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Procédure : 2015/2351(INI)
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Cycle relatif au document : A8-0250/2016

Textes déposés :

A8-0250/2016

Débats :

PV 27/10/2016 - 4
CRE 27/10/2016 - 4

Votes :

PV 27/10/2016 - 8.9
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Textes adoptés :

P8_TA(2016)0426

Textes adoptés
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Jeudi 27 octobre 2016 - Strasbourg Edition définitive
Stratégie de l'Union en faveur de la jeunesse 2013-2015
P8_TA(2016)0426A8-0250/2016

Résolution du Parlement européen du 27 octobre 2016 sur l'évaluation de la stratégie de l'Union européenne en faveur de la jeunesse 2013-2015 (2015/2351(INI))

Le Parlement européen,

–  vu les articles 165 et 166 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (traité FUE),

–  vu la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, notamment ses articles 14, 15, 21, 24 et 32,

–  vu le règlement (UE) n° 1288/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 établissant "Erasmus +": le programme de l'Union pour l'éducation, la formation, la jeunesse et le sport et abrogeant les décisions n°°1719/2006/CE, n°°1720/2006/CE et n° 1298/2008/CE(1),

–  vu la résolution du Conseil sur un plan de travail de l'Union européenne en faveur de la jeunesse pour 2016-2018(2) et la résolution du Conseil du 20 mai 2014 sur un plan de travail de l'Union européenne en faveur de la jeunesse pour 2014-2015(3),

–  vu la recommandation du Conseil du 22 avril 2013 sur l'établissement d'une garantie pour la jeunesse(4),

–  vu les conclusions du Conseil des 7 et 8 février 2013 sur la création d'une initiative pour l'emploi des jeunes(5),

–  vu la résolution du Conseil du 27 novembre 2009 relative à un cadre renouvelé pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (2010-2018)(6),

–  vu les conclusions du Conseil du 12 mai 2009 concernant un cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l'éducation et de la formation ("Éducation et formation 2020")(7),

–   vu sa résolution du 12 avril 2016 sur le programme Erasmus+ et d'autres outils pour favoriser la mobilité dans le cadre de l'enseignement et de la formation professionnels: une approche d'apprentissage tout au long de la vie(8),

–  vu la déclaration de Paris sur la promotion de l'éducation à la citoyenneté et aux valeurs communes de liberté, de tolérance et de non-discrimination, adoptée lors de la réunion informelle des ministres de l'éducation de l'Union du 17 mars 2015 à Paris,

–  vu le rapport conjoint 2015 du Conseil et de la Commission sur la mise en œuvre du cadre renouvelé pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (2010-2018), adopté par le Conseil le 23 novembre 2015,

–  vu la communication de la Commission du 15 septembre 2015 intitulée "Projet de rapport conjoint 2015 du Conseil et de la Commission sur la mise en œuvre du cadre renouvelé pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (2010-2018)" (COM(2015)0429) et les documents de travail des services de la Commission accompagnant la communication de la Commission, l'un consacré aux résultats de la méthode ouverte de coordination dans le domaine de la jeunesse et plus particulièrement sur le deuxième cycle (2013-2015) (SWD(2015)0168), l'autre portant sur la situation des jeunes dans l'Union européenne (SWD(2015)0169),

–   vu la recommandation du Conseil du 20 décembre 2012 relative à la validation de l'apprentissage non formel et informel,

–  vu la communication de la Commission du 26 août 2015 intitulée "Projet de rapport conjoint 2015 du Conseil et de la Commission sur la mise en œuvre du cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l'éducation et de la formation (EF2020) - Nouvelles priorités pour la coopération européenne en matière d'éducation et de formation (COM(2015)0408),

–  vu la communication de la Commission du 3 mars 2010 intitulée "Europe 2020: une stratégie pour une croissance intelligente, durable et inclusive" (COM(2010)2020),

–  vu ses résolutions du 11 septembre 2013 sur la mise en œuvre de la stratégie de l'Union en faveur de la jeunesse pour 2010-2012(9) et du 18 mai 2010 sur une stratégie de l'Union européenne pour investir en faveur de la jeunesse et la mobiliser(10),

–   vu la convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant,

–   vu sa résolution du 12 avril 2016 sur l'apprentissage de l'Union à l'école(11),

–  vu sa résolution du 8 septembre 2015 sur la promotion de l'esprit d'entreprise chez les jeunes par l'éducation et la formation(12),

–  vu sa résolution du 28 avril 2015 sur le suivi de la mise en œuvre du processus de Bologne(13),

–   vu sa résolution du 19 janvier 2016 sur le rôle du dialogue interculturel, de la diversité culturelle et de l'éducation dans la promotion des valeurs fondamentales de l'Union(14),

–   vu le rapport parallèle du Forum européen de la jeunesse consacré à la politique européenne de la jeunesse,

–   vu la recommandation du Conseil du 10 mars 2014 relative à un cadre de qualité pour les stages,

–  vu l'article 52 de son règlement,

–  vu le rapport de la commission de la culture et de l'éducation et les avis de la commission du contrôle budgétaire et de la commission de l'emploi et des affaires sociales (A8-0250/2016),

A.  considérant que les jeunes devraient participer activement à la planification, au développement, à la mise en œuvre, au suivi et à l'évaluation de toutes les politiques en faveur de la jeunesse;

B.  considérant qu'il convient de mobiliser les jeunes et de les aider à résoudre les problématiques graves auxquelles ils sont actuellement confrontés et les défis qui les attendent à l'avenir grâce à une des politiques en faveur de la jeunesse plus pertinentes, efficaces et coordonnées et une utilisation ciblée des ressources politiques économiques, sociales et en matière d'emploi au niveau local, régional, national et à celui de l'Union;

C.  considérant qu'il est nécessaire de mieux intégrer la politique de la jeunesse, de renforcer la coopération intersectorielle et de consolider la dimension sociale au sein de l'Union ainsi que les synergies entre la stratégie européenne en faveur de la jeunesse et d'autres stratégies européennes, dont celles relatives à l'éducation, à la formation, à la santé ou encore à l'emploi de manière à garantir que les politiques actuelles et à venir traitent de manière efficace les situations et les besoins des jeunes, confrontés à une grave crise économique, à des problèmes professionnels et sociaux; qu'à cet égard, il est essentiel que des organisations de jeunes prennent part à l'élaboration des politiques;

D.  considérant que la méthode ouverte de coordination, inspirée par la coopération européenne dans le domaine de l'emploi, est appliquée dans le domaine de la jeunesse;

E.  considérant que l'un des objectifs fixés au programme Erasmus+ dans son ensemble est de contribuer à la réalisation du cadre renouvelé pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (2010-2018); qu'il convient, à cet égard, de garantir l'accès des organisations de jeunes au financement de projets au titre du programme Erasmus+ renouvelé ainsi que l'élimination des barrières à l'admissibilité des petits projets;

F.  considérant que la stratégie de l'Union en faveur de la jeunesse (2010-2018) comprend huit grands domaines d'action dans lesquels des initiatives doivent être prises: l'éducation et la formation, l'emploi et l'esprit d'entreprise, la santé et le bien-être, la participation, le volontariat et le bénévolat, l'inclusion sociale, les jeunes dans le monde, ainsi que la créativité et la culture;

G.  considérant que le troisième et dernier cycle de trois ans de la stratégie de l'Union en faveur de la jeunesse (2010-2018) a pour axes prioritaires l'inclusion sociale de tous les jeunes, en particulier de ceux issus d'un milieu défavorisé, le renforcement de leur participation à la vie démocratique et civique et la facilitation de leur insertion sur le marché du travail;

H.  considérant que la stratégie de l'Union en faveur de la jeunesse (2010-2018) met en évidence la nécessité d'entretenir un dialogue structuré permanent entre les décideurs, les jeunes et les organisations de jeunesse; que 57 % des organisations de jeunes de l'Union considèrent toutefois que l'expertise des jeunes n'est pas prise en compte lors de l'élaboration des politiques en faveur de la jeunesse;

