Marc BOTENGA Marc BOTENGA
Marc BOTENGA

Le groupe de la gauche au Parlement européen - GUE/NGL

Membre

Belgique - Parti du Travail de Belgique (Belgique)

Date de naissance : , Bruxelles

Explications de vote écrites Marc BOTENGA

Les députés peuvent expliquer par écrit leur vote en plénière. Article 194 du règlement intérieur.

Invasion de l'Ukraine par la Russie: mesures temporaires en ce qui concerne les documents des conducteurs délivrés par l'Ukraine (C9-0201/2022)

07-07-2022

L’objectif de cette proposition est de permettre temporairement aux citoyens ukrainiens qui résident actuellement dans les États membres de l’UE sous le régime de la protection temporaire, de continuer à utiliser leur permis de conduire ukrainien sans avoir à l’échanger contre un permis de conduire de l’UE ou à passer un nouvel examen de conduite. Il est évidemment correct d’offrir ce droit à des réfugiés de guerre. Ce règlement permettra aussi aux conducteurs de camions et de bus ukrainiens bénéficiant du même statut de protection temporaire dans l’UE de prolonger la validité de leurs certificats de compétence professionnelle (CCP) délivrés par l’Ukraine après une courte formation et un examen. Sur ce point, il faudra être particulièrement attentif. Non seulement la mesure doit être temporaire, mais il ne peut pas non plus être question de laisser les grandes compagnies de transport exploiter des réfugiés qui sont déjà dans une position vulnérable, ni d’alimenter le système de dumping social sur la route.

Assimilation de la violation des mesures restrictives de l’Union aux crimes visés à l’article 83, paragraphe 1, du TFUE (C9-0219/2022 - Juan Fernando López Aguilar) (vote) NL

07-07-2022

In deze tekst stelt de Europese Commissie voor om de schending van zogenaamde beperkende maatregelen, met andere woorden sancties, toe te voegen aan de lijst van EU-misdrijven. Daarmee zou de schending van sancties op voet van gelijkheid worden geplaatst met terrorisme, mensenhandel, seksuele uitbuiting van vrouwen en kinderen, drugshandel, illegale wapenhandel, enz.
Concreet zou dat betekenen dat de Europese Unie gaat richting extraterritoriale toepassing van sancties naar het model van de Verenigde Staten. Dat is, vanuit internationaalrechtelijk perspectief, niet aanvaardbaar. Veel meer dan te proberen de hele wereld manu militari naar eigen hand te zetten – met straffen voor landen die het niet eens zijn met EU-sanctiemechanismen – moeten we streven naar oprecht multilateralisme, de eerbiediging van het internationaal recht en van internationale solidariteit waarbij werknemers, vakbonden en sociale bewegingen centraal staan.

Carburants durables pour l’aviation (Initiative «ReFuel EU Aviation») (A9-0199/2022 - Søren Gade)

07-07-2022

Cette proposition a pour but d’augmenter progressivement la part des biocarburants et des carburants synthétiques pour l’aviation dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Sous le nom de «RefuelEU Aviation», ce projet propose d’accroître la part de carburants durables (SAF) utilisés par les compagnies aériennes et les aéroports de l’UE. D’abord de 2% en 2025, puis de 37 % en 2040 et de 85 % en 2050. Le problème, c’est que ces carburants «durables» ne sont ni écologiques, ni propres. Ces carburants ne sont pas la solution et sont incompatibles ou en concurrence avec d’autres solutions ayant un véritable potentiel de diminution de la pollution, comme l’hydrogène vert ou l’électricité durable. De plus, le texte établit un «Fonds pour l’aviation durable». Encore un fonds-cadeau aux grosses compagnies aériennes, qui ont déjà reçu énormément pendant la crise de la COVID-19, et une mesure pseudo-écologique qui n’a rien de véritablement durable. J’ai voté contre ce texte.

Décision de la Cour suprême des États-Unis de remettre en cause le droit à l'avortement aux États-Unis, et nécessité de protéger ce droit ainsi que la santé des femmes dans l'Union européenne (B9-0365/2022, B9-0366/2022, B9-0367/2022)

07-07-2022

Cette résolution est un texte de soutien aux millions de femmes américaines qui ont vu leur droit à l’avortement remis en cause après le récent arrêt de la Cour suprême des États-Unis qui a annulé l’arrêt historique Roe v. Wade et mis fin à cinquante ans de droit constitutionnel à l’avortement. Elle commence par condamner fermement la décision de la Cour suprême des États-Unis, mais tire également la sonnette d’alarme sur le recul des droits en matière de santé sexuelle et génésique partout sur le globe. J’ai soutenu ce texte ainsi que la proposition d’ajout du droit à un avortement sûr et légal à la charte des droits fondamentaux de l’UE. Dans cette période de recul des droits des femmes et d’exacerbation des violences, nous devons envoyer un signal clair et affirmer que nous ne céderons pas aux forces conservatrices de droite. Le droit à l’avortement est d’une part une question de sécurité physique, et d’autre part une question relative aux femmes et au droit qu’elles ont à disposer de leur corps.

