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Procédure : 2020/2131(INI)
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Cycle relatif au document : A9-0237/2020

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A9-0237/2020

Débats :

PV 14/12/2020 - 24
CRE 14/12/2020 - 24

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P9_TA(2020)0359

Textes adoptés
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Mercredi 16 décembre 2020 - Bruxelles
Une nouvelle stratégie en faveur des PME européennes
P9_TA(2020)0359A9-0237/2020

Résolution du Parlement européen du 16 décembre 2020 sur une nouvelle stratégie en faveur des PME européennes (2020/2131(INI))

Le Parlement européen,

–  vu l’article 3, paragraphe 3, du traité sur l’Union européenne, qui fait référence au marché intérieur, au développement durable et à l’économie sociale de marché,

–  vu la recommandation 2003/361/CE de la Commission du 6 mai 2003 concernant la définition des micro, petites et moyennes entreprises(1),

–  vu la directive 2011/7/UE du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 concernant la lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales(2) (directive sur les retards de paiement),

–  vu le règlement (UE) nº 1287/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 portant établissement d’un programme pour la compétitivité des entreprises et des petites et moyennes entreprises (COSME) (2014 - 2020) et abrogeant la décision nº 1639/2006/CE(3),

–  vu sa résolution du 23 octobre 2012 sur les petites et moyennes entreprises (PME): compétitivité et perspectives commerciales(4),

–  vu sa résolution du 8 septembre 2015 sur les entreprises familiales en Europe(5),

–  vu sa résolution du 17 avril 2020 sur une action coordonnée de l’Union pour combattre la pandémie de COVID-19 et ses conséquences(6),

–  vu sa résolution du 15 mai 2020 sur le nouveau cadre financier pluriannuel, les ressources propres et le plan de relance(7),

–  vu sa résolution du 23 juillet 2020 sur les conclusions de la réunion extraordinaire du Conseil européen du 17 au 21 juillet 2020(8),

–  vu la communication de la Commission du 23 février 2011 sur le réexamen du «Small business act» pour l’Europe (COM(2011)0078) et la résolution du Parlement du 12 mai 2011 à ce sujet(9),

–  vu la communication de la Commission du 7 décembre 2011 intitulée «Un plan d’action pour faciliter l’accès des PME au financement» (COM(2011)0870),

–  vu la communication de la Commission du 7 mars 2013 intitulée «Réglementation intelligente – Répondre aux besoins des petites et moyennes entreprises» (COM(2013)0122),

–  vu la communication de la Commission du 22 novembre 2016 intitulée «Les grands acteurs européens de demain: l’initiative en faveur des start-up et des scale-up» (COM(2016)0733),

–  vu la communication de la Commission du 11 décembre 2019 intitulée «Le pacte vert pour l’Europe» (COM(2019)0640),

–  vu la communication de la Commission du 19 février 2020 intitulée «Façonner l’avenir numérique de l’Europe» (COM(2020)0067),

–  vu la communication de la Commission du 10 mars 2020 intitulée «Une stratégie axée sur les PME pour une Europe durable et numérique» (COM(2020)0103),

–  vu la communication de la Commission du 10 mars 2020 intitulée «Une nouvelle stratégie industrielle pour l’Europe» (COM(2020)0102),

–  vu la communication de la Commission du 11 mars 2020 intitulée «Un nouveau plan d’action pour une économie circulaire. Pour une Europe plus propre et plus compétitive» (COM(2020)0098),

–  vu la communication de la Commission du 27 mai 2020 intitulée «L’heure de l’Europe: réparer les dommages et préparer l’avenir pour la prochaine génération» (COM(2020)0456),

–  vu la communication du 27 mai 2020 de la Commission intitulée «Remaniement du programme de travail de la Commission pour 2020» (COM(2020)0440),

–  vu la communication de la Commission du 1er juillet 2020 intitulée «Une stratégie européenne en matière de compétences en faveur de la compétitivité durable, de l’équité sociale et de la résilience» (COM(2020)0274),

–  vu le rapport annuel 2018-2019 sur les PME européennes publié en novembre 2019,

–  vu les prévisions économiques du printemps 2020 établies par la Commission,

–  vu le rapport spécial nº 02/2020 de la Cour des comptes européenne du 22 janvier 2020, intitulé «L´instrument PME dans la pratique: un programme efficace et innovant face à ses défis»,

–  vu les conclusions de l’indice relatif à l’économie et à la société numériques 2020, publiées le 11 juin 2020,

–  vu le rapport de la Banque mondiale de juin 2020 sur les perspectives économiques mondiales,

–  vu le rapport de l’OCDE du 10 décembre 2019 intitulé «The Missing Entrepreneurs 2019» (Pallier la pénurie d’entrepreneurs 2019),

–  vu l’article 54 de son règlement intérieur,

–  vu les avis de la commission du commerce international, de la commission de l’emploi et des affaires sociales, de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, de la commission des transports et du tourisme, de la commission de l’agriculture et du développement rural et de la commission de la culture et de l’éducation,

–  vu la lettre de la commission des affaires juridiques,

–  vu le rapport de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (A9-0237/2020),

A.  considérant que la communication de la Commission intitulée «La stratégie axée sur les PME pour une Europe durable et numérique» a été publiée le 10 mars 2020, et que le 11 mars 2020, l’OMS a publié l’alerte relative à la pandémie de COVID-19(10), dont les incidences importantes sur l’environnement économique, social et politique des PME ont rendu nécessaire une révision de cette stratégie du fait de nombreux changements économiques, sociaux et politiques survenus; que la stratégie de la Commission présentée en mars 2020 propose tout de même des solutions pour faire face aux difficultés économiques, sociales et environnementales structurelles auxquelles étaient confrontées les PME avant la crise de la COVID-19 ainsi qu’aux défis liés aux transitions environnementale et numérique qu’elles vont devoir relever; que la Commission devrait présenter, en s’appuyant sur les points soulevés dans la présente résolution, une version actualisée de sa communication relative à une nouvelle stratégie en faveur des PME; que la compétitivité européenne est faible par rapport à celle d’autres économies développées, ce qui met en danger la capacité de l’Europe à générer de la richesse et de la prospérité;

B.  considérant que les 24 millions de PME de l’UE-27 constituent l’épine dorsale de l’économie et qu’avant la pandémie, ces PME représentaient plus de la moitié du PIB de l’Union et employaient environ 100 millions de travailleurs; que 98,9 % des entreprises de l’économie marchande non financière de l’Union sont des petites entreprises employant moins de 49 travailleurs(11); que les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) constituent, tant à l’échelle nationale que de l’Union, un univers à la fois très complexe et hétérogène en ce qui concerne leur échelle et la grande diversité des secteurs lesquels elles sont actives; que les PME sont essentielles au développement et à la résilience de chaînes de valeur industrielle européennes et qu’elles contribuent significativement aux économies locales, régionales et nationales;

