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Compte rendu in extenso des débats
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Mercredi 10 mai 2023 - Strasbourg Edition révisée

12. Externalisation des demandes d'asile et subordination du financement des pays tiers à la mise en œuvre d’accords de retour (débat d'actualité)
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  Die Präsidentin. – Als nächster Punkt der Tagesordnung folgt die Aussprache über ein aktuelles Thema (Artikel 162 der Geschäftsordnung) – Externalisierung von Asylanträgen und Verknüpfung der Finanzhilfe für Drittstaaten mit der Umsetzung von Rückführungsabkommen (2023/2690(RSP)).

Ich weise die Mitglieder darauf hin, dass es bei dieser Aussprache keine spontanen Wortmeldungen gibt und dass auch keine „blauen Karten“ akzeptiert werden.

 
  
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  Jean-Paul Garraud, auteur. – Madame la Présidente, notre continent fait face à une immigration massive depuis des années et ce Parlement souhaite l’aggraver avec le pacte «asile et migration». 966 000 demandes d’asile ont été enregistrées en 2022 dans les pays de l’Union européenne et affiliés, soit un record depuis 2016. Les chiffres des premiers mois de l’année 2023 sont dans cette continuité et laissent craindre le pire. Alors que voulez-vous? Que voulons-nous? Tel est le débat que nous avons réussi à imposer à ce Parlement.

Vous voulez une immigration de peuplement sous prétexte démographique, nous voulons donner la priorité à nos nationaux. Vous précipitez des malheureux entre les mains des passeurs, nous voulons supprimer les pompes aspirantes de l’immigration. Vous voulez accueillir toute la misère du monde, quitte à détruire nos sociétés, nous voulons préserver et protéger nos peuples, notre identité, notre civilisation. Subir l’immigration de masse n’est pas une fatalité. Des solutions existent, que vous ne voulez pas voir.

Nous les proposons depuis des années, et certaines sont mises en œuvre dans des États membres de l’Union européenne comme au Danemark, pays social-démocrate. Pourquoi donc les socialistes d’ici ne feraient-ils pas ce que font les socialistes de là-bas? Le Danemark applique une politique d’immigration exemplaire qui fait consensus auprès des Danois. Cette politique protège la population et fait preuve d’une grande humanité. Le Danemark dit «stop» à l’immigration de peuplement et n’accueille des ressortissants étrangers qu’à titre exceptionnel, toujours sous conditions, rendant ainsi son sens initial au droit d’asile. L’accès à la nationalité danoise est quant à lui très strict. Cette politique sociale-démocrate démontre que l’opposition à l’immigration de masse concerne tout le monde et dépasse les clivages politiques dans l’intérêt supérieur de la nation et des peuples.

Depuis quelques mois, ce pays porte le projet de délocaliser des centres d’accueil de demandeurs d’asile en dehors de l’Union européenne, en l’occurrence au Rwanda. Un accord a été trouvé entre les deux pays. Il s’agit maintenant d’organiser le transfert. Bruxelles doit soutenir cette initiative et faciliter sa mise en place. Une majorité des peuples européens est certainement en accord avec une telle politique. Pourtant, l’Union européenne s’apprête à adopter, avant les élections de 2024, le pacte sur la migration et l’asile qui permettra l’arrivée de 60 à 70 millions de migrants en Europe. Ceux-ci seront répartis dans les États membres par un coordinateur choisi par la Commission et sans aucune légitimité démocratique, en violation de la souveraineté des nations.

Je rappelle au ministre français de l’intérieur, M. Darmanin, toujours prêt à donner des leçons aux autres comme il vient de le faire avec l’Italie, que les eurodéputés macronistes ont soutenu et voté ce pacte, et sont donc en faveur du tsunami migratoire qui en découlera. Il est donc particulièrement scandaleux de la part de ce ministre de condamner la politique migratoire italienne et ainsi de créer un incident diplomatique majeur entre la France et l’Italie, à l’heure où la coopération entre ces deux États est primordiale. Le double langage du ministre et du gouvernement français est manifeste: faites ce que je dis, mais pas ce que je fais.

L’exemple de Mayotte, département français, est aussi très significatif du désastre de cette politique migratoire. Face à une invasion migratoire venant des Comores, qui refusent de reprendre leurs ressortissants, la France continue d’octroyer des aides à cet État et favorise donc l’aggravation de cette invasion. Encore un double langage de la France: la fermeté dans le discours, du laxisme dans les actes.

L’Union européenne doit cesser d’octroyer des aides pécuniaires aux États qui refuseraient de récupérer leurs nationaux. C’est un principe qui doit être entériné. Le financement des pays tiers doit être subordonné à la mise en œuvre des accords de retour. Ces mesures dissuasives seraient très efficaces et protectrices à la fois des peuples européens et des candidats à l’immigration qui ne risqueraient plus leur vie en Méditerranée. Faute de quoi le malheureux exemple de Mayotte sera demain l’avenir de la France et l’avenir de l’Europe.

Les maux qui touchent notre pays ne sont pas le fruit du hasard, mais bien le résultat de choix et de décisions politiques qui ont été prises, et sur lesquelles nous devons impérativement revenir. Le grand stratège athénien Thucydide disait que l’épaisseur du rempart compte moins que la volonté de le prendre. En l’occurrence, l’Europe n’a ni de rempart ni la volonté de défendre ses peuples, une première dans l’histoire. L’Europe, telle qu’elle est, encourage sa propre submersion migratoire. Des solutions concrètes existent, qui conjuguent fermeté et humanisme, tel que c’est l’objet de notre débat. Appliquons-les.

 
  
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  Jessika Roswall, President-in-Office of the Council. – Madam President, honourable Members, Commissioner, since the start of the Swedish Presidency I have already had the chance to address this plenary several times on migration issues, which shows the importance of the topic for the EU as a whole.

And I would like to start my intervention today by repeating one of my previous messages. An effective EU migration policy requires a long-term and comprehensive approach which tackles several related goals, in particular: saving lives, providing international protection to persons who are entitled to it, and effectively returning those who are not; fighting smugglers; ensuring proper management of our external borders; enforcing cooperation with our partner countries, the countries of origin, transit and departure; addressing the root causes to reduce irregular departures; and providing predictable legal pathways.

The fact is that we need to address all these factors to remind us of the complexity of the migration challenge and the need to avoid one-sided policies. This is the spirit of the Migration and Asylum Pact, a common long-term solution, where we – the Council and Parliament – must work together. And the clock is ticking.

I would now like to turn to the issues of today’s specific debate: external processing of asylum applications. This discussion is not new. In June 2018, in an attempt to eliminate incentives to embark on a dangerous journey, the European Council called on the Council and the Commission to swiftly explore the concept of regional disembarking platforms. The context back then was quite similar to the current situation in the Central Mediterranean, which we have discussed in this House on several occasions. There was a high number of migrant arrivals by sea and, as a terrible consequence, a high number of deaths.

The Council explored the option for a system where asylum application would be processed in the territory of neighbouring countries. It must be said, however, that this this possibility did not materialise, as there was no support for relevant third countries. Therefore, the Council has never taken a position on external asylum application, since there has never been a concrete proposal.

As a matter of fact, there is no practical experience of such schemes in Europe. While I will refrain from entering into debate on whether externalising asylum applications is compatible with the EU acquis, I do want to underline the universal principle of the right to seek asylum and the responsibility of the receiving state to provide protection in case of need, in respect of the rule of non-refoulement. This can never be emphasised enough.

Instead, let me focus on our comprehensive and operational cooperation with countries of origin and transit through mutual beneficial partnerships that cover all migration routes. We monitor the implementation of the action plans for the Western Balkans and the Central Mediterranean routes, and we expect action plans for the Atlantic, Western and Eastern Mediterranean routes to be presented by the Commission very soon. We wish to reduce the irregular migration flows and increase returns, while taking into account the needs of partners that are not that are not necessarily migration-related.

This brings me to the question of making funding to third countries conditional on the implementation of returns agreements. It is clear that returns are one of the weakest elements in our migration management and that we need to enhance our return rates, while obviously ensuring the full respect of international law. Against that background, the European Council in February recalled the importance of a unified, comprehensive and effective EU policy on return and readmission of an integrated approach to reintegration.

To that end, it was underlined how important it is to leverage all relevant EU policies, instruments and tools. This includes diplomacy, development aid, trade and visas, as well as opportunities for legal migration. The concept of making EU funding dependent on returns and readmission cooperation is implicit in some of these leverages, like development aid and trade. So far, Member States have agreed on a legal framework allowing for the visa leverage to be implemented in case of unsatisfactory returns and readmission cooperation by third countries.

With regard to trade, the new EU generalised scheme of preferences forces trade leverages. This proposal is currently subject to interinstitutional negotiations. We are aware of how complex and even controversial the use of such leverage is. Experience shows that leverages have sometimes had the opposite effect of their original purpose.

