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Marc BOTENGA Marc BOTENGA
Marc BOTENGA

Le groupe de la gauche au Parlement européen - GUE/NGL

Membre

Belgique - Parti du Travail de Belgique (Belgique)

Date de naissance : , Bruxelles

Explications de vote écrites Marc BOTENGA

Les députés peuvent expliquer par écrit leur vote en plénière. Article 194 du règlement intérieur.

Sécurité de la centrale nucléaire d'Ostrovels (Biélorussie) (B9-0109/2021)

11-02-2021

Cette résolution concerne des potentielles brèches dans les normes de sécurité dans la centrale nucléaire d'Ostrovets, située au Belarus. Elle exprime des soupçons sur le respect des normes de sécurité nucléaire, et appelle à l’immédiate non-exploitabilité de la centrale en question. Pour nous, dans le cadre de la révolution climatique dont nous avons besoin, l’énergie nucléaire ne fait pas partie de la solution, mais du problème. La dépendance persistante vis-à-vis des centrales nucléaires obsolètes bloque en plus systématiquement la transition nécessaire vers les énergies renouvelables. Elle représente aussi un risque de sécurité majeur. En Belgique, nous voyons de près tous les problèmes de la gestion des centrales nucléaires par les multinationales. Je partage donc totalement la préoccupation de cette résolution pour la sûreté nucléaire. Toutefois, cette résolution mélange cette inquiétude correcte avec des considérations d’ordres géopolitiques, allant jusqu’à désirer l’arrêt des exportations énergétiques soit biélorusses, soit passant par la Russie vers l’Union européenne. Il s'agit d'une politique de sanctions à peine voilée. La sûreté nucléaire est un enjeu sérieux, son instrumentalisation géopolitique à la tête du client n'est pas acceptable. J’ai donc dû m’abstenir.

Situation humanitaire et politique au Yémen (B9-0119/2021)

11-02-2021

Plus de deux ans après sa dernière résolution, le Parlement s’exprime sur le conflit au Yémen, pire crise humanitaire au monde, avec près de 80 % de la population, soit plus de 24 millions de personnes, dont plus de 12 millions d’enfants, ayant besoin d’une aide humanitaire. Ce texte souligne la responsabilité de la coalition saoudienne dans la plupart des décès, le fait qu’elle impose un blocus maritime et des obstacles au transit de l’aide humanitaire et prône une hausse de l’aide humanitaire européenne et une solution négociée, sans ingérence étrangère. En outre, le Parlement demande sans ambiguïtés un embargo européen sur les ventes d’armes aux pays de la coalition saoudienne. Une action coordonnée à l’échelle de l’UE pour l’arrêt de ces ventes est fondamentale. Et si je regrette que mon amendement demandant de protéger les travailleurs contre toute perte d’emploi ou de revenu due à l’embargo ait été rejeté, je suis particulièrement fier de tout le travail de notre groupe parlementaire qui a poussé le Parlement à enfin rompre son silence sur la crise humanitaire au Yémen. J’ai donc voté pour cette résolution.

Situation au Myanmar/en Birmanie (B9-0116/2021)

11-02-2021

La situation au Myanmar inquiète. Les généraux, qui n’avaient jamais entièrement abandonné le pouvoir, ont effectué un coup. Ce texte dénonce cela. Cependant, le texte adopte aussi des positions pour le moins discutables. En 2017, autour de 740 000 Rohingya, une minorité musulmane, ont dû se réfugier au Bangladesh pour fuir des exactions. Mais alors qu’Aung San Suu Kyi a devant la Cour internationale de justice défendu le traitement réservé aux Rohingya par son pays, le Parlement prétend qu’elle « reste le symbole des aspirations démocratiques et des ambitions du peuple birman dans sa vision d’un avenir porteur de justice et de démocratie ». En outre, tout en reconnaissant que les sanctions ont gravement nui au développement du Myanmar et que la situation de la population s’est améliorée grâce à la levée partielle des sanctions, le Parlement en réclame maintenant le durcissement. Reconnaître que certaines mesures touchent la population, mais néanmoins vouloir les renforcer, cela est pour le moins contradictoire. D’autres pistes auraient été plus judicieuses, afin d’éviter d’infliger à la population des difficultés économiques en plus de celles dues à la répression. Je me suis donc abstenu.