C.  considérant que les PME devraient être au cœur du pacte vert pour l’Europe et qu’il convient de les soutenir de manière appropriée au moyen d’instruments financiers sur mesure et d’un environnement législatif propice aux PME, afin de leur permettre de jouer un rôle important dans la croissance de l’économie européenne, ainsi que pour les objectifs stratégiques plus généraux de l’Union, notamment les objectifs environnementaux à l’horizon 2050; que, dans sa résolution sur une action coordonnée de l’Union pour combattre la pandémie de COVID-19 et ses conséquences, le Parlement a souligné que le pacte vert pour l’Europe et la transition numérique devraient faciliter les stratégies de reprise et de reconstruction post-COVID-19; que les PME doivent être activement associées à la stratégie numérique de l’Union et au pacte vert pour l’Europe et soutenues par eux, afin de renforcer leur compétitivité et d’exploiter leur potentiel en matière de numérisation, de déploiement de solutions innovantes et de lutte contre les problèmes environnementaux et sociétaux urgents; que la contribution des PME sera essentielle pour le succès de ces stratégies;

D.  considérant qu’en raison de la crise économique et des perspectives économiques moroses provoquées par la pandémie, un nombre considérable et indéfini de PME et de jeunes pousses se trouvent au bord de la faillite; qu’en 2018, seules 40 % des entreprises étaient payées en temps et en heure; que la crise de liquidité que subissent de nombreuses PME aura des répercussions négatives non seulement sur leurs activités quotidiennes, mais aussi sur leurs perspectives de croissance future, les empêchant ainsi de bien planifier des investissements à long terme;

E.  considérant que les rachats d’actifs d’urgence par la Banque centrale européenne (BCE) en réaction à la crise économique résultant de la pandémie bénéficient principalement aux grandes entreprises, qui s’appuient davantage sur le marché de la dette des entreprises, mais n’améliorent pas les conditions de financement des PME; que l’Union et les États membres devraient agir rapidement et avec audace pour limiter les risques économiques, sociaux et stratégiques liés à la disparition de ces entreprises; reconnaît que le prêt bancaire est, traditionnellement, la principale source de financement externe des PME dans l’Union et représente plus des trois quarts du financement des PME, ce qui rend ces dernières particulièrement vulnérables à un resserrement du crédit bancaire; que les PME ne disposent pas des outils permettant de faire face à une crise prolongée et que les mesures nationales ne devraient pas affecter négativement le marché intérieur de l’Union;

F.  considérant que l’incidence du manque de capitaux entraîné par la crise de la COVID-19 sera différente selon les secteurs, les types d’entreprises et les États membres, créant ainsi des divergences au sein du marché intérieur; qu’il est important de préserver des conditions de concurrence équitable afin de réduire au minimum les distorsions de la concurrence au sein du marché intérieur, alors que les différences de performance de croissance entre les États membres sont l’une des causes des différences de développement économique au sein de l’Union; que les PME souffrent davantage encore d’une concurrence mondiale écrasante et souvent non réglementée;

G.  considérant que les perspectives économiques de l’OCDE n’excluent pas que dans le cas d’une nouvelle vague grave de COVID-19, la perte de revenus dépasse, à la fin 2021, celle de toute récession précédente au cours des 100 dernières années(12); qu’à la suite de l’épidémie de COVID-19, les aides d’État ne devraient pas entraîner de distorsions de concurrence sur le marché intérieur entre PME d’États membres différents; que la pandémie a montré que la transition numérique est de la plus haute importance et a souligné la nécessité de numériser l’économie pour garantir une plus grande résilience, tandis que les défis environnementaux subsistent et doivent être résolus; que l’Union est confrontée à une rude concurrence d’acteurs mondiaux; que l’innovation est une manière efficace pour les PME de générer de la croissance durable et à long terme;

H.  considérant qu’en adoptant des pratiques, des innovations et des technologies écologiquement viables, les PME devraient créer de nouveaux emplois et découvrir de nouvelles possibilités commerciales tout en améliorant leur compétitivité et en réduisant leurs coûts, sous réserve que les bonnes conditions administratives, réglementaires et techniques soient en place; que de nombreuses PME souhaitent améliorer leurs performances environnementales, leur efficacité sur le plan de l’utilisation des ressources et de l’énergie, leur utilisation de technologies numériques et leur déploiement de solutions innovantes, éléments qui seront essentiels pour soutenir leur croissance et leur compétitivité durable et à long terme et pour leur permettre de jouer un rôle central pour fournir directement des éco-innovations; qu’à cette fin, il convient d’améliorer l’accès au financement et à un soutien technique;

I.  considérant que, d’après l’indice relatif à l’économie et à la société numériques 2020 de la Commission(13), de nombreuses PME n’ont toujours pas pleinement accès à la numérisation et accusent un retard par rapport aux grandes entreprises, à la fois en matière de compétences numériques et de transformation numérique de leurs opérations, ce qui est en partie dû à la concurrence déloyale d’entreprises multinationales; que les mêmes règles devraient s’appliquer tant au marché unique numérique qu’au marché unique non numérique afin de garantir des conditions de concurrence équitables tout en évitant les incidences négatives sur les droits du travail et les droits sociaux; que l’utilisation de données peut produire un avantage concurrentiel permettant aux PME de tirer profit de la transformation numérique, et que l’accent mis sur l’habileté numérique devrait aller de pair avec le renforcement des investissements de l’Union dans les infrastructures numériques et l’amélioration de l’accès aux données pour les PME, ainsi que des cadres commerciaux et réglementaires équitables dans tous types de contexte de marché, à savoir d’entreprise à entreprise, entre entreprises et consommateurs et entre entreprises et États;

J.  que l’un des principaux obstacles à la libération du potentiel de la transformation numérique est le recrutement d’employés qualifiés; que la Commission, les États membres et les collectivités locales devraient agir pour améliorer l’environnement des entreprises afin de garantir la compétitivité des entreprises ainsi que la croissance économique durable et à long terme de l’Union; que la stratégie de l’Union en faveur des PME constitue une occasion de stimuler la culture entrepreneuriale des groupes sous-représentés et de leur permettre de tirer pleinement parti des possibilités découlant des transitions numérique et verte;

K.  considérant que le renforcement d’une culture entrepreneuriale peut permettre aux PME de contribuer pleinement à la double transition et d’en tirer pleinement parti, ainsi que d’accroître la création d’emplois et, partant, l’impact des PME sur le marché du travail; que les femmes représentent 52 % de la population totale de l’Union, mais seulement 34,4 % des travailleurs indépendants et 30 % des chefs de jeunes entreprises de l’Union(14); que la créativité et le potentiel entrepreneurial des femmes restent inexploités et devraient être davantage développés;

L.  considérant qu’il convient de réduire les charges administratives, telles que les coûts financiers et les tracasseries liés à la mise en conformité en raison de la surréglementation et de procédures administratives excessivement complexes, notamment les difficultés relatives au règlement des litiges en matière de brevets, par exemple dans le domaine de la protection de la propriété intellectuelle, mais aussi en ce qui concerne les possibilités de financement; que l’innovation n’est pas liée à la réglementation, mais est intensifiée par des efforts collaboratifs dans le cadre desquels des entreprises interagissent pour échanger des connaissances et des informations et pour mettre en commun des idées et des financements avec des partenaires dans le contexte de systèmes d’innovations plus larges; qu’en comparaison avec les crédits d’impôt, les subventions sont généralement plus susceptibles de profiter aux PME ou aux activités auxquelles les PME ont plus tendance à participer;

