Migration et contrôle des frontières européennes 

 
 

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Face au défi migratoire, comment améliorer la sécurité aux frontières extérieures ? Découvrez les réponses apportées par le Parlement européen.

Des migrants attendant d'être identifiés à Catane, en Italie - © UNHCR/Francesco Malavolta 

1,83 million de franchissements illégaux des frontières extérieures de l’Union européenne ont été dénombrés en 2015. Ce chiffre est descendu à 150 144 en 2018. La réponse de l’Union européenne face au défi migratoire inclut des mesures visant à renforcer les contrôles aux frontières et à gérer plus efficacement les demandes d’asile.


En avril 2017, des contrôles systématiques ont été instaurés aux frontières extérieures de l'Union européenne pour tous les ressortissants des pays tiers ainsi que pour les citoyens de l’UE. En octobre 2017, le Parlement européen a voté en faveur de la mise en place d'un système électronique commun pour accélérer les contrôles aux frontières extérieures de l'espace Schengen et enregistrer tous les voyageurs non-UE.

Suite à un vote en juillet 2018, les ressortissants de pays non soumis à l’obligation de disposer d’un visa pour entrer dans l’UE devront remplir un formulaire électronique avant leur voyage et obtenir l'autorisation avant de voyager vers l'Union européenne.


L’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes et l’agence de l’UE pour l’asile

En décembre 2015, la Commission a proposé la création d’une agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes afin de renforcer la gestion de la sécurité des frontières extérieures et de venir en aide aux garde-frontières nationaux.

Lancée en octobre 2016, cette nouvelle entité fusionne l’agence européenne Frontex et les autorités nationales responsables de la gestion des frontières.

Les députés ont également soutenu une proposition visant à renforcer l’actuel Bureau européen d'appui en matière d'asile pour que celui-ci devienne l’Agence de l’Union européenne pour l’asile.

L'Agence faciliterait le fonctionnement du régime d'asile européen commun et permettrait d'assurer la convergence dans l'examen des demandes d'asile dans l'Union européenne. Apprenez-en plus sur la proposition et sur la position du Parlement européen.

Accord avec la Turquie

L’Union européenne et la Turquie ont conclu en mars 2016 un accord visant à mettre fin aux flux migratoires illlégaux depuis la Turquie vers l'Europe. Les deux parties se sont mises d'accord pour assurer de meilleures conditions de réception des réfugiés en Turquie et pour la création de filières sûres et légales de migration vers l'Europe pour les réfugiés syriens.

Trois ans après cet accord, les entrées irrégulières ont diminué de 97% par rapport à la période le précédant. En juillet 2018, le Parlement a approuvé une aide de 500 millions d’euros pour l’éducation des enfants réfugiés en Turquie.



Des retours plus efficaces

En septembre 2016, le Parlement européen a approuvé une proposition de la Commission européenne pour la création d’un document européen de voyage accélérant le retour des ressortissants non européens en situation irrégulière dans un État membre de l’UE sans passeport ou carte d’identité valide.

Les mesures de renforcement de la base de donnée du  système d'information Schengen (SIS) permettent également aux États membres de renvoyer les personnes séjournant de manière illégale dans leur pays d'origine.


Lutter contre les causes profondes de l’immigration

Les conflits, la persécution, l’extrême pauvreté ou les catastrophes naturelles sont autant de causes entraînant une hausse de l'immigration. En juillet 2015, les députés ont incité l’Union européenne à adopter une stratégie sur le long terme pour agir contre tous ces facteurs.

Un mécanisme européen visant à mobiliser 44 milliards d'euros d'investissements dans le secteur privé en Afrique et dans le voisinage de l’Union européenne a notamment été adopté en juillet 2017.