«Aidons ceux qui ne peuvent pas s’aider eux-mêmes»

Eva Dirige une entreprise sociale qui emploie des personnes handicapées Slovaquie, Michalovce

«Aidons ceux qui ne peuvent pas s’aider eux-mêmes» L’objectif de l’entreprise sociale d’Eva était d'intégrer les citoyens défavorisés et d’améliorer leur qualité de vie. Avant l’épidémie de COVID-19, elle employait 100 personnes handicapées, qui produisaient des pièces pour voitures et moteurs électriques. Mais la pandémie a tout changé. «Les rentrées d’argent ont chuté de 70 %, nous avons dû licencier 40 employés», explique Eva. Pour éviter de fermer, l’entreprise a dû se réinventer. Certains employés ont décidé de recentrer leur travail sur la production de masques. «Nous avons commencé par en coudre pour nos employés, puis pour les entreprises voisines et les autorités municipales», se rappelle Eva. Le Parlement a plaidé en faveur d’une nouvelle stratégie européenne ambitieuse pour les personnes handicapées, qui comprendrait des mesures de relance et d’atténuation, afin d’éviter qu’elles ne subissent de manière disproportionnée les conséquences des crises sanitaires telles que la COVID-19.

«Plutôt que de rester chez soi à se tourner les pouces, je me suis dit que nous, les pilotes, devrions agir ensemble pour aider les autres»

Roman Se sert de ses compétences de pilote et de sa connaissance des algorithmes d'appariement pour livrer du matériel médical dans tout le pays Slovaquie, Bratislava

En Europe, tous les avions n’ont pas été cloués au sol pendant le confinement. En Slovaquie, par exemple, plus de 80 pilotes possédant leur propre avion privé ont compris que la pandémie de COVID-19 était en fait une occasion pour voler davantage. Mais ce n’allait pas être pour le loisir. Cette fois, ils mettraient leurs heures de vol au service de l’intérêt commun. «Un jour, nous disposions de 13 avions pour apporter des fournitures médicales à environ 250 adresses en 120 minutes. Parmi nos «clients», il y avait des unités d’urgence, des pompiers, des hôpitaux, la Croix-Rouge ou encore des maisons de retraite», explique Roman. Pour mettre en place cette initiative, il a commencé par lancer un appel aux volontaires sur Facebook, puis a reçu le feu vert du gouvernement slovaque. Un logiciel dédié (conçu grâce au travail de Roman en tant que PDG de artman.eu) répartit les demandes entre les pilotes disponibles à l’aide d'un GPS et les contacte sur la plateforme PILOTS4PEOPLE.EU.

«Il faut davantage aider les entrepreneurs, surtout ceux qui créent des emplois»

Jan S’est battu pour sauver son restaurant Slovaquie, Zemplinska šírava

Depuis mars, gérer un restaurant est mission impossible: aucun revenu pendant deux mois malgré des dépenses constantes, et quand on rouvre, il faut de nouveau investir, tout en ayant moins de clients. Le 31 mars, Jan a fermé son restaurant et renvoyé ses 10 employés chez eux. Depuis la réouverture, les réservations ont baissé de 50 %. «Il faut aider plus rapidement les entrepreneurs, surtout ceux qui créent des emplois», déclare Jan. «Les PME créent 80 % des emplois. Il faut plus les aider», explique-t-il. Le Parlement européen comprend ses inquiétudes. «Le temps est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre. Nous devons agir de toute urgence et avec courage, car les citoyens, les entreprises et les économies de l’Union européenne ont besoin d’une réponse immédiate. Nos citoyens attendent une action audacieuse. Il est maintenant temps pour nous d’agir», a déclaré le président du Parlement David Sassoli dans son discours aux dirigeants de l’Union. Pour en savoir plus: https://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/eu-affairs/20200611STO81008/david-sassoli-sur-la-relance-nos-citoyens-attendent-une-action-audacieuse

«Je suis heureuse d’avoir pu devenir bénévole pour la Croix-Rouge slovaque»

Veronika Aide les Slovaques récemment revenus au pays soumis à deux semaines de quarantaine Slovaquie, Banská Štiavnica

Certains citoyens européens n’avaient jamais disposé d’autant de temps libre qu’aujourd'hui, avec la COVID-19. Pour Veronika, cela a été un déclic. «J’ai tout de suite compris que c’était pour moi l’occasion de devenir bénévole pour la Croix-Rouge, explique-t-elle. J’avais déjà été brièvement bénévole, mais je sais que quand tout sera fini, je voudrai continuer. Je ressens une joie immense quand je peux aider ma communauté.» Veronika donne de son temps dans l’un des centres de quarantaine mis en place par le gouvernement slovaque. Les bénévoles de la Croix-Rouge y apportent une aide permanente aux citoyens revenus en Slovaquie au cours des deux dernières semaines. Veronika les aide à s’enregistrer, distribue des repas et apporte toute autre assistance nécessaire. «Cela peut paraître incroyable, dit-elle, mais j’ai hâte de remettre ma blouse blanche! J’adore travailler avec mes merveilleux collègues qui, comme moi, adorent aider les gens dans les moments difficiles.»

««Le plus important est de protéger nos professionnels de santé, car nous ne pourrons pas arrêter la COVID-19 sans eux»»

Lucia and Šimon Plateforme civique destinée à aider les travailleurs de santé de première ligne et les personnes vulnérables Slovaquie, Bratislava

Lucia et Šimon ont fondé l’association «Kto pomôže Slovensku» (Qui aide la Slovaquie), dont l’objectif est de coordonner les actions des bénévoles et de collecter les dons permettant d’acheter des équipements essentiels pour les professionnels de santé. En à peine un mois, ils ont récolté près d’un million d’euros auprès d’entreprises et de particuliers. Ils ont ainsi pu distribuer au personnel médical et aux personnes qui travaillent avec des personnes vulnérables (dans les résidences médicalisées notamment), des milliers d’articles nécessaires à leur travail, dont des masques, des respirateurs, des combinaisons de protection et des flacons de désinfectant. L’initiative soutient par ailleurs les centres d’assistance psychologique pour les personnes de tous âges. L’entraide a également joué entre les États membres de l’Union européenne. Vingt-six d’entre eux ont uni leurs forces, avec l’aide de l’Union, pour effectuer des achats groupés d’équipements, de vaccins et d’antiviraux. Dans notre lutte commune contre le coronavirus, les citoyens qui coordonnent les actions dans leur pays peuvent compter sur le soutien des partenaires européens.