M.  considérant que la définition européenne des PME est citée dans plus de 100 actes législatifs de l’Union couvrant un large éventail de politiques; que la Commission va étudier plus en détail la définition actuelle et établir un rapport au sujet des problèmes spécifiques soulevés dans le cadre de la dernière consultation publique, tels que les structures de propriété complexes ou les éventuels effets de verrouillage; qu’elle doit toujours se conformer à la décision de la Cour de justice du 15 septembre 2016, qui demande la clarification des critères d’«indépendance» et d’«autonomie»;

N.  considérant que les microentreprises représentent une part importante des PME européennes et qu’elles ont très souvent des difficultés à accéder aux financements ainsi qu’à s’informer correctement sur les possibilités existantes à l’échelle européenne et nationale; que cette catégorie d’entreprises a elle aussi été gravement touchée par la crise de la COVID-19 et que, sans préjudice de la définition actuelle des PME, elle mérite de bénéficier d’un plus grand soutien et d’être mieux promue;

O.  considérant que les entreprises de taille intermédiaire contribuent de manière significative à l’emploi et à la croissance, en particulier dans certains États membres; que la Commission devrait, dans le cadre de l’initiative REFIT, évaluer la nécessité d’une définition spécifique des entreprises de taille intermédiaire afin de permettre des mesures ciblées tout en veillant à ne pas élargir la définition actuelle des PME ni compromettre en aucune manière le soutien aux PME;

Défis structurels antérieurs à la crise de la COVID-19

1.  salue la stratégie en faveur des PME de la Commission et estime, comme cette dernière, que les PME sont essentielles pour l’économie européenne; souligne la nécessité d’actualiser la stratégie en faveur des PME à la lumière de la crise de la COVID-19 tout en continuant de mettre l’accent sur la promotion de la transition vers une société résiliente sur le plan social, économique et environnemental et une économie compétitive, et demande par conséquent que la stratégie en faveur des PME soit alignée sur la stratégie industrielle, la stratégie européenne pour les données(15) et le pacte vert pour l’Europe, afin de soutenir toutes les PME dans la double transition et de les y faire participer activement, en vue d’améliorer la compétitivité, la croissance à long terme et la résilience;

2.  demande en outre que des mesures soient prises en faveur d’un environnement plus propice à la création d’entreprises et pour renforcer l’esprit d’entreprise, notamment en réduisant les charges administratives pesant sur les PME; demande à cet égard l’adoption d’un plan d’action en faveur des PME doté d’objectifs, de jalons et d’un calendrier clairs, assortis d’une surveillance, d’une reddition de compte et d’évaluations régulières; relève dans ce contexte la nécessité de renforcer l’esprit d’entreprise au sein de l’Union et d’offrir des conditions qui permettront aux nouvelles entreprises et aux PME existantes de prospérer et d’innover, et de contribuer ainsi à la durabilité économique, sociale et environnementale ainsi qu’à la compétitivité économique de l’Union;

3.  reconnaît qu’un excès de charges administratives et réglementaires freine l’essor des PME, car elles n’ont pas les ressources nécessaires pour répondre à des exigences bureaucratiques complexes;

4.  salue dès lors l’engagement pris par la Commission en faveur de l’introduction d’un principe «un ajout, un retrait», mais rappelle que cela se limite à maintenir le statu quo dans la législation, ce qui n’est pas assez ambitieux, et insiste sur la nécessité pour les États membres d’éviter la surrèglementation en tant que première étape pour endiguer le flux de nouvelles réglementations; rappelle que l’administration publique, tant à l’échelle européenne que nationale, a un rôle clé à jouer pour garantir la facilité à entretenir des relations commerciales et, par exemple, pour promouvoir des investissements visant à stimuler la compétitivité économique, tout en respectant les normes les plus élevées en matière de transparence, de santé et de sécurité des travailleurs, de droits des travailleurs et de protection environnementale;

5.  invite donc les États membres et la Commission à reconnaître la nécessité d’une meilleure réglementation et d’une simplification, et à adopter une feuille de route assortie d’objectifs concrets et contraignants ainsi que d’indicateurs, une importante condition préalable pour permettre à l’économie de se rétablir et d’innover ainsi que pour stimuler la compétitivité des entreprises de l’Union; note que plusieurs États membres se sont fixé des objectifs quantitatifs de réduction de la charge administrative allant jusqu’à 30 %(16) et invite la Commission à fixer en la matière des objectifs quantitatifs et qualitatifs ambitieux et contraignants à l’échelle de l’Union, dans les plus brefs délais après la réalisation d’une analyse d’impact, et en tout état de cause au plus tard en juin 2021, et en amont de la communication de la Commission;

6.  relève que cette feuille de route devrait recenser les domaines dans lesquels il convient de réduire fortement la charge administrative et réglementaire pesant sur les PME afin de réduire les coûts de mise en conformité, y compris les formalités administratives, et aider les États membres à réduire rapidement le nombre de règles tout en préservant les droits des travailleurs, les normes sociales et sanitaires et la protection de l’environnement; souligne que, pour vérifier l’efficacité des mesures de réduction des formalités administratives, il est également important d’évaluer ces mesures a posteriori, en prenant en considération la perspective des PME et sans porter atteinte aux droits du travail;

7.  appelle de ses vœux un meilleur alignement des réglementations, accompagné d’une transformation numérique intelligente, d’une plus grande convivialité, de procédures simplifiées ainsi que de procédures en matière de données plus sûres et protégeant mieux la vie privée; demande, à cet égard, une assistance technique et administrative accrue et plus ciblée aux niveaux national et européen, un échange de bonnes pratiques et des possibilités de formation pour les PME; invite la Commission à gérer un véritable point de contact unique pour toutes les questions sur les possibilités de financement proposées par l’Union aux PME et à veiller à ce que les dispositifs d’assistance de l’Union, y compris ceux qui répondent aux conséquences de la pandémie de COVID-19, tiennent largement compte des PME;

8.  salue les progrès réalisés jusqu’à présent grâce à l’application des principes d’amélioration de la réglementation; fait remarquer que des avancées supplémentaires sont nécessaires, notamment en matière de simplification et de standardisation des formulaires et des procédures, et qu’il faut appliquer de manière constante les principes de la transmission unique d’informations et du numérique par défaut, tant à l’échelle de l’Union qu’à l’échelle des États membres, ainsi que réduire d’une manière générale la charge administrative;

9.  demande à la Commission d’analyser attentivement les conséquences économiques et sociales de la crise de la COVID-19 sur les PME et de tenir compte des préoccupations des PME quant à cette crise lors de la réalisation d’analyses d’impact en amont de propositions législatives;

10.  demande dès lors un test contraignant permettant d’évaluer les coûts et les avantages des propositions en ce qui concerne les PME, y compris leur impact économique et leurs conséquences sur le personnel des PME; espère que les résultats du test concernant les PME seront pleinement pris en compte dans toutes les propositions législatives, qu’ils montreront clairement comment réaliser la simplification administrative et, dans la mesure du possible, qu’ils formuleront des recommandations supplémentaires visant à éviter les charges administratives ou réglementaires inutiles pour les PME; rappelle que, au cours du processus législatif de l’Union, il convient de mettre l’accent sur la qualité des analyses d’impact plutôt que sur la rapidité avec laquelle les initiatives sont achevées; invite les États membres à rassembler et promouvoir les meilleures pratiques et à élaborer des lignes directrices pour la mise en œuvre systématique des tests PME au niveau national également;

