Procédure : 2016/2705(RSP)
Cycle de vie en séance
Cycle relatif au document : O-000099/2016

Textes déposés :

O-000099/2016 (B8-0717/2016)

Débats :

PV 03/10/2016 - 15
CRE 03/10/2016 - 15

Votes :

Textes adoptés :


Questions parlementaires
PDF 8kWORD 17k
28 juin 2016
O-000099/2016
Question avec demande de réponse orale O-000099/2016
à la Commission
Article 128 du règlement
Linda McAvan, au nom de la commission du développement

 Objet: Prochaines étapes en vue d'accomplir les objectifs mondiaux et les engagements de l'Union en matière de nutrition et de sécurité alimentaire dans le monde
 Réponse en plénière 

Le deuxième objectif du programme de développement durable et les cibles qui y sont associées visent à éliminer la faim et la malnutrition d'ici à 2030, notamment par l'augmentation de la productivité des petits exploitants agricoles, la mise en place d'une agriculture et de systèmes alimentaires durables et résilients face aux changements climatiques, capables de nourrir une population mondiale qui devrait s'élever à 8,5 milliards de personnes.

En 2012, l'Assemblée mondiale de la santé a adopté un ensemble de six cibles en matière de nutrition au niveau mondial pour 2025, notamment l'objectif visant à réduire de 40 % le nombre d'enfants de moins de cinq ans présentant un retard de croissance. Á l'heure actuelle, 159 millions d'enfants présentent un retard de croissance (trop petite taille par rapport à l'âge) et 50 millions d'enfants souffrent d'émaciation (un poids trop faible pour leur taille, souvent associée à une famine aiguë). Les causes de malnutrition réduisent les capacités physiques et intellectuelles et alimentent le cycle de la pauvreté. Néanmoins, les investissements dans le domaine de la nutrition restent insuffisants. En 2014, les interventions axées sur les causes immédiates de la dénutrition n'ont reçu que 0,57 % de l'ensemble de l'aide publique au développement.

Le plan d'action de la Commission sur la nutrition contient l'engagement de réduire le nombre d'enfants présentant un retard de croissance de 7 millions d'ici à 2025. Toutefois, sur un engagement total de 3,5 milliards d'euros, 3,1 milliards sont consacrés à des interventions dites sensibles et seulement 400 millions d'euros aux actions spécifiques de nutrition. Le rapport sur l'état d'avancement du plan d'action sur la nutrition indique que, outre le retard de croissance, d'autres formes de malnutrition, telles que le gaspillage, présentent également un intérêt du point de vue de la santé publique.

Plusieurs études de cas récemment publiées sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle montrent que la mise en place de filets de sécurité sociale est un élément essentiel pour renforcer la résilience des populations face aux pénuries alimentaires.

Dans ce contexte, la commission du développement invite la Commission à répondre aux questions suivantes:

1. Comment la Commission européenne entend-elle prendre en considération d'autres formes de dénutrition, telles que l'émaciation?

2. La Commission prévoit-elle d'augmenter ses investissements dans les interventions spécifiques de nutrition, compte tenu du manque considérable de financement observé actuellement?

3. Quelles mesures la Commission prend-elle afin de veiller à l'organisation, dans un futur proche, d'une rencontre internationale des bailleurs de fonds dans le cadre du sommet "Nutrition pour la croissance"?

4. La Commission entend-elle prendre des initiatives pour soutenir la mise en place de filets de sécurité sociale dans les pays en développement?

Langue originale de la question: EN
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