs, on the proposal for a Directive of the European Parliament and of the Council amending Directive 2013/34/EU, Directive 2004/109/EC, Directive 2006/43/EC and Regulation (EU) No 537/2014, as regards corporate sustainability reporting (COM(2021)0189 – C9-0147/2021 – 2021/0104(COD)) (A9-0059/2022).

 
  
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  Pascal Durand, rapporteur. – Madame la Présidente, je voudrais d’abord commencer – parce qu’on le garde souvent pour la fin, et puis après on oublie, on est pris par le temps – par remercier toutes celles et tous ceux qui ont travaillé sur ce dossier, avec un mot spécifique pour les advisors et pour tous les assistants qui ont travaillé dans des conditions d’urgence absolument incroyables, et par remercier également toutes les rapporteures fictives et tous les rapporteurs fictifs que je vois d’ailleurs présents ce soir dans la salle et qui m’ont aidé, qui nous ont aidés à faire en sorte que ce texte puisse être présenté à temps et qu’il puisse reprendre l’essentiel des éléments qui nous étaient chers. Cela, nous l’avons fait dans une volonté vraiment constructive, à tel point d’ailleurs que ce texte a été voté – vous le savez, Madame la Commissaire – à l’unanimité dans la commission JURI, ce qui est rare.

J’en profite également pour remercier, au-delà de votre texte, les services de la Commission, qui nous ont aidés à trouver les réponses et à construire ce consensus avec le Conseil, puisque le Conseil a lui aussi adopté à l’unanimité cette proposition de directive.

Alors, je ne vais pas être trop long: tout le monde connaît ce texte dans le détail; je voudrais simplement insister sur deux points. Ce texte est une évolution absolument majeure dans la vision que nous portons des entreprises et du rôle des entreprises dans la société. Nous avons la certitude que le monde dans lequel nous œuvrons actuellement est un monde qui change et qui bouge, et l’Europe a souhaité – c’est une question de souveraineté extrêmement importante –, sur ces questions extrafinancières, environnementales, sociales ou relatives aux droits de l’homme, être un law-maker, c’est-à-dire être à l’origine des règles et des textes, non pas pour s’isoler, mais pour pouvoir en discuter d’égal à égal et pour ne plus être simplement débitrice de textes qui nous étaient imposés de l’extérieur.

Cette question essentielle, vous l’avez portée, Madame la Commissaire. Le Parlement vous a totalement soutenue dans cette démarche, dans cette volonté de faire que l’Europe, qui a développé son pacte vert, sa taxonomie verte et sa propre vision de la mise en œuvre de l’accord de Paris, le porte, y compris dans le monde économique.

Vous le savez – je le répète à chaque fois, mais il ne faut jamais l’oublier –, l’Union européenne est certainement l’endroit de cette planète où nous avons le plus fort équilibre entre les trois piliers du développement durable – les questions environnementales, les questions sociales et les questions économiques. Nous essayons de faire en sorte que ces trois piliers ne soient jamais séparés les uns des autres et que l’on avance ensemble.

Votre directive, Madame McGuinness, a parfaitement intégré cette contrainte. Elle a aussi parfaitement intégré le fait que la vision court-termiste, souvent cynique, d’une société dans laquelle on veut d’abord et avant tout produire à moindre coût, délocaliser, exploiter les gens, la nature et l’environnement, est désormais dépassée. Cette vision du monde n’est plus souhaitée par les investisseurs, qui désirent maintenant faire en sorte que la réputation de l’entreprise ne soit plus atteinte et que les risques et les effets qu’elle peut avoir soient pris en compte, pas plus qu’elle n’est supportée par la société, par les consommateurs, qui veulent connaître les conditions dans lesquelles les produits sont faits.

Voilà à quoi répond cette directive: sortir de l’arbitraire de déclaration pour aller vers des standards qui soient partagés, qui soient normés, qui soient contrôlés. C’est la force de notre Union, c’est la force de l’état de droit. Vous l’avez mis en œuvre, nous l’avons également suivi. Ne reste maintenant qu’à attendre que les États membres prennent leurs responsabilités sur ce sujet et fassent en sorte que nous ayons un contrôle effectif de ces déclarations.

