Marc BOTENGA
Marc BOTENGA

Le groupe de la gauche au Parlement européen - GUE/NGL

Membre

Belgique - Parti du Travail de Belgique (Belgique)

Date de naissance : , Bruxelles

Explications de vote écrites Marc BOTENGA

Les députés peuvent expliquer par écrit leur vote en plénière. Article 194 du règlement intérieur.

Législation européenne sur la liberté des médias (A9-0264/2023 - Sabine Verheyen)

13-03-2024

Je salue la protection accrue de la liberté éditoriale des médias et des journalistes qu’offre ce texte, mais le grand échec de ce texte regarde les logiciels espions comme Pegasus, qui n’ont toujours pas été entièrement interdits par ce texte. Ces spywares, comme nous l’avons vu, entravent la liberté de la presse, mais aussi la liberté d’expression de chaque citoyen. Le rôle de censeur des plateformes privées reste toujours beaucoup trop puissant et permettra de continuer à entraver la liberté de la presse. Malgré des améliorations par rapport au texte initial, le texte soumis au vote ne protège donc pas suffisamment ni les médias, ni les journalistes. Je me suis donc abstenu.

Législation sur l’intelligence artificielle (A9-0188/2023 - Brando Benifei, Dragoş Tudorache)

13-03-2024

Cette loi crée pour la première fois un cadre juridique qui devrait réglementer la commercialisation des systèmes d’intelligence artificielle. Certaines dispositions explicites peuvent garantir une meilleure protection des salariés lorsque l’IA est utilisée sur le lieu de travail, et c’est positif. Mais l’IA étant au cœur de la stratégie de toutes les multinationales de la tech, ces dernières ont réussi à imposer – avec le concours des partis traditionnels – un texte en mode «fromage gruyère», avec énormément de trous et d’exceptions, qui ne prévoit en réalité pas d’interdiction ferme de l’utilisation. L’interdiction de la reconnaissance faciale en temps réel dans les espaces publics proposée par le Parlement est minée par une longue liste d’exceptions. Le règlement permettra même la reconnaissance des émotions – pensez polygraphes ou police prédictive. Au lieu de s’appuyer, comme le suggérait notre groupe, sur le «principe de précaution», consistant à être aussi prudent que possible pour protéger les droits de l’homme, les droits des consommateurs et la sécurité, ce texte s’appuie sur un inexistant «principe d’innovation», qui justifierait avant tout de promouvoir l’IA, parce que cela innove. Au nom de ce principe, le règlement donne ainsi aux entreprises la liberté de tester leurs produits dans des contextes réels, comme les rues ou en ligne.

Octroi de licences obligatoires pour la gestion de crise et modification du règlement (CE) nº 816/2016 (A9-0042/2024 - Adrián Vázquez Lázara)

13-03-2024

Dans l’Union européenne, Big Pharma décide des prix des médicaments et organise sciemment des pénuries. Les choix d’investissements se font selon les intérêts des actionnaires. Il faut rompre avec ce système qui met en danger l’accès des gens aux soins. Une licence contraignante qui permettrait de casser le monopole des multinationales du secteur pharmaceutique, c’est bien. Nous le proposons depuis des années : cela ferait augmenter l’offre et diminuer les prix. Mais dans ce texte, sous pression de l’industrie pharmaceutique, la Commission et la majorité du Parlement compliquent délibérément l’utilisation de ces licences et sapent le partage des technologies avec les pays du Sud. Ils interdisent l’exportation de médicaments couverts par une licence contraignante européenne, alors que ce sont souvent ces pays-là même qui souffrent le plus des crises sanitaires. J’ai voté contre ce texte car sous cette forme, cette licence contraignante européenne n’en sera pas une digne de ce nom.

Réception par type des véhicules à moteur et des moteurs en ce qui concerne leurs émissions et leur durabilité (Euro 7) (A9-0298/2023 - Alexandr Vondra)

13-03-2024

En plus d’être inefficace pour l’environnement, le plan « Euro 7 » est une aberration sociale. Ce texte fait partie du plan de la Commission européenne pour faire disparaître les voitures à moteur thermique et les remplacer par des batteries électriques. Pourtant, en 2023, seul 1 % du parc automobile européen se composait de véhicules électriques. La vaste majorité des gens possède donc une voiture thermique et en a besoin pour aller travailler. Les dirigeants européens, déconnectés de la réalité, ont cependant décidé que celles-ci allaient disparaître de la circulation. Sans garanties pour les travailleurs, inquiets à juste titre par rapport aux prix des voitures électriques. Le prix moyen d’une voiture électrique en Europe a augmenté de 39 % depuis 2015. Les choix de production et la demande créée risque de faire encore hausser les prix. Comment attendre d’un travailleur qu’il puisse se le permettre, quand les fins de mois sont déjà difficiles ? Je me suis évidemment opposé à ce texte antisocial et contre productif. Il faut des transports en commun adaptés à la vie des gens, une alternative abordable aux moteurs thermiques et surtout arrêter la chasse à ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller au travail.