Objection, conformément à l’article 111, paragraphe 3: Modification de l’acte délégué relatif au volet climatique de la taxinomie et de l’acte délégué relatif aux informations à publier en lien avec la taxinomie (B9-0338/2022)

06-07-2022

La Commission européenne, faisant fi des scientifiques et de ses propres experts, a inclus le gaz et l’énergie nucléaire dans la liste des énergies vertes (où figurent les énergies renouvelables que sont le solaire et l’éolien). Absurde, le gaz fossile étant une énorme source d’émissions de gaz à effet de serre en Europe. Ce greenwashing a des conséquences néfastes sur l’environnement et le climat. Avec cette décision, l’UE ouvre la porte au soutien public pour des investissements dans le gaz, considérés comme verts et donc bénéfiques pour la transition écologique. Les investisseurs continueront à placer leur argent dans les combustibles fossiles – avec certaines véritables bombes climatiques – plutôt que dans les énergies propres, à un moment où le régime des sanctions contre le gaz russe stimule déjà des investissements massifs dans le gaz, notamment aux États-Unis (gaz de schiste) et au Qatar. C’est l’exact contraire de ce qu’il faut. La solution à la crise énergétique passe par l’investissement public massif dans les énergies renouvelables. Les énergies fossiles doivent rester dans le sol. Ce vote des partis traditionnels est une honte. Augmentons la mobilisation pour le climat, car l’espoir ne viendra clairement pas des institutions.

Rapport 2021 sur la Serbie (A9-0178/2022 - Vladimír Bilčík)

06-07-2022

Nous pouvons avoir toutes les divergences du monde avec le gouvernement serbe, mais ce texte du Parlement européen est inacceptable, et révèle de manière flagrante l'agenda impérialiste de l’Union européenne. La majorité du Parlement demande à la Serbie une soumission totale : « engagement indéfectible » en faveur des politiques européennes, « alignement total sur la politique étrangère » de l’UE. Toute relation économique ou autre avec la Chine et la Russie est à proscrire, et tandis que leurs ingérences et campagnes de désinformation sont condamnées, l’UE est invitée à renforcer ses activités de propagande dans les Balkans. Toute la région doit devenir une chasse gardée des monopoles européens. C’est pourquoi après ces incroyables "rappels à l’ordre", le rapport salue « les progrès réalisés pour mettre en place une économie de marché » en Serbie. Ou encore la « réforme » du système ferroviaire, qui a entraîné le découpage de la société publique de chemins de fer et détruit plus de 7.500 emplois entre 2015 et 2020. Pire, malgré cela il trouve que « l’État continue à exercer une forte influence » et invite la Serbie à aller encore plus loin, notamment en libéralisant son secteur énergétique. Incroyable que même des partis qui se disent de gauche soutiennent cela.

L’UE et la défense du multilatéralisme (A9-0172/2022 - Javi López)

06-07-2022

Aucun pays, ni même l’UE dans son ensemble, ne peut affronter seul les grands défis mondiaux. Renforcer le multilatéralisme dans le respect de relations d’égal à égal entre pays est donc essentiel afin de créer une coopération constructive. Mais au lieu de cela, ce rapport regrette que l’UE ne soit plus aussi influente que dans le passé. La majorité du Parlement semble nostalgique de la période coloniale. Les pays africains, qui luttent encore contre l’impérialisme français, riront jaune. Et que dire de la demande d’un siège permanent de l’UE au Conseil de sécurité, en plus de celui de la France, quand l’Inde avec plus d’un milliard d’habitants n’en a pas? En présentant comme une menace le poids d’autres pays dans les institutions internationales, ce rapport délégitime ces institutions et laisse entendre que seules les puissances occidentales et leurs alliés devraient y avoir droit de cité. Enfin, pour s’imposer au niveau international, notamment en créant des unités militaires permanentes et en collaborant avec l’OTAN, ne sert qu’à attiser les conflits. La classe travailleuse et la planète n’ont rien à y gagner. Choisissons plutôt la coopération internationale, la coexistence pacifique, la non-ingérence et le respect de la Charte des Nations unies.

