«Nos travaux de recherche financés par l’UE visent l’élaboration d’un nouveau test de dépistage du coronavirus»

Maarten A développé un nouveau type de test rapide Pays-Bas, Eindhoven

Grâce au soutien de l’Union européenne, le professeur Maarten Merkx, de l’Université de technologie de Eindhoven, a mis au point un nouveau type de test rapide qui permet de détecter les anticorps contre le virus dans le sang grâce à des protéines capables d’émettre une lumière. Il travaille actuellement pour appliquer cette méthode au coronavirus. La force de cette approche est que le test peut être réalisé directement dans le sang et que le signal peut être détecté avec l’appareil photo d'un smartphone. Une partie de son projet consiste également à mettre au point une bandelette de papier contenant les mêmes composants. Il l’appelle diagnostic sur papier «luminescent». Lorsqu’une personne a des anticorps viraux, cela signifie qu’elle a déjà eu la maladie ou qu’elle a déjà été exposée au virus. Cette information pourrait être très utile pour limiter la propagation de maladies telles que la COVID-19. Cette sorte de test de détection rapide des anticorps s’avère donc essentiel pour ceux qui travaillent avec des personnes vulnérables, mais aussi pour aider chacun d’entre nous à décider s’il convient de rendre visite à nos proches appartenant à des groupes à risque ou d’organiser notre retour au travail.

«L’UE finance les recherches que nous menons pour la détection et l’éradication des foyers de virus»

Marion Dirige un projet soutenu par l’UE qui met au point des techniques permettant de détecter les nouvelles maladies infectieuses et de suivre leur évolution Pays-Bas, Rotterdam

Les meilleurs scientifiques d’Europe se rassemblent pour lutter contre la propagation du coronavirus et se préparer aux pandémies futures. La professeure Marion Koopmans a consacré sa carrière à étudier des virus comme la COVID-19 à la tête du département de virologie au Centre médical universitaire Érasme, à Rotterdam. La professeure Koopmans s’attend à ce que les épidémies telles que celle que nous vivons actuellement surviennent de plus en plus fréquemment à l’avenir, à cause de la croissance de la population humaine, des changements climatiques et de notre utilisation des terres. C’est pour cette raison que l’objectif de son travail est de mieux nous y préparer. À la suite de l’épidémie de COVID-19, son équipe traduit des données génétiques relatives au virus en outils que nous pouvons utiliser pour y faire face. Cela implique notamment de mener des tests de diagnostic rapides, d’essayer de comprendre l’ampleur de la propagation du virus et de déterminer s’il existe déjà une certaine immunité au sein de la population. La professeure Koopmans est également l'une des spécialistes qui conseillent Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, sur les actions à mener au niveau européen pour contenir et maîtriser la pandémie de COVID-19.

«Je suis fier de pouvoir continuer de transporter des marchandises dans toute l’Europe grâce aux voies réservées»

Fred Livre des marchandises essentielles dans tous les États membres de l’UE grâce aux voies réservées Pays-Bas, Utrecht

Les frontières intérieures de l’Union sont fermées, pourtant vous avez dû apercevoir quelques camions les franchir. Saviez-vous que l’Europe dépend de ces camions qui transportent des denrées alimentaires et des biens essentiels en vue de leur distribution et vente? Fred est l’un des milliers de camionneurs dont nous dépendons tous. Il travaille d’arrache-pied pour que nos magasins restent approvisionnés et que nos hôpitaux ne manquent pas d’équipements vitaux. Heureusement, les déplacements de Fred sont facilités par l’Union européenne. Le 23 mars, la Commission européenne a demandé aux États membres de faire en sorte que tous les véhicules de transport de marchandises passent les contrôles et le dépistage médical en moins de 15 minutes. Elle a également dispensé des conseils pour protéger au mieux les travailleurs du secteur des transports de la COVID-19.

«L’apprentissage actif est très important. Quel meilleur endroit pour le pratiquer qu’à la maison?»

