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Audition de Josep Borrell (haut représentant/vice-président pour la politique étrangère et de sécurité de l'UE - Espagne)  

La commission des affaires étrangères a interrogé Josep Borrell, candidat espagnol au poste de haut représentant/vice-président pour la politique étrangère et de sécurité de l’UE.

Les coordinateurs des groupes politiques de la commission se réuniront dans les 24 heures pour évaluer les performances du candidat espagnol au poste de "haut représentant/vice-président désigné - Une Europe plus forte sur la scène internationale".


L'UE doit apprendre à utiliser le langage du pouvoir


Dans son discours d’ouverture, M. Borrell a souligné son intention de s'engager dans des réformes dans les Balkans occidentaux, de soutenir la démocratie et l'intégrité de l'Ukraine, de relever les défis du voisinage méridional, de développer une nouvelle stratégie envers l'Afrique, de travailler sur les relations politiques avec l'Asie, de renforcer la coopération avec l'Amérique latine et de rétablir les relations transatlantiques (États-Unis-UE). "Le monde a changé pour le pire... Il y a peu d'accords, plus de vetos", a-t-il dit.


Les eurodéputés ont voulu savoir comment il entendait renforcer l'unité entre les États membres en ce qui concerne des décisions sur la Russie, par exemple, ou la sécurité et la défense en général. "Nous avons besoin d'une culture stratégique commune et d'empathie pour comprendre les différents points de vue", a-t-il répondu. Les députés lui ont aussi demandé quel rôle l'UE pouvait jouer dans la mise en place d'une sécurité mondiale en cas de violation des accords de non-prolifération. Ils ont également soulevé la question de la protection des intérêts maritimes de l'UE.


Interrogé sur les négociations entre le Kosovo et la Serbie, le haut représentant/vice-président désigné a répondu que les pourparlers avaient duré trop longtemps et que l'Europe devait s'engager à les aider à sortir de cette impasse. Sa première visite en tant que haut représentant/vice-président sera à Pristina, a-t-il annoncé.


Par ailleurs, les députés ont demandé à M. Borrell comment il entendait parvenir à une union plus stratégique et plus cohérente, comme annoncé dans la lettre de mission de la Présidente élue de la Commission. M. Borrell a déclaré que l'Europe disposait d'instruments de politique étrangère tels qu'une politique commerciale commune puissante et une puissance diplomatique. "L'UE doit apprendre à utiliser le langage du pouvoir", a-t-il souligné.


Revoir l’audition dans son intégralité


Point presse


Après l’audition, le président de la commission, David McAllister (PPE, DE), a participé à un point presse à l’extérieur de la salle de réunion.


Revoir le point presse


Prochaines étapes


Sur la base des recommandations des commissions parlementaires, la Conférence des présidents décidera le 17 octobre si le Parlement a reçu suffisamment d'informations pour déclarer la procédure d'auditions close. Si tel est le cas, la plénière se prononcera sur l'approbation ou non de la Commission européenne dans son ensemble le 23 octobre, à Strasbourg.