 
  
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  Lídia Pereira, relatora de parecer da Comissão do Meio Ambiente, da Saúde Pública e da Política do Consumidor. – Senhora Presidente, ao contrário de muitos, acreditamos que os investimentos privados lucrativos são fundamentais para financiar a transição climática de que precisamos e com a qual nos comprometemos. E, para isso, precisamos que os mercados de capitais e os grandes e os pequenos investidores orientem os seus recursos para investimentos sustentáveis e que promovam um crescimento económico que respeite o planeta.

Mas, para que isto aconteça, os investidores precisam que a informação sobre as empresas seja mais transparente, permitindo conhecer o impacto da atividade da empresa no planeta, mas também os impactos das alterações climáticas nos seus resultados. Transparência e sustentabilidade são as duas palavras-chave. E esta é uma visão transformadora em que as grandes empresas deixam apenas de prestar contas dos seus resultados financeiros, mas passam também a reportar os seus resultados ambientais, sociais e de governança.

Esta alteração legislativa representa um novo paradigma na prestação de contas das empresas e, embora por si só possa não ser suficiente, o reforço da comunicação de informações sobre a sustentabilidade constitui um incentivo importante para a tomada de decisões e uma governação mais sustentáveis por parte das empresas.

 
  
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  Mairead McGuinness, Member of the Commission. – Madam President, colleagues, honourable Members, I’m trying to catch the eye of our very committed rapporteur to say, at the very outset, thank you for your passion this evening and your commitment during the process. It is as a result of that and your collaboration with the shadow rapporteurs that we are able to have this debate and to sign off on this important piece of legislation.

I think we are all reminded of the challenges we face, particularly this week as COP27 takes place in Egypt. There is so much to do around climate and biodiversity, and we need both finance and information to be successful, to change the scenarios which are so alarming. It is a huge challenge.

This debate on the Corporate Sustainability Reporting Directive, in my view, represents a very important achievement in our collective efforts towards a more sustainable economy and society. It will support and steer companies as they make the transition to more sustainable business models and a more sustainable economy. The directive will strengthen the rules on the environmental and the social information that companies have to report.

For the first time – and this is how significant this debate and this directive is – we are putting sustainability reporting on an equal footing with financial reporting, and this is hugely significant, as other speakers have already alluded to. We need accurate and reliable information to ensure that investments are being made towards a more sustainable future. Companies need the information to plan their transition paths, and investors need the information to have clarity about what they are investing in and to combat greenwashing. Because greenwashing, if left unaddressed, could reduce investor confidence in sustainable investment products, not to mention public confidence in sustainable finance and in companies’ efforts to transition. Clear and consistent disclosure requirements, together with the new assurance requirement, will improve the reliability of sustainability information.

The final text of the directive provides a good basis for alignment with the proposed Corporate Sustainability Due Diligence Directive, which is currently in trilogues. The text also addresses the particular situation of SMEs. Only listed SMEs are subject to reporting requirements, and there are provisions to prevent SMEs in supply chains from being unduly burdened by trickle-down information requests from larger companies.

The European Financial Reporting Advisory Group, EFRAC, is now in the process of improving its draft standards so that they are in line with the directive and implementable by companies. European standards need to strike a balance between providing useful information for investors and stakeholders and the potential cost and burden for reporting companies.

The Commission is fully committed to ensuring that this balance is achieve, considering the current economic situation. EU standards must take account of global standards, including the standards currently being developed by the International Sustainability Standards Board, the ISSB.

Technical discussions between the Commission, EFRAC and the ISSB are taking place to achieve as much commonality as possible between European and global standards.

So I now look forward to the rest of this debate on what is a really ground—breaking piece of legislation that we must insist is implemented fully, and meets the needs of companies, investors and citizens.

 
  
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  Pierfrancesco Majorino, relatore per parere della commissione per lo sviluppo. – Signora Presidente, onorevoli colleghi, la nuova direttiva sulla comunicazione societaria e sulla sostenibilità è sicuramente un passo avanti importante per migliorare il livello di trasparenza sul comportamento delle imprese e anche una leva per indirizzare e migliorare il loro impegno.