I.  considérant que les politiques en faveur de la jeunesse devraient être fondées sur les droits, soutenir le développement de tous les jeunes, garantir le respect de leurs droits et la réalisation de leur potentiel tout en veillant à ne pas stigmatiser de groupes spécifiques;

J.  considérant qu'il est important de souligner que les jeunes s'engagent en politique de diverses manières mais que leur participation aux élections est en baisse;

K.  considérant qu'il importe de veiller à ce que tous les jeunes aient accès à une éducation de qualité, tant formelle que non formelle, et reçoivent la meilleure formation possible étant donné que la jeunesse européenne est aujourd'hui confrontée à de forts taux de chômage dans de nombreux États membres ainsi qu'à un risque plus élevé de pauvreté et d'exclusion sociale et que les jeunes peu qualifiés, les jeunes ne travaillant pas et ne suivant pas d'études ou de formation ou ceux avec des besoins spécifiques, issus de milieux socio-économiques défavorisés tels que les membres de minorités ethniques, les réfugiés, les migrants et les demandeurs d'asile sont davantage susceptibles de connaître le chômage et la marginalisation;

L.  considérant qu'il est nécessaire de poursuivre les efforts en matière d'amélioration du niveau de participation aux marchés du travail des jeunes femmes, notamment après un congé de maternité ou dans le cas des mères célibataires, des jeunes migrants, des jeunes en décrochage scolaire et de tous les jeunes susceptibles d'être discriminés;

M.  considérant que l'éducation peut aider à lutter contre le désengagement social, la marginalisation, la radicalisation et le chômage des jeunes et contribuer à leur faire prendre conscience de l'importance des valeurs fondamentales de l'Union européenne; qu'il est capital d'adopter une démarche interculturelle et interreligieuse pour intégrer les jeunes dans l'éducation et la vie sociale ainsi que pour lutter contre les préjugés et l'ignorance;

N.  considérant la nature spécifique du sport et son rôle dans l'insertion sociale des jeunes défavorisés, notamment des réfugiés et des migrants, ainsi que sa contribution à la lutte contre la xénophobie et le racisme;

O.  considérant que les jeunes représentent l'avenir et devraient être considérés comme une ressource au potentiel immense pour le futur des sociétés européennes;

P.  considérant qu'il est essentiel d'incorporer dans les politiques en faveur de la jeunesse une dimension relative à l'égalité hommes-femmes qui tienne compte, à toutes les étapes de l'élaboration des politiques, des circonstances et des enjeux spécifiques aux jeunes femmes et aux jeunes filles; considérant qu'il est nécessaire d'inclure dans les politiques en faveur de la jeunesse des mesures qui tiennent compte de l'égalité hommes-femmes et traitent de questions telles que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, l'éducation sexuelle et à la vie relationnelle ou la sensibilisation à l'égalité entre les femmes et les hommes;

Q.  considérant que les besoins des jeunes victimes de discriminations multiples, notamment des jeunes atteints de handicaps ou de troubles de la santé mentale ou des jeunes s'identifiant comme LGBTI, doivent aussi bénéficier d'une attention particulière lors de l'élaboration et de la mise en œuvre des politiques en faveur de la jeunesse;

R.  considérant que l'inclusion et la mobilité sociales doivent être les priorités centrales de la stratégie européenne en faveur de la jeunesse, et que celle-ci doit donc cibler spécifiquement les jeunes issus de groupes vulnérables, tels que les jeunes en situation de pauvreté et d'exclusion sociale et les jeunes issus de régions rurales isolées ou de communautés marginalisées, notamment les minorités ethniques, les réfugiés et les demandeurs d'asile;

Recommandations générales

1.  se félicite du rapport 2015 sur la jeunesse du 15 septembre 2015, fondé sur la communication de la Commission relative à la mise en œuvre du cadre renouvelé pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (2010-2018), qui dresse un bilan général du dernier cycle en date (de trois ans) de la stratégie européenne en faveur de la jeunesse et propose des axes prioritaires pour le prochain cycle (COM(2015)0429); recommande aux autorités de l'Union, nationales, régionales et locales de veiller à ce que les différents programmes qui traitent des politiques en faveur de la jeunesse à l'échelle de l'Union soient correctement promus, mis en œuvre et coordonnés afin de répondre aux nouveaux besoins liés aux défis socio-éducatifs à venir;

2.  voit dans la méthode ouverte de coordination (MOC) un moyen approprié mais encore insuffisant d'élaboration des politiques en faveur de la jeunesse, qu'il importe de compléter par d'autres mesures; appelle une nouvelle fois de ses vœux l'instauration d'une coopération plus étroite et d'un échange de bonnes pratiques sur les questions touchant à la jeunesse au niveau local, régional et national et à l'échelon de l'Union; invite instamment les États membres à convenir d'indicateurs ou de valeurs de référence clairement définis, de manière à permettre le suivi des progrès réalisés;

3.  souligne la nécessité d'inclure les jeunes handicapés dans le monde professionnel afin de leur permettre de vivre de manière indépendante et d'être pleinement intégrés à la société en tant que participants actifs et véritables contributeurs;

4.  insiste sur l'importance que revêt le dialogue structuré, qui constitue un moyen de faire participer les jeunes, qu'ils appartiennent ou non à des organisations; souligne, à cet égard, la nécessité d'améliorer et d'étendre le champ d'action, la visibilité et la qualité du dialogue en accordant une attention particulière à l'inclusion des groupes vulnérables et marginalisés afin de développer, de mettre en œuvre et d'évaluer plus efficacement les politiques en faveur de la jeunesse à tous les niveaux et de favoriser la citoyenneté active des jeunes; demande le renforcement du dialogue structuré en tant qu'instrument participatif de qualité pour les jeunes dans le prochain cadre pour la coopération dans le domaine de la jeunesse;

5.  note les incidences du second cycle de la stratégie de l'Union en faveur de la jeunesse (2013-2015) sur l'importance donnée à une approche flexible de la politique pour la jeunesse avec une participation intersectorielle à différents niveaux; apprécie, à cet égard, le dialogue structuré avec les organisations de jeunesse; invite la Commission et les États membres à améliorer l'accès à une éducation de grande qualité, à la formation et à l'emploi des jeunes; rappelle les huit domaines d'action promus par la stratégie en faveur de la jeunesse;

6.  souligne l'importance de la stratégie en faveur de la jeunesse, étant donné le taux de chômage alarmant chez les jeunes dans l'Union européenne, les pourcentages élevés et très variables de jeunes ne travaillant pas, ne suivant pas d'études ou de formation et les défis de la pauvreté et de l'exclusion sociale des jeunes; souligne que le prochain cycle (2016-2018) devrait contribuer aux objectifs de la stratégie en faveur de la jeunesse en déterminant et en abordant les causes du chômage des jeunes, telles que l'abandon scolaire, en encourageant l'entrepreneuriat chez les jeunes, en investissant dans l'éducation, les stages, les apprentissages et la formation professionnelle à des qualifications qui correspondent aux possibilités, aux besoins et à l'évolution du marché du travail, et en facilitant la transition vers le marché du travail au moyen de mesures assurant une meilleure coordination entre les programmes éducatifs, la politique en matière d'emploi et les exigences du marché du travail; rappelle qu'il est impératif d'aider les acteurs du marché du travail à appliquer la stratégie en faveur de la jeunesse afin de garantir que les jeunes accèdent soit à un emploi, soit à une formation scolaire, soit à une formation ou reconversion professionnelle au plus tard quatre mois après avoir quitté l'école;

7.  souligne que l'application efficace de la stratégie de l'Union en faveur de la jeunesse devrait être étroitement liée à la réalisation des principaux objectifs de la stratégie Europe 2020, notamment de ceux visant à ce que 75 % de la population entre 20 et 64 ans aient un emploi et à ce que le plus de jeunes possible sortent de la pauvreté et ne souffrent plus d'exclusion sociale; souligne que, si une diminution a été observée dans la plupart des États membres depuis 2013, il demeure très préoccupant que le chômage des jeunes reste deux fois plus élevé que le taux de chômage en général, avec environ 8 millions de jeunes Européens qui sont toujours sans emploi; souligne, dès lors, l'importance de corriger les déséquilibres géographiques entre l'offre et la demande d'emplois dans et entre les États membres, en faisant évoluer le portail européen sur la mobilité de l'emploi (EURES) afin d'améliorer les possibilités d'emploi des jeunes et de renforcer la cohésion sociale;

