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Le dernier sondage Eurobaromètre du Parlement européen, publié un an avant les élections européennes de mai 2019, confirme le soutien croissant des citoyens envers l’UE.

À un an des prochaines élections européennes, le Président du Parlement, Antonio Tajani, présentera les résultats du dernier sondage d’opinion publique sur l’UE. Le sondage Eurobaromètre, réalisé en avril 2018 auprès de 27 601 citoyens originaires des 28 États membres, révèle qu’une moyenne de 60% de citoyens estiment que l’adhésion de leur pays à l’UE est une bonne chose, tandis que plus de deux tiers des personnes interrogées sont convaincues que leur pays a tiré profit de son appartenance à l'UE. Il s’agit du résultat le plus élevé jamais enregistré depuis 1983.

 

Près d’un tiers des participants connaissent déjà la date des prochaines élections européennes, qui suscitent l’intérêt de 50% des personnes interrogées. En général, le processus des "Spitzenkandidaten" (candidats têtes de liste) est perçu comme une évolution positive pour la démocratie européenne, avec près de la moitié des personnes interrogées affirmant que ce processus les inciterait davantage à voter. Près de trois quarts des citoyens souhaitent que le processus des candidats têtes de liste s’accompagne d’un véritable débat sur les questions européennes et l’avenir de l’UE.

 

Interrogés sur des sujets de préoccupation spécifiques, les participants souhaiteraient un débat sur ces thèmes lors de la campagne électorale à travers tout le continent. Près de la moitié des Européens (49%) mentionnent la lutte contre le terrorisme comme thème prioritaire, suivi du chômage des jeunes (48%), de l’immigration (45%), et de l’économie et la croissance (42%). Environ un tiers des Européens citent la lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement (35%) alors que la défense des droits de l’homme et de la démocratie et la protection sociale des citoyens de l’UE sont mentionnées par 32% des participants.

 

Une majorité de personnes interrogées restent satisfaites du fonctionnement de la démocratie dans leur pays (55%) et dans l’UE (46%), tandis que la moitié des participants ne considèrent pas comme une menace en soi l’émergence de nouveaux partis et mouvements politiques qui contestent la classe politique actuelle. Une majorité de participants (56%) estiment que ce type de nouveaux partis politiques pourrait être un vecteur de changement - alors que 70% des citoyens avertissent que "le simple fait de s’opposer à quelque chose n’améliore rien".

 

De façon générale, le sondage indique un intérêt et une appréciation croissants pour l’UE ainsi qu’une conviction de plus en plus grande que les citoyens peuvent avoir leur mot à dire sur son avenir s’ils votent aux élections de l’année prochaine.