Procédure : 2021/2645(RSP)
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Cycle relatif au document : RC-B9-0239/2021

Textes déposés :

RC-B9-0239/2021

Débats :

PV 29/04/2021 - 9.1
CRE 29/04/2021 - 9.1

Votes :

PV 29/04/2021 - 10
PV 29/04/2021 - 19

Textes adoptés :

P9_TA(2021)0155

<Date>{28/04/2021}28.4.2021</Date>
<RepeatBlock-NoDocSe> <NoDocSe>B9-0239/2021</NoDocSe> }
 <NoDocSe>B9-0240/2021</NoDocSe> }
 <NoDocSe>B9-0241/2021</NoDocSe> }
 <NoDocSe>B9-0242/2021</NoDocSe> }
 <NoDocSe>B9-0243/2021</NoDocSe></RepeatBlock-NoDocSe> } RC1
PDF 207kWORD 53k

<TitreType>PROPOSITION DE RÉSOLUTION COMMUNE</TitreType>

<TitreRecueil>déposée conformément à l’article 144, paragraphe 5, et à l’article 132, paragraphe 4, du règlement intérieur</TitreRecueil>


<Replacing>en remplacement des propositions de résolution suivantes:</Replacing>

<TablingGroups>B9-0239/2021 (PPE)

B9-0240/2021 (Verts/ALE)

B9-0241/2021 (S&D)

B9-0242/2021 (Renew)

B9-0243/2021 (ECR)</TablingGroups>


<Titre>sur la pandémie de COVID-19 en Amérique latine</Titre>

<DocRef>(2021/2645(RSP))</DocRef>


<RepeatBlock-By><Depute>Željana Zovko, José Manuel Fernandes, Leopoldo López Gil, Isabel Wiseler-Lima, David McAllister, Michael Gahler, Gabriel Mato, Miriam Lexmann, Loránt Vincze, Krzysztof Hetman, Róża Thun und Hohenstein, Elżbieta Katarzyna Łukacijewska, David Lega, Romana Tomc, Tomáš Zdechovský, Peter Pollák, Christian Sagartz, Magdalena Adamowicz, Benoît Lutgen, Adam Jarubas, Janina Ochojska, Frances Fitzgerald, Lefteris Christoforou, Inese Vaidere, Paulo Rangel, Vangelis Meimarakis, Stanislav Polčák, Ioan-Rareş Bogdan, Loucas Fourlas, Jiří Pospíšil, Antonio López-Istúriz White, Eva Maydell, Michaela Šojdrová, Vladimír Bilčík</Depute>

<Commission>{PPE}au nom du groupe PPE</Commission>

<Depute>Marek Belka, Isabel Santos, Maria-Manuel Leitão-Marques</Depute>

<Commission>{S&D}au nom du groupe S&D</Commission>

<Depute>Jordi Cañas, Dita Charanzová, Petras Auštrevičius, Malik Azmani, Izaskun Bilbao Barandica, Olivier Chastel, Katalin Cseh, Vlad Gheorghe, Bernard Guetta, Svenja Hahn, Moritz Körner, Javier Nart, Urmas Paet, Dragoș Pîslaru, María Soraya Rodríguez Ramos, Michal Šimečka, Nicolae Ştefănuță, Ramona Strugariu</Depute>

<Commission>{Renew}au nom du groupe Renew</Commission>

<Depute>Hannah Neumann, Anna Cavazzini</Depute>

<Commission>{Verts/ALE}au nom du groupe Verts/ALE</Commission>

<Depute>Veronika Vrecionová, Raffaele Fitto, Joanna Kopcińska, Karol Karski, Elżbieta Kruk, Adam Bielan, Witold Jan Waszczykowski, Assita Kanko, Ruža Tomašić, Anna Fotyga, Jadwiga Wiśniewska, Elżbieta Rafalska, Ryszard Czarnecki, Bogdan Rzońca, Angel Dzhambazki, Valdemar Tomaševski, Hermann Tertsch, Carlo Fidanza</Depute>

<Commission>{ECR}au nom du groupe ECR</Commission>

<Depute>Fabio Massimo Castaldo</Depute>

</RepeatBlock-By>

AMENDEMENTS

Résolution du Parlement européen sur la pandémie de COVID-19 en Amérique latine

(2021/2645(RSP))