8.  souligne qu'il est essentiel que le prochain cycle de la stratégie de l'Union en faveur de la jeunesse inclue les jeunes réfugiés et demandeurs d'asile dans ses objectifs et leur assure un traitement équitable et non discriminatoire, l'accès à l'éducation, à la formation et à l'emploi, ainsi que l'intégration sociale, pour les aider ainsi à construire leur identité dans les pays d'accueil, à exploiter leurs talents et leur potentiel et à éviter leur marginalisation et leur désillusion;

9.  se dit préoccupé par la fuite des cerveaux et les risques qu'elle implique pour certains États membres, en particulier ceux qui rencontrent des difficultés et qui participent à des programmes d'ajustement, dans lesquels un nombre croissant de jeunes diplômés est contraint de partir à l'étranger en raison du chômage galopant, privant ainsi les pays concernés de leurs ressources humaines les plus précieuses et les plus productives;

10.  souligne le potentiel offert par les nouvelles technologies pour se mettre en lien avec la jeunesse et invite l'Union européenne et les États membres à en tirer parti afin de renforcer le dialogue avec les jeunes et leur capacité de participation à la société;

11.  souligne l'importance de la participation des jeunes et des organisations de jeunes à la définition des priorités et à la rédaction d'un nouveau cadre de l'Union pour la coopération dans le domaine de la jeunesse après 2018;

12.  recommande aux États membres et à l'Union d'analyser l'impact des politiques qui ciblent les jeunes;

13.  estime que les échanges de bonnes pratiques, l'élaboration des politiques sur la base d'éléments concrets, les groupes d'experts et les activités de transmission des savoirs et d'évaluation par les pairs sont des outils très utiles pour mener une coopération intersectorielle efficace en faveur des jeunes; souligne qu'il importe de diffuser les résultats de ces activités afin d'en maximiser l'effet;

14.  souligne l'importance de la coopération transsectorielle à tous les niveaux et notamment entre les différentes stratégies de l'Union qui ciblent les jeunes (stratégie actuelle et futures de l'Union en faveur de la jeunesse, de l'éducation et de la formation, de la santé, de l'emploi, etc.);

15.  souligne combien il est important et nécessaire de renforcer et de développer plus avant les stratégies et les initiatives destinées à lutter contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire;

16.  souligne l'importance d'une coopération d'excellente qualité, adaptée aux besoins précis de chaque enfant ou jeune concerné, notamment entre les familles et les communautés religieuses, les établissements scolaires, les collectivités locales, les organisations de jeunesse, les animateurs jeunesse ainsi que les services d'éducation formelle, non formelle et informelle, pour encadrer les jeunes et les aider à s'intégrer pleinement dans la société en leur offrant un lieu où ils pourront grandir et apprendre en toute sécurité;

17.  propose d'associer les collectivités locales et régionales actives dans le domaine des politiques de la jeunesse, en particulier dans les États membres où elles sont dotées de compétences dans ce domaine;

18.  souligne l'importance de la promotion des modes de vie sains pour la prévention des maladies et estime nécessaire de fournir aux jeunes des informations correctes et une aide en matière de troubles graves de la santé mentale, comme la consommation de tabac, d'alcool ou de stupéfiants et la dépendance à ces substances;

19.  rappelle l'intérêt de l'inclusion d'une dimension intergénérationnelle dans les politiques en faveur de la jeunesse et la nécessité d'améliorer le dialogue entre les générations;

20.  souligne combien il est important de mettre à l'abri de la pauvreté les jeunes issus de milieux socio-économiques défavorisés, les jeunes dont les parents sont sans emploi ou ceux qui 'ont pas réussi à s'extraire du cycle socio-économique de leur famille;

21.  prie instamment les États membres d'assurer une formation efficace dans la langue nationale, selon les principes du multilinguisme et de la non-discrimination et conformément à la législation nationale et aux principes européens, et d'accroître le soutien aux établissements d'enseignement qui enseignent dans la langue maternelle des minorités nationales ou linguistiques;

22.  rappelle l'objectif clé d'Europe 2020 visant à ramener le taux d'abandon scolaire et de formation à moins de 10 %; souligne la nécessité de lutter contre l'abandon scolaire, qui est un facteur de chômage, en ouvrant un dialogue entre le secteur de l'enseignement, les services publics de l'emploi et les partenaires sociaux, en repérant les lacunes du système scolaire et de la société, en aidant les élèves à découvrir leurs propres méthodes d'apprentissage, en appliquant un programme pertinent et attrayant, en concevant un système d'orientation personnalisé solide et bien développé pour tous les étudiants, notamment dès les premiers signes de décrochage des étudiants, en les informant de manière appropriée sur les futures possibilités sur le marché du travail et les parcours de carrière, notamment sur les profils d'emplois techniques et artisanaux, en mettant en place un enseignement des STIM et une formation en alternance, en assurant des apprentissages, des stages et des détachements de qualité, et en offrant aux étudiants une seconde chance sous la forme d'une formation professionnelle;

23.  invite les États membres à publier des rapports factuels et documentés sur la situation sociale et les conditions de vie des jeunes, à élaborer des plans d'action nationaux et à les mettre en œuvre de façon cohérente;

24.  souligne que la promotion d'une meilleure égalité des chances pour tous les jeunes, qui favorise l'intégration sociale, l'égalité hommes-femmes et la solidarité, et lutte contre toutes formes de discrimination à l'égard des jeunes, notamment sur la base du sexe, de la race, de l'origine ethnique ou du handicap, devrait jouer un rôle central dans la réalisation des objectifs de la stratégie de l'Union en faveur de la jeunesse;

25.  estime que les stratégies nationales et les politiques en faveur de la jeunesse doivent être élaborées en collaboration avec les jeunes et pour ces derniers;

26.  se félicite expressément de l'utilité du cadre de l'Union pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (2010-2018), qui améliore la coopération entre les États membres et l'Union européenne et qui ouvre et étend les opportunités et les avantages offerts aux jeunes par le projet d'intégration européenne; demande en conséquence à la Commission de maintenir ce cadre pour la période postérieure à 2018, tout en le développant;

27.  appelle les États membres à mettre en place les structures éducatives nécessaires pour intégrer les jeunes réfugiés, en leur permettant d'apprendre la langue de l'État dans lequel ils auront obtenu l'asile, de terminer leur formation initiale ou de mettre au niveau européen leurs compétences déjà acquises, afin de faciliter leur intégration sur le marché du travail et dans la société européenne;

28.  demande des mesures ciblées à l'attention des jeunes qui quittent l'école prématurément, qui ont besoin d'orientation, de qualification et de formation, ainsi que l'élaboration d'un système qui permette d'identifier très tôt dans l'éducation les personnes susceptibles de quitter l'école prématurément ou de se retrouver sans emploi, ni éducation ni formation, afin de leur venir en aide dès le plus jeune âge et de leur éviter ce handicap;

29.  propose aux États membres de prendre en considération le principe de la "solidarité intergénérationnelle" dans le cadre des politiques de protection sociale et de tenir compte de l'incidence que ces politiques ont ou auront sur les jeunes;

30.  salue sa résolution du 12 avril 2016 sur l'apprentissage de l'Union européenne à l'école et invite en conséquence les États membres à encourager une meilleure connaissance de l'Union par l'intermédiaire de l'éducation formelle, non formelle et informelle, en ciblant en particulier la coopération des prestataires de l'enseignement formel et non formel/informel, grâce à une stratégie européenne de la jeunesse plus poussée;