We are also aware of the gap between the Council’s and Parliament’s views on these issues. Nevertheless, I think that this is a discussion that we must have in an open manner. And in doing so, we must try to answer questions like: what options do we have when countries of origin do not abide by the international obligation to take back their nationals? How can we develop a serious and frank relation with countries of origin if we do not dispose of instruments to promote our interests? But with that, I look forward to hearing your views on these other questions in this difficult, but absolutely necessary, debate.

 
  
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  Janusz Wojciechowski, Member of the Commission. – Madam President, honourable Members, taking the figures of the first trimester this year, European Union countries registered fewer irregular entries than last year on all migratory routes, except the Central Mediterranean, where arrivals have increased fourfold. Regrettably, there is loss of lives on all routes.

This underscores the necessity to continue working more actively and more efficiently with countries of origin and transit. We aim at long-lasting solutions. Migration management with our partners only works with mutual long-term engagement and ownership on both sides.

The European Union and its Member States continue to invest in the social and economic development of partner countries and on the response to climate and environmental events to reduce the root causes of irregular migration.

We are also investing EUR 0.5 billion in border management and the fight against migrant smuggling in North Africa and the Western Balkans to strengthen a comprehensive migration partnership.

We are supporting Türkiye through a new EUR 220 million project of surveillance equipment to prevent irregular migration.

We have launched an anti-smuggling operational partnership with Morocco, Niger and the Western Balkans.

Another has just been agreed in principle with Tunisia, and we hope to agree further partnership with other partners soon. Last week, Commissioner Johansson travelled to Tunisia to reinforce our migration partnership, notably as regards the prevention of irregular departures, strengthening anti-smuggling cooperation, supporting returns from Tunisia to sub-Saharan Africa, and strengthening return and reintegration, as well as labour migration cooperation. As with all our partners, European Union migration cooperation with Tunisia is part of our border strategic partnership with Tunisia.

For truly comprehensive partnerships, we are accelerating discussions with Member States to launch talent partnerships on legal migration with Morocco, Tunisia and Egypt, as well as Pakistan and Bangladesh.

The European Union and its Member States also work closely with countries of origin in the framework of comprehensive partnership to return those who do not have the right to stay in the European Union in an effective, safe and dignified way.

The European Council in February called for swift action to ensure effective returns using as leverage all relevant EU policies, instruments and tools including diplomacy, development, trade and visas, as well as opportunities for legal migration.

We cannot engage on returns in isolation. Cooperation on returns is part of the overall relationships with the EU. We have already put in place this approach in the visa policy, establishing a formal link between readmission, cooperation and possible restrictive visa measures. As a part of our trade policy, we propose that failing to cooperate on readmission would be a ground of withdrawal in the generalised scheme of preferences.

Moreover, the regulation on the Neighbourhood, Development and International Cooperation Instrument — Global Europe sets now an indicative spending target for migration and introduces a flexible, initiative approach. This is not conditioning funding to the implementation of return arrangements, but encourages cooperation. It is recognising that in every partnership there are interests on both sides.

Ladies and gentlemen, last year, the European Union Member States received nearly 1 million asylum applications – about 50 % more than in 2021, and the highest number since 2016. In addition, 4 million people fleeing Ukraine registered for temporary protection.

Providing protection to those in need and upholding the right to asylum is a legal and moral obligation to which the European Union is strongly committed. EU Member States should share this task in a spirit of solidarity and fairness and full respect of international and Union law.

EU asylum law applies only to asylum applications made at the border of and in the territory of a Member State. The Commission has consistently maintained that the external externalisation of asylum processing is incompatible with EU law and we share the UNHCR’s concerns about the compatibility of such schemes with international obligations as well.

The Commission proposals for a comprehensive pact on migration and asylum do not provide for external processing. Increased cooperation with partner countries in the fulfilment of joint and global responsibilities for managing migration is, however, a clear and top priority. We will continue to pursue intensified partnerships in this respect.

The Commission also fully supports, however, resettlement efforts. We will provide EUR 0.5 billion in funding for resettlement and humanitarian admission for 2023–2025, offering support to resettle around 50 000 persons.

We will continue to prioritise safe and legal pathways for those in need of international protection from Libya via Niger and Rwanda by strengthening the emergency transit mechanisms. The Commission discussed these solutions with Member States at the high-level EU Resettlement Forum meeting on Monday.

Thank you and I look forward to the discussion.

 
  
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  Jeroen Lenaers, on behalf of the PPE Group. – Madam President, before I start my intervention, can I just express my surprise a little bit? Because this morning we had a debate on agriculture and the Commission was represented by the financial services Commissioner. Now we have a debate on migration and the agricultural Commissioner is here. And I really don’t see the logic in sending Commissioners to debates on topics that they have no relevance to, and I would really hope that you could also express our discontent about that to the European Commission as a whole.

Now I’ll start my intervention. You can start the clock again, if you don’t mind.

We recently had several debates here in this House about migration, and rightfully so, because we see irregular arrivals to Europe at crisis levels and further increasing as we speak, and we see more and more Member States reaching the limits of what can be reasonably expected from them in terms of reception, capacity and procedures. And these debates have also clearly shown that there is no silver bullet when it comes to tackling this challenge. As much as some of the colleagues here would like to believe it is, we will not be able to address the migration challenge only with dumbed-down Twitter-proof slogans. We cannot just switch migration off and we can also not fully shift the responsibility off to other countries. We need a European and a holistic approach.

We must, yes indeed, better protect our borders. We must fight human smugglers. We must prevent dangerous departures. And we need to ensure effective returns. And we need much more intensive cooperation with third countries to do that along the migratory routes. And I acknowledge and I am glad that the Council also sees this – that action is necessary to ensure effective partnerships on all these priorities, using all EU instruments at our disposal is necessary.

We need renewed focus on the external dimension of our migration policy. But that doesn’t mean that we should ignore the internal aspects. We need a true European migration and asylum policy that is fit for purpose and answer the needs of our times. The Pact on Migration contains all these ingredients, and Mr Garraud, I would really advise you to read it, because everything you said about the pact has been nonsense so far. This House has adopted its position. I would really invite the Council to do the same. I appreciate the work of the Swedish Presidency to get these negotiations going, to get an agreement, and to get this back from ideas to reality.

 
  
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  Juan Fernando López Aguilar, en nombre del Grupo S&D. – Señora presidenta, señora presidenta en ejercicio del Consejo, señor comisario, ¿por qué llevamos tantos años discutiendo con tanta intensidad sobre migraciones y asilo? Por tres razones muy poderosas.

La primera, porque el Tratado de Lisboa ordena una política y legislación común europea en materia de inmigración y asilo y hace de este Parlamento legislador, con lo que hace tiempo pretérito el pasado en que los Estados tenían competencia exclusiva en la materia.

La segunda, porque una mayoría clara de este Parlamento Europeo, con muchas resistencias, viene sosteniendo un enfoque integral completo que dé cuenta de la dimensión exterior, con cooperación al desarrollo y ayuda humanitaria, pero también de la dimensión fronteriza, atacando el tráfico ilícito y combatiendo a los traficantes de personas, y que, al mismo tiempo, dé cuenta de la dimensión interior, con un trato respetuoso y digno y conforme al Derecho europeo de las personas que llegan a la Unión Europea, con una distribución que esté regida por los principios de responsabilidad compartida y de solidaridad. Solidaridad vinculante cuando sea necesaria.

Y la tercera razón es que tenemos precisamente una oportunidad de hacerlo con el Nuevo Pacto sobre Migración y Asilo. Y esto sale al paso de las respuestas siempre parciales, fragmentarias y en la dirección equivocada que pretenden que la solución estaría en la externalización de las demandas de asilo o la condicionalidad de los fondos europeos a retornos que sean indignos y no voluntarios. Los retornos son parte del sistema, pero tienen que ser retornos dignos y voluntarios y respetuosos con el Derecho internacional humanitario, con la legalidad europea, con los valores europeos. Porque es la única forma de construir una respuesta europea y eficaz.

 
  
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  Fabienne Keller, au nom du groupe Renew. – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Madame la Ministre Jessika Roswall, les propositions de l’extrême droite face au défi migratoire se résument dans le titre de ce débat, voulu par le groupe de Monsieur Bardella. Il faudrait renvoyer les demandeurs d’asile loin de chez nous et faire du bâton notre seul outil de politique étrangère. Avec vous, on fermerait la porte aux familles ukrainiennes, aux femmes et aux filles afghanes, qui fuient la guerre et les traitements les plus horribles. De toute évidence, nous ne partageons pas les mêmes valeurs. Et quand bien même la morale humaine n’est pas dans votre radar, vos propositions sont un énième mirage.