Questo è indispensabile per il raggiungimento degli obiettivi che ci siamo dati, per il contrasto agli effetti della crisi climatica, per il rispetto dei diritti umani, della vita, della dignità, della comunità, dello Stato di diritto, delle pratiche di buona governance.

Quello della trasparenza non può che essere il primo passo verso un nuovo modo di fare impresa, verso comportamenti responsabili socialmente e per l'ambiente, comportamenti che non possono essere affidati solo alla buona volontà di alcune esperienze illuminate, che ovviamente già esistono e di cui va sottolineato il valore, ma che devono rispondere a regole precise, uniformi, regole valide per tutti.

Siamo davanti a un progetto, dunque molto ambizioso, che fa riferimento a un'idea della globalizzazione più sostenibile, più umana e più giusta ed è una grande occasione che non possiamo sprecare.

 
  
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  Karin Karlsbro, föredragande av yttrande från utskottet för utrikesfrågor. – Fru talman! Fru kommissionär! Kollegor, åhörare! När vi handlar kan vi ta ansvar och göra hållbara val. Pris, märkningar och sunt förnuft räcker en bit, men inte hela vägen. En snygg tröja kan vara tillverkad med riktigt fula metoder. Korruption syns inte, men den kostar, i form av minskade skatteintäkter, dyrare varor och bristande respekt för lagar och regler.

I en global ekonomi är värdekedjorna långa och komplicerade, men inte längre än att man, med rätt verktyg, kan följa och spåra innehållet. Till sist måste företag ta ansvar för att de varor som säljs i alla led tillverkas med grundläggande respekt för mänskliga rättigheter och skydd för miljö och hälsa och att mutor inte har förekommit i någon affärsmodell. Det ansvaret kan inte bara läggas på oss som enskilda konsumenter eller offentlig upphandlare. Det behövs också ett ansvar från företagen och en modern, uppdaterad hållbarhetsrapportering.

 
  
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  Robert Biedroń, rapporteur for the opinion of the Committee on Women’s Rights and Gender Equality. – Madam President, I thank Pascal Durand for his tremendous work on this dossier. The report is undoubtedly a big improvement in comparison to the initial Commission proposal, which, as we recall, laid out ambitious mandatory reporting requirements, but only in the field of corporate environmental sustainability.

However, we must remember that sustainability does not only concern environmental matters. This is why it’s important that the information disclosed by companies should also cover issues such as anti-discrimination, diversity, gender—equality measures, as well as instruments to achieve greater participation of women in leadership positions, just to name a few.

I am very happy to have the clear reference to the existing references in the report, and thank you very much for that, but we must remember that this kind of approach will not help us to achieve full equality. The European Gender Equality Institute shows clearly we need 60 years in the European Union for reaching complete gender equality. And if we will not put it in our wider perspective, we will never achieve it, Commissioner, so we need to make some improvements in this directive.

 
  
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  Daniel Buda, în numele grupului PPE. – Doamna președintă, doamna comisară, doamnelor și domnilor colegi, salut rezultatul trialogului, pe care îl consider ca fiind unul echilibrat și felicit toți actorii implicați în negociere.

Directiva privind raportarea de către întreprinderi a informațiilor legate de durabilitate își propune să instituie un mecanism transparent care să contribuie la construirea unei economii în interesul cetățenilor, cu tot ce înseamnă asta, din toate punctele de vedere.

Pe parcursul negocierilor în trialog, am plecat însă de la premisa indiscutabilă că nu dorim să creăm o birocrație excesivă pentru întreprinderi și să le îngreunăm activitatea. Astfel, am optat pentru IMM-urile care nu sunt listate la bursă să facă această raportare în mod voluntar, iar pentru cele listate la bursă să aibă prima raportare în 2028, folosind evident standarde simplificate de comunicare.

Pentru asigurarea unor condiții de concurență echitabilă au fost, de asemenea, introduse dispoziții care impun raportarea privind durabilitatea de către filialele sau sucursalele din Uniunea Europeană a unor companii cu sediul din afara Uniunii Europene.

Cerințele de raportare le-am apreciat că trebuie să fie în același timp proporționale cu domeniul de aplicare și, bineînțeles, cu obiectivele prezentei directive.