Question de la sécurité alimentaire dans les pays en développement (A9-0195/2022 - Beata Kempa)

06-07-2022

D’après l’ONU, près de 924 millions de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire grave en 2021. Il est inadmissible que 11,7 % de la population ne puisse pas se nourrir comme il se doit, alors que l’accès à l’alimentation est un droit fondamental. La guerre en Ukraine, deux des plus grands producteurs mondiaux de céréales, perturbe évidemment les chaînes d’approvisionnement internationales. Puisque certains pays basent presque toute leur alimentation sur des imports, chaque situation survenant dans les pays fournisseurs a des conséquences graves sur leur sécurité alimentaire et nutrition. Mais les problèmes sont structurels. Il n’y a pas un manque de nourriture, mais le système économique, basé sur le marché et la spéculation, crée la faim. En plus, les chaînes d’approvisionnement subissent déjà les effets négatifs du changement climatique. Le rapport détaille quelques mesures que l’Union européenne pourrait prendre pour garantir un accès à l’alimentation sûr et stable des pays en développement. Il met entre autres l’accent sur l’importance de prendre des mesures contre la spéculation sur les biens alimentaires. Il dénonce également le «deux poids, deux mesures» de l’Union européenne, qui autorise l’exportation de pesticides nocifs dans les pays en développement bien que leur utilisation soit totalement interdite en Europe. Pour ces raisons, j’ai voté pour ce rapport.

Vetos nationaux visant à saper l’accord fiscal mondial (RC-B9-0339/2022, B9-0339/2022, B9-0340/2022, B9-0341/2022, B9-0342/2022, B9-0343/2022, B9-0344/2022) NL

06-07-2022

Het belasten van multinationals, zelfs minimaal, is in deze Europese Unie altijd een probleem. De mensen doen betalen lukt daarentegen vlotjes.
Nadat eerder met name Luxemburg en Ierland de belasting van het grootbedrijf op Europees vlak blokkeerden, afzwakten of vertraagden, is het nu de beurt aan het Hongarije van de uiterst rechtse Viktor Orbán. Extreemrechts toont hier dat zelfs ocharme een minimumbelastingniveau voor multinationals van 15 % voor hen te veel is. Daarmee tonen ze nog maar eens aan wiens kant ze staan. Vijftien procent. Terwijl dit nauwelijks een paar decennia geleden in België nog 48 % was. Dit blokkeren kan echt niet. Vijftien procent is geen fiscale rechtvaardigheid. Het is een absoluut, absoluut minimum. Wij blijven strijden voor minstens 25 % en het opheffen van alle achterpoortjes die vandaag belastingontduiking en -ontwijking vergemakkelijken.
Andere landen en de Europese instellingen moeten trouwens ook niet hypocriet doen. Toen Griekenland sociale maatregelen wou nemen in 2015 werd het land platgedrukt door de andere lidstaten, de Europese Commissie, de Europese Centrale Bank en het IMF. Maar als een land de belasting voor de rijken blokkeert, tja, dan komen diezelfde instellingen plots niet verder dan een resolutietje.

Législation sur les services numériques (A9-0356/2021 - Christel Schaldemose)

05-07-2022

«Fini le Far West» avait déclaré le commissaire Thierry Breton. Une douce illusion. Certes, quelques obligations de ce DSA garantissent davantage de transparence et protègent ainsi un peu plus les consommateurs, mais l’influence des algorithmes toxiques reste intacte. Le suivi et la conservation des données des utilisateurs restent sous contrôle des multinationales (et au cœur de leur «business model»). Au-delà du danger que représente cette utilisation marchande de nos données, personnelles et collectives, les confier au privé, c'est passer à côté de toutes les potentialités de l'open source dans le développement de services numériques guidés par l'intérêt général et non par le profit de quelques actionnaires. La clause du "Bon Samaritain" offre un pouvoir de censure aux plateformes (Souvenons-nous du conflit entre Bella Hadid et Instagram suite à ses posts en soutien à la Palestine). Enfin, la contribution demandée aux géants du numérique pour financer la bonne implémentation de ce DSA n’est qu’anecdotique. Une coquille vide si des moyens substantiels additionnels ne sont pas libérés (par exemple via des taxes conséquentes sur les profits astronomiques de ces plateformes) pour contrôler efficacement les algorithmes et la gestion des données par les géants du numérique. Je me suis abstenu.

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