25 ans après la déclaration et le programme d'action de Beijing: les défis en perspective pour les droits des femmes (B9-0114/2021)

11-02-2021

La 4ème Conférence mondiale des Nations unies sur les femmes, en 1995, a été une étape importante dans la lutte pour les droits des femmes au niveau mondial. Lors de cette conférence à Beijing, une résolution pour l’émancipation et la promotion des femmes à travers le monde a été adoptée. Elle définit des objectifs stratégiques pour atteindre l'égalité des genres dans 12 domaines critiques, dont l'économie, les violences faites aux femmes, l’accès aux positions de décision politique et les droits environnementaux. Cette résolution du Parlement européen pour le 25ème anniversaire de la déclaration de Beijing est donc nécessaire. Elle rappelle avec force que les objectifs ne sont pas encore atteints, voire que certains droits fondamentaux sont aujourd’hui mis en danger, comme le droit à l’avortement et à la santé sexuelle et reproductive. J’ai clairement soutenu cette résolution.

Marchés d'instruments financiers (A9-0208/2020 - Markus Ferber)

10-02-2021

Cette proposition est choquante. Ce texte veut tout bonnement faciliter la spéculation financière. Et la majorité des députés au Parlement européen l’accepte. Vous vous imaginez qu’on puisse aujourd’hui supprimer les garanties limitant la spéculation financière sur les produits de base ? Ces garanties ont été notamment introduites suite à la crise de 2008 et la crise mondiale des prix alimentaires de 2009-2011, qui ont plongé des millions de personnes dans la pauvreté et la faim. Ces limitations à la spéculations sont des concessions arrachées par la lutte, et maintenant les partis traditionnels se servent de la crise sanitaire pour annuler ces quelques protections. La spéculation et la déréglementation comme solutions à la crise ? Ce raisonnement met littéralement en danger la vie des gens. Ce texte est indigeste et montre un dangereux aveuglément idéologique de la part des institutions européennes au service des marchés financiers. J’ai évidemment voté contre, mais je note que la majorité des députés belges, de la droite à l'extrême-droite, préfèrent défendre les intérêts des marchés financiers et des spéculateurs.

Accord d’association entre l'Union européenne et l'Ukraine (A9-0219/2020 - Michael Gahler)

10-02-2021

Avec ce rapport sur l’accord d’association UE-Ukraine, le Parlement défend ouvertement les intérêts des multinationales européennes, tout en prônant une militarisation dangereuse de l’Ukraine. Le rapport pousse l’Ukraine sur la voie d’une privatisation et d’une libéralisation maximales, salue la libéralisation du marché du gaz et l’autorisation de la vente de terres agricoles aux grands groupes étrangers et invite l’Ukraine à privatiser ses entreprises d’État, à s’ouvrir aux compagnies aériennes européennes low-cost et à poursuivre la commercialisation de son système de santé publique. Le soutien des politiciens européens au changement de régime en Ukraine aura servi à offrir le pays aux multinationales européennes. Les travailleurs ukrainiens méritent mieux, avec un taux de pauvreté qui pourrait grimper jusque 50,8 % après la pandémie. Face à l’annexion de la Crimée par la Russie et le conflit dans le Donbass, le Parlement propose des instances ad-hoc plutôt que l’ONU, invite l’Ukraine à se rapprocher davantage de l’Otan, salue sa participation à des opérations militaires aux côtés des pays de l’UE et demande plus de sanctions contre la Russie, malgré leurs effets négatifs avérés. Les conflits ne se résolvent pas par l’ingérence, les alliances militaires ou sanctions unilatérales, mais par le dialogue, le désarmement et la coopération. J'ai voté contre ce rapport.