31.  invite les États membres à associer les organisations indépendantes plus étroitement au processus de mise en œuvre, en particulier au niveau local, et à améliorer, pour la période postérieure à 2018, la coordination entre les procédures existantes de la stratégie (notamment par une intégration à l'échelle de l'Union dans les commissions des services de la jeunesse, etc.), pour que la stratégie européenne de la jeunesse puisse continuer à être utilisée;

32.  souligne la nécessité de doter les jeunes d'une connaissance et d'une compréhension solides de l'Union, notamment par l'apprentissage des valeurs fondamentales, de la gouvernance et des processus décisionnels de l'Union, ce qui leur permettra d'élaborer des réflexions critiques sur l'Union européenne et de devenir des citoyens européens responsables et actifs; invite la Commission et les États membres à redoubler d'efforts pour promouvoir une dimension européenne de l'éducation, afin de préparer les apprenants à vivre et à travailler dans une Union de plus en plus complexe et intégrée, qu'ils peuvent et devraient contribuer à façonner;

Emploi et enseignement

33.  invite les États membres à tirer le meilleur parti des politiques et des dispositifs financiers existant à l'échelon de l'Union et au niveau national afin de promouvoir l'investissement dans la jeunesse et la création d'emplois de qualité; insiste sur les bienfaits à tous les niveaux des programmes de mobilité, qui améliorent les aptitudes et les compétences des jeunes en développant leur confiance en eux, leur curiosité et leur intérêt pour des méthodes d'apprentissage différentes et l'engagement dans la société; recommande vivement la reconnaissance et l'évaluation des aptitudes que la mobilité permet d'améliorer; invite l'Union et les États membres à faire en sorte que les jeunes bénéficient d'un meilleur accès aux informations relatives à l'ensemble des programmes et initiatives dont ils peuvent bénéficier;

34.  invite instamment les États membres à mettre pleinement en œuvre le programme Erasmus+, notamment son volet consacré aux apprentissages, afin de promouvoir et de favoriser encore davantage les formations et les carrières transfrontalières, ainsi que la mobilité professionnelle chez les jeunes, et de doter les jeunes de qualifications et de compétences à vie, y compris en matière de connaissances linguistiques, tout en élargissant leurs possibilités et leurs chances de participer au marché du travail et d'apporter une contribution à la société, quels que soient leurs qualifications universitaires, leurs compétences ou leur niveau d'instruction; juge préoccupant que la mobilité des apprentis n'ait pas encore atteint les niveaux souhaités et invite la Commission, les États membres, les entreprises et les écoles à trouver des moyens de lever les obstacles qui s'opposent encore à la mobilité des apprentis; insiste sur l'importance d'accompagner les jeunes apprentis dans leurs projets de mobilité, compte tenu du facteur de l'âge et de leur situation financière souvent encore instable, en levant notamment un certain nombre de contraintes secondaires liées à la mobilité, telles que les problèmes de logement et de transport;

35.  réclame une amélioration des possibilités dont disposent les étudiants relevant de l'EFP pour effectuer un stage dans un pays voisin, afin de favoriser une meilleure compréhension des pratiques de travail et de formation des autres États membres, par exemple par le financement des frais de voyage des étudiants qui continuent à résider dans leur pays d'origine; rappelle que la mobilité dans la formation est un atout essentiel pour l'entrée sur le marché du travail, mais également pour comprendre le projet européen et y participer grâce à une expérience directe; insiste sur l'importance de la mise en œuvre d'un cadre européen pour favoriser la mobilité dans l'apprentissage et la formation professionnelle; invite également les États membres à exploiter pleinement les possibilités du système EURES de manière à encourager la mobilité professionnelle des jeunes au sein de l'Union, notamment la mobilité lors de stages de formation professionnelle;

36.  insiste sur l'importance d'enseigner et d'acquérir des compétences générales comme les TIC, les mathématiques, l'esprit critique, les langues étrangères, la mobilité, etc., qui permettront aux jeunes de s'adapter facilement à un environnement social et économique en évolution;

37.  invite la Commission et les États membres à encourager la formation aux TIC de façon à doter les jeunes des compétences informatiques nécessaires sur le marché du travail, par exemple en réaffectant le financement au titre de l'initiative pour l'emploi des jeunes;

38.  redit le rôle important que les technologies de l'information et de la communication (TIC) doivent jouer dans le développement personnel et professionnel des jeunes et reconnaît qu'elles peuvent donner des moyens d'action aux jeunes en les rassemblant en réaction à des inquiétudes sociales et en leur donnant la possibilité d'entrer en contact malgré les obstacles géographiques, sociaux, religieux, économiques et les barrières liées au genre; invite dès lors les États membres à prendre les mesures qui s'imposent pour veiller à ce que tous les jeunes disposent des compétences les plus récentes dans le domaine des TIC;

39.  invite la Commission et les États membres à mettre en œuvre des programmes dans le domaine de la jeunesse et de l'éducation qui renforcent la position des jeunes femmes et des filles et facilitent leur entrée dans des secteurs traditionnellement masculins dans lesquels elles sont sous-représentées, tels que l'entrepreneuriat, les TIC ou les sciences, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques (STIM);

40.  rappelle les possibilités très vastes qu'offrent les synergies entre les STIM, les TIC, l'art et le design, ainsi que le secteur créatif, transformant l'acronyme STIM en STIAM (sciences, technologie, ingénierie, art et mathématiques), et souligne que ces synergies peuvent inciter davantage de jeunes, et en particulier des jeunes femmes et filles, à découvrir le secteur des STIM;

41.  invite les États membres à encourager les femmes à suivre une formation et à embrasser des carrières dans des secteurs qui ont été sous-représentés, tels que les STIM et les TIC.

42.  souligne que les jeunes doivent avoir la possibilité de disposer au moins des compétences numériques de base et de connaître et de comprendre le fonctionnement des médias, afin de travailler, apprendre et participer activement à la société moderne;

43.  constate que dans de nombreux États membres, les jeunes qui parviennent à surmonter le réel défi que représente la recherche d'un emploi ne perçoivent pas nécessairement un revenu suffisant à s'extraire de la pauvreté;

44.  demande la poursuite de l'initiative pour l'emploi des jeunes; demande à ce que soient proposés des ajustements réglementaires et relatifs aux ressources en vue d'éliminer les défauts qui entravent actuellement son application avant la fin du cadre financier actuel;

45.  appelle de ses vœux une meilleure coordination à tous les niveaux entre les programmes d'éducation et de formation et les besoins des marchés du travail en mutation; demande qu'afin de remplir les objectifs de politique de cohésion économique, sociale et territoriale de l'Union européenne, et compte tenu des inégalités persistantes entre les mondes urbain, périurbain et rural, des campagnes d'information, de sensibilisation et de valorisation des programmes de mobilité soient mises en place dans tous les établissements d'enseignement général et professionnel de l'Union; souligne toutefois qu'il importe de garantir la valeur de la connaissance, de promouvoir un enseignement complet et des bases académiques solides; encourage dès lors à intensifier le dialogue et la coopération entre le monde de l'entreprise et les universités en vue de développer des programmes d'enseignement qui doteront les jeunes des compétences, des savoirs et des qualifications nécessaires; plaide à cet égard pour une coopération plus étroite entre les établissements scolaires, les entreprises, en particulier les PME, et les services de l'emploi; recommande aux États membres de s'inspirer mutuellement de leurs bonnes pratiques respectives dans ce domaine;

46.  souligne qu'il est essentiel d'adopter une démarche éducative globale et solidaire pour que tous les élèves se sentent bien accueillis, intégrés et en mesure de prendre des décisions concernant leur propre formation; rappelle que la sortie d'études sans qualifications représente une des grandes sources de préoccupation pour nos sociétés parce qu'elle mène à l'exclusion sociale, et que la lutte contre ce phénomène doit être l'un de nos grands objectifs; rappelle qu'en plus de l'adaptation des systèmes de formation, des mesures individualisées doivent être appliquées pour les publics les plus en difficulté; rappelle que les stages et les apprentissages devraient déboucher sur un emploi et que les conditions de travail et les tâches attribuées devraient permettre aux stagiaires d'acquérir l'expérience pratique et les aptitudes nécessaires pour entrer sur le marché de l'emploi; estime qu'il est essentiel, pour remédier au chômage des jeunes, d'associer les parties prenantes publiques et privées, aux niveaux local et régional, à la conception et à la mise en œuvre d'un éventail de mesures pertinentes;

