Débat avec le Président du Conseil, Donald Tusk, sur la mise en place de "l'Europe d'abord" en 2017 

Communiqué de presse 
Session plénière 
 
 

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Débat plénier sur les résultats du Conseil de l'UE et les défis pour 2017 avec le commissaire Jyrki Katainen et le Président du Conseil, Donald Tusk  

Le Brexit, les relations de l'UE avec les États-Unis et la Russie, la migration, les progrès économiques et sociaux, et l'union de défense ont été les principaux défis politiques pour 2017 débattus mercredi par les députés, le vice-président de la Commission, Jyrki Katainen et le Président du Conseil, Donald Tusk. M. Tusk a informé les députés des résultats de la réunion des chefs d'État et de gouvernement de l'UE de décembre 2016.

Cliquez sur le nom des orateurs pour visionner les différentes déclarations


Le Président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré que des progrès ont été accomplis pour freiner la migration, mais a également appelé le Parlement à soutenir une collaboration étroite sur les questions de sécurité intérieure et extérieure et sur des dépenses plus élevées en matière de défense. Sur le Brexit: "Le discours de Mme May hier prouve que notre position unifiée sur le marché unique et les quatre libertés a finalement été comprise par Londres. Les Britanniques devraient aussi comprendre qu'il n'y aura pas de choix à la carte possible", a déclaré M. Tusk. "Nous avons pris note des mots chaleureux de la Première ministre sur l'intégration européenne", a-t-il ajouté.


Le vice-président de la Commission européenne, Jyrki Katainen, a insisté sur le fait que "l'unité est plus importante que jamais" et que "nous avons été défiés de l'extérieur mais aussi de l'intérieur". Il a souligné l'importance des institutions européennes et de l'art du compromis dans une "ère post-vérité", confirmant que le négociateur en chef de la Commission sur le Brexit, Michel Barnier, coopérera étroitement avec le Parlement européen. M. Katainen a également préconisé l'approfondissement du marché unique dans le domaine de la défense, l'augmentation du nombre d'achats militaires conjoints, l'aide aux pays tiers pour lutter contre les passeurs migrants et le fait de rendre les sociétés européennes plus fortes socialement.


Manfred Weber (PPE, DE) a souligné la position contradictoire du Royaume-Uni sur le Brexit - quitter le marché unique tout en exigeant un accord de libre-échange - et a déploré les menaces britanniques. "Qui paiera les déficits fiscaux qui résulteront des plans de dumping du gouvernement britannique? En fin de compte, ce seront les gens ordinaires". Quant aux déclarations récentes du Président américain élu Donald Trump, M. Weber a déclaré:"Nous avons également des outils puissants, comme les règles d'aide d'État. Si aux États-Unis on dit ‘l'Amérique d'abord’, nous avons tous le droit de dire ‘l'Europe d'abord’", a-t-il insisté.


Péter Niedermüller (S&D, HU) a noté que la migration est toujours l'un des problèmes les plus graves auxquels l'Union européenne est confrontée. Il a souligné l'énorme pression exercée sur certains États membres et a exigé du soutien et de la solidarité de la part d'autres pays. Selon lui, les États membres qui ne manifestent pas de solidarité doivent "assumer les conséquences".


Anna Elżbieta Fotyga (ECR, PL) a rapporté que les troupes américaines sont en train d’arriver en Pologne sous les auspices de l'OTAN et a appelé à l'unité entre les gouvernements face à des défis de sécurité tels que le terrorisme et l'agressivité russe.


Guy Verhofstadt (ADLE, BE) a déclaré: ''Nous sommes à la recherche d’un accord équitable avec le Royaume-Uni, pas d’un accord qui fasse qu'être en-dehors de l'UE soit plus intéressant que d'en faire partie''. À propos de l'investiture du Président américain élu Donald Trump, il a prédit que le 20 janvier constituerait un tournant décisif pour les relations UE-États-Unis, mais aussi au sein de l’Union. L’Europe doit accélérer la construction d’une Union de la défense et investir davantage sur son corps commun de garde-frontières et de garde-côtes, a-t-il ajouté.


João Ferreira (GUE/NGL, PT) a souligné que durant les 15 premiers jours de 2017, plus de 200 personnes avaient péri noyées en Méditerranée en tentant de rejoindre l’Europe, et s’est plaint de ''l’accueil inhumain'' réservé à ceux qui réussissent à atteindre l’UE. À propos du terrorisme, il s’est plaint du fait que la ''sécurité'' était utilisée comme un prétexte pour restreindre les droits des citoyens.


La co-présidente du groupe des Verts, Ska Keller (Verts/ALE, DE) a qualifié les conclusions du Conseil de ''maigres, au mieux'', ajoutant : ''nous avons le Brexit, nous avons Trump, nous avons les réfugiés qui meurent de froid en Europe, nous avons la montée de l’extrême-droite, les conflits dans notre voisinage: autant de problématiques à traiter et de solutions à trouver. (...) Je n’attends pas du Conseil qu’il nous sauve tous, mais j’attends de sa part une contribution significative. Nous n’avons qu’une seule Europe, et elle a besoin de nous'', a-t-elle conclu.


La migration et la sécurité vont de pair, a déclaré Paul Nuttall (EFDD, UK), qui a critiqué ''les politiques dangereuses et imprudentes'' qui ''permettent aux djihadistes de pénétrer dans l’UE''. Ce point de vue a été partagé par Vicky Maeijer (ENL, NL) qui a dénoncé les récentes attaques terroristes en Allemagne et a appelé à ''davantage de souveraineté'' pour les États membres et à ''moins de diktat [de l’UE]''. M. Nuttall a également déclaré que le Royaume-Uni devrait quitter le marché commun afin d’éviter d’avoir à payer une ''cotisation d’adhérent'' ou de se conformer aux règles européennes.


Donald Tusk a remercié les députés pour leur soutien clair et net en ce qui concerne la stratégie commune sur le Brexit - ''notre unité est un signal fort'', a-t-il ajouté. Suite à une question sur une possible réaction institutionnelle à une récente interview de Donald Trump, M. Tusk a répondu qu’il y aurait bien trop d’opportunités de réagir aux propos de M. Trump dans le futur. ''Je crains que cela pourrait devenir notre travail quotidien'', a-t-il ajouté.


''Ne laissons pas les autres définir ce qu’est l’Europe'', a répondu Jyrki Katainen suite aux commentaires à propos de M. Trump et du futur des relations UE-États-Unis. ''Le sort de l’Europe est entre nos mains’’, a-t-il précisé, ajoutant que les institutions de l’Union doivent représenter ''le bon sens'' et s’employer à travailler à une Europe plus prospère et plus sûre.



Procédure: déclarations du Conseil et de la Commission

 

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