Les tentatives d’externalisation des demandeurs d’asile par le Royaume-Uni, comme par le Danemark, sont un échec: pas un demandeur d’asile n’a été renvoyé au Rwanda. Avec mon groupe Renew Europe, avec d’autres groupes autour du centre de ce Parlement, nous considérons, au contraire, que la dimension extérieure de la migration est un pilier central, comme vous l’avez dit Monsieur le Commissaire, du Pacte européen sur l’asile et la migration. Ce pacte, Mesdames et Messieurs, que vous avez rejeté lors du vote en avril dernier. Nous plaidons pour bâtir au niveau européen des partenariats globaux mutuellement bénéfiques avec les principaux pays tiers d’origine et de transit des migrations. Ce travail est déjà à l’œuvre, Madame la Ministre, Monsieur le Commissaire, vous l’avez rappelé.

Nous défendons l’établissement d’un dialogue continu avec nos partenaires extérieurs et d’une aide opérationnelle résolue de l’Union européenne pour combattre les réseaux de passeurs. Bien sûr, ça vous gêne qu’il y ait de vraies réponses qui sont une solution à une perspective européenne. Nous proposons d’intensifier les retours volontaires beaucoup plus efficaces. J’en suis convaincue avec mon groupe, c’est en européens, Mesdames et Messieurs, que nous agirons efficacement face au défi migratoire.

 
  
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  Die Präsidentin. – Ich sage jetzt zu all jenen, die Zwischenrufe starten: Unterlassen Sie das! Hören Sie den europäischen Abgeordneten zu, die am Rednerpult stehen, und respektieren Sie die Würde des Hauses!

 
  
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  Tineke Strik, on behalf of the Verts/ALE Group. – Madam President, Council, Commission, more than four years ago, most states worldwide committed to offer refugees sustainable protection and future and to guarantee equitable responsibility sharing because the largest hosting countries cannot be left alone.

And look at us now. It has become common to call for fences, to push back refugees and deny their rights, and conclude shady deals with repressive regimes, leaving the protection for refugees to them. The EU slogan is: ‘Break the business model of smugglers.’ But what we do is feeding them by blocking all pathways to protection. And we even pay the Libyan coast guard, identified by the UN as smugglers and traffickers conducting crimes against humanity. The EU slogan is: ‘Avoid dangerous routes.’ But the Rwanda deal of Denmark says it all. Even people identified as refugees in those outsourced asylum procedures are still not welcome on the Danish soil.

Colleagues, the world is too small to turn your backs on refugees, on common responsibilities. Don’t fool yourself, don’t fool your voters, and don’t betray our values.

 
  
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  Vincenzo Sofo, a nome del gruppo ECR. – Signora Presidente, onorevoli colleghi, rispondo intanto innanzitutto al mio collega del PPE perché, forse, una ragione la presenza del Commissario europeo all'Agricoltura ce l'ha in un dibattito sull'immigrazione, visto che la maggior parte dei migranti che arrivano irregolarmente in Europa poi vengono utilizzati come schiavi nei nostri campi a raccogliere le arance e a fare la manodopera per quattro soldi.

Nel 2022 sono arrivati 330 000 migranti irregolari e ne sono stati trovati illegalmente all'interno dell'UE oltre un milione, numeri che certificano una crisi migratoria di proporzioni gigantesche, con flussi migratori aumentati in un solo anno del 59 %, con punte del 108 % per quanto riguarda il Mediterraneo e del 136 % per quanto riguarda i Balcani occidentali, quindi aumentando del 50 % il numero di domande di asilo, che sono arrivate a quasi un milione.

Nonostante ogni anno a circa mezzo milione di queste persone venga però ordinato di lasciare il territorio, poiché non aventi diritto d'asilo, nel 2022, tanto per fare un esempio, a essere stati poi effettivamente rimpatriati sono stati meno di 80 000 clandestini.

Cifre irrisorie che dimostrano che a essere inefficace non sia la politica migratoria del governo italiano, come ha grottescamente affermato il ministro di Macron, Gérald Darmanin, facendosi smentire persino dal Commissario europeo Johansson, poiché nessuna nazione da sola ha la forza di affrontare un'emergenza del genere.

A essere inefficace, semmai, è stata la politica migratoria dell'Unione europea, poiché l'unica soluzione possibile è appunto una soluzione europea e a rilevarlo è persino la Corte dei conti europea, che ha denunciato gli scarsi progressi fatti dall'UE nel concludere i negoziati con i paesi terzi, sottolineando la poca sinergia tra Stati membri e la poca capacità di mettere in campo le azioni necessarie per indurre i paesi terzi a occuparsi della riammissione dei loro cittadini.

D'altronde basta ricordare che l'UE è il maggiore donatore al mondo di aiuto allo sviluppo, fornendo il 43 % dei fondi mondiali, una cifra che nel 2021 ha raggiunto i 70 miliardi di EUR ma che non siamo riusciti a far fruttare né in termini di influenza geopolitica nei paesi beneficiari e neppure in termini di semplici accordi di gestione efficace dei flussi migratori.

Quindi, insomma, un vero disastro politico sul quale finalmente, grazie anche all'Italia, sempre più governi stanno aprendo gli occhi, chiedendo quindi di riformare le norme che regolano le politiche migratorie europee. Norme che necessitano di una cooperazione con paesi terzi, da subordinare però alla loro disponibilità di salvaguardare l'integrità delle nostre frontiere.

Azioni essenziali per la tenuta economica e identitaria dell'Europa che però sono ostaggio dei partiti di sinistra presenti in questo Parlamento, disposti a far esplodere bombe sociali nei propri territori pur di ingrassare le tasche di qualche affarista dell'immigrazione.

 
  
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  Annalisa Tardino, a nome del gruppo ID. – Signora Presidente, signor Commissario, onorevoli colleghi, controlli alle frontiere esterne, e non a Lampedusa, e rimpatri: questo chiediamo da quattro anni.

Finalmente ci si concede un dibattito che chiede un nuovo approccio e la sinistra estrema decide di boicottarlo, non inviando deputati a prendere la parola. La stessa sinistra che fa proclami e grida allo scandalo per le stragi in mare oggi si astiene in Aula, perché la vera intenzione è mantenere lo status quo e fare affari con il business dell'immigrazione clandestina. Credo sia un comportamento vergognoso che non rispetti non solo quest'Aula, ma nemmeno i cittadini, loro elettori.

Da tempo chiediamo che le procedure di asilo si svolgano prima dell'ingresso nel territorio europeo e in Nord Africa per gli ingressi via mare, con personale delle agenzie europee nel rispetto dei diritti, per eliminare arrivi massicci e viaggi della speranza.

Ben venga che adesso molti governi e persino i socialisti tedeschi ci diano finalmente ragione. Ben vengano iniziative europee concrete per dare risposte all'emergenza immigrazione, come chiediamo da anni, ma vogliamo il vostro aiuto per fermare le partenze attraverso una maggiore cooperazione da parte di paesi terzi e la certezza sui rimpatri.

In Europa, anche grazie al nostro governo, siamo al lavoro affinché si diano le giuste risposte ai cittadini, che chiedono sicurezza e un'immigrazione legale e controllata.

Gli altri, invece, preferiscono continuare con hotspot stracolmi, morti in mare, delinquenze e aiuto ai criminali che si arricchiscono sulle spalle delle persone. Diciamo basta, finalmente!

 
  
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  Cornelia Ernst, im Namen der Fraktion The Left. – Frau Präsidentin! Dass es solch eine Debatte ins Plenum geschafft hat, eine Debatte, die offen zum Bruch von EU— und internationalem Recht auffordert, die zu illegalen Handlungen aufruft und von einem geradezu penetranten neokolonialen Gestus geprägt wird. Das ist eine Schande für dieses Parlament, meine Damen und Herren!

Wer Asylverfahren auslagern, Drittstaaten finanziell erpressen will, um möglichst viele Menschen loszuwerden, wirft die Menschenrechte in die Tonne und schafft das individuelle Recht auf Asyl ab. Das wollen wir nicht! Sie sind besessen vom Abschiebewahn und ergötzen sich in Ihren zutiefst rassistischen Fantasien.

Ich warne die Kommission davor, und im Übrigen auch den Rat, sich zu Erfüllungsgehilfen der Rechten zu machen und mit einem Vorschlag doch noch irgendwie um die Ecke zu kommen, der solchen Fantasien die Türen öffnet. Werden Sie bitte schön – die Kommission – Ihrer Rolle als Hüterin der Verträge gerecht; hier wäre es wirklich wichtig.

 
  
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  Balázs Hidvéghi (NI). – Madam President, dear colleagues, instead of the ill-conceived and long-indulgent EU position on migration, Europe needs a policy based on strong border control, the elimination of asylum abuses and support for third countries together. The proposal to examine asylum applications outside of Europe has been a long-standing Hungarian position. All that’s needed now is political will to implement it. Initiatives in this regard in Denmark, the UK, Italy and – most recently and most interestingly – Germany are steps, I think, in the right direction.

