Covid-19: attention aux escroqueries et aux pratiques commerciales trompeuses 

Mis à jour le: 
 
Créé le:   
 

Partager cette page: 

Découvrez les mesures prises par l’UE pour protéger les Européens des commerçants en ligne mal intentionnés.

©Ngampol/Adobe Stock  

En raison du confinement et de la distanciation sociale, les achats en ligne augmentent considérablement. Malheureusement, certains commerçants tentent de tirer profit de cette situation et de la peur que génère la pandémie. En effet, on trouve en ligne de nombreux remèdes miracles au coronavirus,  masques et équipements de protection, en vente à des prix très élevés. Ces commerçants insistent aussi souvent sur la rareté de leurs produits afin de pousser le consommateur à l’achat.



À quoi dois-je faire attention ?

  • Aux publicités vantant les mérites de produits capables de prévenir ou de guérir le coronavirus.

  • Aux  sources non officielles. Ne vous fiez pas aux recommandations de médecins autoproclamés qui soutiennent l’un ou l’autre produit pour vous pousser à consommer.

  • Veillez à ce que les recommandations provenant, soi-disant, du gouvernement, d'experts officiels ou d'institutions internationales incluent un lien vers ou fassent référence à des documents officiels.

  • Aux publicités affirmant que le produit est « uniquement disponible aujourd'hui » ou encore qu’il « se vend très rapidement ».

  • Aux affirmations telles que : « le prix le plus bas du marché » ou « seul produit pouvant guérir le Covid-19 », etc.

  • Aux prix de vente ​​exorbitants en raison des prétendus pouvoirs de guérison des produits.



Si vous tombez sur des publicités mensongères en ligne, n’hésitez pas à informer l’opérateur de la plateforme. Sachez également que, parfois, les personnes qui partagent ce genre de contenu ne savent pas qu’il s’agit d’une « arnaque ». Ne consultez que les sources officielles d’information sur le coronavirus : le site du gouvernement, les autorités de santé ou les organisations internationales comme l’Organisation Mondiale de la Santé.



Que fait l'Union européenne ?


Pour lutter contre les escroqueries en ligne en cette période de pandémie de coronavirus, la Commission européenne et les autorités de protection des consommateurs des États membres ont lancé un certain nombre de mesures conjointes. Le 20 mars, les autorités de protection des consommateurs ont publié une position commune sur les escroqueries et les pratiques trompeuses les plus signalées afin d'aider les plateformes en ligne à mieux les identifier et les éliminer.



Le 23 mars, Didier Reynders, commissaire chargé de la justice et des consommateurs, a pris contact avec plusieurs plateformes, réseaux sociaux et moteurs de recherche pour leur demander de coopérer en supprimant les escroqueries liées au coronavirus de leurs plateformes.


Grâce à la directive sur les pratiques commerciales déloyales, tromper les consommateurs sur les bienfaits ou les résultats d'un produit, affirmer qu'il peut guérir une maladie ou dire qu'il n'est disponible que pour une durée limitée, est interdit dans l’Union européenne. Toute publicité de ce genre doit s’appuyer sur des preuves scientifiques.


Afin de créer un environnement numérique plus dur pour les utilisateurs et les entreprises à travers l’UE, la Commission européenne a annoncé qu’elle allait proposer un nouvel acte sur les services numériques d’ici la fin de 2020.

Le 20 octobre, les députés ont adopté leurs recommandations, soulignant le principe qui veut que « ce qui est illégal hors ligne l’est également en ligne » et annonçant que la protection des consommateurs et des utilisateurs servira de principe directeur. Les députés veulent aussi des normes plus strictes pour les plateformes et services intermédiaires en ligne, afin de lutter contre les marchands frauduleux vendant des produits illégaux, dangereux ou de contrefaçon, tels que les faux équipements médicaux vendus au début de la pandémie de la Covid-19.

Découvrez le travail du Parlement européen autour de la fin des frais d’itinérance à l’étranger, la neutralité du net ou le géo-blocage.

Dans une résolution adoptée en novembre 2020, le Parlement a de nouveau appelé à une meilleure sécurité des produits. En effet, les députés souhaitent davantage de mesures garantissant que tous les produits vendus dans l'UE sont sûrs, qu'ils soient vendus en ligne ou en magasin, qu'ils proviennent d'un fabricant de l'UE ou d'un pays tiers. Les députés demandent une meilleure surveillance du marché, un contrôle et une responsabilité accrus des boutiques en ligne.