În ceea ce privește sectoarele de risc, reținem faptul că informațiile trebuie să fie corelate cu amploarea riscurilor, ținând seama că acestea pot să fie mai mari pentru anumite sectoare decât pentru altele.

Atrag însă atenția Comisiei Europene să nu creeze prin actele delegate o birocrație excesivă pentru IMM-uri, deoarece acestea se confruntă deja cu o situație economică dificilă din cauza războiului și a crizei energetice.

 
  
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  Lara Wolters, on behalf of the S&D Group. – Madam President, this Parliament has an ambitious agenda for sustainability in the broadest sense of the word, from curbing emissions under the Green Deal to improving minimum wages, ensuring responsible investing or achieving gender equality on company boards. But those ambitions around sustainability, they cannot be achieved without companies playing their part. And for that, we need quality information and transparency, because if we ask companies to be greener, we need to be able to distinguish those that are truly green from those that are greenwashing. And if we ask investors to finance responsible companies rather than cowboy companies, then investors need a way of properly assessing and comparing what companies do.

I am pleased that with our vote tomorrow on new and better reporting requirements, we can make a very practical and tangible contribution to sustainability. What we are doing here is urgent. It is timely, because our climate problem won’t wait, and I want to warmly thank Pascal Durand for the result we have been able to achieve under his energetic leadership.

 
  
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  Barry Andrews, on behalf of the Renew Group. – Madam President, Commissioner and Rapporteur Durand, congratulations on your work.

I would agree with Mr Biedroń and Ms Wolters that sustainability goes beyond merely green issues and environmental issues. We talk about tackling greenwashing, but we could be talking about tackling ESG—washing. Whatever we call it, what it means is companies talking a good game and failing to deliver. At best, this is mis—selling of products and services by companies. At worst, it’s fraud. And that’s why regulators are getting tough, and that’s why this directive is actually revolutionary, and it’s why 50 police officers went into DSW, a subsidiary of Deutsche Bank, earlier this year. It’s why a USD 1.5 million fine was applied to BNY Mellon by the Security and Exchanges Commission.

I welcome the clarity, the strictness and the enforceability of this and I would remind the Commission, as we prepare the standards that are going to be applied, that there is already an internationally agreed framework for those standards, which is the Sustainable Development Goals. And I would also agree with Ms Wolters that it’s not just about companies reporting better, but acting better. And that’s why it needs to go here with a corporate sustainability due diligence directive.

 
  
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  Marie Toussaint, au nom du groupe Verts/ALE. – Madame la Présidente, «des failles assez grandes pour y faire passer une citerne de diesel»: voilà les mots avec lesquels Antonio Guterres a qualifié les écarts béants entre les engagements des entreprises en matière climatique et leurs actes.

Nous adoptons aujourd’hui la législation européenne en matière d’obligation de reporting de la part des entreprises qui échangent des produits sur nos marchés. Et c’est essentiel. Car comment l’Europe peut-elle décemment prétendre défendre les droits de l’homme, les droits sociaux, syndicaux et ceux du vivant, sans se doter des outils solides pour encadrer l’activité économique? Les lois de l’économie ne sont supérieures ni aux lois de la nature ni aux valeurs constitutives de l’humanité.

Mais j’en reviens aux dissimulations toxiques dénoncées par Antonio Guterres. Nous découvrions la semaine passée que Total, 19ᵉ pollueur mondial, aux profits faramineux, aurait amplement minoré le reporting de ses émissions de gaz à effet de serre. Ce «Total gate», parce que c’en est un, met en évidence deux choses: d’abord que nous devons élaborer démocratiquement les méthodes avec lesquelles ces entreprises calculent et présentent leurs émissions, mais aussi qu’il nous reste beaucoup de travail, beaucoup, pour faire en sorte que les règles que nous élaborons, que les valeurs que nous prétendons défendre soient enfin respectées.

Ne laissons pas les multinationales dicter les lois du monde. Prenons au contraire toute notre part à la bataille visant à civiliser l’économie. Le plus dur est devant nous.