If Europe wants to have real refugees, it has to differentiate between them and economic migrants. The systematic abuse of the asylum system must end and Europe should not tolerate illegal entry into its own territory. While Europe should give support to third countries, that support cannot be unconditional. Third countries must cooperate. They have to prevent illegal migration out of those countries and they have to readmit those returned from Europe.

 
  
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  Die Präsidentin. – Bevor ich der nächsten Abgeordneten, Frau Lena Düpont, das Wort erteile, möchte ich noch einmal alle im Haus an unsere eigenen Regeln erinnern, die wir uns gesetzt haben, nämlich dass die Aussprache von Würde und Respekt getragen sein soll, und darauf weise ich jetzt hin.

Gleichfalls auch darauf, dass jetzt die Sprecherinnen und Sprecher für die Fraktionen jeweils ein bisschen länger gesprochen haben. Ich kündige nur an, mit allen gleichermaßen zu verfahren und 10 Sekunden quasi nach Überziehen der Zeit das Wort dann zu entziehen. Also nur, dass Sie schon Bescheid wissen.

 
  
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  Lena Düpont (PPE). – Frau Präsidentin! Was für ein Schauspiel! Erst sich kaum an Verhandlungen beteiligen, dann Abstimmungen boykottieren und dann behaupten, schon immer für Inhalte eingestanden zu haben. Werte Kollegen, dieser Pakt zu Asyl und Migration wird mit parlamentarischer Arbeit, mit Ringen zwischen den Fraktionen in der Mitte des Hauses entschieden.

Wo stehen wir also? Im Mandat ist die externe Dimension enthalten. Wir machen deutlich, dass wir eine Kooperation auf Augenhöhe wollen. Auch Drittstaaten tragen eine Verantwortung für Menschen auf der Flucht. Dafür haben wir zahlreiche Instrumente an der Hand – sie sind heute schon genannt worden. All das sind vielversprechende Hebel, wenn sie mit Anreizen und Konditionen verbunden sind. Die Erwartungshaltung auf allen Seiten muss klar sein.

Als EVP haben wir immer klargemacht, dass wir eine frühestmögliche Entscheidung über Schutzbedürftigkeit haben wollen, um alle Beteiligten aus dem legal limbo herauszuholen. Unseren Anspruch an Humanität können wir am besten in geordneten Verhältnissen aufrechterhalten. Richtung Berlin kann ich da nur sagen: Herzlich willkommen in der Regierungsverantwortung!

 
  
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  Pietro Bartolo (S&D). – Signora Presidente, onorevoli colleghi, questo dibattito è surreale.

Ma cosa volete esternalizzare? Smettetela di inventarvi soluzioni impraticabili dal punto di vista giuridico e umanitario e ammettete chiaramente che voi, queste persone, non le volete.

Che queste persone muoiano in mare, che vengano rinchiuse nei lager, che vengano rispediti nei luoghi da quali fuggono per voi è indifferente, l'unica cosa che vi interessa è di non averle qui per poi prendervi cura di loro o, peggio ancora, per non dovere rischiare la "sostituzione etnica". Vergognatevi. La vostra disumanità mi disgusta.

Signora Presidente, non solo non utilizzo interamente il minuto a mia disposizione ma esco anche da quest'Aula, perché non voglio e non serve ascoltare quello che hanno ancora da dire.

 
  
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  Jan-Christoph Oetjen (Renew). – Frau Präsidentin, Kolleginnen und Kollegen! Gestern haben wir den Europatag gefeiert. Diese Europäische Union ist eine direkte Reaktion auf das, was in diesem Zweiten Weltkrieg geschehen ist. Wir haben beschlossen, dass wir zusammenarbeiten, damit so etwas Schreckliches nicht wieder passieren kann. Aus dem Zweiten Weltkrieg haben wir eine zweite Lehre gezogen, nämlich aufgrund der Tatsache, dass die Nazis Menschen verfolgt haben – aufgrund ihrer sexuellen Orientierung, ihrer Religion, ihrer Nationalität, ihrer Herkunft –, gibt es das Asylrecht.

Diese Europäische Union ist ein Ort der Freiheit und der Demokratie und der Menschenwürde für alle diejenigen auf der Welt, die verfolgt werden aufgrund eben dieser Gründe, aus denen die Nazis andere Menschen verfolgt haben in Europa. Deswegen ist dieses Asylrecht auch nicht verhandelbar. Wer es verhandeln möchte, verehrte Kolleginnen und Kollegen, wie die Faschisten von heute das Asylrecht nicht mehr wollen, der verlässt den europäischen Wertekonsens.

Für mich ist klar, dass dieser Asyl- und Migrationspakt den europäischen Wertekonsens verteidigen muss. Mit der Zuwanderung qualifizierter, Frau Präsidentin, mit der Rückführung derjenigen, die kein Asylrecht haben, aber auch mithilfe von denjenigen …

(Die Präsidentin entzieht dem Redner das Wort.)

 
  
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  Damien Carême (Verts/ALE). – Madame la Présidente, l’extrême droite nous impose sans honte ce débat et ses propos nauséabonds, alors que nous célébrions hier les valeurs de l’Europe, et commémorons lundi le lourd héritage sur lequel notre Union s’est bâtie. Jusqu’où repousserons-nous les limites de l’indécence? Plutôt que de l’ignorer, mesurons la gravité du moment. Partout en Europe, la rhétorique dangereuse de l’extrême droite imprègne les discours et politiques. Quand allez-vous mettre un terme à cette fuite en avant, Monsieur le Commissaire? Sûrement pas en cautionnant cette obsession pathologique des retours, et en se rendant en Tunisie et ailleurs pour participer à des marchandages dangereux avec des pays tiers, comme l’a fait récemment la commissaire Johansson.

Que reste-t-il de nos valeurs quand le PPE appelle la Commission à financer des murs, quand ils s’érigent déjà sur plus de 2 000 kilomètres en Europe? Que reste-t-il de notre humanité quand une barge est installée dans un port pour enfermer durant des mois des demandeurs d’asile lorsqu’on ne peut pas directement les renvoyer au Rwanda?

Pour parfaire notre forteresse Europe, nous violons le droit, dépensons des milliards pour nous calfeutrer, mais surtout nous brisons des milliers de vies. Les appels à s’affranchir de nos obligations internationales se multiplient partout, sans conséquences. Il est temps pour nous, Parlement, Commission et Conseil, d’agir et de rappeler que nous ne transigerons jamais sur nos valeurs, en matière migratoire comme ailleurs, ou alors l’Europe aura échoué.

 
  
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  Beata Kempa (ECR). – Pani Przewodnicząca! Panie Komisarzu! Jesteśmy cały czas poddani presji migracyjnej. Jednym z kluczowych elementów powstrzymania tej presji jest sprawny system powrotów dla nielegalnych imigrantów. Tymczasem ten system wymaga pilnej zmiany, ponieważ wnioski nie są realizowane. Tylko w ciągu ostatnich miesięcy wydano prawie 124 tys. nakazów powrotów. Statystyki są powalające. Realizujemy mniej niż 30% z nich. Nielegalni imigranci, wykorzystując luki, przedzierają się przez granicę, migrują wewnętrznie pomiędzy państwami, uciekając przed realizacją nakazu opuszczenia terytorium Unii Europejskiej.

Potrzebujemy twardego prawa, które będzie działać. Niestety wszelkie głosy w sprawie usprawnienia procesu powrotu giną w krzyku unijnej lewicy i jej nierealnych pomysłów, których cel jest tylko jeden – maksymalnie osłabić odporność państw Unii Europejskiej przed kolejnymi falami migrantów i przebudować społeczeństwo. Chcę bardzo podziękować, Pani Przewodnicząca, za zwrócenie uwagi, bo nikt w tej izbie nie zasługuje na to, żeby z tego miejsca, a tym bardziej prawica, krzyczeć, że mamy rasistowskie fantazje albo jesteśmy opętani. Dziękuję za to zwrócenie uwagi. Nie pozwólmy na to.

 
  
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  Tom Vandendriessche (ID). – Voorzitter, collega’s, wij worden overspoeld door ongewenste migratie. Miljoenen komen naar Europa. Zij vluchten helemaal niet voor oorlog, want minstens twee derde van hen zijn asielbedriegers. Ze komen naar hier omdat ze allerhande sociale en financiële voordelen kunnen ontvangen zonder er ooit aan bijgedragen te hebben. Het gevolg is een asielchaos die het perfide businessmodel van de mensensmokkel in stand houdt, onveiligheid betekent voor onze mensen en ons sociaal systeem ondermijnt. Dit is onhoudbaar.

