Droits de l'homme: musulmans Rohingyas, Ilgar Mammadov, état de droit en Russie 

Communiqué de presse 
Session plénière 
 
 

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Le Parlement a adopté trois résolutions distinctes ce jeudi, condamnant les graves violations des droits de l'homme et la violence perpétrée contre les musulmans Rohingyas en Birmanie / au Myanmar, demandant la remise en liberté immédiate et sans conditions de M. Mammadov en Azerbaïdjan, et exprimant ses vives inquiétudes face aux récentes lois répressives et à leur application arbitraire par les autorités russes.

Musulmans Rohingyas en Birmanie / au Myanmar


Les députés invitent instamment le gouvernement et l'ensemble de la société de la Birmanie / du Myanmar à agir sans tarder pour mettre un terme aux violations des droits de l'homme perpétrées à l'encontre des musulmans Rohingyas et pour traduire en justice les auteurs des violentes attaques et autres agissements liés. Ils appellent à nouveau à une enquête des allégations affirmant que les membres des forces de sécurité birmanes auraient pris part aux violences.


Tout en reconnaissant les mesures prises, au cours des dernières années, dans l'optique d'appliquer des réformes démocratiques, les parlementaires invitent instamment le gouvernement à poursuivre la mise en œuvre de solutions aux causes sous-jacentes des tensions, y compris de mesures permettant de normaliser la situation des Rohingyas. Par ailleurs, ils demandent à la Commission européenne de suivre de près les progrès réalisés par les autorités birmanes pour respecter les conditions des préférences commerciales, récemment rétablies par l'Union européenne, au titre du système de préférences généralisées (SPG).


L'affaire d'Ilgar Mammadov en Azerbaïdjan


Les députés condamnent avec fermeté la détention de M. Mammadov, et invitent instamment les autorités azerbaïdjanaises à enquêter dans les meilleurs délais et de manière transparente et indépendante sur les chefs d'accusation portés contre lui. Par ailleurs, ils demandent aux autorités du pays de respecter la liberté de la presse et des médias, de préserver la liberté d'expression, de réformer le droit national en matière de diffamation, et de respecter pleinement la liberté de réunion de la population.


État de droit en Russie


Les députés sont vivement préoccupés par le refus de la Russie de respecter les obligations juridiques internationales qui lui incombent de protéger la liberté d'association, d'expression et de réunion. Ils rappellent la déception que leur inspire le projet de loi faisant des organisations russes sans but lucratif qui sont engagées dans des activités politiques et reçoivent un financement de l'extérieur "des agents de l'étranger". Par ailleurs, ils sont vivement préoccupés par les conséquences négatives de l'adoption de la loi fédérale sur la "propagande homosexuelle".


Le Parlement se félicite de la récente réouverture du dossier de l'assassinat d'Anna Politkovskaïa, mais doute que la question du commanditaire du meurtre puisse être abordée dans cette affaire. L'Assemblée déplore les motifs prétendus politiques des poursuites à l'encontre d'Alexei Navalny et invite instamment la Russie à diligenter une enquête indépendante sur les violences commises sur la place Bolotnaïa, notamment sur les allégations de recours excessif à la force contre les manifestants.



Procédure: résolutions non législatives