L’impact de la mondialisation sur l’emploi et sur l’Union européenne 

 
 

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L’impact de la mondialisation sur l’emploi et sur l’UE - Photo de Soo Ann Woon  

Découvrez comment l’Union européenne tire parti de la mondialisation et comment elle lutte contre ses effets négatifs sur l’emploi.

La mondialisation crée des opportunités d’emploi mais, mal gérée, elle peut avoir l’effet inverse. Contrôler la mondialisation est une des priorités de l’Union européenne tout comme créer une Europe sociale qui permettrait d’aider les travailleurs licenciés à retrouver du travail.


La mondialisation crée de l’emploi en Europe

Le nombre d’emplois soutenus directement ou indirectement par les exportations de l’Union européenne hors Europe ne fait que croître (21,7 millions d’emplois en 2000 contre 36 millions en 2017). Chaque tranche d'un milliard d’euros d'exportations depuis l’Union européenne se traduit en moyenne par la création de 13 000 emplois.

Les opportunités d’emploi ne se limitent pas aux entreprises qui exportent mais concernent aussi les firmes qui leur fournissent des biens et des services.

En France, les exportations de l’Union européenne hors Europe soutiennent 2,8 millions d’emplois. Grâce au marché unique de l’Union européenne, 500 000 emplois français dépendent des exportations d’autres États membres vers des pays hors Union européenne. Au total, 12% des emplois français dépendent des exportations européennes.

Consultez les chiffres pour la Belgique et le Luxembourg.


La part de travailleurs hautement qualifiés dans le domaine de l’exportation augmente et les emplois liés à l’exportation sont mieux rémunérés que d’autres (12% de plus en moyenne).

Les effets négatifs de la mondialisation sur l’emploi

La mondialisation augmente la concurrence entre les entreprises, ce qui peut mener à des fermetures, à des délocalisations et à la perte d’emplois.

Les secteurs européens les plus vulnérables sont caractérisés par la prédominance des emplois faiblement qualifiés : le textile, l’habillement, l’industrie du cuir et de la chaussure, les industries manufacturières, la métallurgie et le travail des métaux.

Les industries manufacturières sont les plus enclines à être délocalisées à cause de la concurrence des pays à bas salaires.

Même si la délocalisation reste un des éléments centraux du débat sur la mondialisation, les données montrent que le nombre d’emplois perdus à cause de la délocalisation dans l’Union européenne ne fait que diminuer.

Alors que les résultats généraux de la libéralisation des échanges internationaux sont encourageants, certains secteurs sont durement frappés et la durée de la période d’ajustement nécessaire aux travailleurs peut réduire les effets positifs initiaux.


Le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM)

En 2006, afin de réduire l’impact négatif de la mondialisation et de réduire le taux de chômage, l’Union européenne a mis en place le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation. Son objectif est de soutenir les travailleurs ayant perdu leur emploi à cause de la mondialisation.

Ce Fonds d’urgence solidaire cofinance jusqu'à 60 % du coût des projets destinés à aider les personnes ayant perdu leur emploi à retrouver du travail ou à créer leur propre entreprise. Le FEM finance des projets en lien avec l’éducation et la formation, des services d’orientation de carrière, aide dans les démarches pour trouver un nouvel emploi, et soutient les personnes désirant créer leur propre entreprise.

En 2009, le Fonds a été étendu afin de couvrir les pertes d’emplois générées par des changements structurels majeurs résultant de la crise économique et financière.

Le Fonds peut être utilisé :

  • lorsque plus de 500 travailleurs sont licenciés par une compagnie unique ou,
  • lorsqu’un grand nombre de travailleurs perdent leur emploi dans un secteur spécifique dans une ou plusieurs régions voisines.

Depuis 2007, le FEM a dépensé 630 millions pour venir en aide à 150 000 travailleurs licenciés et à 3 369 jeunes. Le Fonds a, par exemple, dépensé 3,35 millions pour venir en aide à d’anciens salariés de centres d’appels en Italie, 6,4 millions pour les travailleurs de supermarchés en Grèce et 2,6 millions pour les 821 anciens employés de Nokia en Finlande.

Le Parlement européen a demandé une réforme du FEM en janvier 2019.


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