Mesures de libéralisation temporaire des échanges en complément des concessions commerciales applicables aux produits ukrainiens au titre de l'accord d’association UE/Euratom/Ukraine (A9-0077/2024 - Sandra Kalniete)

13-03-2024

Ce texte ne fait l’affaire ni des agriculteurs de l’UE ni de ceux d’Ukraine. Il veut lever les entraves à la liberté de commerce et prétend ainsi aider l’agriculture et l’économie ukrainiennes. Mais cette mesure arrive dans un contexte bien particulier. Nous vivons un moment de crise profonde dans le monde agricole dans toute l’Europe, des agriculteurs que nous devons écouter avec attention et offrir des réponses de fond. Les agriculteurs européens font face à des importations de l’Ukraine qui inondent le marché et qui créent un grand mécontentement parce qu’elles ne sont pas soumises aux mêmes règles et garanties. D’autres formes de solidarité étaient proposées via une série d'amendements mais n’ont pas été retenues. De plus, via l’inclusion renforcée de l’agriculture ukrainienne dans le cadre de l’Union, cette libéralisation commerciale poussera l’agriculture ukrainienne, déjà largement libéralisée ces dernières années sous pression des multinationales occidentales et de la politique européenne, à une intensification et concentration ultérieure.

Semestre européen pour la coordination des politiques économiques 2024 (A9-0063/2024 - René Repasi)

13-03-2024

Le Semestre européen en tant qu’instrument de la gouvernance économique est le mécanisme par lequel au nom de la coordination des politiques, l'austérité est imposé aux états. Cela signifie donc des coupes dans les pensions, l’enseignement, les hôpitaux,… Selon le nouvel accord en cours d’approbation, pour la Belgique cela reviendrait à au moins €30 milliards les prochaines années. C’est incroyable qu’après des années de suspension, les partis traditionnels veuillent réactiver ce mécanisme. Il s’agit d’un outil pensé pour la destruction de toute conquête sociale des travailleurs, tout en offrant toujours plus de secteurs publics au privé. Le rapport est bien obligé d’admettre que la nouvelle gouvernance économique ne garantit pas les mécanismes financiers – lire les moyens – nécessaires pour promouvoir les réformes politiques nationales et les investissements publics et que certains États membres risquent de ne pas avoir la capacité financière de financer les transitions verte et numérique justes. Un euphémisme. Les coupes c’est la nature même du Semestre, et des règles qui le fondent. Mais le rapport n’en tire nullement la conclusion logique qu’il faut donc abandonner cette logique. Il faut en finir avec cette logique du Semestre européen, c’est pourquoi j’ai voté contre ce rapport.

Semestre européen pour la coordination des politiques économiques: priorités sociales et en matière d’emploi pour 2024 (A9-0050/2024 - Dragoş Pîslaru)

13-03-2024

Ce texte ne fait l’affaire ni des agriculteurs de l’UE ni de ceux d’Ukraine. Il veut lever les entraves à la liberté de commerce et prétend ainsi aider l’agriculture et l’économie ukrainiennes. Mais cette mesure arrive dans un contexte bien particulier. Nous vivons un moment de crise profonde dans le monde agricole dans toute l’Europe, des agriculteurs que nous devons écouter avec attention et offrir des réponses de fond. Les agriculteurs européens font face à des importations de l’Ukraine qui inondent le marché et qui créent un grand mécontentement parce qu’elles ne sont pas soumises aux mêmes règles et garanties. D’autres formes de solidarité étaient proposées via une série d'amendements mais n’ont pas été retenues. De plus, via l’inclusion renforcée de l’agriculture ukrainienne dans le cadre de l’Union, cette libéralisation commerciale poussera l’agriculture ukrainienne, déjà largement libéralisée ces dernières années sous pression des multinationales occidentales et de la politique européenne, à une intensification et concentration ultérieure.