Le Parlement européen,

 vu le traité sur l’Union européenne,

 vu la déclaration de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du 11 mars 2020 qui reconnaît la COVID-19 comme une pandémie,

 vu la déclaration de l’OMS du 30 janvier 2020, selon laquelle la pandémie de COVID-19 constitue une urgence de santé publique de portée internationale,

 vu sa résolution du 13 novembre 2020 sur l’incidence des mesures relatives à la COVID-19 sur la démocratie, l’état de droit et les droits fondamentaux[1],

 vu le rapport de la Banque européenne d’investissement intitulé «L’activité de la BEI en 2020 – Amérique latine et Caraïbes»,

 vu les autres rapports publiés par l’Organisation panaméricaine de la santé,

 vu le rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de novembre 2020 intitulé «La COVID-19 en Amérique latine et dans les Caraïbes: une vue d’ensemble des réponses gouvernementales à la crise» («COVID-19 in Latin America and the Caribbean: An overview of government responses to the crisis»)

 vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 8 avril 2020 sur la réaction de l’Union au niveau mondial face à la pandémie de COVID-19 (JOIN(2020)0011),

 vu le discours sur l’état de l’Union prononcé le 16 septembre 2020 par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission,

 vu la déclaration du 5 mai 2020 du haut représentant, Josep Borrell, au nom de l’Union européenne, sur les droits de l’homme au temps de la COVID-19,

 vu les conclusions du Conseil du 8 juin 2020 sur la réaction de «l’équipe d’Europe» au niveau mondial face à la COVID-19,

 vu les conclusions du Conseil européen des 17-21 juillet 2020 sur le plan de relance et le cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027,

 vu les conclusions du Conseil du 13 juillet 2020 exposant les priorités de l’Union aux Nations unies et à la 75e Assemblée générale des Nations unies sous le thème «Défendre le multilatéralisme et une Organisation des Nations unies solide et efficace qui s’acquitte de sa mission au service de tous»,

 vu sa résolution du 25 novembre 2020 sur les conséquences de l’épidémie de COVID-19 sur la politique étrangère[2],

 vu la déclaration des coprésidents de l’Assemblée parlementaire euro-latino-américaine (EuroLat) du 5 novembre 2020 sur une stratégie globale et birégionale UE-ALC visant à atténuer les effets de la pandémie de COVID-19,

 vu la déclaration des coprésidents d’EuroLat du 30 mars 2020 sur la pandémie de COVID-19,

 vu sa résolution du 17 avril 2020 sur une action coordonnée de l’Union pour combattre la pandémie de COVID-19 et ses conséquences[3],

 vu le communiqué conjoint du Service européen pour l’action extérieure du 14 décembre 2020 résultant de la réunion ministérielle informelle UE-27 UE-Amérique latine et Caraïbes,

 vu le rapport de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) intitulé «Panorama social de l’Amérique latine en 2020» («Social Panorama of Latin America 2020»), publié en 2021,

 vu le 27e sommet ibéro-américain des chefs d’État et de gouvernement, qui s’est tenu le 21 avril 2021 en Andorre, et la déclaration qui en a résulté,

 vu les rapports annuels du Conseil au Parlement européen sur la politique étrangère et de sécurité commune,

 vu le rapport de sa commission des affaires étrangères (A9-0204/2020),

 vu la déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) ainsi que les autres traités et instruments des Nations unies en faveur des droits de l’homme,

 vu le pacte international relatif aux droits civils et politiques, le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones de 2007 et la déclaration des Nations unies de 1998 sur les défenseurs des droits de l’homme,

 vu la convention de l’Organisation internationale du travail relative aux peuples indigènes et tribaux (Convention 169), adoptée le 27 juin 1989,

 vu les déclarations du Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, et de la Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, de mars 2020 sur la levée des sanctions à l’encontre des pays pour lutter contre la pandémie,

 vu la présentation par la Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, à la fondation Fiocruz le 15 avril 2021,

 vu le programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations unies le 25 septembre 2015, ainsi que les objectifs de développement durable (ODD),

 vu l’article 144, paragraphe 5, et l’article 132, paragraphe 4, de son règlement intérieur,

A. considérant que les relations entre l’Union européenne, d’une part, et l’Amérique latine et les Caraïbes, d’autre part, présentent un intérêt stratégique essentiel; considérant que l’Amérique latine est l’une des régions les plus touchées par la COVID-19 ; que l’Amérique latine concentre 8,4 % de la population mondiale, mais enregistre à ce jour plus d’un cinquième des décès dus au coronavirus dans le monde;