De Europese Unie weigert onze buitengrenzen te beschermen. Integendeel. Met het EU-migratiepact wil ze doelbewust miljoenen jaarlijks naar Europa halen. Dat is niet duurzaam.

Asielrecht is een humanitaire opdracht. Om dat asielrecht opnieuw houdbaar en duurzaam te maken, is een fundamenteel ander migratiemodel nodig. Het recht op asiel betekent geen recht op verblijf. Opvang moet daarom per definitie in eigen regio. Wie illegaal onze thuislanden binnendringt, moet elk recht op asiel verliezen. Ontwikkelingssamenwerking en handel moeten we afhankelijk maken van de bereidheid illegalen terug te nemen en migratie actief mee te helpen bestrijden. Een duurzaam, houdbaar en vooral humaan asielbeleid is wel degelijk mogelijk.

 
  
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  Clara Ponsatí Obiols (NI). – Madam President, we’ll hear a lot of fearmongering today, but the EU should take responsibility for the violations of human rights that take place on its borders day after day, and for its partnerships with third countries.

The Melilla massacre resulted in disappearances and deaths. You want to talk about pushbacks? Well, Moroccan police entered Spanish land, dragged lifeless bodies out of the Spanish control area, and migrants were pushed back to Morocco. The Spanish police acted in complacency with the Moroccan police. Is this what we call cooperation? No one has been held accountable so far.

A smart migration policy is one that can demand complex measures to third parties because one is responsible for one’s own duties. This starts by holding Member States accountable instead of looking the other way.

 
  
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  Karlo Ressler (PPE). – Poštovana predsjedavajuća, kolegice i kolege. Europa je danas pod sve snažnijim migracijskim pritiskom, pogotovo države članice koje su na vanjskoj granici, uključujući i moju državu Hrvatsku.

Azil - međunarodno pravo na zaštitu - se dramatično zloupotrebljava diljem Europe i to je činjenica. Imamo zato obvezu svi zajedno i ovdje, u Europskom parlamentu, u drugim europskim institucijama, u europskom društvu, pristupiti ovom pitanju trezveno, pristupiti ovom pitanju zajedno i maknuti pritisak s naših granica.

Danas postavljamo pravila za ubuduće. Treba nam svima zajedno malo više zajedništva, malo više odgovornosti, a malo manje ideološke ostrašćenosti. Treba nam malo više strateškog promišljanja, a malo manje emotivnih ucjena, jer u konačnici riječ je o sigurnosti naših granica. O sigurnosti našeg teritorija i o sigurnosti cijele Europe.

 
  
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  Isabel Santos (S&D). – Senhora Presidente, o tema que, hoje, nos é aqui trazido a debate é absolutamente degradante e lamentável e é promovido por uma extrema—direita cuja retórica incendiária e tóxica nos deve envergonhar a todos.

Os migrantes e refugiados não são mercadoria. São pessoas. Não são uma moeda de troca e a nossa política externa e de cooperação e desenvolvimento não é uma política de trocas neste sentido. Os nossos valores, os valores da solidariedade, da defesa da dignidade humana, da defesa do direito ao asilo não estão à venda.

Caros Colegas, àqueles que, aqui e lá fora, procuram impor a narrativa do ódio, do medo e com isso capturar a opinião pública dizemos: não passarão. Em nome da solidariedade, da proteção e do acolhimento daqueles que procuram uma oportunidade de vida em condições de segurança e dignidade: não passarão!

 
  
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  Barry Andrews (Renew). – Madam President, Commissioner, colleagues, the offer of EU development funding in return for cooperation on returns and readmissions is based on a myth. A myth that such funding can tackle the root causes of migration. The evidence shows that such interventions actually increase irregular population movements in the short term.

Why is it controversial to come in here to this hemicycle and insist that we base our policy on evidence and research?

If you want to know what externalising European asylum policy looks like, let’s just look at the case of the RSF in Sudan. They have received EU funding to manage migration policy on the Libya-Sudan border. This is the RSF, the successor of the Janjaweed that stands accused by the ICC of genocide. And they are the people that we are outsourcing our migration policy to. That’s what externalising looks like. It looks like what happens in Libyan detention centres, where their gross violations of human rights.

So what we need to do is honestly face this issue, express solidarity with those who are facing the challenges, and we also need to bring in the European Asylum and Migration Pact.

 
  
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  Damian Boeselager (Verts/ALE). – Madam President, this is now the second plenary in a row where we hear this far-right kind of fearmongering about migration. And it’s clear because, in the end, this is the only topic that actually drives your voter base. You take a highly complex issue and you trying to propose inhumane, complex and unpractical solutions. I have seen it with the AfD: it was a dying party but then they took the issue of migration and try to grow on that.

But we have to be honest to our citizens: the real solutions don’t lie there. We already fund third countries like Libya – actually militias over there – to build camps, to host people there. And we see murder, we see rape and we do not see a humane solution. So if we want to really defend the European way of life, our European values, we have to find solutions that are actually in accordance with that. So let’s find a European asylum system with a European asylum application. And then I’m sure the far right will deflate like a popped balloon.

 
  
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  Jorge Buxadé Villalba (ECR). – Señora presidente, cuatro cosas voy a decir: la norma, el dato, la realidad y la solución.

La norma dice que las fronteras exteriores solo podrán cruzarse por los pasos habilitados y con la documentación exigida, y que los Estados miembros ordenarán la expulsión de cualquier persona de un tercer país que haya entrado irregularmente en territorio europeo. Pero no se puede expulsar al que ha solicitado protección internacional.

El dato es que en España en 2022 se presentaron 118 000 solicitudes de protección internacional, casi el doble que el año anterior. Y solo tenían derecho algo más de 14 000, ni siquiera el 10 %. De todas ellas, 114 000 se presentaron cuando ya estaban los inmigrantes en territorio nacional español —no lo pidieron en el puesto habilitado al efecto— o con sus permisos temporales caducados o cuando les detenía la policía.

La realidad es que estamos ante un fraude masivo realizado con conocimiento de las autoridades, una quiebra de la legalidad, un negocio para las ONG y un riesgo para toda Europa.

La solución es que las peticiones de asilo se realicen y tramiten en Estados terceros para que no se haga cuando ya están en territorio europeo y evitemos el problema. Que se condicionen la ayuda y las exenciones de visado al establecimiento de acuerdos de retorno.

Nuestro dato mata su relato. Nosotros, defendiendo la ley y Europa, ustedes, defendiendo los intereses de los explotadores.

 
  
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  Jaak Madison (ID). – Madam President, dear Commissioner, dear lady from Sweden, first of all, I remember very well: it was 2020 in September in the LIBE Committee, where our Commissioner, Ms Ylva Johansson, were introducing the migration pact. She stated very clearly that we need migration pact because we need the legalised ways to come to Europe from the third countries, especially from Africa and Middle East, because we are getting old in Europe, and we need new people because demography is in the minus.

So this is one of the reasons why we need a migration pact. But I’ve never heard from the Commission, I’ve never heard from the Member States, that we need the European way to solve the problem with the demography, how to get more kids. Just now, the statistics are very clear: 1.5 kids per female in Germany, 1.4 in Italy. So we are just dying out. And, if the main solution from the Commission is just to replace with the people from the third countries, then good luck with the European way of life. This is not my Europe.

About the numbers: if the migration will follow as it is in Germany, and if demography will stay in the minus, in eight years, in 2100, there will be about 40 million non-Germans and 35 million so-called Germans.

So I think this is not the way how to go forward, because even yesterday there was Europe Day. And the father, Mr Robert Schuman, he was Christian and he stated very clearly on the 1950s, European family has to be based on the Christian values, and ...

(The President cut off the speaker)

 
  
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  Nicolas Bay (NI). – Madame la Présidente, le chaos migratoire est là, installé sans interruption depuis 2015. L’Europe et l’Italie en première ligne sont menacées aujourd’hui de submersion. Courageusement, Giorgia Meloni est lucide et fait face, alors qu’il y a quelques mois seulement, Emmanuel Macron se précipitait pour accueillir l’Ocean Viking et ses clandestins à Toulon. Gérald Darmanin, qui ose tout, prétend aujourd’hui faire la leçon à l’Italie alors qu’il se laisse lui-même humilier par un micro-pays comme les Comores.

Certains ici voient l’immigration comme une fatalité, voire comme une opportunité. Mais l’immense majorité des 450 millions d’Européens exige que leur identité et leur sécurité soient enfin défendues. Tarir les flux migratoires et inverser la tendance est possible. Cela nécessite une vraie volonté politique et, enfin, de la fermeté.

