Réponse donnée par M. Brunner au nom de la Commission européenne
23.9.2025
La Commission a connaissance du rapport du ministère français de l'intérieur et suit de près l'évolution du risque lié aux organisations qui tentent d'influencer indûment les institutions européennes, y compris les acteurs non étatiques radicaux et extrémistes, ainsi qu'à toute ingérence de pays tiers.
La Commission s'appuie sur les informations fournies par les États membres. C'est à eux qu'il incombe de prendre les mesures nécessaires, y compris en saisissant les juridictions nationales, en cas de violation avérée du droit par une association enregistrée sous leur juridiction, en tenant compte de la nécessité de respecter la liberté d'expression, la liberté d'association et la liberté de religion et de conviction, ainsi que de préserver un cadre propice à la société civile et aux défenseurs des Droits de l'homme.
En ce qui concerne le financement éventuel du Forum des organisations européennes musulmanes de jeunes et d'étudiants (Femyso) et les relations avec ce dernier, la Commission renvoie les Honorables Parlementaires aux questions écrites précédentes sur le sujet[1].
Aucune rencontre officielle n'a eu lieu entre le Femyso et le commissaire à l'équité intergénérationnelle, à la jeunesse, à la culture et au sport. En marge de la Rencontre des jeunes européens organisée par le Parlement européen à Strasbourg le 13 juin 2025, le commissaire a visité les différents espaces de la manifestation, où il a salué de nombreux jeunes et membres d'organisations de jeunesse et s'est entretenu avec eux.
La Commission reste déterminée à prévenir et à combattre toutes les formes de radicalisation, ainsi que la haine, le racisme et les discriminations, y compris celles liées à la religion ou aux convictions réelles ou supposées.
- [1] https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/P-10-2025-002185-ASW_FR.html, https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/E-10-2025-001052-ASW_FR.html.