Orientations pour le budget 2025 – Section III (A9-0068/2024 - Victor Negrescu) NL

13-03-2024

In deze tekst worden richtsnoeren gegeven voor de begroting voor 2025. Dit is het ideale moment voor investeringen die de werkende klasse ten goede komen: sociale en openbare diensten en ecologie. De mensen in de Europese Unie zitten midden in een sociale en economische crisis. En in plaats van daar iets aan te doen, kiezen de traditionele partijen ervoor om in massaal defensie te investeren. De Europese landen geven al veel meer uit aan defensie dan pakweg Rusland, India of Brazilië. Hoe leggen deze partijen uit dat er honderden miljoenen naar wapens gaan terwijl de werknemers nood hebben aan sociale investeringen? Een ander belangrijk element in de tekst is UNRWA, de Organisatie van de Verenigde Naties voor hulpverlening aan Palestijnse vluchtelingen in het Nabije Oosten. Wij stelden meer garanties voor duurzame financiering. Met de uiteindelijke formuleringen wordt de fundamentele rol die UNWRA speelt voor Palestijnse vluchtelingen in de regio onvoldoende erkend. Daarom stemde ik tegen deze tekst.

Directive relative aux émissions industrielles (A9-0216/2023 - Radan Kanev)

12-03-2024

Dans le cadre du Pacte vert pour le climat, ce texte concerne la réduction des émissions de 50.000 installations industrielles qui échappent au marché des émissions carbones. Je m’étais opposé à la première version du texte qui était ni ambitieuse, ni efficace sur le plan climatique et en plus incluait les exploitations agricoles sans aucune protection pour les petits agriculteurs. Le trilogue a appauvri le texte en le tournant en faveur de l'industrie agroalimentaire, soumise à moins d’exigences. Concrètement, il n'y a finalement relativement peu d'obligations de réduction des émissions pour les grandes installations car le texte est truffé de dérogations. Néanmoins, l’élargissement du champ d'application au secteur agricole sans réelle différenciation pose question, notamment pour ces élevages qui ne font pas du tout partie de la catégorie des grands élevages. C’est problématique, aussi par rapport aux sanctions incluses dans le texte. Il faudrait au contraire offrir des garanties aux agriculteurs qui sont aujourd'hui pris entre le marteau des accords de libre échange et de la Politique agricole commune qui poussent à l'agriculture intensive d'une part, et l'enclume d'autre part de certaines exigences environnementales accompagnées d'une charge administrative intenable. Et malheureusement cette Directive ne va pas dans ce sens-là. J’ai donc voté contre.

Performance énergétique des bâtiments (refonte) (A9-0033/2023 - Ciarán Cuffe)

12-03-2024

“Je sais que ma maison n’est pas isolée. Mais je n’ai pas l’argent pour la rénover. Je fais comment ? ». En Belgique et à travers l’Europe, les gens ont peur. À cause des réglementations qui pèsent sur les travailleurs, ils craignent de devoir payer des amendes ou de devoir revendre leur maison à défaut de pouvoir payer les rénovations. Dans ce contexte, les États membres et la majorité du Parlement proposent une loi pour garantir que les États mettent en œuvre les rénovations. Je ne m’étais pas opposé à la première version de ce texte qui ouvrait la voie au mécanisme du tiers-payant pour les travailleurs, et qui excluait les sanctions s’ils ne rénovaient pas dans les temps. Dans l’accord trouvé avec les gouvernements, les sanctions font leur retour. C’est absurde : si on n’a pas les moyens de rénover sa maison, ajouter une amende n’y changera rien, bien au contraire. Ça ne fera qu’aggraver la situation des plus précaires. J’ai voté contre ce texte. Il faut impérativement un plan public de rénovations ville par ville, quartier par quartier, qui priorise les habitations les moins bien isolées et qui passe par une banque publique et un tiers-payant, et ne fait pas, encore une fois, payer les travailleurs.

Contact

Bruxelles

Parlement européen
Bât. ALTIERO SPINELLI
04G351
60, rue Wiertz / Wiertzstraat 60
B-1047 Bruxelles/Brussel
Strasbourg

Parlement européen
Bât. SALVADOR DE MADARIAGA
G00003
1, avenue du Président Robert Schuman
CS 91024
F-67070 Strasbourg Cedex