Les solutions, nous les connaissons: installer et financer des centres hors d’Europe pour les demandeurs d’asile, démanteler les mafias de passeurs et contrôler les ONG, expulser systématiquement tous les clandestins sans permettre leur régularisation et obliger leur pays d’origine à les récupérer. Certains diront bien sûr que ces pays n’accepteront jamais, mais nous pouvons les y contraindre diplomatiquement et économiquement. Imposons nos conditions au lieu de toujours nous soumettre aux leurs. Il faudra que l’Europe tout entière se montre ferme si elle veut survivre.

 
  
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  Angelika Winzig (PPE). – Frau Präsidentin! Das Asyl- und Migrationsthema ist eine europäische Herausforderung, die auch einer europäischen Lösung bedarf. Leider haben wir in den letzten Jahren auf europäischer Ebene keine Antwort auf steigende Migrationsströme nach Europa gefunden. Eine Ausrichtung der Entwicklungszusammenarbeit an Maßnahmen zur Bekämpfung der Ursachen von Migration ist mit Sicherheit der richtige Schritt.

Auch Rückführungsabkommen sind ein wichtiger Meilenstein in der Asylpolitik, und viele Länder berücksichtigen bereits die Einhaltung dieser Abkommen bei ihrer Entwicklungszusammenarbeit. Jedoch jegliche Hilfe, wie wir es heute hier gehört haben, zu verweigern, wäre der Schritt in die falsche Richtung, da Notsituationen in Drittstaaten noch verschlimmert werden könnten. Dennoch ist eine stufenweise Konditionalität von Mittelvergabe und Einhaltung von Verträgen durch Drittstaaten vorstellbar. Denn es liegt auch in der Verantwortung der Drittstaaten, unsere EZA-Mittel effektiv für die Menschen vor Ort zu verwenden, damit es weniger Druck gibt, das Land zu verlassen.

 
  
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  Thijs Reuten (S&D). – Voorzitter, Commissie, Raad, collega’s. Ja, ook ik schaam me, net als veel collega’s, voor het feit dat hier zelfs omvolkingstheorieën in het debat worden ingebracht. Het is een schande voor dit Parlement. Maar wij, de redelijke krachten, zijn met veel meer.

Een Deens asielverzoek behandelen in Rwanda: het is zo bizar dat ik het niet eens ga bespreken. We weten al lang – en u weet het ook – dat het niet werkt, dat verdragen zich ertegen verzetten, dat humaniteit zich ertegen verzet en dat het ontzettend veel geld kost.

Dat een extreemrechtse fractie van makelaars in angst dit debat aanvraagt, verbaast me niet. Maar ik hoop nooit te hoeven wennen aan het overnemen van deze retoriek door anderen, door wie dan ook. Want het enige wat werkt, is werken en onze energie geven aan oplossingen die wel werken.

Dus Commissie en lidstaten, laat u niet afleiden door dit kleine groepje makelaars in angst. Stop met het dehumaniseren en angst aanjagen. Verdedig de verdragen, de grondrechten en werk aan draagvlak. Dat draagvlak is er.

 
  
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  Assita Kanko (ECR). – Voorzitter, in heel Europa worstelt men met het migratie- en asielbeleid, maar als je over oplossingen wilt praten, ben je extreemrechts. Als je wilt voortmodderen, ben je een held. Waar zijn wij mee bezig?

Ik heb het gehad met de hypocrisie van links en van bepaalde ngo’s. Ik heb het gehad met de taboes die echte oplossingen in de weg staan. Hoeveel mensen moeten nog sterven voordat de oogkleppen worden afgedaan? Waarom ziet men niet hoe racistisch de linkse houding en het opengrenzenbeleid is?

Een Europese paradigmashift voor migratie en asiel is nodig om te vermijden dat steeds meer onschuldige mensen sterven in hun zoektocht naar een ander leven. Asielbeleid moet buiten de EU starten in de landen van herkomst of in de buurt. Wat vluchtelingen nodig hebben, is een veilige plek om te verblijven. Die plek is niet per se in Europa. Dit beleid moeten we combineren met strategische bijdragen aan globale veiligheid, want de wereld is een geheel waar ook Europa toe behoort.

We moeten als EU moediger worden. Zo geven wij Europa nog een toekomst.

 
  
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  Silvia Sardone (ID). – Signora Presidente, onorevoli colleghi, veniamo da anni in cui in questo Parlamento sono stati invitati personaggi come Carola Rackete a pontificare in maniera patetica sull'immigrazione e sull'accoglienza.

Da troppo tempo ci aspettiamo strategie nuove da parte della Commissione europea, che invece purtroppo è succube dei buonisti di sinistra e di coloro che puntano a porte aperte per tutti i migranti.

A marzo, dopo la tragedia in mare in Italia, abbiamo visto la Presidente della Commissione dire: "sull'immigrazione servono soluzioni europee". Ben svegliata, considerando che in questi quattro anni nulla è stato fatto.

Poi abbiamo sentito il Presidente del Consiglio Michel che ha promesso: "lavoriamo per arrivare entro la fine del mandato a un patto europeo sulla migrazione e l'asilo, dobbiamo farlo per lottare insieme contro i criminali che speculano sulla miseria". Parole, solo parole in tutti questi anni e solo adesso, tra l'altro, venite sulle nostre posizioni. Ricordiamo che Matteo Salvini, per aver difeso i confini dell'Italia e quindi dell'Europa, è ancora sotto processo.

Ora, finalmente, in Parlamento arriva un dibattito che si concentra sul fermare l'immigrazione irregolare e non alimentarla come vuole la sinistra. Da anni noi diciamo che servono hotspot nei paesi del Nord Africa e che le domande di asilo devono essere trattate negli Stati terzi.

Noi crediamo che l'Europa dovrebbe attivarsi per legare gli aiuti economici ai paesi africani a precisi impegni sui rimpatri dei migranti irregolari e a misure per contrastare le partenze dei barconi.

Il tempo delle promesse e dei vostri slogan è finito, sull'immigrazione bisogna muoversi, lo chiedono i cittadini europei.

 
  
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  Laura Ferrara (NI). – Signora Presidente, onorevoli colleghi, il tentativo di ridurre la pressione migratoria verso l'Unione europea non dovrebbe mai tradursi in misure che impediscono di richiedere protezione internazionale in un territorio sicuro, esponendo quindi a rischi di detenzione arbitraria, violenze e discriminazione.

Questo succede soprattutto quando si preferisce delocalizzare l'asilo, il controllo dei flussi migratori e delle frontiere, eludendo strategicamente obblighi internazionali e trasferendo le responsabilità altrove.

Oggi l'Unione europea tende a prevenire arrivi irregolari e aumentare i rimpatri concentrando gli sforzi su pratiche di esternalizzazione e cooperazione con Stati terzi, sulla base di logiche di scambio riguardanti finanziamenti condizionati e altri strumenti.

Da anni tentiamo di colmare le carenze delle nostre politiche nell'assicurare una migrazione ordinata, sicura e fondata su solidarietà ed equa ripartizione delle responsabilità.

Le nostre risorse finanziarie dovrebbero essere ugualmente utilizzate per diversi aspetti dei processi migratori, come le loro cause profonde, lo sviluppo locale, le vie legali di accesso.

Non alimentiamo la dipendenza da paesi con tutele dei diritti umani inadeguate e da cui si corre il rischio di subire ricatti.

 
  
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  Nadine Morano (PPE). – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, je suis heureuse aujourd’hui parce que je rentre du Danemark où j’ai passé trois journées de travail intensives, où je suis allée voir les centres de retour et cette politique ferme, décidée par un gouvernement social-démocrate, mais dans une cohésion nationale et politique qui devrait faire rêver l’ensemble de notre hémicycle.

J’invite d’ailleurs les socialistes et les Verts à y aller faire un petit stage de formation. J’observe d’ailleurs que les députés socialistes danois votent contre les socialistes de ce Parlement européen, notamment contre Monsieur López Aguilar, et qu’ils votent avec Nadine Morano.

Alors oui, je pense qu’il faut externaliser les demandes d’asile. Oui, je pense qu’il faut conditionner nos aides au développement du continent africain à la maîtrise de leurs politiques migratoires, et qu’il faut même donner une surprime à ceux qui y contribuent.

 
  
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  Cyrus Engerer (S&D). – Sur President, Saleh – isem li qed nuża biex nipproteġi l-identità ta’ ġuvni ta’ 24 sena mill-Jemen – ġie ppersegwitat, stuprat għall-ikel, miżmum at gunpoint minn min suppost kellu jipproteġih wara li l-ġenituri tiegħu keċċewh mid-dar għax hu gay fl-età ta’ 18-il sena. Għex fl-għerien, kiel miż-żibel, raqad fuq il-bankini fil-Jemen, u issa fl-Eġittu, fejn qiegħed bħalissa, wara li għennih jaħrab mill-Jemen.