 
  
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  Gilles Lebreton, au nom du groupe ID. – Madame la Présidente, chers collègues, la mondialisation du capitalisme favorise la violation des droits de l’homme et la dégradation de l’environnement. Les grandes entreprises de l’Union européenne, à l’image de celles des États-Unis, recourent en effet à des chaînes d’approvisionnement qui trouvent leur source dans des pays pauvres, donc vulnérables. Chacun a en mémoire le drame du Rana Plaza en 2013, bâtiment vétuste du Bangladesh qui accueillait les ouvriers travaillant pour de grandes marques occidentales et dont l’effondrement provoqua plus de 1 000 morts.

C’est pour tenter de remédier à ce genre d’abus que le rapport Durand, dont nous débattons, propose de contraindre les grandes entreprises à publier des informations sur les répercussions de leur action sur les droits de l’homme et sur l’environnement tout au long de leur chaîne d’approvisionnement.

Lors des discussions, j’avais posé deux conditions pour soutenir ce texte. D’abord, exonérer les PME de cette contrainte, sauf sur la base du volontariat, car la plupart d’entre elles auraient du mal à y faire face. Ensuite, y soumettre les grandes entreprises non européennes ayant des activités dans l’Union afin d’éviter de les faire bénéficier d’une distorsion de concurrence par rapport aux grandes entreprises européennes.

Ces deux conditions ont été respectées. Je soutiens donc ce texte, qui devrait répondre aux légitimes aspirations des nations européennes en opérant un début de moralisation du capitalisme.

 
  
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  Raffaele Stancanelli, a nome del gruppo ECR. – Signora Presidente, onorevoli colleghi, signor Commissario, innanzitutto desidero ringraziare l'onorevole Durand per l'ottimo lavoro svolto e, soprattutto, per avere sempre ascoltato le diverse posizioni politiche, tanto è vero che si è arrivati a un'unanimità di consensi.

In un momento di grandi turbamenti economici dovuti all'aumento dei costi dell'energia e alle criticità presenti in alcune catene di approvvigionamento, siamo chiamati al difficile compito di trovare un equilibrio tra la competitività delle nostre imprese e la necessità di promuovere un comportamento aziendale sostenibile e rispettoso dell'ambiente.

Per questo motivo, durante l'intero iter legislativo, a nome del gruppo ECR quale relatore ombra ho lavorato con l'obiettivo di raggiungere una soluzione pragmatica. Siamo riusciti a escludere le piccole e medie imprese dal campo di applicazione e a includere le società extraeuropee: un cambiamento molto importante.

Nonostante l'esito dei negoziati interistituzionali includa alcuni aspetti che io avrei preferito escludere, ritengo che siamo riusciti a evitare pesanti oneri burocratici per le aziende europee attraverso il raggiungimento di un accordo maggiormente bilanciato rispetto alla proposta iniziale.

Per questo grazie a tutti coloro che hanno contribuito a questo lavoro.

 
  
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  Manon Aubry, au nom du groupe The Left. – Madame la Présidente, 1,6 milliard de tonnes de CO2: c’est là l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre de Total en un an. Mais, publiquement, Total n’en a déclaré que le quart. Les entreprises pétrolières mentent sur le réchauffement climatique comme les vendeurs de cigarettes mentaient hier sur notre santé et comme les marques textiles mentent sur le travail forcé.

Ces mensonges n’ont que trop duré. Alors, je salue bien sûr l’amélioration de la directive sur la publication par les entreprises d’informations sociales et environnementales, mais nous exigeons plus que des mots: nous exigeons des actes. C’est tout l’objet de la directive sur le devoir de vigilance, et la proposition de la Commission, de ce point de vue-là, est loin du compte. À ce titre, nous devrons poursuivre le travail que nous avons déjà entamé, car elle ne concerne qu’une poignée d’entreprises, remplace la lutte contre les violations des droits de l’homme par un passe-passe contractuel et ne garantit pas aux victimes un accès réel à la justice. Le commissaire, d’ailleurs, Thierry Breton, s’est apparemment fait le relais efficace des lobbies.

À charge pour nous, dès lors – comme nous l’avons fait sur ce texte –, d’écouter les citoyens, les travailleurs et les défenseurs de l’environnement, pour que cesse enfin l’impunité des multinationales. Ce n’était que la première étape. La deuxième doit venir.

