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Questions parlementaires
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27 septembre 2007
E-4644/07
QUESTION ÉCRITE E-4644/07
posée par Umberto Pirilli (UEN)
à la Commission

 Objet: Épreuves d'admission à la Faculté de médecine et d'odontologie en Italie
 Réponse écrite 

Considérant qu'en Italie, l'admission à la Faculté de médecine et d'odontologie respecte un numerus clausus et que le ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur se charge directement de la procédure de sélection,

considérant que le ministre Mussi, au lieu d'enquêter sur les responsabilités de ses collaborateurs, a accusé de tricherie les Universités du sud de l'Italie, à savoir celles de Bari, de Catanzano et de Messina, en omettant toutefois celles de Milan, de Bologne, de Gênes, de Parme, de Rome, de Chieti, etc.;

considérant que ledit ministre a en outre demandé au Procureur de la République de Messine de vérifier la conformité des résultats, motivant sa demande retorse en arguant que les meilleurs résultats auraient été obtenus à l'Université de Messine, et que c'est donc là que l'on trouverait les éléments les plus brillants;

considérant que la stratégie de Lisbonne dispose que chaque État membre est tenu, entre autres, d'investir dans la recherche au moins 2 % de son PIB d'ici 2010, contre seulement 1 % actuellement en Italie;

la Commission peut-elle dire:

1. si le ministre concerné a violé les principes fondamentaux du droit communautaire en créant des conditions propices à la violation du droit à la confidentialité, à l'égalité et au secret, sans parler des discriminations exercées à l'encontre du Sud au profit du Nord, ainsi qu'à l'encontre des éléments les plus brillants au profit des éléments recommandés?
2. si elle n'estime pas que l'initiative du ministre Mussi de poursuivre des étudiants au pénal ne dissimule pas en réalité l'intention dudit ministre de protéger ses collaborateurs en les exonérant de toute responsabilité?
3. si elle ne juge pas bon d'inviter le gouvernement Prodi à respecter les engagements pris à Lisbonne en 2000, en consacrant, au cours du prochain exercice, 2 % du PIB à la recherche, pour donner ainsi un nouvel essor à l'Italie?

Langue originale de la question: ITJO C 191 du 29/07/2008
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