47.  invite les États membres à mettre en œuvre des mesures facilitant la transition des jeunes de l'enseignement vers le travail, en garantissant notamment des stages et des apprentissages de qualité, en donnant aux jeunes des droits bien définis, y compris l'accès à la protection sociale, des contrats écrits et officiels, et une rémunération équitable pour que les jeunes ne soient pas discriminés lorsqu'ils accèdent au marché du travail, et en informant les étudiants de façon appropriée sur les futures possibilités d'emploi sur le marché du travail;

48.  souligne qu'étant donné que les taux de chômage diminuent visiblement à mesure que le niveau d'éducation augmente, il est nécessaire de promouvoir de meilleures possibilités d'éducation pour les jeunes de l'Union et d'investir dans ces possibilités;

49.  fait néanmoins observer que l'enseignement devrait non seulement apporter des aptitudes et compétences pertinentes par rapport aux besoins du marché du travail, mais également contribuer au développement personnel et à l'évolution des jeunes pour en faire des citoyens proactifs et responsables; souligne donc la nécessité de mettre en place une éducation civique dans l'ensemble du système éducatif, aussi bien formel que non formel;

50.  invite les États membres à proposer aux jeunes doués pour le sport des possibilités de double carrière, afin qu'ils puissent développer leur talent sportif tout en suivant une formation scolaire;

51.  souligne la nécessité d'inclure des éléments d'apprentissage entrepreneurial à tous les niveaux et dans toutes les formes d'enseignement, car inculquer l'esprit d'entreprise dès le plus jeune âge constitue un bon moyen de lutter contre le chômage des jeunes; encourage dès lors le dialogue actif et la coopération entre le secteur de l'enseignement et le monde de l'entreprise en vue de développer des programmes d'études qui doteront les jeunes des compétences et des qualifications nécessaires; met aussi en avant la nécessité d'encourager et de soutenir les mesures visant à favoriser l'esprit d'entreprise des jeunes, en particulier dans le secteur de la culture et de la création afin de créer des emplois sûrs et de qualité et de stimuler le développement social et la cohésion des communautés; souligne également le potentiel du volontariat et du bénévolat pour acquérir des compétences, renforcer le développement personnel des jeunes et leur permettre de trouver leur vocation;

52.  rappelle que l'esprit d'entreprise requiert le développement de compétences transversales telles que la créativité, l'esprit critique, le travail en équipe et l'esprit d'initiative, qui contribuent au développement tant personnel que professionnel des jeunes et leur permettent une transition plus facile vers le marché du travail; considère, dans ce contexte, qu'il convient de faciliter et de stimuler la participation des entrepreneurs au processus éducatif;

53.  souligne qu'il importe d'investir davantage dans les jeunes entreprises et en faveur des jeunes qui se lancent dans l'entrepreneuriat, en facilitant leur accès à un capital initial et à des conseillers chevronnés en matière de création d'entreprise;

54.  rappelle que l'emploi et l'entrepreneuriat constituent l'une des huit priorités identifiées dans la stratégie de l'Union européenne en faveur de la jeunesse (2010-2018); souligne que le travail des jeunes et l'apprentissage non formel, notamment au sein d'associations de jeunes entrepreneurs et d'organisations de jeunesse offrant la possibilité aux jeunes de développer des projets innovants, de faire l'expérience de l'entreprise et d'acquérir les outils et la confiance nécessaires pour se lancer, jouent un rôle essentiel pour ce qui est de développer le potentiel de création et d'innovation des jeunes, notamment leur esprit d'entreprise et leurs compétences entrepreneuriales et civiques; souligne la nécessité de créer un environnement propice à l'entreprenariat et à la création d'entreprises innovantes (start-ups) pour l'emploi des jeunes Européens; attire l'attention sur l'importance d'éliminer tous les obstacles qui empêchent les jeunes de développer leurs idées, leur potentiel et leurs compétences;

55.  préconise que la stratégie de l'Union européenne en faveur de la jeunesse se concentre davantage sur l'esprit d'entreprise, élément clé pour stimuler la croissance économique; souligne qu'en 2014, seul un jeune Européen sur cinq aimerait lancer sa propre entreprise, bien que cette tâche soit toujours considérée comme difficile; préconise d'accorder la priorité au développement d'une culture d'entreprise qui serait inculquée dès le plus jeune âge, à une certaine flexibilité dans la réglementation du travail permettant de combiner travail et études, à la formation en alternance et à l'accès au financement;

56.  rappelle que les secteurs de la création comptent parmi les secteurs les plus dynamiques et à la croissance la plus rapide, et que l'éducation à la créativité développe des compétences transférables comme l'esprit créatif, la capacité à résoudre des problèmes, l'esprit d'équipe et l'inventivité; reconnaît que les secteurs des arts et des médias sont particulièrement attirants pour les jeunes;

57.  souligne l'importance de l'entrepreneuriat social, qui constitue un moteur pour l'innovation, le développement social et l'emploi et invite dès lors l'Union et les États membres à le mettre davantage en valeur et à renforcer son rôle;

58.  encourage les États membres à adopter des mesures destinées à encourager l'esprit d'entreprise grâce à l'instauration de conditions plus favorables à l'entrepreneuriat et au démarrage d'entreprises, propices à la création de nouvelles entreprises, mesures qui pourraient prendre la forme de l'octroi facilité de prêts par les banques, d'une simplification de la réglementation et de programmes d'allégement fiscal ou de dispositifs permettant aux jeunes de réaliser leurs propres projets d'entreprise; soutient l'adoption de méthodes de formation qui encouragent l'esprit entrepreneurial et créatif ainsi que le recrutement de jeunes diplômés en tant que jeunes entrepreneurs;

59.  souligne que pour lutter contre le chômage des jeunes, les États membres ont besoin de conseillers en orientation professionnelle bien formés, qui connaissent les possibilités de formation universitaire et professionnelle, ainsi que le marché du travail actuel et ses évolutions probables dans les États membres et les nouveaux secteurs de leurs économies;

60.  encourage les États membres à apporter un appui aux jeunes pour qu'ils se lancer dans une vie indépendante, fonder leur propre famille, grâce à des allocations de logement, un régime privilégié et une réduction des impôts sur le revenu, et des prêts préférentiels pour les étudiants;

61.  souligne l'importance que revêt la validation des capacités, des compétences et des savoirs acquis par l'apprentissage informel, non formel et tout au long de la vie, car elle est primordiale pour faire apparaître et mettre en valeur la richesse et la diversité des acquis de chacun, en particulier de ceux qui sont défavorisés; souligne que la validation des acquis contribue à renforcer l'accès à l'éducation formelle et à de nouvelles possibilités professionnelles, tout en renforçant l'estime de soi et la motivation à apprendre, le développement des valeurs, des aptitudes et des compétences des jeunes ainsi que l'apprentissage de la citoyenneté et de la participation démocratique à tous les niveaux; prie instamment les États membres de redoubler d'efforts pour créer des mécanismes globaux de validation d'ici à 2018, suivant la recommandation du Conseil du 20 décembre 2012 relative à la validation de l'apprentissage non formel et informel, en étroite collaboration avec toutes les principales parties prenantes, y compris les organisations de jeunesse;

62.  souligne l'importance de l'apprentissage formel, informel et non formel, notamment dans le cadre des activités associatives, pour le développement des valeurs, des aptitudes et des compétences des jeunes, ainsi que pour l'apprentissage de la citoyenneté et de l'engagement démocratique; rappelle les multiples possibilités et modèles de formation qui existent dans les États membres, notamment la formation en alternance, qui peut faciliter la transition entre l'éducation ou la formation et l'emploi; soutient la mise en œuvre de l'apprentissage tout au long de la vie; invite la Commission et les États membres à veiller à la reconnaissance cohérente, valable dans toute l'Europe, des qualifications et des compétences acquises par la formation et l'apprentissage formels, non formels et informels, en vue de combler le fossé entre les déficits de compétences et l'inadéquation des compétences constatés sur le marché européen du travail, et de soutenir de telles activités dans le cadre des programmes pertinents de l'Union; demande par ailleurs qu'une attention accrue soit accordée aux langues, notamment aux langues des pays voisins, dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnels (EFP), afin de renforcer la position et la capacité d'insertion des étudiants concernés sur le marché de l'emploi transfrontalier;