11.  demande à la Commission de veiller à l’efficacité et au bon fonctionnement du comité d’examen de la réglementation en s’assurant que les experts indépendants y restent majoritaires et qu’il soit soutenu par le Centre commun de recherche; rappelle qu’il est nécessaire de garantir l’indépendance, la transparence et l’objectivité du comité d’examen de la réglementation et de ses travaux, et que ses membres ne devraient être soumis à aucun contrôle politique, conflit d’intérêts ou biais; invite la Commission à garantir une représentation équilibrée des grandes et des petites entreprises dans tous les organismes et toutes les commissions liés à la politique de l’Union, notamment le comité d’examen de la réglementation; estime que l’exigence actuelle d’un seul représentant des PME pour représenter au sein du comité d’examen de la réglementation toutes les PME de l’ensemble des secteurs n’est pas suffisante au vu de la grande variété des PME en Europe;

12.  demande une nouvelle mise en œuvre de l’initiative relative aux PME («Small Business Act»); souligne la nécessité d’une application cohérente du principe «penser en priorité aux PME» et d’un renforcement du principe de «grande visibilité sur les grands enjeux mais de discrétion sur les questions de moindre importance» afin de mettre dûment l’accent sur les PME dans la législation européenne et nationale et en tant que fondement d’un nouvel engagement interinstitutionnel en faveur de la réduction des charges administratives;

13.  prend acte du projet de la Commission de nommer un représentant dédié de l’Union pour les PME afin d’accorder une plus grande visibilité aux préoccupations des PME et demande à la Commission de faire du représentant pour les PME une unité centrale sous l’autorité du président de la Commission afin de permettre une supervision des questions relatives aux PME dans toutes les directions générales; invite la Commission à s’appuyer sur le processus existant d’évaluation des performances des PME et à participer à un débat annuel sur «l’état de l’Union des PME» organisé lors de la plénière du Parlement européen; souligne la possibilité de renforcer la coopération entre le réseau du représentant pour les PME et les organisations nationales et locales représentant les PME;

14.  estime que les objectifs de l’Union en matière de durabilité et de numérisation doivent correspondre pleinement à des moyens, financiers ou autres, permettant aux États membres de promouvoir les processus de transition de leurs PME dans ces deux domaines, question qui revêt une importance particulière pour les régions moins développées; souligne que de tels objectifs ne doivent pas être contradictoires et qu’ils doivent, au contraire, se renforcer mutuellement et aller de pair avec la sauvegarde d’emplois assortis de droits et l’amélioration des conditions de travail;

15.  regrette que les PME aient rencontré plus de difficultés à accéder au financement que les grandes entreprises, notamment en raison de diverses mesures monétaires et du cadre réglementaire; suggère à cet égard que des mesures soient prises pour renforcer l’accès au crédit pour les PME, notamment les microentreprises et les jeunes pousses; rappelle que les PME ne disposent généralement pas des ressources financières et humaines suffisantes pour participer à égalité avec d’autres parties prenantes, en particulier les entreprises multinationales, au processus d’accès aux instruments financiers;

16.  exprime son inquiétude concernant les difficultés qu’éprouvent la majorité des PME, particulièrement celles ayant une capitalisation limitée, pour accéder aux lignes de financement de la BEI et demande que les conditions d’accès tiennent compte de la nécessité d’une participation accrue des PME; regrette que de nombreuses PME, y compris des microentreprises et des jeunes pousses, ne soient pas en mesure d’accéder aux financements de l’Union en raison de l’absence d’informations concernant les financements disponibles, mais également de la lenteur des dispositifs et de la complexité excessive des procédures et des critères d’éligibilité; demande à la Commission de supprimer ce type d’obstacles en simplifiant les procédures, en garantissant un accès en ligne aux informations et en favorisant davantage la mise en place de mesures incitatives adaptées aux PME et aux microentreprises;

17.  rappelle, à cet égard, aux États membres et à la Commission qu’il est impératif de rétablir immédiatement la liquidité des PME pour qu’elles puissent assurer un fonctionnement minimal et rappelle qu’étant donné leurs faiblesses structurelles par rapport aux grandes entreprises, la survie des PME, et en particulier des microentreprises, après la crise de la COVID-19 dépendra de la rapidité de la prise de décisions, de financements adaptés et de la mise à disposition rapide de liquidités;

18.  encourage la Commission et les États membres à utiliser au mieux les futurs instruments de l’Union au titre du prochain cadre financier pluriannuel (CFP) en fonction des besoins spécifiques des communautés locales et en tenant compte, dans la mesure du possible, des spécificités sectorielles et nationales existantes; rappelle qu’ils sont censés, entre autres, orienter les investissements vers les PME;

19.  regrette que le plan de relance ne consacre que peu d’attention aux PME et demande que des mesures soient prises pour faciliter l’accès des PME;

20.  enjoint la Commission à mieux adapter les financements de l’Union pour que les PME qui ne sont pas numériques, de haute technologie ou innovantes participent davantage et demande que l’élaboration de nouveaux instruments de l’Union tienne compte de la possibilité raisonnable pour les PME d’utiliser les financements et de l’adéquation de ces derniers avec les besoins des PME, et que la Commission veille également à ce que les PME puissent en bénéficier autant que tous les autres partenaires de la chaîne de valeur, ce qui sera bénéfique pour la compétitivité mondiale de l’Europe; rappelle qu’afin d’aider les jeunes pousses à réussir, il est indispensable de garantir un «capital patient» visant à tirer profit d’avantages spécifiques aux investissements à long terme et dont les fournisseurs sont à même de poursuivre leur investissement même dans des conditions difficiles à court terme;

21.  souligne que les organes de l’Union doivent approcher activement les réseaux et les organisations de PME aux échelles locale, régionale et nationale, afin de fournir des informations et des orientations en temps utile pour recourir aux possibilités de financements de l’Union disponibles ou planifiées; rappelle à la Commission d’utiliser tous les moyens de communication disponibles ainsi que des concours destinés aux étudiants et aux jeunes entrepreneurs;

22.  invite instamment les États membres à garantir aux PME un accès non discriminatoire aux prêts bancaires, en particulier pour celles dont le modèle est centré sur les actifs incorporels; rappelle que l’accès au financement est un facteur incontournable de croissance, de transformation durable et d’innovation, et demande de soutenir activement les modèles d’entreprise innovants; déplore les disparités des conditions de crédit proposées aux PME en fonction des pays de l’Union et demande aux États membres de travailler avec les secteurs financier et bancaire en ce qui concerne leur obligation d’offrir aux PME un accès complet et équitable aux prêts bancaires;

23.  souligne que le financement par les marchés de capitaux ne suffira pas à lui seul pour fournir aux PME des solutions appropriées et estime que le secteur des services financiers doit être stable et offrir de manière économique un vaste choix d’options de financement personnalisées aux PME, aux microentreprises et aux entrepreneurs indépendants; souligne à ce propos l’importance des modèles bancaires traditionnels, notamment les petites banques régionales et les coopératives d’épargne; invite la BEI à collaborer plus étroitement avec ses intermédiaires financiers dans les États membres pour propager des informations pertinentes auprès des PME et améliorer ainsi l’accès aux financements;