B. considérant que les réactions face à la pandémie de COVID-19 diffèrent, à l’échelon mondial comme en Amérique latine; que tous les pays ont déclaré un état d’urgence général;

C. considérant que la priorité doit désormais être de restaurer la confiance dans la capacité des institutions multilatérales à apporter des réponses mondiales, en faisant avancer les discussions sur l’initiative de l’OMC en matière de commerce et de santé pour la COVID-19 et les produits médicaux de santé connexes;

D. considérant que les effets dévastateurs de la pandémie de COVID-19 de part et d’autre de l’Atlantique nécessitent une coopération étroite entre l’OMC, l’OMS, les institutions des Nations unies et la Banque mondiale, une coopération qui sera essentielle pour faire face à la crise et assurer la solidarité; qu’une réponse globale et coordonnée est nécessaire pour relever les grands défis liés à une reprise durable, verte et numérique qui soit aussi inclusive, équitable et résiliente;

E. considérant que les effets de la pandémie et les politiques mises en œuvre pour y faire face ont accru les besoins en liquidités des pays de la région pour pouvoir surmonter la phase d’urgence; que ces facteurs ont entraîné une augmentation des niveaux d’endettement et que les gouvernements sont confrontés à une croissance des dépenses publiques qui les rapproche du risque de défaut de paiement; qu’un meilleur accès aux liquidités et à la réduction de la dette doit être conditionné à des objectifs de développement à moyen et à long terme et, partant, à des initiatives visant à mieux planifier la reprise;

F. considérant que l’initiative COVAX, coordonnée par l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), la Coalition pour la promotion de l’innovation en matière de préparation aux épidémies (CEPI) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a administré environ 38 millions de doses à ce jour; qu’il est manifestement nécessaire de renforcer les capacités de production et de distribution disponibles dans le cadre de l’initiative COVAX;

G. considérant que la première série d’allocations de l’approvisionnement en vaccins dans le cadre de COVAX comprend 31 pays d’Amérique latine et des Caraïbes qui, au cours des prochains mois, devraient recevoir plus de 27 millions de doses de vaccins;

H. considérant que l’objectif de l’initiative COVAX est de promouvoir et de garantir l’accès, à l’échelon mondial, à des vaccins sûrs, de qualité, efficaces et abordables; qu’en 2021, le mécanisme COVAX n’aura permis de garantir des vaccins qu’à 20 % de la population mondiale et qu’il est donc essentiel d’intensifier la production de vaccins, tant en Europe qu’en Amérique latine.

I. considérant que l’Amérique latine a commencé l’année 2020 en tant que région la plus inégalitaire au monde, et que cette situation n’ a fait que s’accentuer en raison de la pandémie; que le nombre de personnes vivant sous le taux de pauvreté sur le continent est passé à 209 millions à la fin de 2020, soit 22 millions de personnes supplémentaires confrontées à la pauvreté, et que le nombre de personnes vivant dans une pauvreté extrême a augmenté de 8 millions pour atteindre désormais 78 millions; que les indices d’inégalité dans la région se sont dégradés, de même que les taux d’activité et d’emploi, en particulier chez les femmes, en raison de la pandémie de COVID-19 et malgré les mesures de protection sociale d’urgence adoptées par les pays pour enrayer ce phénomène;

J. considérant que la COVID-19 affecte de manière disproportionnée les pays à revenus faibles et moyens, ou en développement, et les catégories de population en situation de vulnérabilité, notamment les femmes et les filles, les personnes âgées, les minorités et les communautés indigènes, ce qui a pour effet d’éroder les avancées en matière de santé et de développement et donc d’entraver la réalisation des objectifs de développement durable (ODD);

K. considérant que la crise causée par la pandémie de COVID-19 a creusé les inégalités entre les hommes et les femmes; que l’Amérique latine affiche l’un des taux les plus élevés de violence sexiste au monde et que ce taux a augmenté au cours de la pandémie, les mesures de confinement ayant conduit à une forte hausse des violences domestiques, des viols et des féminicides; que la santé sexuelle et génésique n’a pas été considérée comme une priorité pendant la pandémie, ce qui constitue un obstacle sérieux au droit à la santé et met en danger la vie des femmes et des filles sur le continent;