 
  
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  Antoni Comín i Oliveres (NI). – Signora Presidente, onorevoli colleghi, l'approvazione di questa direttiva è un passo importante verso un ambizioso sistema informativo aziendale pubblico, che fornisca a consumatori e investitori tutti i dati relativi all'impatto dell'attività aziendali sull'ambiente, sui diritti umani, sui diritti dei lavoratori, sui diritti delle popolazioni indigene e sul sistema di governance di tutti i paesi in via di sviluppo.

È un modo per garantire che le grandi imprese europee agiscano nel rispetto dei valori e dei principi dell'Unione europea, quei valori che l'Unione proclama come blocco geopolitico, cioè la democrazia, i diritti umani, la lotta contro il cambiamento climatico, lo sviluppo dei paesi del Sud del mondo, perché ha poco valore che i nostri discorsi e le nostre politiche siano ispirati da questi principi se le pratiche delle nostre aziende, quando operano nel resto del mondo, li contraddicono apertamente.

Il raggiungimento di questi obiettivi richiede non solo l'impegno delle pubbliche amministrazioni ma anche, essenziale, quello del settore privato. Infatti, i consumatori e gli investitori possono essere un formidabile motore di cambiamento verso un modello di business che superi le più palesi ingiustizie del capitalismo globale e questa direttiva aiuta chiaramente ad attivare questo motore.

 
  
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  Angelika Niebler (PPE). – Frau Präsidentin, Frau Kommissarin, verehrte Kolleginnen und Kollegen! Nachhaltigkeitsberichterstattung ist sinnvoll, nicht nur für das Klima und die Umwelt, sondern auch aus der Perspektive der Unternehmen, die nachweisen können, dass sie nachhaltig wirtschaften.

Bauchschmerzen bereiten mir jedoch zwei Umstände. Erstens: Gerade unsere mittelständischen Unternehmen werden zurzeit echt überfordert: Taxonomie, Entwaldungsverordnung, Nachhaltigkeitsberichterstattung, Lieferkettengesetz. All diese gut gemeinten Vorschläge bringen neue bürokratische Auflagen mit sich. Die Unternehmen müssen dokumentieren, sie müssen nachweisen, belegen, informieren, und das gerade in einer Zeit, in der jeder Betrieb durch Energiepreissteigerungen, Inflation, Lieferkettenengpässe und Fachkräftemangel ungemein herausgefordert wird. Das ist wirklich für die Unternehmen fast nicht zu schaffen.

Deshalb fordere ich die Kommission mit allem Nachdruck auf, Frau Kommissarin, bitte bei den Standards, die nun für die Nachhaltigkeitsberichterstattung erarbeitet, entwickelt werden, den Grundsatz der Verhältnismäßigkeit ernst zu nehmen und kleine und mittelständische Unternehmen nicht überproportional zu belasten. Man kann bei den Berichtspflichten einen Mittelständler einfach nicht mit einem Großkonzern gleichsetzen.

 
  
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  Evelyn Regner (S&D). – Frau Präsidentin, Frau Kommissarin! Die Berichterstattung von Unternehmen zur Nachhaltigkeit ist gerade jetzt in Zeiten von Klimakrise und sozialer Ungleichheit natürlich ein zentrales Anliegen. Vor allem aus Sicht der Beschäftigten entlang der oftmals undurchsichtigen, langen Lieferketten weltweit müssen wir dafür sorgen, dass Transparenz und die Einhaltung aller menschen- und umweltrechtlichen Verpflichtungen Kernaufgabe jedes einzelnen Unternehmens sind. Und die Transparenz dazu haben wir mit dem aktuellen Vorschlag deutlich verbessert.

Es geht aber noch weiter. Die Verhandlungen zur Verantwortung der Unternehmen entlang der Lieferketten an sich beginnen erst. Aufbauend auf dieser Richtlinie über die Berichterstattung, die wir heute abschließen, müssen wir eine starke Richtlinie zu den Rechten und Pflichten der Unternehmen erkämpfen. Unternehmen, die Kinderarbeit oder Umweltverschmutzung in Kauf nehmen – egal ob als Subunternehmer oder Zulieferer –, müssen endlich in die Pflicht genommen werden.