63.  note qu'en raison de la numérisation actuelle et des nouvelles tendances du marché de l'emploi, de plus en plus de jeunes rencontrent de nouvelles formes d'emploi conciliant flexibilité et sécurité; insiste sur l'importance d'un enseignement approprié pour les jeunes, qui vise à renforcer le rôle des mécanismes de protection sociale dans l'évolution de la carrière;

64.  estime qu'une intervention anticipée et des politiques de marché du travail proactives permettent de passer du traitement des symptômes de privation multigénérationnelle au repérage et à la gestion anticipés des risques, de façon à prévenir le chômage et à faciliter la réintégration; attire tout particulièrement l'attention sur la situation des personnes les plus marginalisées et pour lesquelles le risque de chômage est le plus élevé;

65.  souligne l'importance des programmes ouverts et faciles d'accès pour travailler avec des jeunes issus d'un environnement moins stimulant;

66.  insiste sur l'importance de l'apprentissage tout au long de la vie, de l'amélioration des perspectives d'emploi des jeunes et de la garantie de la reconnaissance et de la compatibilité transfrontalières mutuelles de l'ensemble des qualifications et des diplômes universitaires qui figurent pour renforcer le système d'assurance de la qualité; plaide pour que la compatibilité transfrontalières mutuelles de l'ensemble des qualifications et des diplômes universitaires soit en permanence développée, évaluée et adaptée en fonction de l'évolution des exigences de formation et observe que cela devrait être garanti à l'échelon européen, dans tous les pays membres de l'Espace européen de l'enseignement supérieur et dans les États qui font partie du cadre européen des certifications;

67.  souligne à cet égard l'importance de l'enseignement non formel et informel, ainsi que de la participation à des activités sportives et de bénévolat, pour stimuler le développement de compétences civiques, sociales et interculturelles; insiste sur le fait que certains pays ont réalisé des progrès notables dans l'élaboration d'un cadre juridique pertinent, pendant que d'autres ont des difficultés à créer des stratégies globales de validation; souligne par conséquent la nécessité de mettre en place des stratégies globales pour permettre la validation;

68.  souligne qu'il importe de remédier aux pénuries de compétences et à leur inadéquation en encourageant et en facilitant la mobilité des apprenants et des enseignants grâce à une meilleure utilisation de tous les instruments et programmes de l'Union; rappelle que la mobilité dans la formation est un atout essentiel pour l'entrée sur le marché du travail; insiste sur la mise en œuvre de mesures visant à garantir la coordination, la complémentarité et la cohérence entre les fonds structurels en faveur de la mobilité, dont le Fonds social européen (FSE) par exemple, et d'autres programmes comme Erasmus+; fait ressortir à cet égard le rôle important de programmes de mobilité tels qu'Erasmus+ pour stimuler le développement de compétences horizontales et d'échanges interculturels entre les jeunes; se félicite de la transformation du site internet existant du panorama européen des compétences;

69.  souligne la nécessité de renforcer le rôle du programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs en vue de créer des emplois de qualité à long terme; estime que la mobilité de l'emploi est nécessaire pour exploiter le potentiel des jeunes; observe qu'actuellement, l'Union compte 217,7 millions de travailleurs, parmi lesquels 7,5 millions (3,1 %) travaillent dans un autre État membre; relève en outre que, selon des enquêtes de l'Union, les jeunes sont plus enclins à la mobilité et sont plus susceptibles de faire profiter leur pays d'origine des nouvelles compétences et qualifications acquises;

70.  invite la Commission à renforcer et à soutenir la mobilité des étudiants dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnels (EFP) par la promotion du programme Erasmus pour les apprentis;

71.  invite les États membres à exploiter pleinement les possibilités de la réforme actuelle du système EURES en vue d'encourager la mobilité professionnelle des jeunes au sein de l'Union, y compris la mobilité lors d'apprentissages et de stages; invite les États membres à mettre régulièrement à jour les offres et les curricula vitae; invite la Commission à améliorer le processus de mise en adéquation des offres et des demandes d'emploi dans EURES afin de garantir que les jeunes reçoivent des offres d'emploi appropriées et de qualité, qui correspondent à leurs curricula vitae;

72.  encourage les États membres à établir des systèmes d'éducation et de formation professionnelle en alternance de qualité, en coordination avec les acteurs économiques locaux et régionaux, reposant sur l'échange de bonnes pratiques et correspondant à la nature spécifique de chaque système éducatif, afin d'éviter les inadéquations actuelles et futures entre l'offre et la demande de compétences;

73.  invite les États membres et la Commission à mettre en place des bourses modulables et innovantes pour cultiver les qualités artistiques et sportives dans le domaine de la culture, de l'éducation et de la formation; soutient les États membres qui encouragent la mise en place de programmes de bourses d'études organisés pour les élèves ayant fait preuve de capacités éducatives, sportives et artistiques;

74.  relève que l'abandon scolaire et les sorties sans qualification constituent de grands défis pour nos sociétés car ils mènent à la précarité et à l'exclusion sociale, et que les combattre doit être l'un de nos grands objectifs; rappelle que la mobilité, l'adaptation des systèmes d'éducation et la mise en œuvre de mesures individualisées peuvent apporter des solutions pour les publics les plus en difficulté afin de réduire le taux du décrochage dans l'éducation et la formation;

75.  souligne la nécessité de créer un contrat étudiant permettant aux étudiants de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle de concilier leurs études avec un travail, de préférence dans des entreprises du domaine pour lequel ils se forment, avec la garantie de terminer les études qu'ils ont commencées;

76.  souligne la nécessité de poursuivre les efforts de lutte contre le décrochage scolaire et d'encourager l'éducation des jeunes défavorisés;

77.  observe que, même s'il a baissé dans la plupart des États membres après le niveau record enregistré en 2013, le chômage des jeunes reste très préoccupant dans l'Union, étant donné que quelque 8 millions de jeunes Européens ne trouvent pas de travail et que le pourcentage de ceux qui sont confrontés à un chômage de longue durée ou qui sont contraints d'accepter un travail à temps partiel ou un statut de stagiaire demeure élevé;

Ressources financières

78.  insiste sur l'importance que revêtent les investissements stratégiques, réalisés notamment à l'aide des Fonds structurels et d'investissement européens, en particulier du Fonds social européen, pour le développement régional, la compétitivité et la création de stages de qualité, de contrats d'apprentissage et d'emplois durables; fait observer qu'il convient d'accorder une attention particulière aux jeunes qui sont sans emploi et ne suivent ni études, ni formation (les "NEET");

79.  observe qu'il a fallu quelques mois pour lancer la période de programmation 2014-2020 et qu'une première évaluation des politiques de l'Union au cours de cette période, et en particulier de celles en faveur de la jeunesse, ne saurait être totalement représentative de leur incidence réelle;

80.  souligne qu'au cours de la période de programmation précédente, la Cour des comptes avait estimé à plus de 4 % le taux d'erreur des opérations effectuées dans le cadre du programme pour l'éducation et la formation tout au long de la vie (programme EFTLV) et du programme "Jeunesse en action"; espère que la Commission a pris des mesures pour éviter ces erreurs dans la mise en œuvre d'Erasmus+;

81.  prend acte de ce qu'en 2013, le taux d'exécution budgétaire ait été de 100 % pour les programmes de la période 2007-2013, en particulier en ce qui concerne les programmes EFTLV, Culture, MEDIA et "Jeunesse en action"; estime toutefois qu'à lui seul, le taux d'exécution n'est pas un indicateur significatif de l'efficacité des programmes quant à l'évaluation de leur succès;