Nouveaux défis liés à la pandémie de COVID-19

24.  rappelle que des liquidités doivent être rapidement fournies aux PME et que les mesures relatives à la recapitalisation des PME devraient également être renforcées; enjoint aux États membres et à la Commission de résoudre la question des retards de paiements, qui continue à poser un problème de liquidité significatif aux PME, et invite instamment les États membres qui ne l’ont pas encore fait à mettre en œuvre la directive concernant les retards de paiement, en particulier en ce qui concerne les administrations publiques et les relations interentreprises;

25.  invite instamment la Commission à renforcer la surveillance et l’exécution de la directive sur les retards de paiement et à évaluer la nécessité de la réviser, de manière à garantir que des paiements rapides soient la norme dans l’ensemble du marché intérieur, à la fois dans les transactions interentreprises, notamment des grandes entreprises à des plus petites entreprises, et dans les transactions entre les pouvoirs publics et les entreprises; invite les autorités européennes, nationales, régionales et locales à montrer l’exemple en payant toujours les PME dans les délais et, dans ce contexte, encourage le recours actif aux procédures d’infraction dans les cas où la directive n’est pas correctement mise en œuvre;

26.  reconnaît la nécessité d’un assouplissement temporaire des règles en matière d’aides d’État et d’admettre qu’elles ont conduit à une mise en œuvre inégale des mesures au sein de l’Union; invite la Commission et le Conseil à agir rapidement pour garantir des conditions de concurrence équitables entre les États membres;

27.  observe que toute évaluation ou révision future des règles en matière d’aides d’État devrait tenir compte des particularités et des contraintes géographiques propres aux PME implantées dans les territoires les plus reculés, y compris les îles, les régions ultrapériphériques et les zones montagneuses, ainsi que dans d’autres régions, y compris non périphériques, qui sont touchées par des catastrophes naturelles sans précédent;

28.  est vivement préoccupé par le fait que des secteurs tels que le tourisme, l’hôtellerie, la culture, la création, les transports et les foires et évènements commerciaux, composés en grande partie de PME, ont été les plus durement touchés par la crise de la COVID-19; souligne qu’il importe de prendre des mesures rapides et soutenues afin de restaurer et de préserver la confiance des voyageurs et des opérateurs; souligne la nécessité de soulager ces secteurs des charges administratives et des réglementations coûteuses qui pèsent sur eux, de déterminer la voie à suivre aux fins de leur reprise et de garantir la protection des droits des travailleurs dans les secteurs concernés; rappelle qu’il importe d’améliorer l’accès des PME des secteurs culturel et créatif aux technologies numériques et aux programmes d’aide, la crise de la COVID-19 ayant mis en lumière le rôle crucial de ces entreprises dans l’économie et dans nos vies sociales;

29.  invite instamment les États membres à faire de la protection de l’emploi et de la survie des PME et des jeunes pousses des priorités politiques absolues en proposant des mesures concrètes visant à soutenir les PME et les jeunes pousses viables sur le plan économique mais menacées de faillite, notamment dans le contexte de l’annulation de l’instrument de soutien à la solvabilité suggérée par le Conseil européen; met en avant l’initiative relative à l’instrument européen de soutien temporaire à l’atténuation des risques de chômage en situation d’urgence (SURE), qui vise à couvrir les coûts des dispositifs nationaux de chômage partiel; demande à la Commission de soutenir activement les États membres aux fins de la transposition de la directive sur la restructuration et l’insolvabilité(17) afin d’offrir une véritable deuxième chance aux PME en difficulté;

30.  constate que la crise de la COVID-19 a poussé les PME à s’orienter vers des technologies innovantes, de nouvelles formes d’organisation du travail et des modèles d’entreprise numériques, comme le commerce électronique, l’économie du partage et le travail à distance; souligne que de nombreuses PME ont éprouvé des difficultés à s’adapter aux nouvelles circonstances et demande à la Commission, à cet égard, de veiller à ce que les investissements dans la recherche et l’innovation (R&I) soient axés sur la participation des PME tout en conciliant le respect des droits de propriété intellectuelle et la promotion de l’innovation; appelle également au respect des droits des travailleurs tout au long de ce processus;

31.  rappelle que l’innovation des PME est un moteur essentiel de la productivité et de la croissance durable en ce qu’elle peut contribuer à résoudre les problèmes mondiaux et sociaux et offrir de meilleures conditions de travail; rappelle que le développement technologique et la numérisation augmentent les possibilités pour les PME d’innover et de prospérer en accélérant la diffusion des connaissances et l’émergence de nouveaux modèles d’entreprise et en accroissant leur capacité à se développer plus rapidement;

32.  souligne que les investissements dans l’innovation devraient privilégier les écosystèmes qui incluent les PME et qui renforcent la cocréation, la mise au point et le transfert de technologies d’excellence vers l’industrie ainsi que l’adoption de nouvelles technologies; souligne par conséquent l’importance des politiques publiques ciblées conçues pour répondre aux besoins horizontaux liés aux processus de transformation numérique dans les microentreprises et les PME, telles que la simplification des obligations d’information, et invite les États membres à élaborer des initiatives pilotes visant à accélérer l’adoption par les PME de solutions de commerce électronique, au moyen par exemple d’activités de formation et de conseil, d’une aide technique, de bonnes pratiques ou de l’intégration du triangle de la connaissance (éducation, recherche et innovation), avec la participation de l’ensemble des parties prenantes et des autorités locales;

33.  se félicite de l’inclusion des PME dans le programme spatial européen, y compris dans le cadre du développement de nombreux services et applications en aval; reconnaît le rôle clé que jouent les PME dans les chaînes d’approvisionnement de la défense en Europe;

34.  salue la promesse de la Commission d’ouvrir des programmes de formation accélérée concernant les questions numériques pour permettre aux employés de microentreprises et de PME d’acquérir des compétences dans des domaines tels que l’IA, la cybersécurité ou les technologies des registres distribués; insiste sur le fait que les formations accélérées concernant les questions numériques destinées aux PME devraient être précédées de programmes subventionnés permettant aux propriétaires et aux dirigeants des PME de définir leurs besoins et leurs possibilités numériques; fait observer qu’une main-d’œuvre qualifiée est essentielle pour faire prospérer les PME et leur permettre de faire face non seulement aux transitions environnementale et numérique, mais aussi aux difficultés habituelles auxquelles ces entreprises sont confrontées;

35.  déplore le fait que 17 % seulement des PME soient jusqu’à présent parvenues à intégrer les technologies numériques dans leurs activités; demande le renforcement des mesures visant à lutter contre la pénurie de compétences et l’inadéquation de celles-ci, à doter les PME d’une habileté et de compétences numériques ainsi qu’à améliorer les compétences liées aux marchés publics et à l’éducation financière et les compétences de gestion du crédit et de la chaîne d’approvisionnement sur des marchés du travail en mutation rapide, dans le contexte, en outre, de l’accélération induite par la crise de la COVID-19;