 
  
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  Karen Melchior (Renew). –Fru formand! Tak kommissær og særlig tak til min kollega Pascal Durand for at have ført denne forhandling igennem og nået det fine resultat. Denne her lovgivning er hele grundlaget for vores bæredygtige omstilling. Her sætter vi på ægte socialliberal vis rammer for vores virksomheder. Vi bruger konkurrence og markedskræfter til at skabe en bedre verden for alle - også fremtiden. Nu kan virksomheder ikke længere gemme sig bag bæredygtighedsslogans, men skal bogstavelig talt stå til regnskab for deres handlinger. Om de producerer bæredygtigt og i overensstemmelse med menneskerettigheder og uden støtte til tvangsarbejde, så alle vores gode intentioner kan blive til virkelighed. Sådan at vi kan sikre, at vores indkøbskurv og pensionsinvesteringer følger værdier og stiller krav. Med den nye lov har vi sikret, at Europa-Parlamentet løbende får indflydelse på rigtige rapporteringsstandarder, der skal sættes, og som vil sikre, at lov bliver til virkelighed. Det her er et liberalt, et europæisk fingeraftryk, ikke bare på EU, men på hele verden. Vi sætter rimelige krav til mindre virksomheder, samtidigt med at vi skaber lige vilkår for alle virksomheder på det europæiske marked.

 
  
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  René Repasi (S&D). – Frau Präsidentin, Frau Kommissarin! Märkte sind nicht gottgegeben, sondern sie sind rechtliche Konstrukte, die wir als Gesetzgeber gestalten, aber eben auch umgestalten können. Märkte dienen nicht nur der Profitmaximierung, sondern vor allem den Menschen auf ihm – als Unternehmerinnen und Unternehmer, als Arbeitnehmerinnen, Arbeitnehmer, als Verbraucherinnen und Verbraucher weltweit.

Investorinnen und Investoren spielen bei der Gestaltung von Märkten eine besonders wichtige Rolle. Sie haben das Geld, das andere benötigen. Sie haben eine Hebelwirkung, die wir für das Erreichen von Menschenrechten, Umweltschutz und die Bekämpfung des Klimawandels in die Verantwortung nehmen können und müssen. Geld soll in die richtigen Tätigkeiten fließen. Deshalb Taxonomie, deshalb Offenlegungspflicht für Finanzdienstleister, deshalb jetzt Nachhaltigkeitsberichterstattung von Unternehmen, sodass Investoren wissen, wo sie sicher investieren können, damit das Ergebnis auch nachhaltig ist.

Allerdings: Offenlegung reicht nicht aus. Es muss gehandelt werden. Wir brauchen daher neben der Offenlegung jetzt die Handlungspflicht im EU-Lieferkettengesetz gerade für Finanzunternehmen, und zwar nicht nur, bevor sie eine Investition eingegangen sind.

 
  
 

Catch-the-eye procedure

 
  
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  Enikő Győri (NI). – Elnök Asszony! Az európai cégekre újabb terheket pakolni megítélésem szerint békeidőben sem tanácsos, de háború idején, egy járvány után és egy újabb válság küszöbén, amikor sokuk a talpon maradásért küzd, óriási hiba. Mindez hatványozottan igaz a kkv-kra. Nézzük meg, mit is jelentene, ha a tervezetben foglaltak megvalósulnának.

Vegyük mondjuk Joe digitális fejlesztéssel foglalkozó kisvállalkozását, amely növekedni akar, tervei megvalósításához már a tőzsdén jegyezteti magát. Hiába írunk már 2028-at, Európában még magas az energiár, az infláció – olvasgassák az IMF előrejelzését – s Joe hirtelen azzal szembesül, hogy évente beszámolót kell készítenie, cége miként járul hozzá az éghajlatváltozás mérsékléséhez, a tengeri erőforrások, illetve a biológiai sokféleség javításához. Be kell számolnia a munkahelyi erőszak és zaklatás elleni intézkedésekről, a sokszínűséghez való hozzájárulásról, de arról is, hogy mit tesz annak érdekében, hogy tiszteletben tartsa az őslakos népek jogairól szóló ENSZ nyilatkozatot. Joe összecsomagol és átrakja a székhelyét Ázsiába. Már nem érdekli az európai piac.

Biztos, hogy ezt akarják, tisztelt képviselőtársaim?