82.  s'inquiète du fait qu'à la fin de l'année 2013, l'inadéquation entre les crédits d'engagement et les crédits de paiement adoptés ait entraîné une pénurie de paiements (s'élevant, par exemple, dans le cas du programme Erasmus+, à 202 millions d'EUR) et des répercussions négatives sur l'exercice suivant; invite la Commission à veiller à ce que ce scénario ne se répète pas dans le cadre des nouveaux programmes;

83.  rappelle que la réticence des jeunes à fonder une entreprise contribue également à la faiblesse de la croissance économique en Europe et considère dès lors qu'il est nécessaire d'aider les jeunes à lancer leur propre entreprise;

84.  salue le fait qu'un montant de plus de 12,4 milliards d'euros du Fonds social européen (FSE) et de l'initiative pour l'emploi des jeunes ait été affecté à la lutte contre le chômage des jeunes au cours de la nouvelle période de programmation;

85.  note avec satisfaction que 110 300 jeunes chômeurs ont participé à des actions financées par l'initiative pour l'emploi des jeunes en 2014; se félicite que les chefs d'État ou de gouvernement de l'Union aient décidé d'affecter à la garantie pour la jeunesse 6,4 milliards d'euros provenant des fonds de l'Union (3,2 milliards d'euros du FSE et 3,2 milliards d'euros d'une nouvelle ligne budgétaire); fait néanmoins observer que, dans certains États membres, il subsiste des difficultés en ce qui concerne la mise en œuvre de la garantie pour la jeunesse et l'initiative pour l'emploi des jeunes;

86.  demande à l'Union et aux États membres de renforcer les mesures destinées à garantir que les apprentissages et les stages ne se substituent pas à des positions professionnelles, ne sont pas utilisés comme des sources de travail précaire et garantissent les protections nécessaires et associées en matière d'emploi, y compris les protections financières et en matière de rémunération;

87.  préconise de mettre en place des mesures ciblées et simplifiées destinées à mettre les États membres mieux à même d'utiliser les crédits disponibles au titre des fonds structurels européens, du Fonds social européen, du Fonds européen de développement régional, du Fonds européen de cohésion, du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), de l'initiative pour l'emploi des jeunes, de l'initiative "Jeunesse en mouvement", de l'action "Ton premier emploi EURES", d'Horizon 2020 et des programmes et actions dans le domaine de la citoyenneté;

88.  invite la Commission et les États membres à simplifier les procédures administratives d'octroi de ressources financières aux organisations de jeunesse, car elles sont rarement en mesure de mener à bien des processus de demande compliqués lorsqu'elles sollicitent une subvention au titre des différents programmes de l'Union;

89.  encourage les États membres à tirer pleinement parti du programme Erasmus+ en, améliorant le ciblage des personnes à tous les niveaux d'éducation afin d'améliorer les perspectives d'emploi des jeunes et de favoriser les carrières transfrontalières et la mobilité professionnelle équitable; soutient l'éducation interculturelle, la citoyenneté européenne et l'éducation des jeunes à la démocratie et aux valeurs, et invite dès lors la Commission, lors du réexamen à mi-parcours, à identifier précisément et à éliminer les obstacles à la procédure de financement, qui compliquent la réalisation de ces objectifs, afin que le programme Erasmus + gagne encore en efficacité sur ce plan;

90.  se félicite du fait que le programme Erasmus ait franchi la barre des trois millions d'étudiants; relève le succès ininterrompu de ce programme-phare de l'Union depuis sa création et estime qu'il est important que le programme continue de bénéficier d'une aide;

91.  déplore les grandes différences dans le nombre d'étudiants Erasmus envoyés ou reçus par les différents États membres; plaide en faveur d'un renforcement des campagnes d'information et d'une simplification des règles;

92.  rappelle aux États membres qu'ils devraient s'attacher à étendre les financements nationaux en complément des crédits du FSE et de l'initiative pour l'emploi des jeunes de manière à donner l'impulsion requise à l'emploi des jeunes; estime également que les instruments utilisés et les contributions accordées doivent permettre d'assurer des conditions de vie décentes; demande par conséquent de calculer les contributions en fonction du coût de la vie réel dans chaque État membre;

93.  prie instamment les États membres de prendre les mesures qui s'imposent pour mettre en œuvre le dispositif de garantie pour la jeunesse; exhorte à maintenir la volonté politique affirmée en faveur de la garantie pour la jeunesse, réforme structurelle de longue haleine destinée à assurer une insertion durable sur le marché du travail grâce à des offres de qualité;

94.  demande instamment aux États membres d'appliquer pleinement la garantie pour la jeunesse, qui repose sur une coopération étroite entre les autorités nationales, régionales et locales, les systèmes éducatifs et les services de l'emploi; souligne que la garantie pour la jeunesse devrait être pleinement intégrée aux plans nationaux pour l'emploi et à la planification des politiques en faveur de la jeunesse et de l'éducation, et qu'elle devrait être communiquée à l'ensemble des jeunes; rappelle que la participation des organisations de jeunes à la communication, à l'évaluation et à l'application de la garantie pour la jeunesse est essentielle à son succès;

95.  rappelle que les jeunes femmes et les jeunes hommes de statut socio-économique différent sont confrontés à des situations différentes sur le marché du travail à des âges différents; invite la Commission et les États membres à tenir compte de considérations socio-économiques et liées au genre dans la conception et l'exécution des politiques en faveur de la jeunesse et du marché du travail, telles que la garantie pour la jeunesse;

96.  considère que les niveaux particulièrement élevés de précarité professionnelle chez les jeunes ainsi que le vieillissement de la population européenne représentent un important défi pour la durabilité, la suffisance et l'adéquation des systèmes de pension et portent un grave préjudice à la solidarité entre générations; invite dès lors la Commission et les États membres à prendre toutes les mesures nécessaires afin de prévenir les abus, du moins en ce qui concerne les subventions accordées au titre de la garantie pour la jeunesse, et de favoriser, du moins pour les contrats établis dans le cadre de la garantie pour la jeunesse, les contrats permettant aux jeunes de cotiser dans les systèmes nationaux de sécurité sociale;

97.  invite instamment les États membres à mettre en œuvre pleinement la garantie pour la jeunesse et à contrôler son efficacité, en utilisant intégralement les fonds mis à leur disposition par l'Union, dans l'objectif de mener des actions en faveur de l'emploi des jeunes, en intégrant les jeunes, notamment les jeunes handicapés, sur le marché du travail par un emploi, un apprentissage ou un stage dans les quatre mois qui suivent la sortie de l'école ou la perte d'un emploi, par exemple en mettant en place des systèmes d'orientation professionnelle tout au long de la vie adaptés, des bureaux d'enregistrement, des points d'information et des méthodes de collecte des données, et en encourageant les chômeurs à s'enregistrer afin d'obtenir une image réaliste de la situation du chômage des jeunes et d'améliorer les services offerts par les centres pour l'emploi aux jeunes demandeurs d'emploi;

98.  invite instamment les États membres à examiner sans tarder les principaux facteurs de réussite de la mise en œuvre de la garantie européenne pour la jeunesse, tels que la qualité et la durabilité des offres d'emploi, la poursuite d'études et de cycles de formation, l'intégration sociale, les synergies avec d'autres domaines stratégiques (liés au système d'éducation, au marché du travail, aux services sociaux et aux jeunes) et la coopération entre toutes les parties concernées, de façon à intégrer les jeunes sur le marché du travail, à réduire leur taux de chômage et à obtenir des résultats positifs à long terme en matière de prévention de l'exclusion de la société et du marché du travail des jeunes lors leur passage de l'école au marché du travail;

99.  demande que la garantie européenne pour la jeunesse s'applique également, en matière d'éducation et de formation des jeunes chômeurs non qualifiés ou faiblement qualifiés, aux jeunes diplômés et à ceux qui ont achevé une formation professionnelle; demande également que la limite d'âge de la garantie passe de 25 à 29 ans de manière à tenir compte du fait que de nombreux diplômés et nouveaux arrivants sur le marché du travail ont un peu moins de 30 ans;