Skont intom, dan għandu japplika għall-ażil minn pajjiż illi lanqas biss jirrikonoxxih; skont intom, dan għandu jagħmel minn kollox biex jibqa’ fejn hu minkejja li qed jiġi ppersegwitat u kważi maqtul ta’ kuljum. Idealment ħadd ma jkollu għalfejn jaħrab minn pajjiżu, ħadd ma jkollu għalfejn jaħrab mill-gwerer u ħadd ma jkollu għalfejn jaħrab il-perseguzzjoni imma dik mhijiex il-verità, dik mhix ir-realtà ta’ dawn in-nies.

Intom tal-lemin estrem, li ilkom tgħidu li dawn għandhom japplikaw għall-ażil minn dawn il-pajjiżi, lesti li tgħinu lil dan il-ġuvni? Lesti li tingħaqdu miegħi u m’oħrajn sabiex naraw illi dan il-ġuvni jkollu ħajtu protetta u jkun fl-Ewropa, fejn jista’ jgħix ta’ dak illi verament hu? Probabbilment le, għax lanqas biss temmnu li aħna l-Ewropej għandu jkollna dad-drittijiet fundamentali u l-ugwaljanza.

 
  
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  Jadwiga Wiśniewska (ECR). – Pani Przewodnicząca! Panie Komisarzu ! Potrzebujemy efektywnej polityki migracyjnej i azylowej. Ale czego możemy spodziewać się po zarówno lewej stronie Parlamentu, jak i propozycjach Komisji Europejskiej?

Popatrzmy, jak wyglądała sytuacja w Polsce, która przyjęła w pierwszych miesiącach wojny ponad 9 milionów uchodźców wojennych. Jak zachowała się Komisja Europejska? Jakiego udzieliła wsparcia? Oprócz słów pełnych wzruszenia i opowieści o tym, jak bardzo przewodnicząca Komisji, jak i komisarz Johansson są poruszone sytuacją uchodźców wojennych, tak naprawdę Polska nie otrzymała odpowiedniej, adekwatnej pomocy na zabezpieczenie podstawowych potrzeb uchodźców wojennych.

Popatrzmy na sposób zarządzania przez Komisję Europejską, przez panią przewodniczącą, przydziałem komisarzy do odpowiednich debat. Dziś z krytyką spotyka się komisarz Wojciechowski? Przecież to jest odpowiedzialność szefowej Komisji Europejskiej, kogo do jakiej debaty dedykuje.

To pokazuje, że Ursula von der Leyen nawet nad tym nie panuje. Zatem krytyka posłów niemieckich z EPL-u względem zarządzania Komisją również w tym zakresie jest w pełni uzasadniona.

 
  
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  Bernhard Zimniok (ID). – Frau Präsidentin! Die Migration ist die Schicksalsfrage unseres Kontinents. Die katastrophale Energie- und Wirtschaftspolitik können wir reparieren, den ganzen Genderschwachsinn wieder abschaffen. Wenn wir aber diese Migrationspolitik fortsetzen, werden wir in absehbarer Zeit die Minderheit in unserem Lande sein. Dann ist es zu spät für Kurskorrekturen. Die Bürger wollen keine Islamisierung, keine ständigen Messermorde und keine Sexualverbrechen. Werte Kollegen, begreifen Sie endlich: Multikulti, wie es hier praktiziert wird, ist gescheitert.

Insofern wäre es ein guter Anfang, wie vorgeschlagen, Asylzentren außerhalb Europas einzurichten und die Entwicklungshilfe an die Umsetzung von Rückführungsabkommen zu koppeln – was wir übrigens schon seit Jahren fordern. Aber um die Migrationskrise wirklich zu lösen, braucht es mehr als das. Erst letzte Woche habe ich deshalb ein neues Asylkonzept fertiggestellt und die Lösungen zur Rettung Europas darin vorgestellt. Wichtige Maßnahmen sind ein sofortiger Einreisestopp und eine Abschiebeoffensive, um die Abermillionen an kulturfremden und größtenteils unqualifizierten Migranten zurückzuführen. Kein einziger Asylbewerber darf mehr einen Fuß nach Europa setzen.

Das heißt aber nicht, dass wir tatsächlich Verfolgten nicht helfen wollen. Natürlich nicht! Wir helfen ihnen vor Ort und gewähren ihnen Schutz in kultur- und sprachnahen Partnerländern. So helfen wir den wahren Flüchtlingen und unterbinden die Migration in unsere Sozialsysteme. Ich appelliere an Sie: Handeln wir endlich, bevor es zu spät ist!

 
  
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  Mislav Kolakušić (NI). – Poštovana predsjedavajuća, poštivanje pravnog poretka je temelj Europske unije. Sve države članice ilegalni prelazak državnih granica smatraju teškim kaznenim i prekršajnim djelom. Za njih su predviđene kazne zatvora i visoke novčane kazne.

Sada, ekstremna ljevica u ovom parlamentu predvođena EPP-om, Renew-om i SND-om, umjesto da zahtijeva poštivanje pravnog poretka i da se vode milijuni kaznenih postupaka protiv počinitelja kaznenih djela koji su ilegalno prešli naše granice, oni sada od nas zahtijevaju da mi kršimo vlastite propise, ne pokrećemo kaznene i prekršajne postupke, tim ljudima i tim kriminalcima dajemo stanove, dajemo radna mjesta, oduzimamo ih građanima Europske unije. Jel to to ? Jel to moderna Europa? Ekstremna ljevica je, predvođena EPP-om, opasna po ovu Europu.

 
  
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  Juan Ignacio Zoido Álvarez (PPE). – Señora presidenta, los autócratas han convertido la migración en un arma, las mafias la han convertido en un negocio, los terroristas en una oportunidad y los populistas de uno y otro lado en un instrumento de presión política.

Frente a todos ellos, frente a aquellos que pretenden usar las tragedias ajenas para su propio beneficio, Europa debe responder con determinación. Porque tenemos la obligación de dar garantías a quienes necesitan protección internacional, pero también debemos proteger nuestras fronteras de amenazas externas que pongan en peligro la seguridad de nuestros ciudadanos.

Por eso necesitamos una política migratoria eficaz, coherente e integral. Y para ello la Unión Europea debe usar todos los instrumentos a su alcance, no solo la política interior, sino también la cooperación al desarrollo o la política comercial, condicionando los acuerdos con nuestros vecinos y socios a su colaboración para el retorno de migrantes irregulares y la lucha contra las mafias.

Es hora de que los europeos pongamos nuestros recursos y nuestra influencia al servicio de una política migratoria más efectiva.

 
  
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  Charlie Weimers (ECR). – Madam President, colleagues, how can we deter illegal migration and deaths at sea, and provide protection for those in need? Well, by relocating the entire asylum process abroad, as Denmark is doing with Rwanda. The far-right government of Denmark. Oh, wait: it’s a Social Democratic liberal government. You don’t have to be a conservative to pursue reasonable migration policies, but you do have to be a realist.

Although initially rebuked by Commissioner Johansson as bad and completely unrealistic, the model is gaining support. The Dutch Parliament called for cooperation with Denmark on Rwanda-style reception centres. Even Herr Weber, the EPP chief, supports this policy. Our very own Prime Minister, Ulf Kristersson, stated in Copenhagen that centres outside the EU probably is the future.

Colleagues, externalising processing alone won’t remove incentives, though. Let me be clear: it’s essential that both processing and reception take place outside Europe. Only this way can we curb illegal migration, while at the same time providing refuge for those in need of international protection.

 
  
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  Jean-Lin Lacapelle (ID). – Madame la Présidente, enfin un débat sur l’immigration, n’en déplaise à Madame Keller, ou Madame «l’éclair» puisqu’elle a déjà disparu de l’hémicycle. Enfin un débat qui pose des questions pertinentes car l’externalisation des demandes d’asile est enfin évoquée. Elle est pour nous d’une totale logique depuis longtemps. Avec une augmentation de 50 % des demandes d’asile en 2022, près d’un million déposées l’an dernier, la situation est chaque jour plus dramatique.

Par principe, une demande d’asile doit être déposée en dehors du territoire national du pays d’accueil, car chacun sait que le droit d’asile dont l’Union européenne cherche à se donner le monopole est aujourd’hui un vecteur essentiel d’immigration illégale. Cette question pose pour nous l’enjeu essentiel: redonner aux États leur pleine maîtrise en matière de politique d’asile. Les gouvernements seront ainsi mis devant leurs responsabilités et ne devront plus subir les quotas de migrants illégaux imposés par l’Union européenne.

D’autre part, nous exigeons une conditionnalité dans les aides. Sans reprise des migrants illégaux, criminels et délinquants, ce doit être la fin des aides financières. Le droit d’asile est un droit exceptionnel et doit le rester, et ne pas devenir une filière d’immigration à part entière. Nous n’avons plus les moyens ni les capacités d’accueillir la misère du monde, car nous ne sommes ni un hôtel ni un guichet social.