 
  
 

(End of catch-the-eye procedure)

 
  
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  Mairead McGuinness, Member of the Commission. – Madam President, this has been a really interesting debate. And I have to say that, despite some criticism, I think there’s a shared view across all of the groups that what we’re doing is not only important, but hugely significant. And I want to thank you for the strength of the presentations this evening.

Maybe a point on SMEs, because Ms Niebler always does speak for SMEs, and we share that concern that SMEs should not be burdened with the same standards as larger companies. So we will be proportionate and there is a time difference as to when listed SMEs will have to report. We will be very vigilant when we get from EFRAG their standards to pay attention to this proportionality and we will do that before adopting the delegated act that will put these in place.

Maybe a key point that few of us reference, but I think is hugely important, is that the information provided will have to be verified. And this is very significant because it does mean that we will not only look at the figures that companies produce in terms of profitability, etc.; we will be looking at the information around sustainability. Both sets of information will have to be verified and that will give confidence to investors and to companies about the information.

Indeed, I have always regarded the taxonomy, for example, as a management plan for companies because those companies with an eye to the future know that sustainability is the only path to be on. And it’s not always clear how you get there. And I think that together the Parliament, Council and Commission have put in place the tools to allow companies that want to be there for the long term to do the right thing and invest in a more sustainable future.

Time is not on our side, so we do need to act fast. The crisis won’t wait 10 years for us to hang around. And when EFRAG submits its first set of standards in the coming weeks, we will adopt those standards by the middle of next year. And as I say, we will be proportionate around the SME question.

I do not share the pessimism of our colleague in the back, Madam – I hope I pronounce your name right, yes, we’re waving at each other. I do not regard this as a cardinal error. I think it would be a cardinal error if the Commission and this Parliament and Council ignored the fact that we need sustainability information, that our companies want it, our citizens are demanding it.

And I will end on an upbeat note. Our rapporteur is somewhere in the room, I know, but others refer to his commitment and passion and energy, and I want to applaud that. I think that he managed to bring you together as colleagues in a very constructive way, and I hope that I and my colleagues in the Commission – and I know we did – played our part as well. And let’s move forward, making sure that this is implemented in a proportionate way for the betterment of our companies and our citizens.

 
  
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  Pascal Durand, rapporteur. – Madame la Présidente, je repensais en écoutant le fait qu’il ne fallait pas trop déclarer, etc., je pensais à une phrase du Prix-Nobel de littérature qu’était Albert Camus, qui disait que «mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde».

Je crois que le texte que vous nous avez proposé, le texte que nous votons aujourd’hui, celui que le Conseil a approuvé, ce n’est justement pas une erreur cardinale. C’est une tentative de soulagement, pour une part, du malheur du monde. Une tentative de savoir les choses, de les dire et de le faire intelligemment – évidemment, l’entreprise qui n’a aucun lien avec des pays du Sud, nous l’avons envisagée dès le départ, nous avons dès le départ posé le fait que l’EFRAG devait faire des normes qui soient spécifiques à certains secteurs eux-mêmes spécifiques. Qu’on laisse les entreprises tranquilles, pour le reste! Les PME ne sont pas dans le viseur, mais qu’on laisse tranquille les entreprises! De sorte qu’elles ne donnent que les informations qui sont nécessaires.

Oui, le monde change, oui, l’économie a changé, oui le rapport des consommateurs, le rapport des jeunes, maintenant, dans les écoles de commerce, dans les écoles de droit ou ailleurs, ce monde a évolué. Nous devons faire en sorte que la législation évolue en conséquence. Il faut le faire intelligemment. Il faut le faire dans le respect de nos valeurs et de nos principes. C’est ce que nous avons essayé de faire.

J’ai entendu tout à l’heure que c’était peut-être insuffisant, que c’était peut-être un début, mais je pense qu’un début, c’est déjà bien mieux que rien, et je pense que l’Europe est en train de montrer au monde entier que l’on peut effectivement faire en sorte que la finance, au sens étroit du terme, ne gouverne pas toute l’économie mondiale.

 
  
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  President. – Thank you, Mr Durand, for your work. The debate on the corporate sustainability reporting directive is closed. The vote will be held tomorrow.

 
Last updated: 25 November 2022Legal notice - Privacy policy