L. considérant que les populations autochtones ont été durement touchées par la COVID-19 en raison de l’absence d’accès approprié à l’eau potable, à un système sanitaire, aux services de santé et aux prestations sociales, ainsi que du manque de mécanismes adaptés du point de vue culturel qui permettent de protéger leurs droits à la santé et leurs moyens de subsistance;

M. considérant que dans certains pays d’Amérique latine, comme dans de nombreuses autres régions du monde, la pandémie de COVID-19 a également servi de prétexte à la répression et a donné lieu à une restriction disproportionnée de l’opposition politique et des rassemblements et activités de la société civile; que les mesures gouvernementales ont souvent porté atteinte à tous les droits fondamentaux de l’homme, y compris les droits civils, politiques, sociaux, économiques et culturels des personnes se trouvant dans les situations les plus précaires; que les restrictions liées à la COVID-19 ont également affecté la liberté d’expression;

N. considérant que le travail des journalistes dans la région est devenu plus difficile en raison des mesures liées à la pandémie de COVID-19 à cause des limitations imposées à l’accès physique et des contacts réduits avec les autorités, notamment en ce qui concerne leur rôle dans la lutte contre la désinformation de plus en plus répandue; que la désinformation en ligne, les fausses informations et la pseudoscience ont été l’un des principaux moteurs de la pandémie en Amérique latine et rentrent dans le cadre de l’«infodémie» telle que définie par l’Organisation mondiale de la santé; que les exemples concrets de ce type vont des «cures miracles» et des remèdes de charlatans jusqu’aux attaques politiques et aux campagnes de haine contre certaines communautés et minorités; que les réseaux sociaux jouent un rôle majeur dans la propagation de la désinformation et de la pseudoscience;

O. considérant que certains gouvernements ont été particulièrement critiqués pour avoir suivi des voies politiques dangereuses concernant la pandémie de COVID-19, par exemple en manifestant leur opposition aux initiatives sanitaires régionales et locales, y compris en menaçant de mobiliser l’armée pour lever les mesures de couvre-feu et les restrictions au niveau local, et ont été accusés de ne pas tenir compte des directives essentielles de l’OMS, des pratiques vertueuses en matière de gestion d’une pandémie et des lignes directrices en matière de santé publique fondées sur des données scientifiques;

1. fait part, une nouvelle fois, de sa profonde préoccupation face aux conséquences dévastatrices de la pandémie de COVID-19 sur les continents européen et latino-américain et exprime sa solidarité à l’égard de toutes les victimes et de leurs familles, ainsi que de toutes les victimes des crises sanitaires, économiques et sociales;

2. témoigne sa profonde gratitude aux travailleurs médicaux de la région pour les tâches qu’ils accomplissent en étant soumis aux fortes pressions et aux risques liés à la menace que représente le coronavirus;

3. demande aux gouvernements des deux régions, aux institutions de l’Union et aux organismes d’intégration latino-américains d’intensifier la coopération birégionale et d’améliorer les capacités de préparation et de réaction, le revenu de protection, l’accès aux soins de santé de base et la gestion efficace des plans de vaccination à grande échelle;

4. invite l’Union européenne et ses États membres à coopérer avec les autorités des pays d’Amérique latine qui en ont besoin et à déployer le mécanisme de protection civile de l’Union et d’autres fonds de solidarité au titre du cadre financier pluriannuel 2021-2027 afin de lutter contre la pandémie; invite en outre la Commission à utiliser Horizon Europe et d’autres programmes et fonds de l’Union afin de favoriser la coopération scientifique entre les pays d’Amérique latine et l’Union, notamment dans les domaines de la santé et de l’innovation; se félicite des nouvelles initiatives de coopération régionale en matière de santé, telles que la création d’un institut transnational des maladies infectieuses;

5. invite l’ensemble des pays et des gouvernements à garantir le libre accès de toute la population aux vaccins dans les meilleurs délais, à veiller à un approvisionnement suffisant en vaccins, à favoriser l’accès équitable à la vaccination et à progresser aussi rapidement que possible dans leurs campagnes de vaccination, qui sont en cours; propose, à cette fin, de renforcer les mécanismes de coordination régionaux ou sous-régionaux afin de faciliter l’achat et la distribution efficaces de vaccins et d’intensifier la recherche en vue de leur développement et de leur production;

6. invite la communauté internationale à redoubler d’efforts pour renforcer la capacité de distribution de l’initiative COVAX et à soutenir le financement intégral de la garantie de marché de COVAX;

