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Questions parlementaires
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1er octobre 2010
E-7900/2010
Question avec demande de réponse écrite E-7900/2010
à la Commission
Article 117 du règlement
Konrad Szymański (ECR)

 Objet: Politique de discrimination des chrétiens en Algérie
 Réponse écrite 

Ces derniers jours, deux citoyens algériens de confession chrétienne, Salem Fellak et Hocine Hocini, ont été accusés par le parquet algérien d'offense aux principes de l'Islam. Ils sont accusés d'avoir déjeuné au restaurant pendant la période du ramadan et cette accusation pourrait leur valoir jusqu'à 5 ans de privation de liberté.

Les deux accusés se sont défendus en invoquant le fait qu'ils ne sont pas musulmans et qu'ils ne doivent donc pas respecter les préceptes de cette religion.

Il s'agit à nouveau d'un exemple de la politique de discrimination des chrétiens en Algérie. Ces dernières semaines, le parquet a procédé à plusieurs inculpations pour consommation de café et d'eau minérale dans un café fermé d'Ighzer Amokrane. Il procède par ailleurs à de plus en plus d'inculpations pour «pratique non autorisée d'un culte non compatible avec l'Islam», qui frappent l'ensemble des pratiquants d'autres religions que l'Islam.

L'accord d'association qui régit les relations entre l'Union européenne et l'Algérie depuis 2005 porte sur le respect des principes de l'État de droit ainsi que sur la coopération dans le domaine de la justice et des affaires intérieures. Les cas de discrimination de chrétiens cités plus haut requièrent une réaction dans le cadre du dialogue politique UE-Algérie.

La Commission entend-elle réagir dans cette affaire et exiger le respect des principes d'égalité et de non-discrimination à l'égard des pratiquants d'autres religions que l'Islam, et notamment des chrétiens?

La Haute représentante pour les affaires étrangères tiendra-t-elle compte de cette affaire dans ses contacts de travail avec le gouvernement algérien?

Dans ses relations de voisinage avec l'Algérie, la Commission va-t-elle tolérer que le développement des relations commerciales ne se fasse pas au même rythme que celui du respect des principes démocratiques?

Langue originale de la question: PLJO C 243 E du 20/08/2011
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