100.  invite les États membres et les régions à échanger leurs bonnes pratiques et à apprendre les uns des autres; souligne l'importance de mener une évaluation de la mise en œuvre de l'initiative pour l'emploi des jeunes par les États membres en 2014 et 2015; souligne qu'il y a lieu d'évaluer l'efficacité à moyen terme de la garantie pour la jeunesse, en mettant l'accent sur les possibilités offertes aux jeunes d'acquérir des compétences et d'intégrer le marché du travail, et insiste sur l'importance de continuer de développer cette initiative; souligne, en outre, que la participation des organisations de jeunesse à l'évaluation et à la mise en œuvre de la garantie pour la jeunesse est essentielle à son succès;

101.  attend avec intérêt le rapport global sur l'application de la garantie pour la jeunesse, qui sera présenté dans le courant de l'année par la Commission;

102.  fait observer que le rapport de la Cour des comptes sur la mise en œuvre, par les États membres, de la garantie pour la jeunesse de l'Union européenne, qui devrait être disponible au début de 2017, fournira une évaluation plus claire des résultats du programme; considère, entre autres, que l'analyse de son efficacité et de ses résultats à long terme devrait figurer dans le rapport;

103.  rappelle à la Commission l'importance de sensibiliser largement les jeunes aux programmes offerts et aux possibilités de participation, et de veiller également à ce que les informations relatives aux programmes soient de qualité et soient assorties d'indicateurs mesurables (tels que l'accueil que leur réserve le groupe cible et la participation de celui-ci);

104.  invite instamment la Commission et les États membres à appliquer des politiques économiques expansionnistes qui offrent une plus grande flexibilité en matière d'investissements publics dans l'éducation, la formation et l'apprentissage de grande qualité;

105.  prie instamment les États membres d'investir davantage et de ne pas effectuer de coupes budgétaires au niveau national dans les mesures en faveur des jeunes, de l'éducation, de la santé et des services sociaux; invite par ailleurs les États membres à diriger les investissements vers un enseignement inclusif répondant aux défis de la société en vue d'assurer l'égalité d'accès et l'égalité des chances pour tous, notamment pour les jeunes issus de milieux socio-économiques différents, ainsi que pour les catégories vulnérables et défavorisées;

106.  préconise que la promotion de l'esprit d'entreprise chez les jeunes soit reprise dans le CFP et invite les États membres à élaborer des stratégies nationales visant à créer des synergies entre le programme Erasmus+, le FSE, l'initiative européenne pour la jeunesse et le programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs, ainsi que des lignes directrices claires concernant l'analyse d'impact, que les États membres et la Commission doivent fournir;

107.  invite la Commission à mettre en place un mécanisme complet de suivi des programmes en faveur de la jeunesse, combinant les indicateurs de résultats prévus, des résultats concrets et des résultats à long terme;

108.  souligne qu'il est nécessaire de mettre l'accent sur la performance et les résultats et se félicite que le nouveau cadre réglementaire des Fonds structurels et d'investissement européens (Fonds ESI) pour la période de programmation 2014-2020 comporte des dispositions prévoyant que les États membres rendent compte des résultats obtenus;

109.  rappelle que 68 % du budget du FSE est affecté à des projets dont les jeunes pourraient être l'un des groupes cibles;

110.  souligne la nécessité de promouvoir des bourses pour le logement, afin de faire face aux besoins découlant de l'impossibilité de réaliser des études de formation professionnelle ou des études universitaires dans la ville de résidence ou dans des villes situées dans un rayon de moins 50 kilomètres;

Participation aux décisions

111.  appelle de ses vœux le renforcement des partenariats entre les organisations de jeunesse et les pouvoirs publics afin de multiplier les possibilités de participation des jeune et de leurs organisations à la prise de décision dans le domaine politique; estime que les organisations de jeunesse et les associations sportives jouent un rôle très important dans le développement de l'aptitude des jeunes à participer et dans l'amélioration de la qualité de la prise de décision, en tenant tout particulièrement compte du fait que les jeunes contribuent à la société et peuvent aussi apporter des solutions aux problèmes actuels de la société européenne; met en avant le rôle unique que jouent les organisations de jeunesse en développant un sentiment de citoyenneté lié à la mise en œuvre des valeurs et processus démocratiques;

112.  souligne que les organisations de jeunesse jouent un grand rôle en éduquant à la citoyenneté et en transmettant des valeurs et des compétences démocratiques, et reconnaît leur contribution à l'amélioration de la participation des jeunes aux processus démocratiques;

113.  souligne que l'apprentissage informel et non formel, les arts, le sport, le bénévolat et les activités sociales sont capitales pour encourager la participation des jeunes et la cohésion sociale et constituent des instruments qui peuvent influer considérablement au niveau local et contribuer à résoudre nombre de problèmes auxquels est confrontée la société;

114.  invite les États membres à respecter rigoureusement les principes d'intégration des jeunes dans le monde du travail, en particulier les jeunes handicapés;

115.  souligne la nécessité d'accroître considérablement la sensibilisation à la citoyenneté, aux médias et à la culture numérique, à l'esprit critique et à la compréhension interculturelle par l'intermédiaire d'une large gamme d'instruments proches des jeunes (par exemple les réseaux sociaux); met en évidence l'importance du rôle de ces programmes et de l'éducation dans la prévention de la radicalisation des jeunes;

116.  invite la Commission et les États membres à prendre en considération les nouvelles formes de participation économique des jeunes, comme le choix, de plus en plus courant chez les jeunes, d'avoir recours aux instruments de l'économie du partage;

117.  souligne qu'il convient de soutenir les activités de volontariat et de bénévolat chez les jeunes, ainsi que les activités politiques, sociales, culturelles et sportives, au niveau local, régional et national, et de mieux reconnaître l'intérêt qu'elles présentent en tant que forme importante d'enseignement non formel/informel qui contribue au développement de compétences essentielles pour leur vie telles que la coopération, la solidarité, l'égalité et la justice; souligne toutefois qu'on ne saurait considérer la propension des jeunes à développer des activités de volontariat comme un remplacement à moindres frais des services que les différents États membres devraient prendre en charge; demande que les activités de volontariat soient reconnues et pleinement prises en compte ou validées;

118.  invite les États membres à encourager la participation démocratique des étudiants et à aider les jeunes qui étudient à participer à leur formation et à y contribuer en adhérant à des associations d'étudiants;

119.  souligne qu'une meilleure compréhension des valeurs, du fonctionnement et de la diversité de l'Union européenne est essentielle pour encourager la participation à la vie démocratique et une citoyenneté active des jeunes;

120.  demande à la Commission de tirer parti au maximum des nouveaux outils numériques, d'exploiter pleinement les possibilités offertes par les médias sociaux dans l'éducation et la formation, de dispenser des formations ciblées de qualité sur les médias afin d'encourager le développement de l'éducation aux médias et de la pensée critique, et de promouvoir et d'encourager la participation des jeunes à la prise de décision ainsi qu'à la vie civique, culturelle et sociale afin d'améliorer l'employabilité et de renforcer l'esprit d'entreprise, l'innovation et la culture; prend également acte des possibilités qu'offrent les instruments numériques pour lutter efficacement contre le harcèlement à l'école, les discours de haine et la radicalisation;

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121.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission, ainsi qu'aux gouvernements des États membres.

(1) JO L 347 du 20.12.2013, p. 50.
(2) JO C 417 du 15.12.2015, p. 1.
(3) JO C 183 du 14.6.2014, p. 5.
(4) JO C 120 du 26.4.2013, p. 1.
(5) EUCO 37/13
(6) JO C 311 du 19.12.2009, p. 1.
(7) JO C 119 du 28.5.2009, p. 2.
(8) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2016)0107.
(9) JO C 93 du 9.3.2016, p. 61.
(10) JO C 161 E du 31.5.2011, p. 21.
(11) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2016)0106.
(12) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2015)0292.
(13) JO C 346 du 21.9.2016, p. 2.
(14) Textes adoptés de cette date, P8_TA(2016)0005.

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