7. prend acte du rôle moteur joué par l’Union et ses États membres dans les efforts visant à garantir un accès juste et équitable à des vaccins sûrs et efficaces dans les pays à revenu faible et intermédiaire par l’intermédiaire du mécanisme COVAX, y compris l’annonce récente d’une contribution supplémentaire de 500 millions d’EUR, qui porte ainsi la contribution financière de l’Union européenne au mécanisme COVAX à un total d’un milliard d’EUR en subventions directes et garanties; signale qu’avec plus de 2,2 milliards d’EUR engagés par la Commission européenne, la Banque européenne d’investissement et les États membres de l’Union, l’Union européenne est l’un des principaux contributeurs au mécanisme COVAX;

8. invite instamment les pays d’Amérique latine à mettre des vaccins à la disposition de tous, quel que soit leur statut migratoire, à prendre d’urgence des mesures pour accélérer la distribution des vaccins aux migrants en situation irrégulière et aux réfugiés, ainsi qu’aux personnes travaillant dans le secteur informel et vivant dans des colonies informelles, et à permettre à ceux qui ne disposent pas d’un document d’identité national de s’inscrire pour les injections sans retard administratif; salue, à cet égard, les actions telles que le statut de protection temporaire des migrants vénézuéliens en Colombie ou l’opération de relocalisation «Operação Acolhida», en cours au Brésil;

9. prend acte du fait que, selon l’OMS, plusieurs pays de la région disposent de capacités potentielles de production de vaccins contre la COVID-19, qui pourraient être renforcées sous réserve de transferts de technologie;

10. demande instamment aux gouvernements de maintenir les plus hauts niveaux de respect des droits de l’homme dans l’application des mesures de confinement en réaction à la propagation de la COVID 19; demande que les mesures prises pour faire face à l’urgence sanitaire soient proportionnées, nécessaires et non discriminatoires; condamne les mesures répressives prises pendant la pandémie, les violations flagrantes des droits de l’homme et les mauvais traitements à l’encontre des populations, y compris le recours excessif à la force par l’État et les forces de sécurité;

11. invite toutes les parties prenantes à intensifier la lutte contre la désinformation en ligne, les fausses informations et la pseudoscience; demande aux gouvernements des deux régions et aux organisations internationales d’échanger avec les plateformes en ligne afin de trouver des solutions efficaces pour lutter contre l’«infodémie»; se félicite de la création de PortalCheck.org, un nouveau pôle de ressources en ligne pour les vérificateurs d’informations en Amérique latine et dans les Caraïbes, destiné à lutter contre la désinformation liée à la COVID-19 et soutenu par l’Union européenne; constate cependant que les gouvernements devraient s’abstenir d’utiliser le prétexte de la lutte contre la désinformation pour réprimer le discours politique et restreindre les libertés fondamentales des citoyens;

12. invite la Commission et le SEAE à prévoir un engagement spécifique en matière de transfert de connaissances, mais aussi d’actions et de planification dans le domaine de la réaction aux crises, en s’appuyant sur les propositions législatives actuelles au niveau européen telles que le règlement sur les menaces transfrontières pour la santé, de sorte à aider les pays d’Amérique latine à mieux se préparer à toute éventuelle future pandémie;

13. déplore que la pandémie de COVID-19 ait été fortement politisée, y compris au moyen d’une rhétorique négationniste ou d’une minimisation de la gravité de la situation de la part des chefs d’État et de gouvernement, et invite les dirigeants politiques à agir de manière responsable afin d’éviter de nouvelles escalades; juge préoccupantes les campagnes de désinformation liées à la pandémie et appelle les autorités à identifier et à poursuivre en justice les entités à l’origine de ces actions;

14. invite l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les États d’Amérique latine, à soutenir une émission massive des droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international afin d’accroître la liquidité des pays de la région de la manière la moins coûteuse, ainsi qu’à soutenir l’élargissement du champ d’application de l’initiative de suspension du service de la dette (Debt Service Suspension Initiative – DSSI) du G20 aux pays à revenu intermédiaire;

15. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à l’Assemblée parlementaire euro-latino-américaine, ainsi qu'aux autorités et aux parlements des pays d’Amérique latine.

 

[1] Textes adoptés de cette date, P9_TA(2020)0307.

[2] Textes adoptés de cette date, P9_TA(2020)0322.

[3] Textes adoptés de cette date, P9 TA(2020)0054.

Dernière mise à jour: 28 avril 2021Avis juridique - Politique de confidentialité