 
  
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  Rob Rooken (ECR). – Voorzitter, het is weer lente en de massale immigratie bereikt weer record na record. Daar zijn we het hier allemaal over eens, van links tot rechts. Het asielsysteem is kapot. Het is tijd voor een fundamenteel ander beleid. En het doel is duidelijk: er moet veel minder migratie komen naar Europa. We laten alleen nog maar immigranten toe die van meerwaarde zijn voor onze samenleving. Noodhulp geven we in derde landen. Extern asiel aanvragen, dat kan heel goed: kijk naar Denemarken. Wat hebben we hiervoor nodig? Slechts drie zaken.

Allereerst een effectieve grensbescherming, en dat heb ik al vaker gezegd hier: laat Fort Europa maar werkelijkheid worden. Frontex moet ermee stoppen bootjes naar Europa te brengen met mensen: die moeten terug naar waar ze vandaan komen. De buitengrenzen moeten dicht en illegale binnenkomst gaan we niet meer belonen met een asielaanvraag. Dan zullen mensen stoppen om die levensgevaarlijke overtocht te ondernemen.

Ten tweede, een effectief terugkeerbeleid. Akkoorden met derde landen zijn nodig. En wie geen terugkeerders opneemt, krijgt geen geld, geen visa, et cetera. Er is veel meer te doen om die landen te dwingen hun eigen onderdanen terug te nemen. Als het doel blijft om terugkeer alleen ... (de Voorzitter onderbreekt de spreker) ... vrijwillig te laten doen, dan wordt het heel lastig.

Ten derde, een effectieve asielprocedure vanuit derde landen ... (de Voorzitter ontneemt de spreker het woord)

 
  
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  Teuvo Hakkarainen (ECR). – Arvoisa puhemies, hakemusten käsittelyn siirtäminen EU:n ulkopuolelle on yksi askel eteenpäin siirtolaisvirran rajoittamiseksi, mutta ei kuitenkaan poista uhkaa kymmenien tai satojen miljoonien ihmisten vyörymisestä Eurooppaan.

Ainoa ratkaisu on lopettaa kerta kaikkiaan kulkurilaumojen vastaanotto ja elättäminen. Tähän löytyy kyllä keinot. Yksinkertaisesti rajat kiinni. Eurooppa ja EU eivät voi olla koko maailman syöttökaukalo.

Jos hakemusten käsittely siirretään esimerkiksi Libyaan, miksi EU:n tulisi rahoittaa tämäkin? Libyan tulee itsensä huolehtia, ettei kansainvaellusta saavu sen alueelle. On mentävä juurisyihin eli jäädä lähtömaiden asemaan. Kunkin kansakunnan on itse ratkaistava ongelmansa.

 
  
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  Janusz Wojciechowski, Member of the Commission. – Madam President, honourable Members, I thank you for your contributions.

We know that many Member States are facing high migratory pressure in different ways. We have adopted several operational action plans to respond to this situation – for the Central Mediterranean, last November; for the Western Balkans in December. In March, we presented a strategic framework for European Integrated Border Management, together with a recommendation to Member States on the mutual recognition of return decisions and expediting returns.

Last year we also saw a sharp increase in the number of asylum applications. Our response must be effective solidarity between Member States. I thank those Members who called here today for a quick adoption of the Pact on Migration and Asylum. We feel we have the solution on the table and the political will on the Parliament’s and Council’s sides to adopt it during this mandate.

It is our responsibility to deal with asylum applications. People have the right to apply for asylum and the right to have access to a fair procedure. The external processing of asylum applications raises fundamental questions about access to asylum procedures and effective access to protection. The Commission will monitor any proposals to externalise systems or procedures with a view to protecting the fundamental rights to asylum established in the Charter.

Our goal is always to manage migration and asylum in a sustainable and human way, caring for the European societies under pressure, partnering closely with third countries and upholding the right to asylum. Let’s meet this challenge.

 
  
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  Jessika Roswall, President-in-Office of the Council. – Madam President, honourable Members, Commissioner, thank you for the interesting debate. There is no doubt that the situation in the main countries of origin and transit need our full attention and that our cooperation with these countries must receive priority. It is also of utmost importance that we build relations with our partners on a common understanding of our respective challenges and to our mutual benefit.

Ladies and gentlemen, striking the right balance on migration will be difficult but we need to try, because the alternative – just to settle with the current system – is not desirable. We can do better.

So finally, in this context, I also once again want to stress how important it is to reach an agreement on the Migration and Asylum Pact, and I welcome that the European Parliament has adopted its position on the key text of the package. As I said before, the clock is ticking, but we are also making progress together.

 
  
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  Die Präsidentin. – Die Aussprache ist geschlossen.

Schriftliche Erklärungen (Artikel 171)

 
  
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  Κώστας Μαυρίδης (S&D), γραπτώς. – Η μετανάστευση είναι αρμοδιότητα κάθε κράτους μέλους και όχι της ΕΕ. Η ΕΕ παρέχει άσυλο και προστασία σε πρόσφυγες που κινδυνεύουν ή καταδιώκονται λόγω πεποιθήσεων. Πώς ενεργεί ένα κράτος στα εξωτερικά σύνορα της ΕΕ, που για χρόνια είναι θύμα υβριδικών επιθέσεων από ένα αδίσταχτο καθεστώς που εργαλειοποιεί τους μετανάστες;

Όταν το καθεστώς της Λευκορωσίας διοχέτευε οργανωμένα και παράνομα μεταναστευτικές ροές σε κράτη μέλη, όπως η Λιθουανία, η Πολωνία και η Λετονία, τα πληττόμενα κράτη και οι Βρυξέλλες χαρακτήρισαν την κατάσταση ως μορφή σχεδιασμένου υβριδικού πολέμου με σκοπό να ασκηθεί πίεση στην ΕΕ λόγω των κυρώσεών της κατά της Λευκορωσίας. Μεταξύ άλλων, η Λιθουανία θέσπισε νομοθεσία επαναπροώθησης των μεταναστών που διασχίζουν παράνομα τα σύνορα.

Φυσικά, πρέπει να επικεντρωθούμε στη ρίζα των προβλημάτων στις χώρες που εγκαταλείπουν οι μετανάστες, αλλά πώς αντιμετωπίζεται το πρόβλημα τώρα, από κράτη όπως η Κύπρος, όπου η τουρκική υβριδική επίθεση συνεχίζεται για χρόνια με εκρηκτικούς αριθμούς με στόχο να ανατραπεί η δημογραφία αιώνων; Η συνταγή κανόνων της ΕΕ για ίδια διαχείριση των μεταναστευτικών ροών έχει αποτύχει γιατί δεν προσαρμόζεται στις ιδιάζουσες συνθήκες ανά κράτος, όπως στην Κύπρο με την συνεχιζόμενη κατοχή. Η Κύπρος θα έπρεπε προ καιρού να διακηρύξει ότι η παράνομη είσοδος από την Τουρκία στο κατεχόμενο έδαφος της Κύπρου ακυρώνει κάθε κανόνα προστασίας.

 
  
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  Janina Ochojska (PPE), na piśmie. – Według nowej propozycji w krajach trzecich miałyby powstać centra, gdzie migranci i uchodźcy oczekiwaliby na decyzję o przyznaniu azylu lub innej formy ochrony międzynarodowej. Moją obawę budzą przede wszystkim warunki, które panowałyby w takich ośrodkach, skoro te znajdujące się w UE są często w krytycznym stanie. W 2022 roku zostało złożonych 1 mln wniosków azylowych, co stanowi tylko 0,2% obywateli wszystkich krajów należących do Unii. Liczba ta, wobec liczby przyjętych Ukraińców, jest pięć razy mniejsza, a jednak i dla Ukraińców znalazły się miejsca. Argumenty, że zaleje nas fala migrantów, są bezpodstawne. Nie zgadzam się z licznymi wyrazami poparcia dla budowy murów, które miałyby ochronić Europę przed napływem migrantów i których budowa miałaby być finansowana przez UE. Żaden z posłów nie powiedział, jakie inne rozwiązania są przewidywane, jeżeli ochrona granic przez mury zawiedzie. Jaki może być kolejny krok? Nie wiadomo też, na budowę ilu km murów KE wyraża zgodę oraz gdzie miałyby być umiejscowione. Nadal nie dysponujemy informacją, czy Komisja przewiduje wypłaty odszkodowawcze rodzinom osób, które z powodu wielokrotnego pushbackowania straciły życie na granicach wewnątrz Unii. Nie zgadzam się z pozycją posłów EKR, zgodnie z którą każdy kraj musi sam rozwiązywać swoje problemy, należy zamknąć granice, statki odsyłać, wprowadzić twarde prawo.

 
Dernière mise à jour: 22 septembre 2023Avis juridique - Politique de confidentialité