Question parlementaire - O-0104/2008Question parlementaire
O-0104/2008

Situation apicole

QUESTION ORALE AVEC DÉBAT O-0104/08
posée conformément à l'article 108 du règlement
par Neil Parish, au nom de la commission de l'agriculture et du développement rural
à la Commission

Procédure : 2008/2645(RSP)
Cycle de vie en séance
Cycle relatif au document :  
O-0104/2008
Textes déposés :
O-0104/2008 (B6-0480/2008)
Votes :
Textes adoptés :

L’apiculture mondiale en général et européenne en particulier rencontre de très grosses difficultés à maintenir le cheptel apicole vivant. La production des produits de la ruche est gravement menacée.

 

Plus que ce constat malheureux, il faut souligner la menace d'une réduction de la population apicole et par conséquent une pollinisation insuffisante. Sans abeilles domestiques et sans pollinisation, il ne sera plus possible de produire la qualité et la quantité de plantes, de fruits et légumes si importants pour l'alimentation humaine et animale. Au-delà du danger qui pèse sur les cultures dépendantes des abeilles, c’est toute la biodiversité qui est menacée.

 

La forte diminution de la ressource en pollen et en nectar, due aussi à l'usage de semences modifiées et traitées, est une des causes majeures de leur dépérissement. Cette diminution crée un déséquilibre alimentaire des abeilles et induit un affaiblissement de leurs défenses immunitaires, ce qui les rend vulnérables face aux parasites, aux virus, etc. La présence continue dans les ruches du parasite varroa, « le sida des abeilles » et l’expansion du nosema ceranae sont au cœur de la crise sanitaire apicole. Les virus et les mycoses sont également des menaces pour les abeilles domestiques. Nos apiculteurs perdent jusqu’à 50, voire 80 de leurs ruches en hiver.

 

La recherche scientifique sur les pathologies et leur remède est aujourd’hui trop sous-développée.

 

Quels efforts la Commission est-elle prête à faire pour :

 

 développer la recherche contre les parasites et les maladies qui déciment les abeilles;

 pour créer des zones de compensation écologique (comme les jachères apicoles) riches en pollen et en nectar et des zones tampon tels les bords des voies de circulation;

 pour promouvoir les mesures nécessaires pour lutter contre les risques d'une pollinisation insuffisante, c'est à dire l'arrêt complet du traitement parasitaire pendant la floraison et la réduction de l'usage des semences modifiées;

 pour contrôler et surveiller la qualité des eaux superficielles, car les abeilles réagissent très sensiblement à toute détérioration du milieu;

 pour aider financièrement les exploitations en difficulté?

 

 

Dépôt: 10.10.2008

Transmission: 14.10.2008

Echéance: 21.10.2008