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  • Aide liée à des licenciements dans les magasins Carrefour, en raison d’une concurrence croissante due au shopping en ligne sur des sites marchands en dehors de l’UE 
  • 67% des Belges ont fait des achats en ligne en 2018, contre 46% en 2012 

400 travailleurs wallons licenciés par Carrefour devraient recevoir une aide d’un montant de 1 632 028 euros afin de les aider à retrouver un emploi, a décidé la commission des budgets.

La mesure, cofinancée par le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM), aiderait les 400 anciens travailleurs à trouver un nouvel emploi, en leur fournissant des services d’orientation professionnelle, une formation professionnelle ainsi que des conseils sur l’entreprenariat et des contributions aux jeunes entreprises.


En plus des personnes licenciées, jusqu’à 330 jeunes ne travaillant pas, ne suivant pas d'études ou de formation et âgés de moins de 25 ans bénéficieraient également d’un soutien.


Le coût total estimé de l’enveloppe est de 2,7 millions d’euros, dont le FEM fournirait 1,6 million (60%).


Le projet de rapport de José Manuel Fernandes (PPE, PT), recommandant l’approbation de l’aide par le Parlement, a été adopté en commission des budgets mercredi par 30 voix pour, 3 voix contre et 2 abstentions.


Le Conseil de l’UE ayant rejeté la proposition, le rapporteur a déclaré: ‘‘La position du Conseil est honteuse car elle ne respecte pas les règles et les droits de ces citoyens belges qui ont perdu leur emploi dans une région, la Wallonie, où le taux de chômage est élevé et au-dessus de la moyenne de l'UE.’’


Prochaines étapes


Pour entrer en vigueur, l’aide doit être approuvée lors d’un vote en session plénière et par le Conseil, qui l’a rejetée. Le dossier doit désormais faire l’objet d’une discussion en trilogue (entre le Parlement, le Conseil et la Commission).


Contexte


Le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) finance des paquets de services sur mesure visant à aider les travailleurs licenciés à trouver un nouvel emploi. Son plafond annuel est de 150 millions d’euros.


Selon la Fédération belge du commerce et des services, 67% des Belges ont fait des achats en ligne en 2018, contre seulement 46% en 2012. 39% des acheteurs en ligne belges déclarent avoir dépensé plus ou beaucoup plus en 2019 que l’année précédente.