Stratégie européenne en matière de compétences en faveur de la compétitivité durable, de l'équité sociale et de la résilience (B9-0108/2021)

10-02-2021

Le titre est un présage. L'approche choisie par ce texte est erronée. Le texte considère la formation professionnelle surtout comme un instrument devant favoriser la compétitivité des entreprises. Sans surprise, il part aussi du principe que le chômage ou la perte d’emploi sont dus à un manque de formation des travailleurs, qui seraient eux inadaptés aux besoins du marché du travail. Bien sûr, la formation est un droit fondamental, mais utiliser ce droit pour insinuer que les travailleurs sont eux-mêmes responsables du chômage, est inacceptable. L’agenda européen des compétences considère en outre l'apprentissage professionnel tout au long de la vie, jetant le doute sur le droit à la pension. Certes, je suis content que le texte souligne au moins le besoin de garantir un accès égal et équitable à l'enseignement et l'apprentissage des compétences. Il est essentiel de veiller à ce que les femmes et les minorités puissent être formées dans des conditions d'égalité. Mais cela ne change malheureusement rien à l'empreinte idéologique qui entache ce texte.

Établissement de la facilité pour la reprise et la résilience (A9-0214/2020 - Eider Gardiazabal Rubial, Siegfried Mureşan, Dragoș Pîslaru)

09-02-2021

Un montant sans précédent est mis à disposition dans cette «facilité pour la reprise et la résilience». Des fonds qui devraient servir à surmonter les impacts gigantesques, à la fois sanitaires et économiques, causés par la pandémie de COVID-19. Il y a des éléments importants de solidarité européenne dans ce paquet. Il s’agit notamment des subsides aux États, et, bien que les critères d’attribution soient discutables, les pays les plus touchés par la crise devraient recevoir davantage. Pour la partie constituée de prêts, le partage des risques et le taux d’intérêt des emprunts européens sont intéressants pour des pays plus vulnérables à la spéculation. Malheureusement, le paquet vient avec des conditions dangereuses que nous rejetons avec force. Toutes les dépenses et les fonds seront liés aux recommandations antisociales du Semestre européen, ce carcan austéritaire de surveillance budgétaire. Les règles de la gouvernance économique, temporairement suspendues, seront vite remises sur les rails. Cela se traduira en pressions pour appliquer des mesures antisociales et d’austérité contradictoires avec les investissements réalisés dans le cadre du plan de relance. Nous voyons déjà en Espagne qu’au nom du plan de relance, la Commission pourrait pousser une réforme antisociale du système des pensions. Nous combattrons ces réformes antisociales, partout en Europe.

Banque centrale européenne - rapport annuel 2020 (A9-0002/2021 - Sven Simon)

09-02-2021

Le rapport annuel sur l’activité de la Banque Centrale Européenne donne la possibilité au Parlement européen de dénoncer les politiques et pratiques les plus nocives de cette institution. Chaque année les partis traditionnels refusent de le faire, car ils se trouvent complètement d’accord avec les orientations fondamentales de la BCE. Cette année, c’est encore plus flagrant. A un moment où la crise sévit partout en Europe, et que l’impact de la pandémie a montré les dégâts causés par les politiques européennes, ils soutiennent un rapport qui applaudit le statu quo. Ils ne veulent aucune rupture avec des politiques qui permettent aux actionnaires de se remplir les poches et faire payer la crise aux travailleurs et travailleuses. Les belles paroles sur un verdissement de l’économie ne pourront suffire à réaliser les objectifs climatiques, mais risquent de garantir en revanche que ce seront bien les gens qui payeront la facture.

Nouveau plan d’action en faveur de l'économie circulaire: voir procès-verbal (A9-0008/2021 - Jan Huitema)

09-02-2021

Ce rapport est la réponse du Parlement européen au plan d'action pour la nouvelle économie circulaire (PAEC), que la Commission a adopté en mars 2020. L’économie circulaire, c’est-à-dire une économie basée sur le recyclage plutôt que des déchets, mais aussi un meilleur usage des objets grâce à la réparation et à des productions plus durables. Ce texte insiste sur l’urgence à respecter les limites de notre planète et demande des objectifs contraignants pour y parvenir. Mon groupe politique, The Left, a fortement insisté pour que le droit à la réparation et la lutte contre l'obsolescence programmée soient inscrits dans le droit européen. Passons maintenant des paroles aux actes. Nous voulons une économie circulaire, où les matières premières peuvent être utilisées à l’infini. Cela permet non seulement d’économiser des matériaux, mais aussi de l’énergie. Luttons efficacement contre l’excès d’emballages et de matériaux à usage unique. D’ici 2050, nous voulons une économie zéro déchets. Accélérons la recherche de nouveaux matériaux de construction.

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