36.  souligne la nécessité de promouvoir les investissements en faveur de programmes supplémentaires de formation professionnelle et d’apprentissage au sein des PME; appelle de ses vœux, à cet égard, l’élaboration d’une stratégie spécifique sur les compétences numériques des microentreprises; souligne le rôle possible de la stratégie de la Commission en matière de compétences à cet égard et fait valoir que, pour combler le déficit existant dans les domaines du numérique et de l’innovation, il convient d’augmenter la proportion de diplômés dans le domaine des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM) et de combler le fossé auquel les femmes sont confrontées dans ces domaines; salue, à cet égard, la stratégie européenne en matière de compétences;

37.  prend acte du livre blanc de la Commission sur l’intelligence artificielle (COM(2020)0065) et de sa thèse selon laquelle chaque État membre devrait disposer d’au moins un pôle d’innovation numérique présentant un degré élevé de spécialisation dans l’IA;

38.  encourage la Commission à appuyer les efforts déployés par les PME dans le but, notamment, de moderniser les équipements obsolètes, d’améliorer le transfert de connaissances, de déterminer les utilisations les plus efficaces des technologies, telles que l’intelligence artificielle industrielle, et de doter la main-d’œuvre des compétences immédiatement nécessaires au contrôle des actifs, au suivi de la production et à la collaboration des employés à distance, ainsi qu’aux modèles d’entreprise durables sur le plan environnemental, aux approches fondées sur l’économie circulaire et à l’efficacité en matière d’énergie et de ressources, domaines dans lesquels le savoir-faire numérique est souvent d’une importance capitale et permet aux PME de rester compétitives; invite la Commission à envisager la création d’un programme de bons de soutien aux PME destinés à appuyer les initiatives susmentionnées;

39.  demande instamment que des mesures soient prises pour remédier aux déficits de connaissances et de compétences des PME en ce qui concerne les technologies, les pratiques et les modèles d’entreprise durables sur le plan environnemental, tout particulièrement pour les secteurs dans lesquels les objectifs de l’Union en matière d’énergie durable et d’environnement appellent une transformation radicale;

40.  rappelle l’importance d’instruments tels que le réseau Entreprise Europe et les pôles d’innovation numérique, qui peuvent favoriser l’internationalisation, la numérisation et la poursuite de l’innovation pour les PME au niveau local, y compris dans le domaine de l’environnement, et contribuent à garantir leur adéquation à l’objectif recherché; demande à la Commission de procéder à une évaluation ex post à mi-parcours de ces instruments en consultant les représentants des PME tout au long du processus pour veiller à ce que ces réseaux parviennent réellement jusqu’aux PME;

41.  souligne le rôle capital des données à caractère non personnel et du transfert de technologies des universitaires vers les PME et fait valoir qu’il importe de mettre en place des espaces européens des données en vue d’un partage non discriminatoire, fiable et sécurisé des données à caractère non personnel, l’objectif étant d’accroître les flux de données entre les entreprises et avec les gouvernements à partir d’un modèle de données ouvertes;

42.  appelle de ses vœux l’adoption d’une politique parallèle plus forte visant à améliorer l’infrastructure de l’internet et les conditions de connectivité au profit des PME implantées dans des zones reculées, une condition essentielle du renforcement de la numérisation et d’une transformation réelle; demande à la Commission d’envisager des objectifs contraignants en matière de connectivité;

Stratégie de relance

43.  insiste sur le fait que le programme Horizon Europe constitue une priorité nécessitant des moyens de financement solides; demande qu’une part substantielle de ces moyens soient mis à la disposition des PME, y compris les composantes PME du Conseil européen de l’innovation, et invite la Commission et les États membres à faire en sorte que, dans la mesure du possible, les instruments de R&I tels que l’Accélérateur du CEI offrent des solutions rapides aux PME et aux jeunes pousses qui développent des technologies innovantes;

44.  demande que les politiques et instruments généraux de l’Union en matière de recherche et d’innovation soient maintenus aussi neutres que possible à l’égard des différents secteurs et offrent ainsi un appui non seulement aux PME et aux microentreprises qui déploient déjà des efforts d’innovation mais également, selon les besoins, à celles qui accusent un retard en la matière, notamment dans le secteur manufacturier traditionnel; demande qu’un financement de R&I plus important soit accordé au niveau européen aux PME non numériques et à celles qui souhaitent améliorer leurs performances environnementales et leur efficacité en matière de ressources;

45.  souligne que la collaboration et la coopération sont des dimensions essentielles de l’amélioration des performances des PME; observe, à cet effet, qu’il convient de promouvoir et d’encourager davantage les regroupements et les partenariats avec l’ensemble des acteurs du triangle de la connaissance (éducation, recherche et innovation) en réduisant les charges administratives, en simplifiant les procédures et en établissant des dispositifs de services partagés aux fins de la participation des PME à des regroupements; invite en outre la Commission à veiller à ce que les partenariats et les missions d’Horizon Europe soient transparents et inclusifs tout au long de leur mise en œuvre, en particulier en ce qui concerne la participation des PME et la définition de leur programme stratégique de recherche et de leurs programmes de travail annuels; souligne également qu’il importe de garantir des arrangements équitables concernant le partage des conclusions et des résultats finaux, conformément au principe consistant à être «aussi ouvert que possible, mais aussi fermé que nécessaire»;

46.  souligne en outre le potentiel de l’Institut européen d’innovation et de technologie ainsi que de ses communautés de connaissance et d’innovation, qui représentent un moyen efficace d’améliorer la collaboration entre les PME, les centres de recherche et les universités en vue de promouvoir l’entrepreneuriat local et de relever les défis sociaux les plus urgents de notre époque;

47.  demande à la Commission et aux États membres d’investir, entre autres, dans l’économie des données, l’intelligence artificielle, la production intelligente, l’internet des objets (IDO) et l’informatique quantique et de garantir une forte proportion de PME dans ces domaines; regrette que la plupart des PME n’aient pas accès aux données qu’elles produisent; se félicite à cet égard de la stratégie européenne pour les données, axée sur la création d’un véritable marché des données, où les PME pourront accéder facilement aux données et les utiliser dans tous types de contextes de marché, à savoir entre entreprises et consommateurs, d’entreprise à entreprise et entre entreprises et États;

48.  invite les États membres à faire en sorte de soutenir les possibilités d’innovation dont les PME ont besoin et à maximiser les synergies avec les programmes de l’Union dans leurs stratégies nationales d’innovation; souligne à cet égard le rôle des PME innovantes spécialisées dans les technologies d’avant-garde;

49.  souligne la nécessité d’informer davantage les propriétaires et les dirigeants des PME, les associations de PME et les organisations de soutien sur les possibilités de financement de technologies présentant une meilleure performance environnementale, sur l’offre de services (par exemple, de conseil, d’assistance professionnelle et de formation) en lien avec l’écoconception et l’utilisation et la gestion efficaces des ressources, ainsi que sur l’entrepreneuriat vert et les technologies, produits et services écologiques;

50.  souligne que les investissements dans les technologies innovantes mais également respectueuses de l’environnement peuvent transformer le pacte vert pour l’Europe en une nouvelle stratégie de croissance dont peuvent bénéficier les PME, alors susceptibles d’accroître leur potentiel d’innovation;