Annieke a mis au point une méthode d’apprentissage à la maison pour les enfants de primaire Pays-Bas, Nijensleek

Annieke Otten est enseignante à l’école primaire De Bron de Nijensleek. Elle a souhaité faire du confinement une occasion d’améliorer l’efficacité de l’apprentissage à la maison pour les parents comme pour les enfants. Elle a donc mis au point sa propre méthode d’enseignement en ligne: «Un défi pour apprendre». Cette méthode a rencontré un franc succès dans tout le pays. La méthode, qui repose sur des jeux, des puzzles et des quêtes, aide les enfants en langues et en arithmétique. Ils apprennent les fractions à l’aide de quartiers d’orange, apprennent à compter en ramassant des pièces et développent leurs compétences linguistiques en raflant tous les produits contenant un «s» du garde-manger. Les pages Facebook et Instagram «Un défi pour apprendre» sont disponibles en ligne. Annieke y publie un devoir de langue et de mathématique quatre fois par semaine. Les devoirs sont utilisés par des enseignants dans tout le pays.

«Rien n'est plus vrai que le dicton «Il faut tout un village pour élever un enfant»»

Klinton organise des activités physiques en ligne pour que les enfants restent actifs et motivés Pays-Bas, Utrecht

Nos enfants représentent notre avenir et celui de l’Europe. Il est donc essentiel qu’ils bénéficient d’une bonne éducation. Aux Pays-Bas, des enseignants comme Klinton proposent des activités en ligne auxquelles les enfants et les parents peuvent s’adonner ensemble. Cela permet non seulement aux enfants de rester actifs, mais aussi de rassembler les familles. Comme l’éducation est la priorité d’un si grand nombre de personnes, l’UE a mis en ligne du matériel pédagogique accessible à tous. Le temps passé à la maison peut représenter une excellente occasion de resserrer les liens avec la famille et d’essayer de nouvelles choses ensemble. À l’instar de Klinton, les enseignants des États membres ne ménagent pas leurs efforts pour intéresser et motiver leurs élèves.

«En tant qu’entreprise qui dispose de moyens pour aider, il est de notre devoir de contribuer par tous les moyens possibles»

Arno a converti la distillerie pour fabriquer du désinfectant pour le secteur médical Pays-Bas, Groninge

Hooghoudt est une distillerie familiale de Groningue, aux Pays-Bas. Pierre angulaire de la communauté locale depuis 1888. Il était évident pour eux d’aider leur ville à lutter contre la pandémie. C’est de Frank Leystra, le maître distillateur, qu’est venue l’idée : comme les soignants avaient beaucoup de mal à se procurer du désinfectant, il a décidé de le produire lui-même, à la distillerie. Les premières commandes sont arrivées du service de soins ambulants de Groningue et du service de soins à domicile TSN. L’entreprise familiale a également été contactée par le centre médical universitaire de la ville. Cette crise sans précédent exige des réactions innovantes, et c’est précisément ce qu’a fait cette distillerie. À l’échelon européen, un programme de relance fort de 750 milliards d’euros atténuera les conséquences de ce virus, tandis que l’Union européenne a déjà mis à disposition 37 milliards d’euros pour contribuer à sauver des vies, des emplois et des entreprises.

«Les applaudissements qui nous sont destinés font vraiment chaud au cœur, et nous recevons un soutien impressionnant dans le cadre de notre travail»

Jan vient renforcer les rangs de l’équipe qui lutte contre la pandémie Pays-Bas, Leiderdorp

Jan est médecin généraliste et travaille également dans le service consacré au coronavirus de l’hôpital de Leiderdorp. Si les journées de Jan et de ses collègues sont encore assez calmes, ils s’attendent à ce que la situation change du tout au tout dans les prochaines semaines. Pour eux, le soutien que la population témoigne tous les soirs aux soignants en applaudissant depuis leurs fenêtres et balcons est très touchant. Cela les aide à trouver le courage de faire face à la période difficile qui les attend. Même si nous ne sommes pas tous des professionnels de santé, la solidarité européenne peut prendre de nombreuses formes et chacun de nous est capable d’aider tous ceux qui œuvrent en première ligne à garder la tête haute.