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La dernière enquête d’opinion de l’UE, conduite fin février, démontre un soutien continu à l’Union européenne.

L’Eurobaromètre de printemps du Parlement européen, qui a mesuré l’attitude des citoyens vis-à-vis de l’UE à trois mois des élections européennes, révèle que malgré les nombreux défis internes et externes ces dernières années, le sentiment d’appartenance à l’UE ne semble pas s’être affaibli. Le soutien continu à l’adhésion à l’UE s’accompagne d’une forte conviction (68%) que l’ensemble des pays de l’UE ont bénéficié de cette adhésion, soit le niveau le plus élevé enregistré depuis 1983.


Par ailleurs, 61% des personnes interrogées affirment que l’adhésion de leur pays à l’UE est une bonne chose. Ce taux d’approbation correspond aussi à un pic record mesuré dans la dernière étude Eurobaromètre il y a six mois, seulement atteint dans le passé après la chute du mur de Berlin en 1989.


Le sentiment de doute des citoyens, en partie dû aux défis auxquels l’UE a été confrontée ces dernières années, a évolué, 27% des Européens considérant aujourd’hui que l’UE n’est ‘‘ni une bonne ni une mauvaise chose’’, avec une augmentation enregistrée dans 19 pays. Par ailleurs, 50% des répondants en moyenne estiment que les choses ne vont pas dans la bonne direction que ce soit dans l’UE ou dans leur pays. Toutefois, la moitié des répondants (51%) pensent que leur voix est écoutée dans l’UE.


Pourtant, quand il s’agit de faire entendre leur voix aux élections européennes, seuls un tiers des Européens savaient en février que le scrutin se tiendrait en mai et seulement 5% pouvaient citer les dates exactes. 35% des personnes interrogées indiquent qu’elles iront certainement voter, et 32% sont encore indécises.


Les priorités de campagne pour les citoyens ont à nouveau évolué ces six derniers mois. L’économie et la croissance (50%) ainsi que le chômage des jeunes (49%) sont désormais en tête de leurs priorités. Suivent ensuite l’immigration (44%) et le changement climatique (43%). La lutte contre le terrorisme chute à la cinquième position avec 41%. 54% des personnes interrogées aimeraient aussi que le rôle du Parlement européen soit renforcé à l’avenir, afin de traiter ces problématiques transfrontalières.


Contexte


Le travail de terrain de cette enquête a été réalisé du 19 février au 4 mars 2019 auprès de 27 973 Européens, choisis comme échantillon représentatif de la population âgée de 15 ans et plus. Compte tenu du contexte politique au moment de la rédaction du présent rapport, les chiffres moyens de l'UE ont été calculés pour 27 États membres, les résultats pour le Royaume-Uni étant indiqués en supplément.