51.  reconnaît que, bien que de nombreuses PME soient prêtes à investir dans des processus, des produits et des services économes en énergie, circulaires et respectueux de l’environnement, d’importants obstacles, en particulier financiers, se dressent sur leur chemin; invite la Commission et les États membres, tout en réduisant la charge réglementaire afin de supprimer ces obstacles en adoptant un cadre réglementaire favorable et des mécanismes de soutien technique et financier, y compris au moyen d’investissements privés, à permettre aux PME d’adopter de manière efficace et rapide des pratiques, produits, processus et services écologiques; est d’avis qu’une aide technique et financière ciblée et renforcée sera essentielle à la promotion des possibilités écologiques auprès de ces PME, y compris les microentreprises; souligne qu’une telle aide permettrait aux PME et aux microentreprises de tirer pleinement parti des possibilités offertes par le pacte vert, en fonction de leur structure, de leur modèle d’entreprise et, plus généralement, de leurs besoins, étant donné qu’il n’existe pas d’approche universelle; met en avant, à cet égard, la nécessité d’associer activement les représentants des organisations de PME;

52.  se félicite des initiatives qui offrent aux PME les meilleures perspectives en matière d’emploi et de compétitivité, telles que la mise en œuvre du plan d’action en faveur de l’économie circulaire, la création d’emplois locaux et l’ouverture d’importantes possibilités commerciales et d’innovation pour les PME; mesure les possibilités offertes par les initiatives de la «vague de rénovation», y compris les projets de rénovation urbaine; souligne que le droit à la réparation peut, tout en profitant aux consommateurs, inciter les PME à entrer sur le segment de marché de la réparation, et que les politiques visant à accroître l’efficacité énergétique des bâtiments ne se limitent pas à aider les PME du secteur de la construction mais promeuvent également l’efficacité énergétique auprès de l’ensemble des PME, contribuant ainsi à réduire leurs coûts de fonctionnement; appelle de ses vœux le développement d’un marché des sociétés de services énergétiques (SSE) plus concurrentiel;

53.  souligne que les marchés publics sont un outil stratégique à même de favoriser les modes de production et de consommation durables; estime qu’avec un soutien et une aide adaptés, cet outil peut offrir des possibilités considérables aux PME locales et innovantes; relève le rôle similaire des marchés publics écologiques et circulaires et rappelle à cet égard que leur mise en œuvre au niveau national devrait s’accompagner dʼune formation et dʼun soutien à lʼintention des organismes publics et des PME;

54.  fait observer qu’un cadre équilibré en matière de droits de propriété intellectuelle est considéré depuis longtemps comme une étape importante en vue d’améliorer le fonctionnement du marché intérieur; demande dès lors à la Commission de donner la priorité au plan d’action annoncé en matière de propriété intellectuelle afin de garantir la protection au niveau de l’Union des biens protégés par le droit d’auteur et des inventions brevetées et de renforcer la capacité des entreprises européennes, tout particulièrement les PME, à innover sur la base de régimes de propriété intellectuelle solides et équilibrés, qui profiteront à la compétitivité des PME innovantes à l’échelle mondiale tout en réduisant au minimum les coûts et la complexité des procédures administratives, en remédiant aux difficultés relatives au règlement des litiges en matière de brevets et en fournissant des modèles de source et de données ouvertes destinés à l’innovation future;

55.  rappelle le rôle de la formation professionnelle et de l’apprentissage tout au long de la vie, essentiels pour remédier à l’inadéquation entre la demande et l’offre de main-d’œuvre qualifiée, encourage l’intégration des compétences entrepreneuriales dès les premiers degrés de l’enseignement et la promotion de la reconversion et du perfectionnement professionnel des travailleurs sans emploi, afin de permettre leur intégration sur le marché du travail et de faire en sorte que les PME bénéficient d’un personnel correctement formé;

56.  invite la Commission et les États membres à accélérer et à étendre les initiatives visant à recenser les besoins en compétences et à combler les déficits du marché du travail par l’éducation, par des stratégies de formation professionnelle et par des programmes de développement des compétences ciblant les PME, et déplore la persistance des disparités en matière d’entrepreneuriat féminin et d’accès au financement pour les microentreprises et les PME dirigées par des femmes; demande aux États membres d’évaluer les obstacles qui empêchent encore les femmes de fonder et de diriger des entreprises; souligne que l’utilisation de données ventilées par genre contribuera à approfondir cette évaluation et améliorera la qualité globale du processus décisionnel; appelle de ses vœux le lancement dʼinitiatives d’éducation et de perfectionnement professionnel destinées aux femmes, afin de les aider à améliorer leurs compétences entrepreneuriales et leur confiance en elles; estime en outre que les outils d’administration en ligne et les compétences numériques devraient être promues au sein du secteur public afin de rendre l’administration plus conviviale pour les entreprises et les citoyens et invite les États membres à veiller à l’échange de bonnes pratiques nationales et régionales dans ce domaine, notamment en ce qui concerne la coopération entre l’administration et le secteur privé, ceci afin de stimuler la compétitivité économique;

57.  rappelle que la stratégie en faveur des PME doit tenir compte des différentes tailles et des différents types de PME, selon que celles-ci opèrent dans les secteurs traditionnel, social ou de haute technologie; estime que les PME qui exercent des activités relevant de l’artisanat traditionnel, du tourisme, des secteurs culturel et créatif et de l’économie sociale constituent des segments particulièrement vulnérables du réseau des PME; reconnaît leur valeur historique, culturelle, économique et sociale et invite les États membres à garantir la compétitivité des secteurs, notamment en encourageant la transition générationnelle et l’autoentrepreneuriat, en favorisant l’accès aux informations relatives aux possibilités d’innovation et en soutenant la protection et la consolidation de ces secteurs;

58.  demande à la Commission, dans le cadre des programmes de soutien aux PME de l’Union et notamment du programme en faveur du marché unique, d’accorder une attention particulière aux entreprises de l’économie sociale, qui sont implantées localement, offrent un large éventail de produits et de services sur le marché unique de l’Union, génèrent des emplois de qualité et promeuvent l’innovation sociale;

59.  demande à la Commission de présenter une feuille de route aux fins de la réduction des charges administratives, avec un calendrier de mesures et des échéances à mi-parcours, ainsi qu’aux fins de la mise en œuvre de la stratégie en faveur des PME devant être présentée lors du débat annuel en plénière relatif à «l’état de l’Union des PME», et de s’engager à respecter cette feuille de route; relève qu’à la suite de l’alerte de l’OMS relative à la pandémie et de l’application de mesures visant à contenir la propagation de la COVID-19, de nombreuses entreprises européennes ont été contraintes de suspendre ou de ralentir leur production en raison de restrictions commerciales, de perturbations de la chaîne d’approvisionnement ou de pénuries de matières premières et de composants en provenance de pays tiers, démontrant une fois de plus la nécessité pour l’industrie européenne d’acquérir une autonomie stratégique, de réduire sa dépendance à l’égard des pays tiers et de veiller à ce que les maillons essentiels des chaînes de valeur stratégiques, y compris dans l’industrie manufacturière, soient mieux situés à lʼintérieur de ses frontières; demande en outre à la Commission de veiller à ce que les entreprises qui fournissent des équipements médicaux ne soient plus confrontées à l’avenir aux difficultés apparues sur le marché intérieur et de tirer les enseignements des problèmes qui sont survenus lors des premiers stades de la crise de la COVID-19;

60.  appelle de ses vœux le renforcement des règles de concurrence afin d’améliorer la compétitivité des PME et de les protéger des pratiques déloyales susceptibles d’entraîner un dumping social et une déréglementation du travail; invite la Commission à garantir l’application effective du droit de l’Union en matière de concurrence, sans préjudice des droits des travailleurs; rappelle, à cet égard, qu’il importe de promouvoir le dialogue social dans le cadre de la conception et de la mise en œuvre des politiques en faveur des PME et de garantir des conditions de concurrence équitables pour les PME, de manière à ce qu’elles bénéficient du marché intérieur sur une base équitable et qu’elles soient en mesure de tirer parti des possibilités de développement;

61.  demande à la Commission de faire en sorte que les PME prospèrent dans le cadre d’écosystèmes garantissant une approche inclusive et réunissant tous les acteurs d’une même chaîne de valeur afin de promouvoir l’avance européenne dans les secteurs stratégiques et la compétitivité à l’échelle mondiale;

62.  estime que la stratégie de l’Union en faveur des PME devrait toujours tenir pleinement compte des spécificités nationales des PME et qu’il convient par conséquent de garantir une grande autonomie des États membres dans le cadre communautaire général;

63.  regrette que le nombre de PME exportant actuellement en dehors de l’Union ne dépasse pas les 600 000; rappelle que les PME qui cherchent à accéder au marché mondial n’amélioreront leur compétitivité que si elles peuvent s’appuyer tant au niveau local qu’international sur un cadre réglementaire structuré, prévisible et favorable, sur des réseaux structurés, sur de solides sources dʼinformation et sur un accès à des possibilités d’investissement et à une main-d’œuvre qualifiée; souligne qu’il importe de sensibiliser davantage les PME aux marchés intérieur comme international et à leurs règles et leurs outils, notamment en simplifiant le cadre de référence et en améliorant la communication relative aux possibilités à la carte; rappelle à cet égard le rôle des organisations et des réseaux de coordination des PME et des chambres de commerce dans les États membres et à l’international, ainsi que des délégations de l’Union;

64.  demande dès lors à la Commission de mettre en place des outils tels qu’un point d’entrée numérique unique visant à recenser aisément les possibilités offertes aux PME dans le cadre des accords commerciaux internationaux; se félicite à cet égard du lancement d’«Access2Markets», le nouveau portail de la Commission consacré aux procédures et aux formalités douanières, et invite instamment la Commission à garantir un accès multilingue à cet outil;

65.  rappelle la nécessité d’associer activement les PME aux accords commerciaux internationaux et de promouvoir la réciprocité de ces accords afin de garantir l’accès des PME aux marchés publics des pays tiers; demande que soit inclus dans les accords commerciaux un chapitre autonome sur les PME signalant les dispositions des autres chapitres qui sont favorables aux microentreprises et aux PME et offrant un moyen rapide pour les propriétaires de microentreprises et de PME de recenser les aspects pertinents et bénéfiques de l’accord;

66.  invite instamment la Commission à s’efforcer de mettre en place des conditions de concurrence équitables ainsi qu’un environnement réglementaire dans lequel les PME peuvent prospérer et affronter la concurrence mondiale et à envisager de déployer des instruments de défense commerciale (IDC) pour réduire la concurrence déloyale résultant des pratiques commerciales illégales ou déloyales de pays tiers, y compris des mesures de défense commerciale qui empêche injustement les entreprises de l’Union d’accéder librement à leurs marchés;

67.  estime que les administrations nationales et européennes devraient montrer l’exemple et faciliter et accroître la participation des PME et des microentreprises aux passations de marchés publics en simplifiant l’accès aux informations concernant les appels d’offres et les procédures, tout en évitant les exigences disproportionnées et les pratiques discriminatoires telles que des critères d’appel d’offre qui fixent des exigences ou demandent des qualifications qui vont au-delà des éléments essentiels du service ou des biens achetés, de manière à raccourcir et à diversifier les chaînes d’approvisionnement;

68.  demande que les autorités et les PME soient mieux conseillées au sujet des facilités actuelles et de l’adaptation des règles des marchés publics à cet égard;

69.  observe que la division des grands marchés publics en plusieurs petits lots pourrait contribuer au raccourcissement et à la diversification des chaînes d’approvisionnement, offrant de meilleures incitations aux PME locales, y compris en facilitant la participation des PME aux marchés publics de l’innovation et aux achats publics avant commercialisation, qui ne sont généralement accessibles qu’aux groupes de plus grande taille;

70.  appelle de ses vœux la valorisation des «contrats zéro kilomètre» grâce à la mise en place de critères avantageux pour les entreprises locales, conformément à l’esprit de la législation européenne sur l’agriculture et des circuits d’approvisionnement courts; demande également que les décideurs politiques puissent dans une certaine mesure privilégier les contrats conclus avec les PME locales;

71.  souligne qu’il importe de travailler en partenariat avec des administrateurs nationaux pour créer un marché européen des marchés publics qui repose sur des soumissions de taille moyenne permettant aux PME de participer aux processus de passation de marché et d’évoluer dans un environnement où s’exerce une concurrence réelle et loyale entre les acteurs du marché, et met en avant la nécessité de rendre le document unique de marché européen (DUME) plus accessible aux PME;

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72.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission.

(1) JO L 124 du 20.5.2003, p. 36.
(2) JO L 48 du 23.2.2011, p. 1.
(3) JO L 347 du 20.12.2013, p. 33.
(4) JO C 68 E du 7.3.2014, p. 40.
(5) JO C 316 du 22.9.2017, p. 57.
(6) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2020)0054.
(7) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2020)0124.
(8) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2020)0206.
(9) JO C 377 E du 7.12.2012, p. 102.
(10) Remarques liminaires du directeur général de l’OMS lors de la séance d’information des médias sur la COVID-19, le 11 mars 2020.
(11) https://ec.europa.eu/growth/smes_fr
(12) Perspectives économiques de l’OCDE, vol. 2020, nº 1.
(13) https://ec.europa.eu/digital-single-market/en/news/digital-economy-and-society-index-desi-2020
(14) Rapport préparé pour la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement par Innovation Finance Advisory, «Funding women entrepreneurs - How to empower growth» (Des financements pour les entrepreneuses : comment dynamiser la croissance), juin 2020.
(15) Communication de la Commission du 19 février 2020 intitulée «Une stratégie européenne pour les données» (COM(2020)0066),
(16) Rapport pour le ministère allemand de l’économie et de l’énergie présenté par le Centre d’études de la politique européenne, «Feasibility Study: Introducing “one-in-one-out” in the European Commission» (étude de faisabilité: mise en place du principe «un ajout, un retrait» à la Commission européenne), 5 décembre 2019.
(17) Directive (UE) 2019/1023 du 20 juin 2019 relative aux cadres de restructuration préventive, à la remise de dettes et aux déchéances, et aux mesures à prendre pour augmenter lʼefficience des procédures de restructuration, dʼinsolvabilité et de remise de dettes et modifiant la directive (UE) 2017/1132. JO L 172 du 26.6.2019, p. 18.

Dernière mise à jour: 16 mars 2021Avis juridique - Politique de confidentialité